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    Environnement - Québec «souffle le chaud et le froid», dit le milieu

    Le milieu environnemental estime que le budget du Québec «souffle le chaud et le froid» tout en étant en deçà du discours vert officiel. La disparition de l'Agence de l'efficacité économique, qui sera intégrée au ministère chargé de développer les énergies, inquiète singulièrement Équiterre et Nature Québec.

    La diminution du budget du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), qui passe de 205 à 203 millions, la faiblesse des premières redevances sur l'eau — qui vont rapporter 2 millions cette année et 8 millions par la suite —, l'imposition d'une redevance de «seulement 50 millions par an au secteur minier alors qu'il en faudrait cinq fois plus» font dire à Christian Simard, de Nature Québec, que les moyens choisis sont en deçà de «l'économie verte» du premier ministre Charest. Sans parler du fait, dit-il, que Québec n'élargit aucunement l'aide aux groupes écologistes, totalement démunis.

    De son côté, la ministre titulaire du MDDEP, Line Beauchamp, qualifie ce budget de «courageux» parce qu'il matérialise par des redevances les principes de l'utilisateur et du pollueur-payeur, qui vont augmenter ses revenus en plus de ceux de l'Agence de l'efficacité énergétique, ce qui lui conférera un droit de veto sur les sommes déboursées par le Fonds vert. Enfin, les redevances sur les jus, les boissons et l'eau embouteillée seront 20 fois plus importantes qu'en Ontario, et celles sur les eaux de procédé, trois fois plus importantes.

    Christian Simard constate avec ironie que Québec inclut le Plan Nord dans son «économie verte» alors qu'il n'a été question jusqu'ici que d'extraction de minéraux et de barrages, les deux piliers de la vieille économie et de son cortège d'impacts sur la faune.

    De son côté Steven Guilbeault, d'Équiterre, note avec satisfaction que Montréal et Québec pourront demander 1,5 ¢ de plus du litre pour développer leurs transports en commun, en plus de la taxe provinciale de 1 ¢ au profit du nouveau Fonds des transports. Mais, dit-il, avec 85 % de ce fonds dédié aux routes et 15 % au transport en commun, les moyens ne suivent pas le discours. Un jugement que partage Mélissa Filion, de Greenpeace, d'autant plus que le MDDEP subit une baisse de 3,8 % de son budget, un des plus petits de tout le gouvernement.

    Fait à noter, le budget prévoit aussi la construction d'un lien ferroviaire entre le centre-ville de Montréal et l'aéroport, en plus d'un appui au développement aux véhicules électriques.

    Pour André Bélisle, de l'Association québécoise contre la pollution atmosphérique, «ce budget évoque 500 fois la dette économique, mais pas une ligne sur la dette écologique», ce qui ne donne pas un portrait exact de la richesse du Québec.

    Christian Simard illustre d'ailleurs cette assertion en notant que le gouvernement, qui annonce des hausses des tarifs d'électricité, aurait dû aussi interdire à Hydro-Québec de vendre de l'électricité moins cher que son prix d'achat ou du coût de production des nouveaux ouvrages, générateurs de surplus croissants.












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