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    L'Alberta réduit ses redevances sur le pétrole

    L'Alberta a réduit hier ses redevances sur le pétrole afin de stimuler l'exploitation de ses sables bitumineux, ce qui réduira les revenus du gouvernement de 360 millions en 2012 et 2013, a annoncé hier le premier ministre de cette province, Ed Stelmach.

    Le taux maximum des redevances exigées par l'Alberta pour le pétrole traditionnel sera ramené de 50 % à 40 % des revenus et celui du gaz naturel passera de 50 % à 36 %.

    En 2007, le gouvernement conservateur albertain avait augmenté de 20 % ses redevances sur les combustibles fossiles, ce qui devait lui rapporter 1,9 milliard par année. La hausse avait été dénoncée avec virulence par les pétrolières et leurs alliés industriels, regroupés au sein de la Wildrose Alliance, qui ont réclamé en plus, par la suite, une réduction des exigences environnementales pour faciliter l'approbation de leurs projets.

    Cette réduction a été contestée vivement hier par plusieurs leaders environnementaux, qui ont fait valoir que la décision de l'Alberta va à l'encontre de la tendance mondiale qui vise plutôt à imposer des taxes vertes sur les combustibles fossiles pour en réduire la production et la consommation.

    De son côté, l'Institut Pembina a dénoncé hier le fait que la révision des tarifs s'est déroulée depuis un an derrière des portes closes, principalement entre politiciens et direction des pétrolières.

    Le grand public «a complètement été exclu de cette consultation alors qu'il est le vrai propriétaire de la ressource albertaine, que le gouvernement n'en est que le gestionnaire et les pétrolières, des locataires», selon Chris Severson-Baker, directeur des politiques du Pembina.

    La réduction des redevances et l'affaiblissement des règles d'évaluation environnementales «vont se traduire à terme, dit-il, par des dommages accrus à l'environnement, une façon détournée de subventionner à même les taxes des citoyens une industrie qui reçoit déjà d'énormes subventions pour la mise au point de techniques comme le captage et l'enfouissement du carbone».

    D'autre part, une étude réalisée par des pétrolières en collaboration avec différents chercheurs de l'Université de Calgary concluait hier à la faisabilité et à la rentabilité du captage et du stockage géologique de CO2 dans d'anciens puits de pétrole. Le gouvernement albertain a investi 2 milliards pour permettre à cette technologie d'atteindre sa maturité.

    L'étude conclut qu'il en coûtera 3 $ la tonne pour enfouir du CO2, mais qu'il en coûtera environ 10 fois plus pour le récupérer auprès des producteurs d'électricité et des raffineurs. Cela porterait le prix total à environ 35 $ la tonne de carbone.

    Il semble que ce soit TransAlta Corporation, un des bailleurs de fonds du projet expérimental Wabamun Area CO2, qui pourrait la première y enfouir un million de tonnes de GES par année.

    Le potentiel de stockage du carbone des émissions albertaines serait énorme. Selon l'étude, l'Alberta pourrait facilement enfouir 50 % du carbone de ses grands émetteurs pendant 30 ans.












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