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Ottawa ne mettrait pas un sou dans la Maison du développement durable

Le gouvernement fédéral ne participera pas, même symboliquement, au budget de construction de la Maison du développement durable, à Montréal, dont la première pelletée de terre aura lieu lundi.

C'est ce que Le Devoir a appris de diverses sources qui participent au financement du projet, mais qui ne veulent pas être citées pour ne pas compromettre leurs relations avec Ottawa.

D'ailleurs, la convocation de presse diffusée par Équiterre, l'organisme coordonnateur du projet, ne mentionne la présence d'aucun porte-parole du gouvernement Harper. Généralement, on donne la parole dans ce genre de cérémonies officielles uniquement aux partenaires, une confirmation de plus de l'absence du gouvernement fédéral dans ce projet.

La Maison du développement durable abritera plusieurs groupes environnementaux et sociaux, à titre de locataires. Conçue par la firme d'architectes Menkes, Shooner, Dagenais et Létourneux, elle se veut une véritable vitrine des technologies vertes.

Le poids du financement reposera donc sur les partenaires financiers québécois, soit principalement le gouvernement québécois, dont la contribution, selon les renseignements obtenus, se situera autour de 3,5 millions. Hydro-Québec serait le deuxième principal bailleur de fonds. C'est d'ailleurs cette société d'État qui cédera le terrain de la rue Sainte-Catherine à côté du théâtre du Nouveau Monde (TNM).

La Ville de Montréal devrait verser pour sa part une contribution avoisinant 1,5 million de dollars. Enfin, la Fondation McConnell ainsi que la société Rona contribuent aussi au projet par des sommes substantielles qu'il n'a pas été possible de connaître.

Le Devoir a appris d'une autre source bien informée que la plupart des partenaires institutionnels de ce projet ont fait pression sur Ottawa pour qu'il apporte sa contribution, comme il le fait régulièrement pour d'autres infrastructures au Québec. À aucun moment, selon cette source, Ottawa «n'a voulu s'avancer dans notre direction, très probablement en raison des critiques d'Équiterre en 2009 dans le dossier des changements climatiques».

On peut comprendre que le ministre canadien de l'Environnement, Jim Prentice, ou le premier ministre Stephen Harper n'aient pas eu le goût de verser quelques millions pour un projet d'Équiterre, qui a été fort critique à l'endroit de leurs politiques.

Le porte-parole d'Équiterre dans ce dossier, Steven Guilbeault, est un des cofondateurs d'Équiterre. Il a aussi été réélu en décembre coprésident du Réseau Action Climat international, qui a contribué fortement à décerner au Canada plusieurs prix Fossile à Copenhague.

Steven Guilbeault a par contre régulièrement souligné le rôle de leader du Québec dans le dossier du climat, s'attirant même des critiques ouvertes d'autres groupes environnementaux qui insistent plutôt sur le fait que le Québec va rater les objectifs de Kyoto, qu'il appuie pourtant, quatre années sur cinq. On a aussi vu Steven Guilbeault dans une publicité télévisée d'Hydro-Québec.
 
 
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  • P. Boutet
    Abonné
    vendredi 12 mars 2010 06h56
    On peut comprendre?
    Moi je ne comprends pas en quoi un gouvernement qui ne veut rien comprendre à ce qui se passe point de vu perturbation climatique et qui se le fait dire doit se venger comme un idiot en ne finançant pas un projet aussi porteur d'espoir.

    Ce gouvernement est noir comme son pétrole et ses idées ne sont guerre plus reluisantes.

    Qu'est-ce qui sous tend la philosophie de ce gouvernement si tant est qu'on puisse leur faire comprendre ce qu'est la philosophie!

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 12 mars 2010 13h23
    Qui sème le vent, récolte la tempête….
    Cette construction de 7 étages entièrement subventionnée est le projet du théologien Steven Guilbault co-fondateur et porte-parole d’Équiterre.

    Depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement Harper, Steven Guilbault jette son fiel et conspue "ad Nauséam" ce gouvernement pas pur partisanerie politique. Car Guilbault est conseiller auprès du Parti Libéral du Canada au point où Stéphane Dion lui avait offert un comté. Il est aussi conseiller spécial du gouvernement Charest, en particulier au Ministère de l'Environnement. On l’a vu è coté du Ministre Béchard à Naïrobi, cracher sur le gouvernement Harper qui par la suite a versé 350 millions de dollars au gouvernement du Québec pour qu’il mette en œuvre le plan québécois dont Guilbault avait collaboré.

    Guilbault n’a pas hésité à se faire poser entre Al Gore et Jean Charest lors de la venu du politicien américain pour réclamer une bourse du carbone à Montréal qui comme par pur hasard sera affilié à celle de Chicago où Gore a beaucoup d’investissements par son hedge fund (Generation Investment) administré par Goldman Sachs. Avec Gore dans le décor, ça sent le conflit d’intérêt et on lui a déroulé le tapis rouge lors de son passage étrangement coordonné le jour où le gouvernement Harper donnait ses visées sur l’environnement.

    Quant à Steven Guilbault, il a péché par opportunisme en se faisant poser avec eux pour forcer la main au gouvernement conservateur. Cette sortie publique contredisait publiquement son propre témoignage de février 2005 devant un comité des communes alors qu’il déclarait ceci suite à une question d’un député du bloc sur les bourse de crédits carbone: « Je suis d'accord avec votre collègue du Parti conservateur, ce qu'on ferait c'est qu'on financerait ailleurs des réductions d'émissions, du développement technologique, alors que nous restons pris avec nos vieilles affaires polluantes. Je ne pense pas que ce soit une stratégie de développement économique qui fasse beaucoup de sens. » Comment expliquer autrement une telle volte-face ???

    Après avoir tapé publiquement sur le gouvernement du Canada à Copenhague avec l'appui de Charest n’hésitant pas à lui faire honte à la face du monde, il est clair que Steven Guilbault récolte ce qu'il a semé, son projet ne recevra pas d’argent d’Ottawa..

    Pourtant ce gouvernement conservateur a fait plus pour enrayer la pollution environnementale que ses prédécesseurs. Il y a eu une foule d’interventions gouvernementales sur la pollution de nos cours d’eau et de l’air. Dès son arrivée au pouvoir à l’automne 2006, ce gouvernement conservateur s’est attaqué aux sites fortement pollués listés sur les annexes du protocole de Kyoto comme source importante de GES.

    En janvier 2007, son gouvernement annonçait conjointement avec le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, un plan de dépollution du site de Sydney Steel au Cap Breton. C’était un dossier qui traînait d’un BAPE à l’autre depuis 35 ans sans que personne n’agisse. Le gouvernement Harper a agi au grand dam des groupes écolos qui perdraient une source de subventions d’études et de mémoires. C’est alors qu’on a vu le groupe Sierra manifester sur le site le jour de la conférence de presse.

    Par la suite, le même gouvernement s’attaqua au site de Randle Creek dans la baie d’Hamilton, un autre site fortement pollué depuis des années et figurant lui aussi sur la liste du protocole de Kyoto. Et ensuite lec lac Simcoe et le grand lac Winnipeg.

    Je rappelle que le pacte Canada-USA sur les pluies acides qui a produit des améliorations concrètes sur les émissions de SO2, un autre gaz à effet de serre, a été renouvelé lors de son 20ème anniversaire et ce sans tambour ni trompette. Monsieur Guilbault n’a pas applaudi…

    Enfin, ce gouvernement est le leader mondial sur le captage et le stockage du carbone afin de diminuer de façon drastique nos émissions de GES. C’est pourtant au sommet de Montréal que le GIEC a été conscientisé par Stéphane Dion appyué par son ami Steven Guilbault sur la solution du captage et du stockage du carbone.
    http://www.ec.gc.ca/media_archive/minister/speeche

    Par la suite le GIEC publia un document sur le piégeage du CO2.
    http://www.ipcc.ch/pdf/special-reports/srccs/srccs

    La recherche sur le captage du CO2 a débuté dans l’ouest suite à l’annonce du Ministre Gary Lunn le 12 mars 2007 à Calgary, du projet Innoventure-Canada (I-Can) . Sous la direction de l'Alberta Research Council, du Saskatchewan Research Council, de l'Industrial Technology Centre du Manitoba et du Centre de recherche industrielle du Québec, le Centre I-CAN pour la conversion du dioxyde de carbone (CO2) permettra de mettre au point des réseaux de microalgues qui auraient la capacité de capter jusqu'à 100 millions de tonnes de CO2 provenant des industries, telles que les usines alimentées au charbon et les projets d'exploitation des sables bitumineux. À cette occasion, John McDougall, président-directeur général de l'Alberta Research Council et président du conseil d'administration d'I-CAN répondait au Ministre « En réunissant un groupe important d'experts venant de partout au Canada, I-CAN est le véhicule choisi pour entreprendre des projets complexes de grande envergure qui aideront l'économie canadienne à innover, à se développer et à prospérer. Nous sommes très heureux de voir le gouvernement fédéral se joindre à nous dans cet important projet, qui constituera un progrès de plus pour trouver des façons innovantes de réduire les émissions de gaz à effet de serre. » Il semble que Steven Guilbault a loupé cela pourtant c’est la suite logique du sommet de 2005 où son ami Stéphane Dion a recommandé au GIEC cette solution.…
    http://www.i-can.ca/i-can-home-fr

    Plusieurs groupes de recherches ont été mobilisés dont le CRIQ au Québec et même deux reportages de l’INRS dans les journaux québécois ont été publiés. Le 13 juillet 2008, le CRIQ publiait une page complète dans le Journal de Québec sur le projet I-CAN en titrant : Le CO2 transformé en carburant propre. Le 10 août suivant, Vivian Song, une chroniqueuse écolo enragée reprenait dans le même journal dans sa page « planète verte » le même reportage sur le projet I-CAN en titrant : Les algues comme carburant propre.

    Au lieu de se réjouir de voir le gouvernement adopter cette solution prometteuse Guilbault plutôt accusé le gouvernement de financer les pétrolières qui exploitent les sables bitumineux. Il n’a pas hésité à
    Noircir ce gouvernement qui a pourtant agi sans trop affecter notre situation financière dans la crise économique actuelle. M. Guilbault ne savait sûrement pas que ces pétrolières sont des entreprises à la bourse dont la majorité des actionnaires sont nos propres régimes de pension et nos REER. Récemment on apprenait que la Caisse de Dépôt a engagé 40 milliards dans les capitaux d’entreprises exploitant les sables bitumineux. Comme auto flagellation, on ne fait pas mieux..

    Yvo De Boer a pour sa part adopté une toute autre attitude envers le gouvernement Harper. C’est ce qui a été rapporté dans le Devoir. …
    http://www.ledevoir.com/environnement/144583/yvo-d

    Monsieur Guilbault aurait dû s’en inspirer et collaborer avec le gouvernement pour améliorer notre bilan énergétique. Mais non il a préféré critiquer vertement. Maintenant l’heure est venu de faire face à la réalité : Qui sème le vent, récolte la tempête….

  • Gabriel Meunier
    Abonné
    vendredi 12 mars 2010 14h57
    De l'absurdité à la démence...
    Prétendre que monsieur Guilbault sert des intérêts autres que ceux pour lesquels il milite ouvertement, c'est créatif, surtout avec les "sources" que vous nous présentez ici, monsieur Trudel.

    De prétendre que le gouvernement Harper fait quoi que ce soit pour l'environnement... J'aurais cru jusqu'à ce jour qu'il fallait être payé pour tenir ce genre de propos en décallage total avec la réalité. L'êtes-vous, monsieur ?

    Ce n'est pas nécessaire de réfléchir pour savoir qui peut se payer les meilleurs spin doctorsm entre les groupes environnementalistes ou les pétrolières, ou Steven Guilbault et Stephen Harper.

  • P. Boutet
    Abonné
    vendredi 12 mars 2010 22h54
    À monsier Trudel
    Quelqu'un qui est capable de mettre de côté son animosité pour agir de la façon dont il doit le faire, on appelle ça un professionnel.

    Un gouvernement qui a une attitude professionnelle ne punit pas quelqu'un ou un groupe de personnes parce que ce dernier a été critique envers lui. Un gouvernement est là pour gouverner, pas pour se venger.

    Il y a quelque chose de complètement absurde dans ce gouvernement. Il faut être en mesure de faire la différence entre un gouvernement digne de ce nom et une bande de manipulateurs.

    Il y a une limite à pouvoir protéger les gens contre eux même, si les canadiens veulent élire un gouvernement conservateur majoritaire, eh bien qu'ils le fassent. On verra la suite.

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