Pétrole - La séquestration du carbone pourrait être payante pour les États-Unis
Les États-Unis pourraient réduire de 52 % leurs importations de pétrole d'ici 2030 s'ils investissaient massivement dans le captage et la séquestration souterraine du carbone présent dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) des raffineurs et des grandes centrales thermiques au charbon et au pétrole.
C'est ce que soutient un rapport publié cette semaine aux États-Unis par la firme Advanced Resources International (ARI), une importante société de consultants des pétrolières et de l'industrie du gaz à l'échelle internationale.
L'obstacle principal à la remise en activité des vieux puits de pétrole, qui semblent avoir rendu leur dernière goutte, «c'est l'absence sur le marché d'importants volumes de CO2 et d'approvisionnements fiables à prix concurrentiels», a déclaré Tracy Evans, le président de la firme Denbury Resources Inc., qui exploite la séquestration du carbone.
Les deux sociétés estiment que la volonté du président Barack Obama d'imposer un plafond d'émissions aux grands émetteurs de GES et de favoriser à coups de milliards la recherche sur la séquestration souterraine du carbone de leurs émissions permettrait aux États-Unis d'augmenter leur production de pétrole de 3 à 3,6 millions de barils par jour.
L'injection du gaz carbonique dans de vieux puits de pétrole permet de libérer d'importantes quantités de pétrole agglutiné aux matériaux du sous-sol et de le pousser vers la surface.
Selon le rapport d'ARI, cette production intérieure additionnelle éviterait une fuite de capitaux de 700 milliards par année aux États-Unis en plus de rapporter entre 190 et 210 milliards au Trésor étasunien. Le rapport ajoute que cette technologie permettrait de réduire les émissions des États-Unis de 530 millions de tonnes par année sur les 1,59 milliard émises en 2004. C'est l'équivalent de sortir de la circulation 88 des 140 millions de voitures personnelles utilisées dans ce pays.
Mais si cela faisait chuter les prix du pétrole et augmenter la consommation, le gain pour la planète serait peut-être plus modeste que prévu, car la contribution du parc automobile sur les GES est plus importante que prévu, selon une étude publiée cette semaine par l'institut Goddard pour les sciences spatiales de la NASA.
Selon cette étude, si les transports viennent au deuxième rang pour les émissions de GES, derrière la production d'énergie, les transports ont néanmoins plus d'impacts sur le climat. La raison en est que les centrales thermiques émettent aussi des aérosols et des particules fines dans l'atmosphère, qui bloquent en partie le rayonnement solaire et réduisent l'intensité du réchauffement. Par contre, les voitures n'émettent pas autant d'aérosols et de particules, ce qui explique que leurs émissions «brutes» ont un impact «net» moindre. C'est aussi ce phénomène qui expliquerait qu'entre 1950 et 1990, le réchauffement du climat aurait été ralenti par l'absence de contrôles sur les émissions acides, riches en aérosols.
C'est ce que soutient un rapport publié cette semaine aux États-Unis par la firme Advanced Resources International (ARI), une importante société de consultants des pétrolières et de l'industrie du gaz à l'échelle internationale.
L'obstacle principal à la remise en activité des vieux puits de pétrole, qui semblent avoir rendu leur dernière goutte, «c'est l'absence sur le marché d'importants volumes de CO2 et d'approvisionnements fiables à prix concurrentiels», a déclaré Tracy Evans, le président de la firme Denbury Resources Inc., qui exploite la séquestration du carbone.
Les deux sociétés estiment que la volonté du président Barack Obama d'imposer un plafond d'émissions aux grands émetteurs de GES et de favoriser à coups de milliards la recherche sur la séquestration souterraine du carbone de leurs émissions permettrait aux États-Unis d'augmenter leur production de pétrole de 3 à 3,6 millions de barils par jour.
L'injection du gaz carbonique dans de vieux puits de pétrole permet de libérer d'importantes quantités de pétrole agglutiné aux matériaux du sous-sol et de le pousser vers la surface.
Selon le rapport d'ARI, cette production intérieure additionnelle éviterait une fuite de capitaux de 700 milliards par année aux États-Unis en plus de rapporter entre 190 et 210 milliards au Trésor étasunien. Le rapport ajoute que cette technologie permettrait de réduire les émissions des États-Unis de 530 millions de tonnes par année sur les 1,59 milliard émises en 2004. C'est l'équivalent de sortir de la circulation 88 des 140 millions de voitures personnelles utilisées dans ce pays.
Mais si cela faisait chuter les prix du pétrole et augmenter la consommation, le gain pour la planète serait peut-être plus modeste que prévu, car la contribution du parc automobile sur les GES est plus importante que prévu, selon une étude publiée cette semaine par l'institut Goddard pour les sciences spatiales de la NASA.
Selon cette étude, si les transports viennent au deuxième rang pour les émissions de GES, derrière la production d'énergie, les transports ont néanmoins plus d'impacts sur le climat. La raison en est que les centrales thermiques émettent aussi des aérosols et des particules fines dans l'atmosphère, qui bloquent en partie le rayonnement solaire et réduisent l'intensité du réchauffement. Par contre, les voitures n'émettent pas autant d'aérosols et de particules, ce qui explique que leurs émissions «brutes» ont un impact «net» moindre. C'est aussi ce phénomène qui expliquerait qu'entre 1950 et 1990, le réchauffement du climat aurait été ralenti par l'absence de contrôles sur les émissions acides, riches en aérosols.
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