Lettres - De défaite en défaite vers la victoire finale...
Voilà le titre qu'on aurait pu donner à l'inventaire 2007 des émissions des gaz à effet de serre rendu public hier par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
Malgré une énième augmentation annuelle des GES au Québec, on continue de prétendre que l'objectif d'une réduction de 6 % en 2012 par rapport à 1990 (ce qui est déjà moins ambitieux que les paramètres de Kyoto, qui préconise une réduction moyenne de 6 % sur la période 2008-2012) est à notre portée. Les chiffres contredisent ces affirmations. Le secteur des transports (40,7 % du total) a accru ses émissions de 1,5 % en moyenne chaque année depuis 1991. En supposant que les autres secteurs maintiennent leur performance historique au cours des cinq prochaines années, ce qui, pour le secteur industriel (32 % du total), est une hypothèse héroïque puisqu'il a déjà réduit ses émissions de 6,2 % depuis 1990, le secteur des transports devra réduire les siennes de 24 % au cours de la période 2007-2012, une réduction moyenne de 5,4 % par année malgré l'augmentation prévue du parc d'automobiles et de camions. C'est carrément irréaliste.
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Denis L'Homme - Lévis
Malgré une énième augmentation annuelle des GES au Québec, on continue de prétendre que l'objectif d'une réduction de 6 % en 2012 par rapport à 1990 (ce qui est déjà moins ambitieux que les paramètres de Kyoto, qui préconise une réduction moyenne de 6 % sur la période 2008-2012) est à notre portée. Les chiffres contredisent ces affirmations. Le secteur des transports (40,7 % du total) a accru ses émissions de 1,5 % en moyenne chaque année depuis 1991. En supposant que les autres secteurs maintiennent leur performance historique au cours des cinq prochaines années, ce qui, pour le secteur industriel (32 % du total), est une hypothèse héroïque puisqu'il a déjà réduit ses émissions de 6,2 % depuis 1990, le secteur des transports devra réduire les siennes de 24 % au cours de la période 2007-2012, une réduction moyenne de 5,4 % par année malgré l'augmentation prévue du parc d'automobiles et de camions. C'est carrément irréaliste.
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Denis L'Homme - Lévis
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