Pour des sables bitumineux plus propres
Ottawa — Au-delà des critiques adressées à Québec, Jim Prentice a plaidé dans son discours d'hier pour que l'industrie des sables bitumineux «coopère» avec le gouvernement afin d'atteindre les nouveaux objectifs de réduction des GES. Il est temps d'être plus propre, a-t-il dit.
Samedi, M. Prentice a annoncé des cibles de réduction revues à la baisse, soit -17 % d'ici 2020 par rapport à 2005. Cela représentera environ 606 mégatonnes, alors que le précédent objectif (-20 % par rapport à 2006) aurait porté le fardeau du Canada à 574 tonnes.
Le nouvel objectif est 25 % moins contraignant pour le pays, mais il imposera tout de même un défi considérable, a fait valoir le ministre. Et pour y arriver, tous devront apporter leur contribution, notamment l'industrie des sables bitumineux. M. Prentice a ainsi déclaré que «l'empreinte environnementale de cette industrie est devenue un enjeu international. [...] C'est notre réputation comme pays qui est sur la table». Avec franchise, il a évoqué une «perception générale profondément négative» de la population par rapport aux sables bitumineux.
Selon M. Prentice, l'industrie doit donc prendre ses responsabilités, «autant sur le plan de la vigilance environnementale que sur celui de la communication». «Ce n'est pas une bataille que nous avons l'intention de perdre [...]. Le défi ne fait que commencer et le gouvernement s'attend à la coopération de l'industrie» pour que le Canada soit reconnu comme une «superpuissance des énergies propres».
Mais l'industrie des sables bitumineux, comme toutes les autres au Canada, aura le temps de penser à la façon de réduire les émissions: Jim Prentice a confirmé hier que le Canada n'adopterait pas de cadre réglementaire avant que les États-Unis n'en aient un, ce qui prendra assurément plusieurs mois encore. D'ici là, les objectifs de réduction n'ont aucune valeur légale ou contraignante.
***
Rectificatif du 3 février: Une imprécision s'est glissée dans le texte. Nous écrivions que les nouvelles cibles de réduction des GES adoptées par Ottawa représentent pour le Canada un effort 25% moins contraignant que ce que prévoyaient les anciennes cibles. Il s'agit plutôt d'environ 18%. L'ancien plan prévoyait des réductions de 173 mégatonnes de GES, alors que le nouveau implique une diminution de 141 mégatonnes.
Samedi, M. Prentice a annoncé des cibles de réduction revues à la baisse, soit -17 % d'ici 2020 par rapport à 2005. Cela représentera environ 606 mégatonnes, alors que le précédent objectif (-20 % par rapport à 2006) aurait porté le fardeau du Canada à 574 tonnes.
Le nouvel objectif est 25 % moins contraignant pour le pays, mais il imposera tout de même un défi considérable, a fait valoir le ministre. Et pour y arriver, tous devront apporter leur contribution, notamment l'industrie des sables bitumineux. M. Prentice a ainsi déclaré que «l'empreinte environnementale de cette industrie est devenue un enjeu international. [...] C'est notre réputation comme pays qui est sur la table». Avec franchise, il a évoqué une «perception générale profondément négative» de la population par rapport aux sables bitumineux.
Selon M. Prentice, l'industrie doit donc prendre ses responsabilités, «autant sur le plan de la vigilance environnementale que sur celui de la communication». «Ce n'est pas une bataille que nous avons l'intention de perdre [...]. Le défi ne fait que commencer et le gouvernement s'attend à la coopération de l'industrie» pour que le Canada soit reconnu comme une «superpuissance des énergies propres».
Mais l'industrie des sables bitumineux, comme toutes les autres au Canada, aura le temps de penser à la façon de réduire les émissions: Jim Prentice a confirmé hier que le Canada n'adopterait pas de cadre réglementaire avant que les États-Unis n'en aient un, ce qui prendra assurément plusieurs mois encore. D'ici là, les objectifs de réduction n'ont aucune valeur légale ou contraignante.
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Rectificatif du 3 février: Une imprécision s'est glissée dans le texte. Nous écrivions que les nouvelles cibles de réduction des GES adoptées par Ottawa représentent pour le Canada un effort 25% moins contraignant que ce que prévoyaient les anciennes cibles. Il s'agit plutôt d'environ 18%. L'ancien plan prévoyait des réductions de 173 mégatonnes de GES, alors que le nouveau implique une diminution de 141 mégatonnes.
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