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    Conséquences climatiques d'un éventuel conflit nucléaire

    Malgré une réduction des deux tiers de l'arsenal nucléaire mondial depuis 1986, le péril nucléaire constitue toujours une menace pour la survie des survivants et de la plupart des espèces vivantes en raison de l'énormité du changement climatique qui s'ensuivrait.

    C'est ce que conclut un rapport que vient de publier la Commission internationale pour la non-prolifération et le désarmement nucléaires, créée en 2008.

    Ce rapport conjoint, sino-australien, indique qu'un conflit régional qui frapperait une série de grandes villes — comme un conflit nucléaire indo-pakistanais — entraînerait la mort d'environ 50 millions de personnes, soit l'équivalent du bilan de la deuxième Grande Guerre. Mais ce conflit — défini comme l'échange, si l'on peut dire, de 100 ogives comparables à celle qui a frappé Hiroshima en 1945 — répandrait des cendres radioactives sur tout le globe qui modifieraient du même coup le climat de la planète et la couche d'ozone.

    Un pareil conflit soulèverait, selon le rapport, 5 millions de tonnes de cendres et fumées, qui réduiraient pendant des années l'ensoleillement de 7 à 10 %, créant un climat plus froid que tout ce qu'on a connu depuis 1000 ans.

    Mais si les stocks que possèdent encore les États-Unis et la Russie devaient être utilisés, c'est 150 millions de tonnes de cendres et de fumées qui seraient projetées dans la stratosphère, ce qui réduirait de 70 % l'ensoleillement de l'hémisphère nord et 35 % celui du sud.












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