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    Éolien: les États-Unis veulent faire deux ou trois fois mieux que le Québec

    Les États-Unis ont publié hier une stratégie qui leur permettra de produire avec des éoliennes d'ici 2024 de 20 à 30 % de l'électricité consommée dans l'est du pays, indique une étude publiée hier par le département de l'Énergie (DOE) des États-Unis.

    Et ils comptent y arriver en important notamment 4000 MW de plus du Canada (hydro et éolien), en plus des 5000 à 6000 MW que fournissent les interconnexions actuelles.

    Selon cette étude, en améliorant à la fois la capacité d'intégration des parcs éoliens aux réseaux de l'est des États-Unis, en distribuant aux quatre vents les parcs éoliens et en investissant dans l'amélioration des réseaux de transport, il est possible d'intégrer d'ici 14 ans au moins 20 % d'énergie éolienne dans le réseau national étatsunien.

    En comparaison, la dernière étude québécoise sur la question, produite en 2005 par le ministère des Ressources naturelles du Québec, fixait la limite d'intégration de l'éolien à 15 % du réseau québécois, soit 6000 MW sur les 40 000 disponibles en pointe de la demande. Dans les dernières années, le président d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, évoquait plutôt une limite de 10 %, que Québec a retenue dans sa stratégie énergétique, où l'éolien est plafonné à 4000 MW sur les 40 000 disponibles en pointe.

    Les États-Unis produisaient en 2008 quelque 25 000 MW d'éolien. En 2009, 4500 MW se sont ajoutés d'un coup, faisant de ce pays un point d'attraction qui déclasse le Québec chez les grands investisseurs. Le pays voisin s'est donné comme objectif de produire au moins 20 % de toute son électricité avec des éoliennes en 2030. Mais l'étude publiée hier par le DOE indique qu'il sera possible d'atteindre 30 % en 2024, ce qui porterait la production éolienne des États-Unis à 330 000 MW, ou à 225 000 MW dans un scénario plus prudent de 20 %. Pour atteindre l'objectif de 30 %, le plan dévoilé hier indique qu'il faudra porter la production éolienne en mer à 79 000 MW dans l'est des États-Unis. Mais cette production demeurera plus coûteuse que celle des Grandes Plaines centrales, le plus important gisement éolien des États-Unis, lequel se compare au potentiel inexploité du centre du Québec.

    C'est en investissant rapidement dans l'augmentation d'un réseau de transport de fort calibre que les États-Unis pourront rapidement exploiter le potentiel éolien de la partie est de ce pays, indique le rapport. Le coût de cette amélioration ne dépasse pas 10 $ par MWh d'éolien transporté ou 0,002 $ par kilowattheure livré au consommateur. Sans ces améliorations et les investissements requis, précise le rapport, il faudra limiter le développement de l'éolien, compromettant ainsi l'atteinte des objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre.












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