Exode de cerveaux en environnement - Ottawa échoue dans sa tentative de rassurer les chercheurs
Révision ne veut pas nécessairement dire abolition, indique-t-on au ministère de l'Environnement
Ottawa estime qu'il est prématuré d'affirmer que le programme de recherche géré par la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l'atmosphère ne sera pas renouvelé à son expiration dans 15 mois.
Selon Frédéric Baril, l'attaché de presse du ministre canadien de l'Environnement, Jim Prentice, ce programme de recherche fait présentement l'objet d'une «révision statutaire» et l'on ne doit pas présumer de sa disparition éventuelle.
Mais le porte-parole du ministre n'a toutefois pas donné la moindre indication qui pourrait rassurer les nombreux chercheurs dont la poursuite des travaux dépend du prolongement du principal programme de recherche en matière de changements climatiques.
Jusqu'ici, les «révisions» de programmes liés au climat ont surtout débouché sur des annulations ou des réductions de fonds alors que les subventions aux pétrolières milliardaires atteignaient le milliard de dollars pour leur permettre de développer la technologie du captage et de la séquestration du carbone. Depuis un an, les journaux anglophones font état cycliquement de l'amenuisement des fonds fédéraux à la recherche sur le climat et sur les autres secteurs relevant d'Environnement Canada
Le quotidien La Presse affirmait hier que, partout au Canada, des chercheurs s'apprêtaient à quitter le pays faute d'entrevoir la possibilité de poursuivre leurs recherches dans le cadre des programmes subventionnés par la fondation canadienne.
«En l'an 2000, expliquait hier le porte-parole de Jim Prentice, la fondation a reçu une contribution de 60 M$ et a reçu une autre contribution de 50 M$ en 2004. La distribution de cet argent va s'échelonner jusqu'à la fin de mars 2012. Nous reconnaissons le travail de la Fondation, et notre entente reste inchangée.»
«Il reste donc encore un an et trois mois à l'entente, poursuit Frédéric Baril. Comme nous l'avons dit tout au long de la dernière année, lorsque le même enjeu avec la même Fondation a été soulevé dans plusieurs médias à travers le pays, nous ne spéculerons pas sur des ententes qui ne sont pas à leur échéance. Maintenant, nous travaillons à planifier l'avenir, et l'entente avec la Fondation est présentement revue par notre ministère. C'est une procédure normale et nous devrions prendre une décision sous peu.»
Mais comme les travaux de recherche se planifient dans ce domaine sur des années, les 15 mois qui restent font en sorte que plusieurs chercheurs n'arrivent plus à entrevoir la poursuite de leurs travaux. Plusieurs de ces recherches s'inscrivent dans le cadre des travaux du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC).
Présentement, les chercheurs doivent se rabattre sur les fonds du Conseil national des recherches.
Selon Frédéric Baril, l'attaché de presse du ministre canadien de l'Environnement, Jim Prentice, ce programme de recherche fait présentement l'objet d'une «révision statutaire» et l'on ne doit pas présumer de sa disparition éventuelle.
Mais le porte-parole du ministre n'a toutefois pas donné la moindre indication qui pourrait rassurer les nombreux chercheurs dont la poursuite des travaux dépend du prolongement du principal programme de recherche en matière de changements climatiques.
Jusqu'ici, les «révisions» de programmes liés au climat ont surtout débouché sur des annulations ou des réductions de fonds alors que les subventions aux pétrolières milliardaires atteignaient le milliard de dollars pour leur permettre de développer la technologie du captage et de la séquestration du carbone. Depuis un an, les journaux anglophones font état cycliquement de l'amenuisement des fonds fédéraux à la recherche sur le climat et sur les autres secteurs relevant d'Environnement Canada
Le quotidien La Presse affirmait hier que, partout au Canada, des chercheurs s'apprêtaient à quitter le pays faute d'entrevoir la possibilité de poursuivre leurs recherches dans le cadre des programmes subventionnés par la fondation canadienne.
«En l'an 2000, expliquait hier le porte-parole de Jim Prentice, la fondation a reçu une contribution de 60 M$ et a reçu une autre contribution de 50 M$ en 2004. La distribution de cet argent va s'échelonner jusqu'à la fin de mars 2012. Nous reconnaissons le travail de la Fondation, et notre entente reste inchangée.»
«Il reste donc encore un an et trois mois à l'entente, poursuit Frédéric Baril. Comme nous l'avons dit tout au long de la dernière année, lorsque le même enjeu avec la même Fondation a été soulevé dans plusieurs médias à travers le pays, nous ne spéculerons pas sur des ententes qui ne sont pas à leur échéance. Maintenant, nous travaillons à planifier l'avenir, et l'entente avec la Fondation est présentement revue par notre ministère. C'est une procédure normale et nous devrions prendre une décision sous peu.»
Mais comme les travaux de recherche se planifient dans ce domaine sur des années, les 15 mois qui restent font en sorte que plusieurs chercheurs n'arrivent plus à entrevoir la poursuite de leurs travaux. Plusieurs de ces recherches s'inscrivent dans le cadre des travaux du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC).
Présentement, les chercheurs doivent se rabattre sur les fonds du Conseil national des recherches.
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