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Entente timide pour sauver la mise

Photo : Agence France-Presse Stephen Kugler
Le président Obama, que tous attendaient comme le sauveur de la conférence de Copenhague sur les changements climatiques, a plutôt réussi à diviser profondément la communauté internationale avec une entente qu'il a lui-même qualifiée «d'insuffisante» avec les cinq grands pays émergents que sont la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud.

Cette entente, a-t-il lui-même précisé, n'a «aucune valeur légale», ne fixe aucun objectif de réduction à la hauteur du défi avoué de son entente, soit de freiner à 2 °C la hausse du climat. Il a présenté comme un énorme gain l'inscription sur une liste officielle les cibles volontaires, pour la plupart déjà annoncées depuis des mois par les pays émergents. Pour faire avaler la pilule aux pays en développement, qui se sentaient hier soir trahis par les pays émergents jusqu'ici de leur côté, l'«entente Obama» ou l'«accord de Copenhague» prévoit un financement pour les pays les plus pauvres et les plus vulnérables de 30 milliards d'ici 2012, un montant qui sera porté à 100 milliards par année en 2020.

Mais sur l'objectif de court terme, le président Obama n'a pas impressionné grand monde. Alors que l'Union européenne consacrera 10,6 milliards en trois ans à l'aide d'urgence pour l'adaptation au réchauffement du climat et que le Japon ajoutera à lui seul 11 milliards, la «première économie de la planète», comme l'a qualifiée le président Obama, n'a mis sur la table que 3,6 milliards.

De son côté, l'Europe a accepté à contrecoeur cette entente, que les États-Unis ont négociée pratiquement sur une base bilatérale. Elle espère pouvoir profiter de l'année 2010 pour arriver à transformer l'accord de Copenhague en protocole de Mexico, où se déroulera l'an prochain la 16e rencontre des parties.

Du côté des pays en développement, une trentaine d'entre eux attendait de se retrouver en plénière pour s'y opposer, ce qui pourrait paralyser la mise en application des faibles gains qu'elle contient en raison de la règle du consensus qui régit les organismes onusiens.

Au moment de mettre sous presse hier soir, Tuvalu avait formellement refusé de s'y rallier. La Bolivie n'accepte ni l'accord, ni le fait de n'avoir pas eu accès à la négociation et d'avoir une heure pour l'entériner «quand des milliers de vies en dépendent». Cuba y a vu une caricature de l'impérialisme des États-Unis: autre rejet. Visiblement, le président Lokke Rasmussen allait avoir de la difficulté à constater l'existence du consensus sans lequel la plénière ne peut entériner l'entente. La plénière, qui a débuté à 3h du matin, menaçait de durer plusieurs heures.

Pour le premier ministre suédois, Frederick Reinfeld, l'Europe s'est battue pour que cet accord ne crée pas de recul sur quelque front que ce soit, mais il a admis, tout comme le président de la Commission européenne, Jose Manuel Baroso, que cet accord était «très en deçà de nos attentes» et qu'il «ne réglera pas la menace des changements climatiques».

Les Européens ont néanmoins décidé d'avaler la pilule parce que, a expliqué M. Baroso, «d'abord c'est une entente» et qu'il ne fallait ni briser le processus de négociation, ni briser la solidarité avec les pays en développement, qui seront privés de l'argent promis s'il n'y a pas d'entente. L'Europe estime néanmoins que sa stratégie, en marche depuis un an, notamment ses objectifs élevés de réduction, a eu pour effet de forcer les États-Unis et les pays émergents à se donner des objectifs avoués qu'ils devront respecter.

Du côté des écologistes, on était beaucoup moins indulgents: «Nous avons assisté au triomphe du spin médiatique sur la substance», affirmait Jeremy Hobbs d'Oxfam. Chez Greenpeace International, on parlait de l'entente de «Brokenhagen».


Une «route» plutôt qu'une entente

Les objectifs de long terme que prévoyaient les versions mises au point par les négociateurs de l'équipe Obama dans l'après-midi avaient tous disparu hier soir dans le texte final: initialement, le plan Obama prévoyait une réduction globale des émissions humaines de 50 % en 2050 et de 80 % pour les seuls pays industrialisés. Mais les chefs d'État consultés par la suite ont biffé ces objectifs, y compris des pays comme le Canada dont c'est en principe l'objectif officiel.

L'obligation de transparence et de vérification qu'exigeaient les États-Unis a été modifiée pour gagner l'accord de la Chine: les pays feront rapport de leurs émissions aux deux ans dans une «communication nationale», ce qui respecte la souveraineté chinoise, mais le bilan devra s'inspirer de normes comptables internationales pour satisfaire les États-Unis.

L'accord prévoit que la communauté internationale tentera de faire plafonner les émissions anthropiques «le plus tôt possible» en tenant compte des impératifs de la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement. L'accord prévoit aussi la «mobilisation» d'importantes mesures financières pour aider les pays en développement qui voudront préserver leurs forêts afin de conserver intacts ces puissants puits de gaz à effet de serre au bénéfice de tout le monde.

Enfin, l'accord de Copenhague stipule que la gestion des deux montants de 30 milliards et de 100 milliards sera assurée par un nouveau fonds dans lequel les pays en développement auront un mot déterminant à dire. Ces derniers voulaient absolument éviter la mainmise de la Banque mondiale sur ce nouveau fonds, qui pourrait être lié toutefois sur le plan administratif avec le Global Environment Fund (GEF) de l'ONU.

Un registre des mesures volontaires que voudront prendre les États-Unis et les pays émergents sera ainsi ouvert pour que la communauté internationale puisse en suivre la rigueur et la vigueur. L'entente d'hier devra être réévaluée en 2015. Et on prévoit que cette réévaluation permettrait d'adopter des objectifs de réduction encore plus ambitieux.


Réactions opposées

La réaction du premier ministre canadien, Stephen Harper, était aussi favorable au projet que ce dernier a été dénoncé par les grands groupes humanitaires et écologistes en des termes des plus virulents. Mais le premier ministre n'a pas soufflé mot de la contribution financière du Canada aux efforts d'adaptation des pays en développement.

Pour Stephen Harper, une entente volontaire, sans portée légale est «une bonne entente» parce qu'elle regroupe pour la première fois tous les grands émetteurs, un jugement que font aussi les Européens, mais qui la considèrent pour leur part «nettement en deçà de nos attentes», selon le mot de M. Baroso.

«Elle est réaliste et pragmatique du point de vue du Canada», a déclaré Stephen Harper, qui entend y incorporer les objectifs de réduction du Canada. Stephen Harper a par ailleurs déclaré que la menace des changements climatiques était «absolument claire» en raison de la «prépondérance de preuves» scientifiques.

Il a précisé que l'industrie des sables bitumineux devra contribuer, une contribution qu'il n'a pas mesurée mais qui s'annonce modeste, car cette industrie, a-t-il dit, ne représente que 4 % des émissions canadiennes, mais qui représente une contribution majeure quant à l'augmentation annuelle du bilan de GES du Canada.

Quant aux écologistes, ils ont rivalisé de formules-chocs pour décrire leur déception.

«Très déçu», a déclaré Steven Guilbeault au petit matin. Il pense que le président Obama a voulu «forcer le jeu» pour des questions de politique interne, ce qui explique que certaines ONG étatsuniennes adoptaient hier un ton plus conciliant. Mais la vérité, dit-il, c'est qu'on est devant «un faux départ» pour la deuxième phase de la bataille du climat parce que cet accord ne prévoit aucune date pour plafonner les émissions humaines.

«Ils disent qu'ils ont fait le travail, mais ce n'est pas vrai», expliquait Kim Carstensen, leader du WWF.

«Un échec historique pour les efforts consentis en vue d'obtenir un traité légalement contraignant capable d'arrêter le réchauffement mondial», précisait Ricken Patel au nom de Climate Justice, le groupe à l'origine des manifestations de cette semaine dans la capitale danoise.
 
 
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  • Pierre Cossette - Inscrit
    19 décembre 2009 03 h 53
    Honteux !
    nos politiciens, technocrates et bureaucrates ont accouché d'une souris. Le peuple devra et descendra dans les rues pour leur faire comprendre raison dans un avenir rapproché. La balloune d'Obama commence à dégonfler de façon inquiétante. Quand à notre bouffon de l'ouest on n'en parle même pas y pensait sûrement aux repas des fêtes pi à son Pepsi. Pendant ce cirque les pays pauvres doivent se contenter des miettes qui tombent des tables des pourceaux. Une mention spéciale aux Européens desquels sont venus les impulsions les plus significatives pour que ce sommet donne des résultats probants. Triste comme dénouement le sentiment d'urgence que la population perçoit aisément, ne semble pas se traduire par des gestes concrets de leurs dirigeants. Va falloir y voir nous mêmes l'effet domino est en marche.
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  • Lapirog - Abonné
    19 décembre 2009 07 h 19
    Les vrais boss du monde ont parlé: les puissants lobbies capitalistes.
    Obama a changé de discours depuis quelques mois sur a peu près tous les sujets importants. Lui qui promettait mer et monde avant son élection à la présidence des USA, le voila dans le camp des puissants qui sont les vrais gouvernants peu importe le pays que l'on habite. Money Talks comme disent les Anglos , en commençant par le cartel du pétrole et de l'énergie en général qui a dicté à nos porte-paroles à Copenhague ce qu'il ne fallait pas faire en matière de protection de l'environnement pour sauver du désastre notre terre-mère seule planète habitable de l'univers.Quelle honte et quelle déchéance de la nature humaine devant les barons du capital et autres possédants..Au fond quelle différence morale y a t-il entre un pétrotraficant et un narcotraficant?
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  • arabe - Inscrit
    19 décembre 2009 07 h 24
    Victoire pour le Canada, pays qui n'a jamais été isolé. On en veut pour preuve l'entente elle-même!
    Victoire pour le Canada. L’entente conclue correspond à peu près exactement à ce que le Canada propose depuis lontemps: une entente inclusive (”comprehensive”: qui inclut à la fois pays développés et moins développés) et une entente réaliste.

    Quand je pense que tant de journalistes québécois nous vendaient ad nauseam la propagande du “Canada isolé”. S’il est isolé, comment se fait-il que ce qui est adopté correspond assez bien à ce que le Canada souhaitait au départ?

    Profitons de cette accalmie pour modifier un vocabulaire qui a été répandu par les activistes qui pratiquent le journalisme. Je songe aux termes "réchauffistes", "sceptiques climatiques" et "négationnistes" (appliqué au climat). Remplaçons-les par les termes éco-alarmistes et éco-flegmatiques, ou encore: alarmistes climatiques et flegmatiques climatiques.


    Négationniste est d'un mauvais gout flagrant.

    Réchauffiste est complètement dépassé. Personne, ou si peu, ne nie que le climat se réchauffe. Le débat porte sur 2 choses.

    1) La valeur de la contribution humaine. En termes plus techniques (termes que les journalistes activistes ne fouillent pas beaucoup): quelle est la valeur de S (le climate sensitivity) (1)?

    2) Les conséquences d'un réchauffement climatique.

    En somme:
    1) La contribution humaine au réchauffement est-elle prépondérante ou non prépondérante?

    2) Un réchauffement crée-t-il une suite apocalyptique d'inconvénients, ou un mélange d'avantages et d'inconvénients qu'on doit considérer froidement et sans émotion?

    2 termes non parfaits, mais préférables, pour remplacer "réchauffistes, sceptiques climatiques et négationnistes":

    éco-alarmistes et éco-flegmatiques, ou alarmistes climatiques et flegmatiques climatiques.

    (1) Climate sensitivity: augmentation de température causée par un doublement de la quantité de C02 dans l'air. Les avis scientifiques varient de 0,5 °C à 4,5 °C: un univers de différence!
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  • Gabriel RACLE - Inscrit
    19 décembre 2009 09 h 06
    Tout ça pour ça
    Que de millions dépensés, que de CO2 émis, pour en arriver à officialiser un désaccord, car c’est de cela qu’il faut parler. Il n’y a rien de contraignant pour personne dans ces minces trois feuilles de papier qui font l’affaire du premier ministre Harper, puisqu’il n’est tenu de s’engager à rien.

    Ce qui est le plus décevant, c’est que le président des États-Unis, dont on attendait bien autre chose, s’est comporté comme son prédécesseurs, en seigneur et maître, négociant directement avec quatre partenaire choisis (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, pour conclure un « accord » qu’il impose au reste du monde.

    Ainsi, il n’a pas inclus l’Europe dans ses discussions, pour une bonne et semple raison, les exigences européennes. Les quatre pays sont des pays en développement et il est onc plus facile de s'entendre avec eux sur des bases minimales, pour ne pas dire minimalistes, sans mécontenter une partie du Congrès et les grands pollueurs étatsuniens, et avoir l’air ensuite d’avoir conclu une entente. C’est un joli coup de bluff, une belle partie de jeu de dupes, et Harper ne peut qu’applaudir. Tant de millions gaspillés pour ça, pour si peu!
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  • Francois Taylor - Inscrit
    19 décembre 2009 10 h 34
    brokenhagen ou la roulette russe
    Contrairement à ce que vous avancez, il n'y a pas de débat entourant la question de la contribution humaine au phénomène du réchauffement climatique. Il n'y a pas de consensus mais le nombre des dissidents est infime au point ou il serait franchement irresponsable pour nos gouvernements de prêter attention à ceux qui ont un autre point de vue sur la question.

    D'autre part, la relative incertitude qui entoure l'importance de la hausse de la température qui est à venir ainsi que la difficulté de prévoir avec exactitude l'impact de cette hausse ne constituent pas un argument pour rester les bras croisés.

    La situation fait penser à un jeu de roulette russe modifié: au lieu de n'avoir qu'une balle dans son chargeur, ce dernier est chargé à bloc mais avec des balles de calibre différent. Le fait de même penser à vouloir jouer à cette sorte de roulette russe est profondément immoral car il y a fort à parier que les populations qui vont se trouver sur la trajectoire de la "balle" seront celles qui sont les plus vulnérables.

    Le principe de précaution est souvent pris à parti parce qu'il vient compliquer le fonctionnement de nos sociétés en l'alourdissant avec un vaste ensemble de procédures. Mais je dirais que jamais dans notre histoire nous n'avons eu à faire face à une situation par rapport à laquelle il est absolument impératif d'appliquer ce principe. Il serait criminel de jouer avec le sort de centaines de millions, voir de milliard de vies humaines.
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  • Georges Allaire - Inscrit
    19 décembre 2009 11 h 03
    Une mode en passe de passer
    Les politiques sont parvenus à sauver la face sans devoir sabrer dans les troupeaux de vaches, les mollusques des océans et les quelques enfants de la décroissance démographique. Pendant que notre vague de froid quasi-polaire nous gèle les extrémités, on peut sentir un dégel cérébral envers la mode verte qui voulait blanchir. Même la trompette d'Obama a seulement pu sonner une fausse note.

    La question qui se pose maintenant: avec quoi allons-nous nous faire peur dans les prochaines années?
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  • Godfax - Inscrit
    19 décembre 2009 12 h 52
    Le cauchemar de la guerre climatique
    Pour que le nouvelle ordre mondial devient réalité je ne voit pas comment la super élite peut résister à passer outre le Traité de L'ONU sur l'utilisation militaire d'arme climatique.

    http://www.un-documents.net/enmod.htm

    Que cette question ne soit pas été traiter à Copenhague est une véritable honte.
    Si les ONG penseraient vraiment à l'avenir de la terre ils lutteraient de toute leurs forces contre la militarisation de l'économie et prolifération des armes climatiques.

    Ce n'est pas une légende urbaines ni de la science-fiction.
    J'espère que la raison et la vérité sortira avant que ce déchaine la théologies
    écologique en plus grande échelle.

    Paix à l'humanité
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  • Claude Simard - Abonné
    19 décembre 2009 13 h 42
    Entente timide pour sauver la mise
    Le titre utilisé,ne frappe pas suffisamment ,pour éveiller les populations.complaisantes,un titre plus pertinent parmi d'autres serait:
    L'APPÂT DU GAIN VA DÉTRUIRE LA PLANÈTE!!!
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  • France Marcotte - Abonnée
    19 décembre 2009 14 h 17
    Il était une fois...
    Il était une fois les grands chefs du monde qui s'étaient réunis pour parler de catastrophe. Certains, parmi les plus puissants, étaient partis de très loin, survolant, sans trop regarder, merveilles du monde mais aussi forêts rasées, cours d'eau asséchés, villes surpeuplées, populations affamées... Assis autour d'une table et sirotant leur thé, l'un dit: alors, on fait quoi? À quel sujet, dit un autre. La catastrophe...Oh! la catastrophe, mais quelle catastrophe? dit un grand grand chef. Mais je ne sais pas dit l'hôte, on m'a dit qu'il y avait une catastrophe; je suis désolé, ce doit être un malentendu. Alors chacun est retourné chez lui en survolant forêts dévastés, lacs eutrophiés, banquises à la dérive...
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    19 décembre 2009 14 h 53
    Aucune surprise!
    La plus grande puissance du monde mène le bal et se fiche de l'avenir de la planète pourvu que les multinationales soient contentes. Alors, c'est gagné, elles sont contentes et l'Empire est content. La planète peut crever il y aura toujours des sceptiques pour dire que c'est un mal pour un bien, s'il fait plus chaud on cultivera plus de carottes. Les pays pauvres seront les plus exposés aux changements climatiques? Pas grave, ce sont des pertes collatérales - les multinationales sont contentes et le roi-pétrole-Harper continuera à régner au Canada. En réalité c'est la victoire des borgnes car au royaume des aveugles, les borgnes sont rois...
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  • Fernand Trudel - Abonné
    19 décembre 2009 15 h 05
    Les politiciens ont flairé l'arnaque
    Toute cette histoire du protocole de Kyoto a un artisan au départ et c'est un canadien qui a fait fortune comme vice-président de Dome Pétroléum : Maurice Strong. Vous savez la plus grosse faillite frauduleuse au Canada...

    Voici des liens qui expliquent tout l'histoire et qui montrent que cet homme qui est en association avec Paul Desmnarais et Briamàn Mulroney pour la construction de centrales au charbon en Chine, a été l'artisan du protocole de Kyoto. De quoi avoir encore moins confiance en cette arnaque fomentée par une poignée de milliardaires de ce monde pour en prendre le contrôle et diminuer drastriquement la population mondiale à 2 milliards d'individus comme le prçonent Ted Turner qui a financé les causes environnementales avec un don d'un milliard et David Rockefeller qui a vcersé 34 millions à lONU pour diminuer la facture des États-Unis comme contribution au maintient de cet organisme mondial dans l'édifice newyorkais donné par son père.

    http://www.leseoliennes.be/histoireole/kyotohistoi

    http://www.centpapiers.com/maurice-al-le-chicago-c

    http://www.alterinfo.net/Qui-est-Maurice-Strong-_a

    http://www.iedm.org/main/content_fr.php?content_id



    Une chance, les politiciens ont flairé l'arnaque...
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  • Hélène Roy - Abonnée
    19 décembre 2009 15 h 37
    Pendant ce temps à Iqaluit...
    ... il fait 1 degré Celsius et il pleut...
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  • Fernand Trudel - Abonné
    19 décembre 2009 16 h 05
    Que cherche t'on dans tout ça ?
    La rengaine des envuironnementeurs canadiens sur les sables bitumineux est usées aussi surtout après la visite de Chavez à Copenhague.

    De passage à Copenhague, Hugo Chavez a profité de l’occasion pour s’adresser aux délégués présents pour cette conférence. Dans son allocution, le président vénézuélien a déclaré que le capitalisme menait en enfer et, en s’appuyant sur des citations de Karl Marx et Jésus Christ, Chavez a conclu son discours en affirmant que seul le socialisme pouvait sauver le monde.

    Réaction des délégués venus entendre le discours ? Une ovation debout !

    Quand une assemblée de réchauffistes ovationne le leader maximo d’une pétro-économie détenant les plus importantes réserves mondiales de sable bitumineux simplement parce qu’il a affirmé que le socialisme devrait remplacer le capitalisme, il ne fait plus de doute que l’enjeu de cette conférence n’est pas le réchauffement de la planète, mais la destruction du capitalisme.

    Quelques données sur les sables bitumineux pour les écolos qui crient après Harper mais pas après Chavez :

    •Les sables bitumineux représentent 66% des réserves mondiales de pétrole.
    •Seulement 2 pays ont des réserves de sables bitumineux commercialement exploitables: le Canada et le Venezuela.
    •Le Canada détient 32% des réserves mondiales de pétrole sous forme de sable bitumineux.
    •Le Venezuela détient 34% des réserves mondiales de pétrole sous forme de sable bitumineux.
    •Entre 2001 et 2006 le Venezuela a presque quintuplé sa production de pétrole des sables bitumineux.
    Malgré le fait que le Venezuela et les États-Unis soient à couteau tiré, le Venezuela n'a jamais ralenti sa production de pétrole pour les américains pour des motifs environnementaux. Le pétrole produit par des socialistes serait-il moins polluant que le pétrole produit par des capitalistes ?
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    19 décembre 2009 16 h 42
    Une mode ou une tendance lourde
    La destruction de l'environnement n'est pas une mode et ses conséquences ne passeront pas du jour au lendemain. Il ne s'agit pas d'avoir peur, mais de prendre conscience. Le réchauffement de la planète augmente l'énergie cinétique de l'atmosphère, ce qui fait que les froids sont plus froids, les chauds sont plus chauds et les variations sont plus intenses. Ce changement du climat s'ajoute à la pollution des écosystèmes pour affecter sérieusement la biodiversité. Cela nous l'avions venu venir depuis longtemps. Je vous laisse deviner la suite logique...
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  • Mathieu Gagnon - Abonné
    19 décembre 2009 16 h 57
    Pollution non-quantitative
    Avez-vous déjà vu une mine à ciel ouvert?
    Avez-vous déjà vu les terrains où l'on exploite les sables bitumineux?
    Avez-vous déjà été prêt d'une raffinerie de pétrole?
    Avez-vous déjà traverser des forêts dévastées par les coupes?

    Il est d'une évidence crasse que notre manière d'extraire des ressources naturelles est fondamentalement destructrice. Même notre manière de pratiquer l'agriculture (je parle ici de l'agro-industriel) tue la vie avec herbicide, pesticides, etc., ou encore en misant sur les monocultures modifiées génétiquement.

    Parfois, j'ai l'impression qu'on n'a plus d'yeux, d'oreilles, de nez, de jugement, et on ne se fie qu'à des chiffres. De bons croyants qui ne comprennent pas réellement ce que tout cela veut dire.

    Pour ma part, quand je vais à Kitcisakik (Réserve faunique de La Vérendrye), et que je vois qu'en 100 ans, l'eau des rivières est passée de potable à polluer, que le gibier a diminué en masse malgré quelques efforts de conservation, que la biodiversité de la forêt est menacée, que sa taille diminue sans cesse, que les animaux et les poissons sont malades, tout ça sans égard au peuple qui vit là depuis des centaines, voire des milliers d'années, alors je n'ai pas besoin de scientifiques qui m'expliquent avec des abstractions comptables à quel point je devrais être énervé.

    Quand je sors de chez moi dans Limoilou à Québec, et que je goûte la fumée de l'incinérateur et de la Stadacona (ex-Daishowa), quand je vois une fine poussière se déposer partout dans les fenêtres du quartier, sur les voitures etc., je n'ai pas besoin d'un sarrau blanc pour me dire que l'air que je respire est pollué.

    Si l'on court vers un précipice, a-t-on réellement besoin de savoir à quel point nous nous rapprochons du bord avant de changer de direction?

    Un gros problème : ceux qui exploitent en masse des ressources naturelles n'habitent pas la où ils prennent ces ressources. Résultat, on néglige sans cesse les répercussions locales des ces industries, on détruit des paysages, pollue des rivières.

    Autre gros problème, ceux qui consomment ces ressources, où les transforment, sont généralement mues par des impératif de productivité et de croissance matérielle. C'est facile de dire qu'il faut recycler. Mais quand notre temps libre est coincé dans un horaire de 9 à 5, ce n'est pas aisé de changer nos habitudes. Il faut d'abord penser à travailler, et à être productif,
    C'est facile de dire que les usines doivent réduire leur émissions de CO², mais tant que le facteur qui permet de gagner dans le vaste monde compétitif du marché est celui de la productivité (alors que nous vivons paradoxalement dans un monde de gaspillage), le reste ne peut qu'être secondaire.

    Nous avons développé un mode de vie qui n'est bon que pour les humains, et encore, pas pour tous (dois-je rappeler que l'écart entre les riches et les pauvres s'agrandit d'année en année).
    Il ne faut pas que réduire l'émission de gaz à effets de serre en vue des foutues conséquences économiques ou sociales, il faut se réconcilier avec la nature. Il faut redécouvrir que la présence humaine n'a pas à être destructrice pour tous les autres êtres vivants.
    Il faut cesser de ne penser qu'à nous. Il faut refuser l'anthropocentrisme incessant de nos sociétés. Il faut accepter un éventuel déclin démographique, il faut cesser de craindre la mort, de vouloir vivre toujours plus vieux et toujours plus nombreux. Ça n'a aucun sens. On fait quoi ensuite, on colonise les mers, la Lune, les déserts, on prend toute la place jusqu'à ce que toute forme de vie ait disparu sauf les humains.

    « Only when the last tree has died
    and the last river been poisoned
    and the last fish been caught
    will we realize we cannot eat money. »

    Proverbe cri
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  • arabe - Inscrit
    20 décembre 2009 09 h 12
    Un article fort intéressant dans le Ottawa Citizen du 20 déc. 2009:


    « The creation of new "carbon credit" schemes to reduce "greenhouse gas emissions" was not going to alleviate any of these problems. It was only going to line the pockets of some of the world's most corrupt bureaucrats and businessmen. Their pockets were already well-lined, and if they can't profit from Copenhagen deals, they will find other ways to be paid for useless services, and continue living like Al Gore. We needn't pray for them too earnestly.
    (…)
    For the most part, even the most primitive of "third world" dictators saw through the Copenhaggling immediately, and joined in only as a way to board the latest gravy train of western guilt money. This is by now a venerable suckering operation, that began the morning after each backward country became nominally independent. It has kept their politicians rich and their peoples poor. »

    http://www.realclearpolitics.com/articles/2009/12/

    Les pays les plus pauvres ont besoin de s’éclairer, de cuisiner et de transporter leurs marchandises non pas de la manière la plus verte possible, mais de la manière la plus économique possible. Car, à mon avis, ils devraient avoir d’autres priorités : c’est du moins ce que nous ferions si notre économie était aussi pauvre que la leur.

    Bien sûr, ils sont toujours libres de faire ces choix alternatifs : ne conduire que des camions et des voitures électriques ou hybrides, ne s’éclairer et ne cuisiner qu’aux piles solaires, au prix d’écoles, d’hôpitaux, d’infrastructures et de systèmes sociaux décrépits parce qu’ils auront investi une trop grande proportion de leur économie dans des énergies vertes nobles, propres, mais dispendieuses.
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  • France Marcotte - Abonnée
    20 décembre 2009 09 h 28
    Une photo pour la postérité
    Juste la photo qui coiffe cet article a quelque chose d'indécent: des gens (dont seulement 2 femmes) forment un cercle (fermé) et décident du sort du monde. Dans mille ans (si nous sommes toujours là) nos descendants la regarderont en se disant peut-être que tout était contenu dans cette seule image. Ces gens ne sont pas des chefs ce sont des geôliers, les exécutants des basses oeuvres. Les chefs, on ne les voit jamais, peut-être même qu'ils ne sont pas humains, ce sont des "impératifs économiques". Empereurs, impératifs, derrière nos geôliers on entend sonner des clefs.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    20 décembre 2009 14 h 05
    Appauvrissement et dépopulation nous attendent avec le protocole de Kyoto

    La diabolisation actuelle des énergies fossiles, tenues pour responsables d’un réchauffement climatique, lequel est matraqué comme irréversible et catastrophique, est de nature à favoriser les conflits. Des milliards d’humains ont un besoin vital d’énergie abondante et peu chère pour atteindre une qualité de vie minimale que les occidentaux connaissent depuis longtemps.

    L’environnementalisme tel qu’il est propagé aujourd’hui conduit au sacrifice de populations. Le Dr Patrick Moore, un co-fondateur de Greenpeace qui répudia totalement le mouvement par la suite dit : « Le mouvement environnemental est devenu la plus puissante force qui existe pour empêcher l’essor des pays en voie de développement. (...) Je pense qu’il est légitime que je les qualifie d’anti-humains ».

    L’idéologie ainsi diffusée selon laquelle il faudrait réduire les niveaux d’activité économique et de population humaine afin de baisser le taux de dioxyde de carbone dans l’air, est une campagne néfaste pour le Nord aussi bien que pour le Sud car elle prône la démolition des économies modernes et le maintien dans le sous-développement d’une grande partie du monde. Comment des écologistes peuvent-ils cautionner une telle idée ?

    Cette propagande, il n’y a pas d’autre mot car elle ne laisse pas la place à ses contradicteurs, ne vise manifestement qu’à manipuler les populations qui, rendues inquiètes et coupables, se laisseront imposer des taxes et réglementations coercitives. L’argent public sera gaspillé dans des politiques coûteuses qui feront prospérer artificiellement les industries et les marchés de certains pays tout en bridant ceux des autres ; cette politique de contrôle de l’activité industrielle et économique, imposée par les pays riches aux nations émergentes, ne visant qu’à les empêcher de se poser jamais en concurrentes des multinationales occidentales.

    Certes, on ne fera jamais assez de sensibilisation aux effets des activités de l’homme sur son environnement, à commencer par les rejets sauvages des activités industrielles, l’agriculture et l’élevage intensifs qui polluent les sols et l’eau, la déforestation, la diminution de la biodiversité, la surexploitation des mers… Mais cette carbo-phobie occulte les vrais problèmes (dioxines, OGM, PCB, métaux lourds, nitrates, insectides, fongicides…) fabriqués par les multinationales de l’agrochimie qui génèrent d’énormes profits et auxquels les politiciens n’osent pas s’attaquer sauf par de vagues déclarations d’intentions démagogiques. Bref, les urgences ne manquent pas en environnement et le faux problème du gaz carbonique détourne les regards et les actions des vrais sujets écologiques.

    Et sous le prétexte noble et séduisant de sauver la planète, des dépenses et des contraintes seront engagées au nom d’une croisade anti-réchauffiste aux résultats infinitésimaux. Les écologistes sincères qui collaborent naïvement à cette idéologie d’inspiration néo-malthusienne feraient mieux de ne pas se lancer dans une lutte contre des moulins à vent par la traque d’un gaz naturel émis à plus de 99% par l’environnement lui-même et qui lui est profitable. Les populations du globe vivent déjà au sein de tout un éventail de climats et s’y acclimatent fort bien. Si un réchauffement ou refroidissement climatique vraiment conséquent se produit un jour, il sera le fait de phénomènes naturels puissants et l’homme devra s’adapter comme il l’a toujours fait.

    Source: Conclusion de l'article "Al Gore au pays des mensonges" publié par Geopolintel)

    http://www.geopolintel.fr/article44.html


    Je vous laisse avec un extrait du livre "Earth in Balance" écrit par Al Gore :

    "Aucun objectif n'est plus crucial pour réparer l'environnement que celui de stabiliser la démographie. "

    Cette façon de penser est reprise par son ami Ted Turner qui avec un don d'un milliard pour financer les activités du GIEC et des groupes environnementaux qui son accrédités par le GIEC pour faire de la propagande réchauffiste comme Greenpeace, la WWF dont Turner est le fondateur. Voici deux vidéos intéressantes de Ted Turner et David Rockefeller sur ce sujet de la diminution de la population mondiale. Pour Rockefeller c’est dans une réunion de l’ONU qu’il s’adresse…

    http://www.youtube.com/results?search_query=ted turner population control
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  • France Marcotte - Abonnée
    20 décembre 2009 17 h 17
    CO2 et rien d'autre
    "La diabolisation actuelle des énergies fossiles"...dit monsieur Trudel. La pollution atmosphérique, que les gens sensés déplorent, n'est pourtant pas causée, loin de là, que par le dioxyde de carbone issu de la combustion du pétrole qui n'est d'ailleurs qu'un des gaz à effet de serre. Je n'ai entendu personne "diaboliser" le CO2 mais je vous vois monsieur Trudel en faire un paravent pour occulter tout ce qui n'est pas lui.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    20 décembre 2009 19 h 02
    Comme je l'avais prévu
    Je l'avais écrit il y a deux semaines. On a mis tellement de pression pour avoir un accord qu'on a finalement eu un accord... qui ne règle rien.
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  • Stevo - Inscrit
    20 décembre 2009 21 h 46
    On se réveille SVP
    Vous allez me dire que vous endossez la décision de Harper pris durant cette fin de semaine. Que vous allez laisser ces moins que rien, qui pensent à EUX et non à NOUS. Vous allez regardez les téléromans et oublier que nous sommes dans la merde!

    Au nom de l'économie, nous allons détruire cette nature qui nous entoure. Dit-moi que je fait un cauchemar. À quoi bon l'économie si nous demeurons dans nos cages de verre entourés dépotoirs, de lacs acides et d'un ciel plein de smog.

    Nous avons tous les outils pour que notre EMPREINT soit la moindre possible.
    Mais le syndrome de la'' vacheté'' semble être notre cancer.

    En passant, est-ce que votre pot d'échappement est dans votre habitacle ?
    Est-ce que votre cheminée de votre foyer est dans votre maison ?

    Et bien non, car si vous faites ça , vous allez mourir ! Alors pourquoi le faire avec la planète, parce que le ciel semble être infini. Réveillez-vous ! la récré est finie.

    Changeons notre mentalité, ou nous mourrons ! Les technologies sont là. Débarrassons-nous des pétrolières et de leurs amis.

    C'est notre avenir qui en dépend !
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