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Greenpeace s'invite au dîner royal

Des activistes de Greenpeace ont réussi à déjouer la sécurité et à se faufiler à l’intérieur du palais... où les chefs d’État étaient réunis pour un dîner officiel.
Photo : Agence France-Presse Eric Feferberg
Des activistes de Greenpeace ont réussi à déjouer la sécurité et à se faufiler à l’intérieur du palais... où les chefs d’État étaient réunis pour un dîner officiel.
Copenhague — La police a interpellé hier 28 militants de Greenpeace à la suite d'une opération de l'organisation écologiste au palais de Christiansborg, où étaient invités à un dîner royal plus d'une centaine de chefs d'État et de gouvernement participant au sommet sur le climat de Copenhague.

Trois militants ont été arrêtés dans l'enceinte du château, dix-neuf à l'extérieur et six sur un pont voisin menant à l'île d'Amager, selon la police.

Deux militants de Greenpeace en tenue de soirée avaient réussi à pénétrer dans le hall même du palais de Christiansborg, alors que les dirigeants participant au sommet sur le climat arrivaient pour le dîner organisé par la reine Marguerite II du Danemark, à la veille de la clôture de la conférence.

Là, ils avaient brandi devant les photographes et les caméras de télévision des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Politicians talk - Leaders act» (Les politiciens parlent - les leaders agissent).

Ils étaient entrés au palais sans être contrôlés vers 20h15 (19h15 GMT), avec les premiers invités, moins d'une heure avant le début du dîner. Ils n'ont jamais pénétré dans la salle du dîner.

Leur convoi de trois véhicules était arrivé juste devant celui de la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, selon un communiqué de Greenpeace.

Interrogé par l'Agence France-Presse, un porte-parole de la police de Copenhague, Henrik Moeller Jakobsen, a indiqué qu'une enquête était en cours «pour déterminer comment ces personnes ont pu passer les barrages de police». «Elles ont été stoppées à temps», a-t-il souligné.

L'organisation écologiste a également projeté des messages en anglais, en français et en allemand sur les murs du palais et du bâtiment qui abrite les bureaux du premier ministre dans le centre de la capitale danoise, selon son communiqué.

Greenpeace avait déjà réalisé une telle opération il y a moins d'une semaine, le 11 décembre, avant un sommet de l'Union européenne à Bruxelles.
 
 
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