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Ça chauffe à Copenhague

Les pays africains disent assister à l'émergence d'un «nouvel ordre de colonialisme»

Des membres de la délégation du Gabon, hier, au Bella Center de Copenhague. Les pays en développement estiment que seul le prolongement du protocole de Kyoto est en mesure de forcer les pays industrialisés à assumer leurs responsabilités.
Photo : Agence France-Presse Attila Kisbenedek
Des membres de la délégation du Gabon, hier, au Bella Center de Copenhague. Les pays en développement estiment que seul le prolongement du protocole de Kyoto est en mesure de forcer les pays industrialisés à assumer leurs responsabilités.
Y aura-t-il un Kyoto-2 doublé d'une entente de Copenhague ou un nouveau traité, unique, qui réunira les signataires du protocole de 1997 en plus des États-Unis et des pays en développement? Cette question a polarisé une grande partie des débats politiques, des négociateurs et des journalistes hier à Copenhague.

Faisant suite à la réunion exploratoire de dimanche aux Affaires étrangères danoises, qui réunissait 48 ministres de l'Environnement, la ministre danoise et présidente de la conférence, Connie Hedegaard, a lancé deux consultations, l'une sur le prolongement du protocole et une autre sur les autres formules possibles.

Opposés depuis des mois à toute tentative de mettre un terme au protocole de Kyoto, les pays africains ont quitté les tables où ils étaient représentés et ont dénoncé en conférence de presse l'émasculation du protocole parce que c'est lui qui donne force légale aux réductions que se sont engagés à réaliser les 39 pays industrialisés à l'origine de l'essentiel du réchauffement climatique.

Après une brève interruption et l'intervention de pays médiateurs, les délégations africaines sont revenues aux tables où la priorité a été donnée cette fois à une consultation sur la prolongation du protocole de Kyoto. Mais, même si elle est censée être passée au second rang, la consultation prévue par la présidente sur une deuxième voie a poursuivi ses travaux dans la journée, précisait hier en conférence de presse le ministre canadien de l'Environnement, Jim Prentice, qui est désormais conseillé par 17 personnalités canadiennes chaque matin.

Les représentants de l'Afrique, qui traduisaient à leur façon l'opposition manifestée depuis des mois au remplacement du protocole de Kyoto par les autres pays en développement du G77, sont allés jusqu'à dire en conférence de presse qu'ici, à Copenhague, on était en train d'assister à l'émergence d'un «nouvel ordre de colonialisme».

Étienne Massard, négociateur en chef du Gabon, a expliqué que les conférences annuelles antérieures avaient convenu de négocier sur «deux voies» simultanément, soit une pour prolonger le protocole de Kyoto, et l'autre, pour explorer une entente, voire un autre protocole sous l'autorité de la convention sur les changements climatiques. Cette autre entente, ou protocole, servirait à régir en somme les obligations et responsabilités des pays autres que les 39 liés par le protocole à des réductions précises.

En entrevue au Devoir, M. Massard a expliqué que les pays en développement tiennent au prolongement du protocole de Kyoto parce que c'est la seule manière d'obliger les pays industrialisés à «assumer leurs responsabilités» au lieu de tenter de reporter une partie de ce défi sur les pays en développement en leur demandant d'apporter leur contribution aux dépens de leurs faibles économies.


Possibilité d'un nouvel accord

Le Canada, l'Australie et le Japon s'opposent de leur côté à toute prolongation du protocole. Dans le cas du Canada, les motifs sont on ne peut plus évidents, disent écologistes et pays en développement: le retard du Canada par rapport à ses obligations dans le protocole de Kyoto pourrait lui valoir à la fin de 2012 une dette allant de 40 à 75 milliards au bas mot, selon le prix de la tonne de carbone. Le Canada devra acheter dans les six premiers mois de 2013 des crédits suffisants pour atteindre son objectif quinquennal, plus une pénalité de 30 %. Quant à l'Australie, son nouveau gouvernement a bien tenté de hausser la barre des réductions, contrairement à l'ancien, mais son Sénat a fait échec au plan de réductions ambitieux qu'avait préparé le gouvernement. Ce dernier veut donc calmer le jeu en évitant toute référence à Kyoto.

L'Europe continue pour sa part d'appuyer officiellement les revendications des délégués africains et du G77, mais on évoquait hier la possibilité qu'un nouvel accord global voie le jour, qui réunirait les pays industrialisés liés par de nouvelles réductions, les États-Unis qui ne veulent rien savoir de s'inscrire sous la bannière de Kyoto ainsi que les pays émergents et en développement.

Pour les pays en développement, cette proposition est une sorte de fuite en avant qui permet de reporter 10 ans plus tard le travail de réductions que des pays comme le Canada auraient dû amorcer dès 2008.


Une entente «globale et inclusive»

En entrevue au Devoir, le président de la Commission de l'environnement au Parlement européen, Jo Leinen, a indiqué qu'un grand traité qui réunirait tout le monde pourrait assigner des obligations et des échéanciers différents aux pays, selon leur contribution au réchauffement, selon leurs moyens financiers et techniques, etc. Un peu comme l'a fait le protocole de Montréal, convient-il, sur la protection de la couche d'ozone, qui a assigné des cibles et des échéanciers différents à des blocs de pays.

Cette formule, précise M. Leinen, éviterait d'avoir à créer un traité différent pour les États-Unis et un autre, voire deux, pour les pays en développement, du fait, dit-il, que «la Chine n'est tout de même pas le Burkina Faso».

Peu importe la formule retenue, a expliqué en conférence de presse le commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, ce qu'il faut, c'est une entente «globale et inclusive» des 192 pays représentés ici à Copenhague.

Les porte-parole européens se sont toutefois dits inquiets de voir le temps s'écouler trop rapidement et ils ont plaidé en faveur d'une réduction des enjeux aux questions les plus névralgiques, soit les réductions d'émissions de GES, le financement des politiques et des programmes d'adaptation dans les pays en développement et des transferts technologiques pour ceux qui ont l'infrastructure industrielle pour en profiter.

Plusieurs s'attendaient hier soir au dépôt d'un document synthèse aujourd'hui afin de mesurer les différends avant l'arrivée, demain, des 110 chefs d'État qui devront trancher dans le vif d'ici à vendredi soir.

Pour l'instant, la conférence de Copenhague est devenue la rencontre de la démesure, qui ne peut se comparer par son ampleur qu'aux Jeux olympiques. L'ONU a délivré des laissez-passer à 45 215 participants, dont 22 700 observateurs (principalement des groupes sociaux et environnementaux), 3000 journalistes et 7500 techniciens.
 
 
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  • jacques noel - Inscrit
    15 décembre 2009 07 h 22
    Gore s'est gourré
    Rappelons qu'il a eu un Oscar et un Nobel pour son déchet...

    http://www.timesonline.co.uk/tol/news/environment/

    The former US Vice-President, who became an unlikely figurehead for the green movement after narrating the Oscar-winning documentary An Inconvenient Truth, became entangled in a new climate change “spin” row.

    Mr Gore, speaking at the Copenhagen climate change summit, stated the latest research showed that the Arctic could be completely ice-free in five years.

    In his speech, Mr Gore told the conference: “These figures are fresh. Some of the models suggest to Dr [Wieslav] Maslowski that there is a 75 per cent chance that the entire north polar ice cap, during the summer months, could be completely ice-free within five to seven years.”

    However, the climatologist whose work Mr Gore was relying upon dropped the former Vice-President in the water with an icy blast.

    “It’s unclear to me how this figure was arrived at,” Dr Maslowski said. “I would never try to estimate likelihood at anything as exact as this.”

    Mr Gore’s office later admitted that the 75 per cent figure was one used by Dr Maslowksi as a “ballpark figure” several years ago in a conversation with Mr Gore.

    The embarrassing error cast another shadow over the conference after the controversy over the hacked e-mails from the University of East Anglia’s Climate Research Unit, which appeared to suggest that scientists had manipulated data to strengthen their argument that human activities were causing global warming.

    Mr Gore is not the only titan of the world stage finding Copenhagen to be a tricky deal.

    World leaders — with Gordon Brown arriving tonight in the vanguard — are facing the humiliating prospect of having little of substance to sign on Friday, when they are supposed to be clinching an historic deal.
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  • Nadine Lecorre - Inscrite
    15 décembre 2009 07 h 29
    Franchement, c'est pas fort!
    Le Cabinet de M. Harper doit des excuses à Monsieur Guilbeaut. C’est évident, de même qu’à tout le peuple canadien pour ne pas fournir vraiment d’effort à nous préserver dans changements climatiques, qu’on vit déjà.
    Il ne devrait pas être permis à M. Soudas d’être présent pour le reste de la rencontre pour cause de mauvaise conduite. Cela permettraient peut-être aux autres figurants du fédéral de se rallier à l’idée générale que c’est impératif d’arriver à une entente, une vraie.
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  • Labelle Michel - Inscrit
    15 décembre 2009 08 h 56
    La conférence de Copenhague est devenue la rencontre de la démesure

    OUI.

    Et tout cela pour 0,28 %!

    0,28 % correspond à TOUS les gaz à effet de serre produits par les activités humaines.
    Pour ce qui est du dioxyde de carbone, il s'agit de 0,117 %.

    http://www.geocraft.com/WVFossils/greenhouse_data.

    Donc, 0,28 % = 0,0028 = 1/357 = NÉGLIGEABLE

    Le but de la conférence de Copenhague est de réduire ce 0,28 % qui est déjà NÉGLIGEABLE!
    On allègue que ce 0,28 % est responsable de toutes les calamités qui affligent la planète.
    Mais, que fait-on du 99,72 % des gaz à effet de serre?

    Mais, la vérité a triomphé.

    Voici un extrait de l'éditorial du Washington Times du 4 décembre :

    Global warming was an academic Ponzi scheme. Its leading proponents were mini-Madoffs, peddling a vision of global catastrophe to gullible activists, bureaucrats and policymakers. The vision was so vast, the fear it inspired so pervasive, that it seized popular imagination, aided ably by hucksters like former Vice President Al Gore and his science-fiction feature film "An Inconvenient Truth." But like any Ponzi scheme, global warming only worked if everyone kept investing and no one looked at the books. Once the truth came out - of manipulated findings, phony data, rigged peer-review processes and intimidation of skeptics - the scheme began to collapse.

    Yet even as the edifice comes down, the adherents of the orthodoxy say that there is nothing to see, that this is all a distraction from the business at hand, that there is still no time to lose, full steam (or solar power) ahead. But it is far too late for that. The veil has been pierced, the myth revealed, the scales have fallen from the people's eyes. The pagan priests are fleeing the temple, their sacred idols are being pulled down, their holy works renounced. Their god, finally, is dead.

    http://www.washingtontimes.com/news/2009/dec/04/gl
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    15 décembre 2009 09 h 38
    Pour protéger la terre, le capitalisme traditionnel serait à revoir et corrigé.
    Avez-vous déjà cultivé un jardin? Pour moi, point de vue environnemental, la terre est comme un immense jardin à cultivé et à respecter de par les lois naturelles qui la font vivre. Actuellement, c'est la capitalisme qui cultive le jardin et il en fait ce qu'il veut. De par les règles (en passant, il est faux de penser que ce sont des règles naturelles) qui régissent ce capitalisme, c'est presque toujours le plus fort des prédateurs qui l'emportent.

    Avec le temps qui passe à ne rien faire, ce jardin qu'est notre terre est en train de nous dire qu'il étouffe. Le capitalisme, qui date de l'époque d'Adam Smith et même avant, devrait être remis à sa place. En ce moment, c'est le politique qui se fond presque toujours à l'intérieur de son moule. Certains pourraient dire que je suis un idéaliste, mais la réalité finira très probablement par nous frapper de plein fouet.

    Les choses vont se passer à petit pas, malgré ce que nos représentants officiels semblent vouloir prêcher, pour continuer ainsi et sécuriser tout le monde. En revanche, La nature a ses règles péremptoires, indépendamment de ce qu’ils disent, et on ne peut à peu près plus en faire fi. Chaque pays reste confiné à l’intérieur de ses murs. Ces rencontres sont comme des fenêtres ouvertes dans le but qu’un dialogue, idéalement constructif, s’établisse entre les pays concernés.

    Malheureusement, on dirait que la plupart des pays referment très vite la fenêtre, quand vient le temps d’agir précisément avec les problèmes environnementaux qui devraient les préoccuper plus rigoureusement. Je sais que c’est beaucoup plus facile pour moi de le dire que pour eux de le faire. N’empêche qu’il faudra avant longtemps qu’un véritable dialogue s’établisse. Mais, pour commencer, le politique devrait remettre le capitalisme à sa place.

    Le capitalisme prédateur devrait céder sa place à un capitalisme de partenariat. Présentement, on entend surtout parler de capitalisme de partenariat surtout avec des expériences faites par ceux qui sont plus près de leur nature que du capitalisme dominant la scène mondiale. J’espère que le capitalisme de partenariat devienne le capitalisme dominant demain sur toute la planète. Sinon, de par les lois de la nature, nous serons cuits à petit feu.
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  • Eric Allard - Abonné
    15 décembre 2009 12 h 55
    Peu importe maintenant...
    Peu importe maintenant qu'on soit du camp des écologistes ou des négationnistes, tout ce qui est important de savoir, c'est que les Conservateurs à l'époque ont signé le protocole de Kyoto, qu'aucun gouvernement n'a eu le courage de le mettre en pratique, et qu'aujourd'hui Harper sacrifie le reste du Canada pour protéger les avantages d'une minorité en Alberta et Saskatchewan.

    Comme on le sait, le Canada va avoir des répercussions très négatives de tout ça, des dettes affreuses que tous vont devoir payer, et des embargos d'autres pays sur nos produits à cause de notre gouvernement actuel.

    Autrement dit, deux provinces vont continuer à s'enrichir sur le dos du reste de la population canadienne. C'est le genre de Harper de ne voir qu'à ses intérêts et ceux de sa province, au détriment du reste du Canada, et il le prouve encore.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    15 décembre 2009 15 h 19
    Encore M. 0,28%
    La dernière fois, sa participation avait été retirée.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    15 décembre 2009 21 h 07
    Monsieur Allard comme tout bon alarmiste vous déformez la vérité
    Monsieur Allard comme tout bon verdoyant embrigadé dans la religion kyotiste, déforme la vérité et l’arrange à sa manière. Le protocole de Kyoto a été signé par Jean Chrétien, il n’est pas conservateur à ce que je sache. Je vous rappelle les paroles de son conseiller spécial, Eddy Goldenberg qui ont paru dans Le Devoir en février 2007, En voici des extraits:

    « Ottawa -- L'ancien conseiller spécial de Jean Chrétien, Eddie Goldenberg, soutient que la signature canadienne au bas du protocole de Kyoto en 2002 visait avant tout à «conscientiser» l'opinion publique aux efforts immenses qui doivent être faits pour lutter contre les changements climatiques. Dans une entrevue accordée au Devoir hier, mais également lors d'un discours livré au Canadian Club de London, Eddie Goldenberg a aussi soutenu que le gouvernement Chrétien n'était pas prêt à l'époque à atteindre les objectifs de Kyoto, qu'il qualifie «d'extrêmement ambitieux». Il affirme même que la possibilité de rater la première échéance du protocole de Kyoto était évaluée comme une forte possibilité au sein du gouvernement libéral de l'époque. »

    Quant à l'appauvrissement des canadiens ce n'est sûrement pas les 27 milliards de taxes et redevances annuelles (chiffres de 2006) que nous nous endettons, ce serait le contraire. Nous priver de cette source de revenus non négligeable qui nous permet d’être une puissance financière capable de siéger au G8. Car ce n’est pas avec le nombre d’habitant qu’on est considéré comme un pays riche mais parce que nos réserves d’énergie fossile nous placent au troisième rang mondial pour la production de gaz naturel et au septième rang mondial pour la production de pétrole alors que nous ne représentons que 0, 5% de la population mondiale. Les réserves totales qui sont présentes dans les sables bitumineux et extractibles avec la technologie existante totalisent 173 milliards de barils. Cela représente les deuxièmes réserves les plus importantes dans le monde, devancées seulement par l’Arabie saoudite. (Extrait des notes du discours de Monsieur Pierre Alvarez, président de l’association de pétroliers canadiens le 7 mai 2008 devant le Conseil des relations internationales- copie jointe)

    http://www.corim.qc.ca/home/PDF/Discours/Pierre_Al

    Monsieur Allard veut troquer toute cette richesse pour ses rêves verdoyants qui, nous l’avons appris par le Climategate, sont scientifiquement infondés et ne sont que dogme d ‘activistes voulant nous amener vers une poignée de politicailleurs comme Al Gore qui veulent mener le monde en formant un gouvernement onusien et en tirer profit. Je me demande qui veux nous appauvrir…
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  • Marc Lachapelle - Inscrit
    15 décembre 2009 22 h 34
    M. Trudel comme tout bon lobbyiste pétrolier omet certains points
    Certes, le pétrole extrait des sables bitumineux nous permet d’augmenter le PIB canadien et enrichir principalement deux provinces occidentales. Toutefois, l’extraction peu environnementale et le traitement de ce pétrole vont nous permettre de nous expulser du G8 par nous-mêmes. Ceci est sans compter la possibilité que certaines sanctions suivent le sommet à Copenhague ou un protocole futur. Il est bien beau d’affirmer que la deuxième réserve mondiale de pétrole est au Canada, cependant, au rythme que la consommation de pétrole augmente de façon exponentielle, la garantie d’une économie basée sur le pétrole est impossible. Ainsi, l’amélioration de l’extraction et le traitement du pétrole de façon écologique, la diminution de la dépendance au pétrole sont des points qui doivent être abordés tout comme la nationalisation de cette ressource naturelle. Toutefois, pour mettre en marche ce processus, le Canada doit être doté d’un gouvernement qui à un plan à long terme, d’avenir et durable qui tient compte des préoccupations tant nationales que mondiales.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    16 décembre 2009 10 h 03
    Monsieur Lachapelle je n'ai rien dit de pareil
    Monsieur Lachapelle je n'ai rien dit de pareil, je suis conscient des limites des sources d'énergie non renouvelables mais les réserves prouvées peuvent fournir pour plusieurs décennies encore. Assez pour trouver des alternatives.

    Le problème est connu des pétrolières et plusieurs n'ont pas hésité à investir dans la recherche d'autres sources d'énergies. Mais quand on conspue les méchantes pétrolières pour avantager les amis de Gore qui ont tenté d'implanter l'éthanol 40% plus dispendieux à produire et encore plus polluant à fabriquer, on ne nuance pas, dogme vert oblige...

    Ainsi je vous donne quelques sites de pétrolières qui ont maintenant des divisions autres que le pétrole ou le gaz.

    Shell a un fond de l'environnement et les écolos comme vous pourriez obtenir des bourses.
    http://www.shell.ca/home/content/can-fr/responsibl

    Voici leur façon de penser:

    Défi énergétique

    La population mondiale a plus que doublé depuis 1950 et devrait encore augmenter de 40 % d'ici 2050. Pour soutenir la croissance économique, le monde aura besoin de grandes quantités d'énergie supplémentaires. Le défi consiste à répondre à la demande croissante d'énergie par des moyens responsables sur les plans économique, environnemental et social, tout en veillant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
    Je vous laisse découvrior leur réflexion et les pistes de solutions que cette compagnie envisage.
    http://www.shell.ca/home/content/can-fr/aboutshell

    Shell est un pionnier du développement de l'hydrogène.

    http://www.shell.com/home/content/bel-fr/innovatio

    Gaz de France-Suez commercialise en europe l'éolien et le solaire et ont un fond écolo.

    http://www.dolcevita.gazdefrance.fr/portailClients
    http://www.fonds-eco-ecole.ca/home.fr.html?gclid=C

    BP a aussi une division hydrogène

    http://www.shell.com/home/content/bel-fr/innovatio

    Monsieur Lachapelle vous charriez comme tout bon alarmiste vert sans savoir ce qui se passe dans les pétrolières. Mais la désinformation les verts en sont maîtres...

    Le problèeme du Golbal Warming est bien plus d'avoir des sources d'énergies fiables pour tout le monde qu'autre chose. Le reste n'est que propagande alarmiste...
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  • Eric Allard - Abonné
    16 décembre 2009 13 h 03
    Mauvaise information
    M. Trudel, je ne déforme pas l'information, j'étais seulement mal informé. Peu importe que ce soit Chrétien ou Mulroney qui aie signé Kyoto, le non-respect en sera le même.

    Pour ce qui est de la filière de Shell - soit l'hydrogène, puis-je vous rappeler que l'hydrogène n'est pas considéré comme une source d'énergie en soit, mais bien un vecteur d'énergie. Pour produire un kilo joule d'énergie à partie d'hydrogène, vous devez dépenser ce même kilo joule d'énergie pour extraire l'hydrogène.

    Si on rajoute à ça les installations nécessaires à l'extraction de l'hydrogène, au transport de cet hydrogène, et en sachant qu'à l'heure actuelle la source principale d'hydrogène sont les hydrocarbures, l'utilisation de cette source est négative en frais de production d'énergie.

    Pour ce qui est de l'écologie, les gaz à effet de serre ne sont qu'une partie de la destruction qu'on afflige à notre planète (que vous le reconnaissiez ou non). Il y a aussi la destruction d'écosystèmes, la pollution drastique de sources d'eau, la réduction de la bio diversité... et les champs pétroliers de l'Alberta de de la Saskatchewan sont une source démente de toutes ces formes de pollution, et d'autres encore.

    Alors, si vous voulez vivre de richesse temporaire en léguant une planète dépotoir aux futures générations, continuons dans cette voie. Je ne rentrerai pas dans le débat scientifique en citant tel ou tel autre. Mais ceux qui parlent d'idéologie devraient se regarder dans un miroir, le négationnisme extrème est aussi une idéologie.
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