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    Copenhague en capsules, 9 décembre

    Copenhague a été transformée en un vaste centre de colloques et de conférences pour maires, industriels de toute sorte, scientifiques, etc., dont le Klimaforum est sans doute la perle la plus colorée. Cette «conférence parallèle» des ONG réunit des milliers de personnes dans et autour d’un centre sportif près de la gare centrale, qui prend les allures d’épicentre d’un festival international où autochtones voisinent les élèves danois venus s’informer sur les problèmes des autres pays.

    On y prévoit 150 débats et conférences, des pièces de théâtre, des concerts et expositions, une cinquantaine de films. Je ne sais pas si on y présente le Syndrome du Titanic de l’écologiste Nicholas Hulot, mais je leur souhaite ce moment de grâce.

    Ce film était présenté mercredi soir par l’ambassade de France en première canadienne à la cinémathèque québécoise. Un film aussi beau que percutant, qu’il faudrait bien mettre à l’affiche quelque part parce qu’il dépasse le documentaire habituel pour hausser la problématique du climat  au niveau du sens qu’on veut donner à la société, voire à la vie. Magnifique et percutant.

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    Le ministre fédéral de l’Environnement, Jim Prentice, s’est doté d’une équipe spéciale de conseillers en vue de Copenhague, dont il n’a pas voulu divulguer la composition. Néanmoins, des journalistes ont pu apprendre qu’on y trouvait les chefs de direction de deux pétrolières albertaines Atco et TransAlta, auxquels s’ajoutera l’ambassadeur du Canada à Washington et ancien premier ministre du Manitoba, Gary Doer. La délégation canadienne, ce qui constitue une autre équipe adjointe au ministre Prentice, réunira aux dernières nouvelles, en plus de Stephen Harper, des premiers ministres qui veulent aller plus vite que lui, soit Gordon Campbell de la Colombie-Britannique, Jean Charest du Québec, Greg Selinger du Manitoba, Darrell Dexter de Nouvelle-Écosse, et Eva Aariak, du Nunavut.

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    Vingt-et-un athlètes olympiques canadiens ont délaissé hier leur entraînement dans la région de Vancouver pour demander au premier ministre Harper d’en faire beaucoup plus s’il veut refléter le désir des Canadiens de voir se perpétuer les sports d’hiver malgré la menace des changements climatiques. Ski, patin, planche à neige, hockey, toboggan, même le curling et les valses de petits pas sur les trottoirs glissants risquent, hélas, de passer du côté du folklore si le Canada demeure le flanc mou dans la bataille pour le «droit» à la neige, à la glace et au froid, que revendiquent les Inuit. Il faudrait peut-être inscrire ce droit dans la Constitution, question de refléter les «valeurs canadiennes» si chères au premier ministre...


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    La police danoise a saisi hier une cache de matériel susceptible de donner lieu à des actes de désobéissance civile à Copenhague. Des activistes, que n’aiment pas du tout les grands groupes écologistes impliqués dans les travaux de la conférence, avaient amassé dans cette cache 193 boucliers en bois, des centaines de caisses en plastique pour escalader les barricades, ainsi que des néons remplis de peinture destinés aux pare-brise des autos.

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    À Rome, huit militants-alpinistes de Greenpeace ont escaladé les murs du Colisée pour y déployer une bannière réclamant un «Accord historique maintenant» à Copenhague.

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    Aux États-Unis, Sarah Paulin, ancienne candidate républicaine à la vice-présidence, enjoignait le président Obama de boycotter Copenhague parce que ce qui risque d’en sortir, a-t-elle déclaré, c’est une «législation malveillante» pour les finances, le confort et les emplois aux États-Unis.

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    Un iceberg qui fait deux fois la taille du territoire de Hong Kong, provenant de l’Antarctique, a été aperçu au large de l’Australie. Une surprise de taille dans cette région.

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    La Chine a manifesté son indignation hier devant le logo retenu pour la conférence de Copenhague, soit une série de fils entrelacés de couleur bleue, avec le sous-titre «Cop 15», ce qui signifie «Conférence des Parties - 15e». Mais, ont indiqué les Chinois, la conférence n’est pas que la quinzième rencontre des Parties à la convention de Rio sur le climat mais aussi la 12 conférence des Parties du protocole de Kyoto, dont les pays en développement et émergents veulent l’extension juridique. Un logo, estime la Chine, qui est une prise de position insidieuse pour ceux qui veulent revenir à la convention en délaissant les obligations du protocole.













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