Climat - La planète fait de la fièvre!
Les températures moyennes observées au cours de la décennie écoulée n'ont jamais été aussi élevées
Photo : Agence France-Presse
Un gigantesque thermomètre installé en face du palais présidentiel à Santiago sensibilise les Chiliens au réchauffement climatique.
Tandis que les «climato-sceptiques» s'activent pour remettre en question le réchauffement du climat, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) leur a servi une douche froide hier avec son dernier bilan, confirmé par le plus important organisme scientifique des États-Unis en matière de climat.
La décennie en cours sera la plus chaude à être enregistrée depuis 1850, date à laquelle ont débuté les relevés instrumentaux.
C'est ce qu'affirme le bilan intérimaire publié hier à Copenhague par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), dont les chiffres ont d'ailleurs été confirmés par un rapport similaire de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis, l'autorité avec la NASA en matière de relevés météo.
Selon l'OMM, la décennie en cours est plus chaude que la précédente, qui était, elle aussi, plus chaude que celle des années 1980, ce qui va dans le sens des conclusions du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) à propos d'un réchauffement constant de la planète en raison des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Par ailleurs, toujours selon l'OMM, l'année 2009 devrait se classer parmi les dix années les plus chaudes depuis 1850, alors que la température moyenne combinée de l'air à la surface des terres et de la mer (entre janvier et octobre) dépassait de 0,4 °C (avec plus ou moins 0,1 °C de variance) la moyenne dite «normale», soit la moyenne relevée de 1961 à 1990.
NOAA a de son côté calculé que 2009 serait aux États-Unis vraisemblablement retenue comme se situant entre la 4e et la 6e année la plus chaude depuis 1880, tout dépendant des relevés des deux derniers mois. Aux États-Unis, la décennie 2000-09 sera aussi la plus chaude depuis le début des relevés, même si les moyennes de la décennie se présentent en dents de scie, ce que les sceptiques ont présenté au cours des dernières années comme un renversement des tendances vers un refroidissement du climat.
Il n'y a qu'en Amérique du Nord, soit aux États-Unis et au Canada, qu'on a enregistré sur la planète des moyennes mensuelles sous la normale à certains moments, comme au début de l'été au Québec et dans certains États chez nos voisins du Sud.
Selon l'OMM, des extrêmes climatiques, comme des crues dévastatrices, de graves sécheresses, des blizzards et des vagues de froid et de chaleur, ont été relevés de façon plus fréquente et plus intense que par le passé dans le sud de l'Amérique du Sud, en Australie et en Asie méridionale.
Par ailleurs, les relevés de la NASA et d'autres instituts scientifiques européens ont constaté, photos satellites à l'appui, que la banquise de l'Arctique avait affiché cet été la troisième plus petite surface jamais mesurée, derrière 2008 et 2007.
À Copenhague, où il présentait ce bilan, le secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud, a insisté sur le fait que ces données empiriques sont indiscutables et qu'elles vont dans le sens des séries établies par les chercheurs dont les «climato-sceptiques» tentent de miner la crédibilité après les fuites du «climategate». Et, dit-il, elles confirment clairement les tendances présentées dans le dernier rapport du GIEC de 2007.
Les chiffres et les moyennes globales cachent par ailleurs d'importantes disparités et des phénomènes extrêmes. Ainsi, les températures de 34 et 35 °C se sont multipliées dans le monde, atteignant des régions nordiques comme le Canada. En Chine, on a connu l'été dernier la pire sécheresse des 50 dernières années avec des niveaux d'eau si bas que l'approvisionnement de plusieurs villes majeures a été menacé.
La décennie en cours sera la plus chaude à être enregistrée depuis 1850, date à laquelle ont débuté les relevés instrumentaux.
C'est ce qu'affirme le bilan intérimaire publié hier à Copenhague par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), dont les chiffres ont d'ailleurs été confirmés par un rapport similaire de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis, l'autorité avec la NASA en matière de relevés météo.
Selon l'OMM, la décennie en cours est plus chaude que la précédente, qui était, elle aussi, plus chaude que celle des années 1980, ce qui va dans le sens des conclusions du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) à propos d'un réchauffement constant de la planète en raison des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Par ailleurs, toujours selon l'OMM, l'année 2009 devrait se classer parmi les dix années les plus chaudes depuis 1850, alors que la température moyenne combinée de l'air à la surface des terres et de la mer (entre janvier et octobre) dépassait de 0,4 °C (avec plus ou moins 0,1 °C de variance) la moyenne dite «normale», soit la moyenne relevée de 1961 à 1990.
NOAA a de son côté calculé que 2009 serait aux États-Unis vraisemblablement retenue comme se situant entre la 4e et la 6e année la plus chaude depuis 1880, tout dépendant des relevés des deux derniers mois. Aux États-Unis, la décennie 2000-09 sera aussi la plus chaude depuis le début des relevés, même si les moyennes de la décennie se présentent en dents de scie, ce que les sceptiques ont présenté au cours des dernières années comme un renversement des tendances vers un refroidissement du climat.
Il n'y a qu'en Amérique du Nord, soit aux États-Unis et au Canada, qu'on a enregistré sur la planète des moyennes mensuelles sous la normale à certains moments, comme au début de l'été au Québec et dans certains États chez nos voisins du Sud.
Selon l'OMM, des extrêmes climatiques, comme des crues dévastatrices, de graves sécheresses, des blizzards et des vagues de froid et de chaleur, ont été relevés de façon plus fréquente et plus intense que par le passé dans le sud de l'Amérique du Sud, en Australie et en Asie méridionale.
Par ailleurs, les relevés de la NASA et d'autres instituts scientifiques européens ont constaté, photos satellites à l'appui, que la banquise de l'Arctique avait affiché cet été la troisième plus petite surface jamais mesurée, derrière 2008 et 2007.
À Copenhague, où il présentait ce bilan, le secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud, a insisté sur le fait que ces données empiriques sont indiscutables et qu'elles vont dans le sens des séries établies par les chercheurs dont les «climato-sceptiques» tentent de miner la crédibilité après les fuites du «climategate». Et, dit-il, elles confirment clairement les tendances présentées dans le dernier rapport du GIEC de 2007.
Les chiffres et les moyennes globales cachent par ailleurs d'importantes disparités et des phénomènes extrêmes. Ainsi, les températures de 34 et 35 °C se sont multipliées dans le monde, atteignant des régions nordiques comme le Canada. En Chine, on a connu l'été dernier la pire sécheresse des 50 dernières années avec des niveaux d'eau si bas que l'approvisionnement de plusieurs villes majeures a été menacé.
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