Copenhague, jour 2: ce serait la décennie la plus chaude depuis 150 ans
Photo : Archives Le Devoir
Une rivière asséchée dans la province de Jiangxi en Chine, printemps 2007
La décennie finissante est en passe de devenir la plus chaude jamais répertoriée, et 2009 pourrait figurer parmi les cinq années les plus chaudes recensées à ce jour, a rapporté mardi l’Organisation météorologique mondiale (OMM), au deuxième jour de la conférence sur le climat de Copenhague.
La décennie 2000-2009 «est très probablement la plus chaude répertoriée» depuis que ce type de données a commencé à être compilé en 1850, a expliqué Michel Jarraud, secrétaire général de l’OMM, lors d’une conférence de presse. Elle est «plus chaude que celle des années 1990, celle des années 1980, et ainsi de suite.»
En Afrique centrale et en Asie du sud, 2009 sera probablement l’année la plus chaude jamais recensée, mais globalement l’année qui s’achève sera «la cinquième plus chaude» documentée, a précisé M. Jarraud. Si cela se confirme, 2009 succédera à ce rang à 2003.
Selon la NASA, les autres années les plus chaudes depuis 1850 sont: 2005, 1998, 2007 et 2006. L’agence spatiale américaine précise que les faibles écarts de mesure entre ces années ne sont pas statistiquement significatifs.
L’OMM estime que la température moyenne de la planète en surface de janvier à octobre 2009 a été 0,44 degré Celsius plus élevée que la moyenne annuelle entre 1961 et 1990. La marge d’erreur est de 0,11 degré et les chiffres définitifs seront publiés début 2010.
Les données de l’OMM ont été rendues publiques alors que les négociateurs réunis à la conférence de l’ONU sur le climat ouverte la veille à Copenhague, se sont concentrés mardi sur des points techniques du projet d’accord, comme les «inventaires de gaz».
Le rendez-vous de Copenhague, qui rassemble pendant deux semaines les délégués de 192 pays, est considéré comme crucial pour la lutte contre le réchauffement climatique. La conférence vise à conclure un nouvel accord international sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) en remplacement du protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Un autre enjeu concerne le financement d’un fonds pour aider les pays en développement à s’adapter au changement climatique et à réduire leurs émissions.
Une nouvelle en provenance des États-Unis a dopé les négociations lundi: l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a estimé que les GES étaient une menace pour la santé publique des Américains, et que ces émissions devaient être réduites, soit par le Congrès, soit par le gouvernement américain.
Les municipalités peuvent faire leur part
Par ailleurs, la Fédération canadienne des municipalités demande à Ottawa de faire équipe avec les villes canadiennes pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre (GES).
Un rapport de la fédération affirme que les villes ont un contrôle direct ou indirect sur 44 % des émissions canadiennes de GES.
Les administrations municipales ont une grande emprise sur le développement urbain et rural, sur le transport, sur l’activité économique et sur l’utilisation de l’énergie.
Le gouvernement fédéral veut réduire de 20 % d’ici 2020 les émissions de GES par rapport à leur niveau de 2006. L’étude affirme que les municipalités pourraient contribuer jusqu’à 40 % de cette cible.
Elles pourraient notamment améliorer l’efficacité énergétique de leurs édifices et de leurs flottes de véhicules, recycler les ordures et capturer les GES qui s’échappent des dépotoirs, et réduire le nombre de véhicules sur les routes en instaurant un ticket modérateur.
La décennie 2000-2009 «est très probablement la plus chaude répertoriée» depuis que ce type de données a commencé à être compilé en 1850, a expliqué Michel Jarraud, secrétaire général de l’OMM, lors d’une conférence de presse. Elle est «plus chaude que celle des années 1990, celle des années 1980, et ainsi de suite.»
En Afrique centrale et en Asie du sud, 2009 sera probablement l’année la plus chaude jamais recensée, mais globalement l’année qui s’achève sera «la cinquième plus chaude» documentée, a précisé M. Jarraud. Si cela se confirme, 2009 succédera à ce rang à 2003.
Selon la NASA, les autres années les plus chaudes depuis 1850 sont: 2005, 1998, 2007 et 2006. L’agence spatiale américaine précise que les faibles écarts de mesure entre ces années ne sont pas statistiquement significatifs.
L’OMM estime que la température moyenne de la planète en surface de janvier à octobre 2009 a été 0,44 degré Celsius plus élevée que la moyenne annuelle entre 1961 et 1990. La marge d’erreur est de 0,11 degré et les chiffres définitifs seront publiés début 2010.
Les données de l’OMM ont été rendues publiques alors que les négociateurs réunis à la conférence de l’ONU sur le climat ouverte la veille à Copenhague, se sont concentrés mardi sur des points techniques du projet d’accord, comme les «inventaires de gaz».
Le rendez-vous de Copenhague, qui rassemble pendant deux semaines les délégués de 192 pays, est considéré comme crucial pour la lutte contre le réchauffement climatique. La conférence vise à conclure un nouvel accord international sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) en remplacement du protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Un autre enjeu concerne le financement d’un fonds pour aider les pays en développement à s’adapter au changement climatique et à réduire leurs émissions.
Une nouvelle en provenance des États-Unis a dopé les négociations lundi: l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a estimé que les GES étaient une menace pour la santé publique des Américains, et que ces émissions devaient être réduites, soit par le Congrès, soit par le gouvernement américain.
Les municipalités peuvent faire leur part
Par ailleurs, la Fédération canadienne des municipalités demande à Ottawa de faire équipe avec les villes canadiennes pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre (GES).
Un rapport de la fédération affirme que les villes ont un contrôle direct ou indirect sur 44 % des émissions canadiennes de GES.
Les administrations municipales ont une grande emprise sur le développement urbain et rural, sur le transport, sur l’activité économique et sur l’utilisation de l’énergie.
Le gouvernement fédéral veut réduire de 20 % d’ici 2020 les émissions de GES par rapport à leur niveau de 2006. L’étude affirme que les municipalités pourraient contribuer jusqu’à 40 % de cette cible.
Elles pourraient notamment améliorer l’efficacité énergétique de leurs édifices et de leurs flottes de véhicules, recycler les ordures et capturer les GES qui s’échappent des dépotoirs, et réduire le nombre de véhicules sur les routes en instaurant un ticket modérateur.
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