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Conférence de Copenhague - Avoir confiance

La très attendue Conférence de Copenhague sur les changements climatiques s'ouvre aujourd'hui, et les négociations s'y annoncent si ardues que les pronostics les plus sombres ont cours depuis des semaines. Mais, nonobstant le Canada, certains des chefs d'État qui s'y rendront, dont Barack Obama, ont trop à coeur le sort de la planète pour d'ores et déjà jeter l'éponge.

On n'en attend plus rien depuis longtemps, mais il aurait quand même été apprécié que Jim Prentice dise deux ou trois mots de l'impact environnemental des changements climatiques lorsqu'il s'est adressé au Conseil patronal de l'environnement vendredi à Montréal. Après tout, M. Prentice est bien notre ministre fédéral de l'Environnement, celui qui nous représentera à Copenhague en attendant que le premier ministre Stephen Harper aille l'y rejoindre.

Mais M. Prentice ne voit dans la protection de l'environnement qu'une menace à l'économie et à l'emploi, fidèle au clientélisme du gouvernement conservateur obsédé par les rentables sables bitumineux de l'Alberta. Après eux le déluge!

On aura donc compris que le Canada gardera son rôle de cancre en chef à Copenhague tout en tentant de faire croire, comme le font tous les cancres, qu'il est à la hauteur des joueurs-clés, ici les États-Unis de Barack Obama, dont la présence à la clôture du sommet vient d'en décupler l'importance.

Nous avons les mêmes objectifs que les Américains, martèle le duo Harper-Prentice. Mais la cible du président américain, qui veut réduire, d'ici 2020, de 4 % les gaz à effet de serre par rapport aux émissions de 1990, n'a que l'apparence des 3 % de réduction promis par le gouvernement Harper pour la même période. Car l'administration Obama fait parallèlement un pari sur l'avenir, en misant sur les lois, les énergies renouvelables et la recherche. Au contraire, les conservateurs ont complètement désinvesti ces champs au profit de l'aide aux compagnies pétrolières tout en traînant les pieds à chaque rencontre consacrée à l'environnement. Une plaie!

Heureusement, d'autres chefs d'État arriveront autrement plus déterminés à Copenhague: on pense à Angela Merkel, à Nicolas Sarkozy, au président Lula, à l'hôte de la conférence, le premier ministre danois Rasmussen.

L'idéalisme, bien sûr, n'est pas de mise, car il faut non seulement s'entendre sur des objectifs précis, mais aussi déterminer qui financera ce gigantesque effort international pour lutter contre les multiples manifestations — avérées, n'en déplaise aux sceptiques — du réchauffement climatique. Grosses batailles en perspective!

Mais que les États-Unis d'Obama, contrairement à l'isolationnisme et au négationnisme de l'ère Bush, se soient donné des cibles; que la Chine, plus grand pollueur du monde, en fasse autant; que, dans leur foulée, l'Inde soit tenue d'annoncer pour la première fois un objectif ciblé, quoique non contraignant, de réduction de son intensité carbone..., ce sont à chaque fois de nouveaux pas, petits, insuffisants, mais qui témoignent que le monde ne ferme plus les yeux. Cette prise de conscience, en soi, est gigantesque.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, pèche par excès d'optimisme en en déduisant qu'un accord est à portée de main. Il est toutefois permis d'emboîter le pas au secrétaire de la Convention des Nations unies sur le climat, Yvo de Boer, qui disait il y a un mois: «Copenhague peut et doit devenir le tournant de la bataille contre le réchauffement du climat. J'ai toujours espoir que cela sera possible.» Nous aussi.
 
 
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 7 décembre 2009 04h39
    Les changements climatiques existent, c'est vrai
    Et très peu de "sceptique" disent le contraire. Ce qui est remis question c'est l'implication de l'homme dans tout ça. Il est très intéressant de voir la falsification de données et d'études faites par les alarmistes pour prouver l'implication de l'homme dans les changements climatiques. C'est en train de péter de partout le prétendu consensus.

  • Andrew Savage
    Inscrit
    lundi 7 décembre 2009 07h10
    La foi laïque moderne
    Votre optimiste est sans doute fondée...

    Quant on voit réunit ensemble autant de grands dirigeants, toujours très sensibles aux intérêts supérieurs, et aux aspirations légitimes de leur peuple ; il est très difficile de douter du succès de l’entreprise.

    D’autant, que l’homme ou l’activité humaine n’étant qu’un des facteurs affectant les changements climatiques, et que là règne déjà l’harmonie ; ils pourront mieux s’attaquer aux deux autres : le hasard et la course animée de la terre autour du soleil.

    Le Président américain ne disait-il pas lors de son installation à la maison blanche qu’il allait «harnacher le soleil». Le moment venu de passer à l’action, on a vu qu’il n’a pas hésité à se rendre à Copenhague. En très grande forme cet homme.

    Il en est de même pour les autres maîtres du «brave new world». Ensuite, comme il n’y a plus de classes sociales, ni d’intérêts spéciaux, on pourra aussi passer plus facilement de la parole aux actes.

    Votre optimisme est sans doute circonstanciel.

    Mais ce genre d’optimisme, mille fois recommencés, mille fois brisés, est lassant à la longue.
    Il a quelque chose de conditionné. Il témoigne d’une inqualifiable complaisance envers les puissants du jour, ou au mieux, d’un culte naïf et caché pour la raison humaine.

    À moins qu’il ne s’agisse évidemment d’autres choses.

    TÉTRASPECTACLE : hasard, soleil, activités humaines ; de la politique, et surtout l’adaptation, sous nos yeux émus, des méchants capitalistes aux nouvelles réalités vertes : de l’espoir en masse, pour les masses. Éblouissant et assommant.

    Croyez-vous qu’ils vont saisir le soleil en direct ?

    Pendant 15 jours. De quoi nourrir les médias avant l’hibernation. La madame est contente.


    ♪♪♪ Tout va très bien madame la marquise, tout va très bien…

  • Robert Henri
    Inscrit
    lundi 7 décembre 2009 07h10
    «On n'en attend plus rien depuis longtemps»?
    «On n'en attend plus rien depuis longtemps», vous peut-être mais si ces

  • Marc Elson
    Inscrit
    mardi 8 décembre 2009 14h35
    Un réchauffement climatique d'origine humaine ? Vraiment ?
    Comme l'a justement rappelé Dominic Pageau, les sceptiques ne contestent pas la réalité du réchauffement climatique, ils contestent la théorie du GIEC affirmant qu'il est d'origine humaine.
    Voici quelques faits :
    - Le réchauffement climatique actuel n'a pas commencé avec l'ère industrielle mais... au cours du 18e siècle, après ce que les climatologues appellent le petit âge glaciaire. Et donc bien avant le début de l'industrialisation et la production massive de CO2.
    - Au Moyen-Age, autour du 11e et du 12e siècle, les températures étaient plus élevées qu'à notre époque. Et il n'y avait évidemment pas d'émission massive de CO2 dans l'atmosphère car il n'y avait pas d'industrie.
    - Dans le même ordre d'idée, il faut noter que les glaciers ont commencé à reculer vers... 1850. Là encore, bien avant le début de l'ère industrielle.
    - Le modèle du GIEC prévoit une corrélation forte entre le taux de CO2 atmosphérique et la température moyenne de la planète, c'est-à-dire que plus le taux de CO2 atmosphérique augmente, plus la température augmente. Or, à partir de 1950, la consommation de combustibles fossiles, et donc la production de CO2, a explosé. Mais les températures, elles, ont diminué de 1945 à 1977, ce qui contredit donc le modèle du GIEC.
    - Il faut aussi noter que depuis 2002, les températures n'augmentent pas alors que le taux de CO2 rejeté dans l'atmosphère n'a cessé d'augmenter. Encore une fois, cela contredit les prédictions du GIEC.
    - Enfin, on a bien détecté une corrélation entre les températures et le taux de CO2 mais elle n'a pas grand chose à voir avec celle prévue par le GIEC. Par l'études des carottes de glace prélevées au Pôles, on s'est rendu compte que l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère SUIVAIT l'augmentation des températures avec un délai d'en moyenne 800 ans (avec une variation de ou - 200 ans). L'explication actuelle est qu'en se réchauffant, les océans (qui sont le plus gros réservoir de stockage de CO2 de la planète) libéraient petit à petit le CO2 dissous dans l'eau et que les effets de cette libération devenaient perceptibles après environ 800 ans. De plus, une fois le CO2 libéré dans l'atmosphère, on a pas constaté d'emballement des températures.

    La liste de faits en contradiction avec le GIEC est encore très longue, je vais donc m'arrêter là. Si vous souhaitez vous faire votre propre opinion, vous pouvez lire le document suivant : http://www.pensee-unique.fr/NIPCC_VF_04.pdf
    Le NIPCC est une association de scientifiques (notamment des géologues et des climatologues) qui contestent les conclusions et les modèles de l'IPCC (GIEC en français). En passant, la seule existence du NIPCC fait voler en éclat l'idée d'un consensus au sein de la communauté scientifique sur un réchauffement climatique d'origine humaine.

    Pour ma part, je pense qu'avant de crier au loup, il est important de vérifier qu'il y en a bien un. Avant d'engager des politiques et des fonds (entre 1989 et 2007, les E.-U. ont dépensé 30 milliards de dollars dans la recherche sur le climat) pour résoudre un problème, il convient de s'assurer que ce problème existe.
    Est-ce qu'il faut agir pour limiter la pollution ? Bien sûr. Mais je pense qu'il faut agir là nous pouvons faire une différence, c'est-à-dire en agissant sur notre mode de consommation, et donc notre modèle de société. Un modèle de croissance économique illimité dans un monde aux ressources limitées n'est pas seulement absurde mais suicidaire.

    De plus, n'oublions pas que les pays qui seront le plus pénalisés par une politique contraignante relative à l'émission de CO2 ne seront pas les pays occidentaux mais les pays en voie de développement car les principales, voire les seules, sources d'énergie à leur disposition sont les combustibles fossiles. Et on parle ici de près de 4 milliards de personnes dont un bon nombre sont en dessous du seuil de pauvreté.

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