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Climat - Les grands pays émergents montrent les dents

Les pays émergents ne veulent pas faire les frais des gestes des pays développés.
Photo : Agence Reuters
Les pays émergents ne veulent pas faire les frais des gestes des pays développés.
Paris — Les grands pays en développement, dont la Chine et l'Inde, montrent les dents à l'approche de la conférence climat de Copenhague et s'arc-boutent contre toute tentative de leur faire accepter des contraintes.

Une série de réunions informelles restreintes, aujourd'hui et demain à Copenhague autour de la ministre danoise du Climat, Connie Hedegaard, va leur permettre de réaffirmer ce qu'ils considèrent comme non négociable dans la perspective du futur accord.

Pour dénouer les tensions, Mme Hedegaard a assuré hier qu'à ce stade, son gouvernement «consulte de nombreux pays, bilatéralement et multilatéralement: différentes options sont discutées et testées» sur la base de «diverses propositions». Les négociations «ne commenceront que la semaine prochaine», à l'ouverture de la conférence le 7 décembre, rappelle-t-elle.

Samedi, un conseil de guerre a réuni à Pékin la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud et le Soudan (président en exercice du G-77, la coalition des pays en développement) pour arrêter une position commune et intransigeante. Celle-ci s'articule autour de quatre points essentiels: refus d'objectifs de réduction contraignants de leurs émissions de gaz à effet de serre, refus de soumettre leurs politiques climat à un regard international quand elles ne sont pas financées par les pays industrialisés; ces pays excluent qu'un «pic» maximal soit fixé à l'avance pour la croissance de leurs émissions; ils exigent des pays développés qu'ils renoncent à toute taxe pénalisant leurs exportations au nom du climat.


Stratégie

La déclaration de Pékin vise à déjouer d'avance les propositions de la présidence danoise — également adoptées par le G8 des huit pays industrialisés en juillet à L'Aquila — qui suggère depuis juin un objectif mondial de réduction de 50 % des émissions en 2050 par rapport à 1990, dont 80 % pour les pays industrialisés.

Sur le site de son ministère, le premier ministre indien Manmohan Singh prévient que jamais son pays n'acceptera «un objectif global sans un équitable partage du fardeau [...] qui impliquerait que les pays en développement réduisent leurs émissions».

Par ailleurs, le texte de Pékin réaffirme son attachement au Protocole de Kyoto, dont les premiers engagements expirent fin 2012, et sa prolongation, de crainte que les pays riches, seuls soumis à des objectifs contraignants de réduction, ne cherchent à échapper à cette contrainte.

«Cette question crée un vrai contentieux et c'est compréhensible», juge Kim Carstensen, responsable du climat au WWF International. «Si on se permet d'abandonner Kyoto comme ça, quelle confiance avoir dans un nouvel outil?» Que les États-Unis n'appartiennent pas à la communauté de Kyoto ne justifie pas, selon lui, de «tourner le dos au seul instrument juridiquement contraignant actuellement en vigueur».

La semaine dernière, le plus haut responsable des négociations climat à l'ONU, Yvo de Boer, a également souhaité, pour la première fois, voir «Kyoto continuer pour une seconde période d'engagement» à défaut d'alternative viable. Ce qui supposera d'avoir, prallèlement, une décision impliquant aussi les États-Unis dans les efforts de lutte contre le changement climatique. Avec un degré de contrainte qui reste à définir.
 
 
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  • Michel Simard - Abonné
    1 décembre 2009 10 h 25
    L'objectif devrait l'émission moyenne per capita
    Depuis le début de cette histoire de GES, la chose que je ne comprends pas est que les objectifs sont quantifiés en % de réduction (global ou intensité) alors que la cible devrait être exprimée en GES per capita. Les pays émergents ont tout à fait raison de s'insurger alors que leurs habitants émettent déjà au moins 20 fois de GES par personne que l'Américain ou le Canadien moyen. Ah oui, j'oubliais notre train de vie....
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  • Fernand Trudel - Abonné
    1 décembre 2009 11 h 52
    L'utopie se dilue
    Lews pays émergent recentre le débat sur une base moins utopique que celle qui a cours au Québec. Le militantisme de certains verts québécois tend à isoler le Québec davantage du reste du monde.

    Le gouvernement Harper a une approche plus réaliste qui préfère un consensus de tous les pays à des cibles moins contraignantes que de frocer les pays du G8 à faire ce que le reste du monde se refuse à faire.

    Appauvrir le G8 n'empêchera pas les pays émergeants de mener le monde avant longtemps supplantant même les américains déstabilisés par une crise économique sans précédent.

    Le danger de persister dans des luttes climatiques basées sur des données manipulées par des chercheurs animés par la pensée unique va emmener les pays à gaspiller des milliards à une cause perdue d,avance.

    Le climategate est arrivé à point pour éviter que l'erreur monumentale se réalise nonbstant les négations des alarmistes québécois

    Karry Mullis, prix Nobel de Chimie 1993 disait : 'Les partisans du réchauffement prédisent que celui-ci est imminent et que nos émissions sont à blâmer… Si nous ne nous sentions pas inquiets et coupables, nous pourrions ne pas leur payer leurs salaires. C'est aussi simple. " Voilà ce qui motive certains à masquer les effets dérangeants du Climategate qui voient de nous démontre que les arguments des ré.chauffistes ne sont plus sciemtitiàfiques mais dogmatiques. L'arnaque du climat est démasquée respirons un peu par le nez et ouvrons le débat si réellement les alarmistes ont une cause réelle autre que de défendre leur gagne-pain. La science se nourrit du scepticisme et des débats, les verts la refusent toujours car pour eux leur croyance est indiscutable comme une religion.

    L'utopie du réchaudffement se dilue dans la froidure des dernières années car la terre se refroidit malgré ce qu'on le laisse croire...
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  • Dominic Pageau - Abonné
    2 décembre 2009 01 h 30
    Les pays émergents vont faire les frais de ces mesures.
    Comme ils croisent plus vite que nous, ils ne pourront limiter l'augmentation de leurs émissions de CO2. Ils vont devoir acheté de la technologie propre étrangère à vil prix et abandonné toutes formes de productions d'énergie à bon marché.

    Ça va les empecher de se développer et ça va les appauvrir, et ça va remplir les poches des financiers qui s'occupent du marché du CO2 et les compagnies d'énergies et les industriels qui fabrique de l'énergie propre et de la machinerie "propre"
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