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    Gaz à effet de serre - Action Climat veut une réduction de 40 %

    Le Réseau Action Climat (RAC) international proposera à ses membres au cours des prochains jours d'exiger des pays industrialisés qu'ils réduisent de 40 % leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2020, et cela, par rapport aux niveaux historiques de 1990.

    Le RAC international, qui rassemble 500 groupes environnementaux majeurs à travers la planète, est coprésidé par Stephen Guilbeault, du Groupe Équiterre. Le RAC canadien est pour sa part présidé par Hugo Séguin, du même groupe écologiste.

    Il y a deux jours, le groupe Équiterre saluait la cible québécoise de réduire d'au moins 20 % d'ici 2020 ses émissions de GES.

    Invité à dire si Équiterre aurait tenu le même discours à l'endroit de Québec si l'exigence d'une réduction de 40 % avait été rendue publique avant l'annonce du premier ministre Jean Charest, Steven Guilbeault a répondu un «oui» très net.

    «Ce que le RAC international essaie d'obtenir, dit-il, c'est la cible la plus élevée partout, l'objectif le plus ambitieux. En Europe, le RAC a applaudi quand les pays se sont entendus sur un objectif de réduction d'au moins 20 %. On dit la même chose ici. C'est un bon pas dans la bonne direction et il faudra faire plus.»

    «On ne pouvait pas, devant le nouvel objectif québécois, condamner cette démarche et cet objectif d'un État dont le coût marginal pour obtenir des réductions est le plus élevé en Amérique du Nord et qui ose quand même s'étirer le cou plus que tous les autres», ajoute l'écologiste. Si un groupe comme Équiterre qualifiait de négligeable un effort aussi substantiel, conclut-il, cela découragerait bien des gens, qui se diraient que les écologistes sont des utopistes.

    La prise de position du RAC international propose à ses 500 affiliés, non plus de défendre une stabilisation du climat autour de 450 parties par millions de CO2 atmosphérique, mais de revenir à un objectif de 350 ppm, où les chances de stabiliser la hausse du climat à deux centigrades sont nettement plus élevées.

    Le RAC international recommande aussi à ses membres de pousser pour que les pays en développement limitent aussi leurs émissions industrielles plutôt que d'adopter la politique du laisser-faire. On propose aussi de mettre un terme d'ici 2020 à la détérioration des forêts, un des principaux puits de GES, et de consacrer 195 milliards par année d'ici 2020 pour aider les pays pauvres à faire face aux conséquences des changements climatiques dans une deuxième phase du protocole de Kyoto, légalement contraignante, comme la première.












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