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    Gestion des déchets - Une politique plutôt bien accueillie

    Pour le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED), la nouvelle politique québécoise de gestion des matières résiduelles est ambitieuse dans son ensemble, mais elle a surtout le mérite de miser sur des outils de gestion efficaces, qui vont dans le sens de ses objectifs.

    C'est ce qu'a expliqué hier au Devoir Karel Ménard, le porte-parole du front commun. Ce dernier rassemble des dizaines de groupes de citoyens et organismes oeuvrant dans la gestion des déchets.

    Le groupe environnemental estime que l'objectif de 70 % assigné au recyclage du papier, du carton, du métal et du plastique est non seulement réaliste, mais se double d'une réduction des déchets par personne — de 810 à 700 kilos — qui englobe la hausse annuelle des déchets afin de la contrôler, ce dont on ne tenait pas compte dans le passé. Certes, ajoute Karel Ménard, on pourrait abaisser davantage cet objectif en s'inspirant d'une ville comme Halifax, qui vise 300 kilos par personne par année.

    Pour Guy Garant, administrateur du front commun et président du Conseil régional de l'environnement de Laval, «on aurait pu s'attendre à davantage» du côté de la réduction à la source, de la sensibilisation du public et de l'éducation si on veut que cette troisième politique en 20 ans soit la première à atteindre ses objectifs.

    Karel Ménard estime pour sa part qu'un des éléments les plus importants de la nouvelle politique consiste à introduire dans la Loi sur la qualité de l'environnement la hiérarchie des «3RV» (réduction, réutilisation et recyclage, puis la valorisation énergétique). Jusqu'ici, dit-il, «la loi mettait tout ça sur le même pied», ce qui facilitait en réalité l'incinération des déchets.

    Pour le front commun, le fait de doubler la taxe à l'enfouissement, l'octroi de 10 millions à l'économie sociale et la compensation à 100 % des coûts de la collecte sélective avec, en plus, le transfert de secteurs entiers de la récupération aux producteurs de déchets, tout cela confère des bases solides à la nouvelle politique.












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