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Le Bloc propose un plan de développement de la voiture électrique

Le Bloc québécois estime que le gouvernement Harper doit déployer un véritable «plan de développement de la voiture électrique» aussi important que l'aide fédérale accordée aux pétrolières de l'Ouest pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre avec les programmes fédéraux de séquestration du carbone des sables bitumineux.

Selon le plan dévoilé hier par le Bloc en conférence de presse à Montréal, Ottawa devrait investir un peu plus d'un milliard pour stimuler la recherche et le développement (300 millions), soutenir le déploiement d'infrastructures de recharge (515 millions) et stimuler l'achat de véhicules électriques (210 millions).

Pour le chef du Bloc, Gilles Duceppe, le Québec dépense annuellement 17 milliards en achat de pétrole, un «gaspillage» et une fuite de capitaux, dit-il, aussi néfaste à l'économie qu'au climat.

Selon le député Bernard Bigras, le porte-parole de son parti en environnement, en gros il en coûterait environ 200 $ par tonne de gaz à effet de serre si Ottawa adoptait ce programme. En comparaison et comme ordre de grandeur, le coût pour l'amélioration du bilan canadien d'émissions de GES grâce aux subventions accordées aux pétrolières de l'Ouest pour se lancer dans la séquestration du carbone dépasserait les 700 $ par tonne de GES.

Le plan du Bloc vise principalement le développement de «l'auto électrique», précise le chef du Bloc, en raison du potentiel hydroélectrique du Québec. Il vise à moyen terme à améliorer l'expertise d'Hydro-Québec, notamment dans le développement de batteries plus performantes. Gilles Duceppe note qu'Hydro pourrait alimenter un million de voitures avec ses réserves actuelles d'énergie.

La moitié du milliard de dollars que le Bloc propose d'allouer à ce plan irait à l'installation de bornes de recharge dans les édifices fédéraux (15 millions). Il consacrerait aussi

40 millions en crédits d'impôt aux particuliers et aux entreprises qui installeraient des bornes et des fiches de recharge chez eux. Il investirait enfin 500 millions dans une fiducie pour les provinces qui voudraient «soutenir les municipalités dans l'implantation de bornes» publiques. Cinq autres millions seraient réservés pour abolir la TPS sur le matériel nécessaire au déploiement de ces infrastructures.

Le Bloc propose aussi de consacrer 200 millions à l'achat de véhicules éco-énergétiques, ce qui inclut les hybrides rechargeables. Il propose ici des subventions allant de 3500 à 7000 $. Il propose aussi un programme spécial d'aide de 10 millions par année pour inciter financièrement les compagnies de taxis, de service de courrier et d'autopartage à passer aux voitures éco-énergétiques.
 
 
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  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    vendredi 13 novembre 2009 14h42
    Bravo !
    Je me suis rendu dernièrement en voiture à Rimouski pour participer au Salon du livre. En incluant les déplacements effectués dans les environs, cela représente plus de mille kilomètres. Quand il sera possible de franchir de telles distances en voiture électrique sans trop de délais (changement de batterie, etc.) je serai heureux d'en faire l'acquisition. En attendant il y a toujours les voitures hybrides, mais d'après certains elles seraient à peine meilleures pour l'environnement que les tout-à-l'essence.
    Henri-B. Boivin

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 13 novembre 2009 17h29
    Bravo mais...
    Peut-on imaginer les prétrolières se croiser les bras alors que les automobilistes deviendraient auto-suffisant avec leurs bornes de recharge ? Il faudrait que Pauline commence à défendre l'éolien dans le grand nord.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 13 novembre 2009 18h21
    Voiture électrique et vent
    L'avenir est à la voiture électrique.
    Une partie de l'avenir énergétique au Québec est aussi dans le vent que nous avons à profusion.

    Il faut que le Québec développe au maximum l'énergie éolienne sur son territoire, en complémentarité avec l'énergie hydro-électrique. Et c'est Hydro-Québec qui devrait le faire sans laisser filer les profits à l'entreprise privée.

    Nous avons déjà en place l'infra-structure du réseau de tranport d'énergie électrique à haute tension d'Hydro-Québec; il s'agit d'y greffer l'énergie du vent. Il y a du vent en abondance dans les régions non habitées près des barrages et des lignes de transport existants, de même que dans les eaux du golfe St-Laurent. Il y a des éoliennes flottantes installées en mer du Nord au large de la Norvège, et aussi au Danemark. Les barrages de la Manicouagan ont créé un lac artificiel de 2000 kilomètres carrés. L'énergie électrique produite par des éoliennes placées sur ce lac pourrait être acheminée sur les lignes à très haute tension existantes à cet endroit.

    C'est de ces côtés qu'il faudrait aller pour implanter les éoliennes plutôt que de défigurer nos villages et nos paysages. Nous avons cette richesse du vent. Pourquoi la laisser en jachère dans les espaces non habités et la brader au secteur privé dans les paysages autour de nos villages?

    Quelle erreur d'avoir abandonné le développement de l'éolien au secteur privé plutôt qu'à Hydro-Québec : on s'apercevra dans 20 ans que l'on a bradé une mine d'or pour un plat de lentilles.
    Imaginez où en serait le Québec si l'énergie hydro-électrique n'avait pas été nationalisée! Les tarifs d'électricité seraient le double de ceux que nous avons présentement, et les milliards de profit d'Hydro-Québec qui nous appartiennent seraient plutôt dans les poches de grosses compagnies privées.

    Le prochain gouvernement du Parti Québécois devra renverser la vapeur et faire d'Hydro-Québec ou de sa filiale Éole-Québec le maître d'oeuvre du harnachement du vent au Québec.

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