Lutte contre les GES - Québec est trop timide, selon le CRE de Montréal
La Conférence régionale des élus de Montréal (CRE de Montréal) exige une fois de plus de Québec l'adoption d'une cible plus sévère de réduction des émissions à l'origine des changements climatiques d'ici 2020. Et cette guerre au GES passe nécessairement par des «investissements massifs dans le développement d'infrastructures de transport en commun», expose le groupe à l'aube de la Conférence internationale de Copenhague sur le climat de décembre prochain.
L'analyse du CRE de Montréal, exposée dans le cadre de consultations pré-conférence internationale organisées par le gouvernement provincial, est sans ambages: Québec devrait accroître ses ambitions écologistes en adoptant une cible de réduction des GES de plus de 20 % par rapport au niveau émis en 1990. «Cette cible est en dessous de celle recommandée par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat [GIEC — qui la place, pour les pays industrialisés, entre 25 % et 40 %], a indiqué hier au Devoir Marie-Pierre Dumas, directrice générale de la CRE de Montréal. Nous appuyons la cible de 20 %, mais en la considérant comme minimale, et nous invitons Québec à suivre les recommandations du GIEC.»
Tout en rappelant que le secteur des transports est responsable de 40 % des émissions de gaz qui causent les changements climatiques, la Conférence régionale des élus de Montréal a rappelé hier l'importance de s'attaquer à cette source en améliorant «l'offre de service du transport en commun sur l'île de Montréal», et ce, dans la logique du Plan de transport de Montréal 2008 de la Ville de Montréal, a indiqué Mme Dumas.
Pour atteindre cette cible, le groupe d'élus suggère même de hausser «la redevance sur les carburants et combustibles fossiles», à condition toutefois que ces recettes fiscales «soient entièrement consacrées au transport en commun, et non pas à la construction de nouvelles autoroutes à quatre voies», poursuit-elle. La CRE de Montréal estime par ailleurs qu'en matière d'environnement, «les coûts de l'inaction face aux changements climatiques sont beaucoup plus importants que ceux d'une action appropriée pour atténuer fortement les effets de ce phénomène». Et elle a tenu à le dire une autre fois au gouvernement provincial.
L'analyse du CRE de Montréal, exposée dans le cadre de consultations pré-conférence internationale organisées par le gouvernement provincial, est sans ambages: Québec devrait accroître ses ambitions écologistes en adoptant une cible de réduction des GES de plus de 20 % par rapport au niveau émis en 1990. «Cette cible est en dessous de celle recommandée par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat [GIEC — qui la place, pour les pays industrialisés, entre 25 % et 40 %], a indiqué hier au Devoir Marie-Pierre Dumas, directrice générale de la CRE de Montréal. Nous appuyons la cible de 20 %, mais en la considérant comme minimale, et nous invitons Québec à suivre les recommandations du GIEC.»
Tout en rappelant que le secteur des transports est responsable de 40 % des émissions de gaz qui causent les changements climatiques, la Conférence régionale des élus de Montréal a rappelé hier l'importance de s'attaquer à cette source en améliorant «l'offre de service du transport en commun sur l'île de Montréal», et ce, dans la logique du Plan de transport de Montréal 2008 de la Ville de Montréal, a indiqué Mme Dumas.
Pour atteindre cette cible, le groupe d'élus suggère même de hausser «la redevance sur les carburants et combustibles fossiles», à condition toutefois que ces recettes fiscales «soient entièrement consacrées au transport en commun, et non pas à la construction de nouvelles autoroutes à quatre voies», poursuit-elle. La CRE de Montréal estime par ailleurs qu'en matière d'environnement, «les coûts de l'inaction face aux changements climatiques sont beaucoup plus importants que ceux d'une action appropriée pour atténuer fortement les effets de ce phénomène». Et elle a tenu à le dire une autre fois au gouvernement provincial.
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