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La privatisation insidieuse d'un cheptel public

L'Estrie compterait trop de cerfs de Virginie. Non pas d'un point de vue biologique, mais d'un point de vue «social» selon les documents préparés par les gestionnaires du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) pour justifier l'octroi récent de 6000 permis SEG (scientifiques, d'éducation et de gestion) à des propriétaires terriens de cette région. Ces derniers, dont un grand nombre d'agriculteurs, pourront littéralement vendre le droit de chasser sur leurs terres à ceux qui voudront abattre une biche en sus du cerf mâle autorisé par le permis régulier.
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  • Pierre Valois
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 01h46
    Une ressource, mais aussi des coûts à partager.
    Nul ne conteste ici le droit du citoyen de profiter pleinement de sa propriété privée. Le hic, c'est que sous notre régime de droit, les bêtes sauvages qui vivent sur les terres privées (et même publiques) n'appartiennent ni au propriétaire terrien, ni même à l'état. Et ce dernier n'en a que la gestion, que ce soit sur les terres publiques ou les terres privées.

    Partant de là, pourquoi tous les frais de leur gestion, de leur protection, de leur mise en valeur, etc. ne tombent-ils que dans l'assiette publique?

    Le citoyen ordinaire,qui ne possède pas de grandes superficies de terrain, et qui par l'entremise de ses impôts et ses taxes contribue à la protection et à la gestion de ressources fauniques auxquelles il ne peut pas légitimement avoir accès, sans la permission du propriétaire des terres sur lesquelles elles vivent, n'est-il pas en droit de s'attendre à une plus juste répartition des frais de leur gestion ?

    Par conséquent, ces propriétaires terriens ne devraient-ils pas payer plus d'impôts ou de taxes à l'état qui, d'une certaine manière prend en charge la gestion et la protection des espèces sauvages qui vivent chez eux?

    Par exemple, et en se fiant aux données fournies par M. Vadeboncoeur qui établit à 90% du territoire de l'Estrie la tenure privée des terres, n'est-on pas en droit aussi de dire que 90% de tout le personnel dédié à la protection et à l'aménagement des ressources fauniques de l'Estrie le fait que pour le bénéfice (ou presque) de ces propriétaires terriens?

    Par conséquent, ce qui est choquant, ce n'est pas le fait que 90% du territoire de l'Estrie soit de tenure privée.

    C'est le fait que toute la population en général paie pour quelque chose à laquelle elle n'a pas accès. Et ce qui est vrai pour l'Estrie, est aussi vrai, en proportions différentes, dans bien d'autres régions.

  • Jean-Claude De Blois
    Abonné
    vendredi 23 octobre 2009 08h24
    Trop d'humains???
    Trop de chevreuils ou pas assez de prédateurs naturels? Tiens trop d'humains peut-être...

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