Lutte contre les GES: Québec n'est pas assez ambiteux, selon les écologistes
Québec — Québec n'a pas encore réussi à convaincre les écologistes que ses futures cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES) sont à la hauteur de ses ambitions.
La ministre du Développement durable, Line Beauchamp, aura sept jours, à compter d'aujourd'hui, pour tenter de les rassurer, dans le cadre de la consultation menée sur les cibles que le Québec s'engagera à atteindre entre 2012 et 2020 pour mieux lutter contre le réchauffement de la planète.
D'ici le 4 novembre, une trentaine d'intervenants de divers milieux défileront à Québec pour indiquer à la ministre lequel des scénarios envisagés par le gouvernement leur paraît le plus approprié.
Dans un document de réflexion rendu public récemment, Mme Beauchamp énumère quatre avenues possibles: une cible de 10, de 12, de 15 ou encore de 20 % de réduction des émissions de GES d'ici 2020, par rapport à 1990.
Or certains groupes écologistes, dont Greenpeace, trouvent étrange que Québec prétende exercer un leadership dans la lutte contre les changements climatiques sans même envisager un scénario de 25, de 30, voire de 40 % de réduction comme d'autres pays l'ont fait, et en conformité avec les recommandations des experts scientifiques.
Le Québec s'est engagé à rendre publique sa position à temps pour la conférence de Copenhague, en décembre, où la planète se réunit pour fixer les cibles de réduction des GES de l'après-Kyoto, le protocole actuel qui prend fin en 2012.
«Il y a quand même un paradoxe à se présenter comme un leader vert et à ne même pas envisager une cible reconnue par les scientifiques et les spécialistes du climat», s'étonne la porte-parole de Greenpeace dans le dossier, Véronique Lambert Cerry, en entrevue.
C'est un fait que la communauté scientifique, dont le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), parrainé par les Nations unies, s'entend pour dire que les pays devraient viser une réduction des GES variant entre 25 et 40 % d'ici 2020, par rapport aux niveaux de 1990, pour éviter un réchauffement trop accéléré de la planète.
Quant à elle, l'Union européenne a déjà annoncé ses couleurs en s'engageant à réduire ses émissions de 20 % d'ici 2020, voire de 30 % si d'autres grands pays émetteurs emboîtent le pas.
Certains vont même plus loin, comme le Royaume-Uni (34 %), la Suède et l'Allemagne (40 %).
Dans ce contexte, la porte-parole de Greenpeace juge peu ambitieux les objectifs de Québec, d'autant plus s'il entend revendiquer le «leadership» de la lutte contre les GES.
«On est en train de nous faire croire que le gouvernement Charest a des ambitions», alors qu'il ne présente aucun scénario véritablement ambitieux, juge Mme Lambert Cerry.
La ministre du Développement durable, Line Beauchamp, aura sept jours, à compter d'aujourd'hui, pour tenter de les rassurer, dans le cadre de la consultation menée sur les cibles que le Québec s'engagera à atteindre entre 2012 et 2020 pour mieux lutter contre le réchauffement de la planète.
D'ici le 4 novembre, une trentaine d'intervenants de divers milieux défileront à Québec pour indiquer à la ministre lequel des scénarios envisagés par le gouvernement leur paraît le plus approprié.
Dans un document de réflexion rendu public récemment, Mme Beauchamp énumère quatre avenues possibles: une cible de 10, de 12, de 15 ou encore de 20 % de réduction des émissions de GES d'ici 2020, par rapport à 1990.
Or certains groupes écologistes, dont Greenpeace, trouvent étrange que Québec prétende exercer un leadership dans la lutte contre les changements climatiques sans même envisager un scénario de 25, de 30, voire de 40 % de réduction comme d'autres pays l'ont fait, et en conformité avec les recommandations des experts scientifiques.
Le Québec s'est engagé à rendre publique sa position à temps pour la conférence de Copenhague, en décembre, où la planète se réunit pour fixer les cibles de réduction des GES de l'après-Kyoto, le protocole actuel qui prend fin en 2012.
«Il y a quand même un paradoxe à se présenter comme un leader vert et à ne même pas envisager une cible reconnue par les scientifiques et les spécialistes du climat», s'étonne la porte-parole de Greenpeace dans le dossier, Véronique Lambert Cerry, en entrevue.
C'est un fait que la communauté scientifique, dont le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), parrainé par les Nations unies, s'entend pour dire que les pays devraient viser une réduction des GES variant entre 25 et 40 % d'ici 2020, par rapport aux niveaux de 1990, pour éviter un réchauffement trop accéléré de la planète.
Quant à elle, l'Union européenne a déjà annoncé ses couleurs en s'engageant à réduire ses émissions de 20 % d'ici 2020, voire de 30 % si d'autres grands pays émetteurs emboîtent le pas.
Certains vont même plus loin, comme le Royaume-Uni (34 %), la Suède et l'Allemagne (40 %).
Dans ce contexte, la porte-parole de Greenpeace juge peu ambitieux les objectifs de Québec, d'autant plus s'il entend revendiquer le «leadership» de la lutte contre les GES.
«On est en train de nous faire croire que le gouvernement Charest a des ambitions», alors qu'il ne présente aucun scénario véritablement ambitieux, juge Mme Lambert Cerry.
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