Sondage CROP - Le côté écolo des Québécois se confirme
La vague verte qui frappe le Québec se confirme. Dans une majorité écrasante, les consommateurs se disent prêts à éviter les produits trop emballés, refusent en grand nombre de faire affaire avec des entreprises au bilan environnemental douteux, mais ne sont toutefois pas encore disposés à voir apparaître dans les villes une tarification proportionnelle à la quantité de déchets qu'ils mettent à la rue.
C'est du moins ce qui ressort d'un sondage CROP dévoilé hier à Montréal en exclusivité dans le cadre du colloque « Produire et consommer autrement » qui se tient encore aujourd'hui dans un hôtel de la métropole à l'invitation d'Éco Entreprise Québec et Recyc-Québec.
Dans les grandes lignes, les Québécois y exposent leurs penchants écolos en se disant favorables dans les deux tiers à payer des frais supplémentaires pour assurer le recyclage des produits électroniques qu'ils achètent, comme les téléviseurs ou ordinateurs. Par ailleurs, 80 % des répondants accepteraient de payer plus cher des produits dont la valeur bénéfique sur l'environnement est démontrée et 96 % voudraient forcer les industriels à utiliser des emballages faits de matières recyclées ou prêts à 100 % au recyclage.
Le coup de sonde a été envoyé partout au Québec dans un bassin de 1000 personnes entre le 17 et 27 septembre dernier. Sa marge d'erreur est de 3 %, 19 fois sur 20.
« L'environnement est devenu une vertu au Québec », a commenté Alain Giguère, président de CROP lors du dévoilement de ces données qui, selon lui, pourraient être teintées par ce phénomène. « Mais il n'en demeure pas moins que les gens sont de plus en plus conscients que si l'on ne fait rien pour l'environnement, il va se passer quelque chose. »
Dans cette optique, 97 % affirment donc réduire quotidiennement leur empreinte environnementale par de petits gestes, comme le recyclage ou une meilleure gestion de l'éclairage de leur maison, 90 % aimeraient trouver des produits moins emballés et 80 % se disent même favorables à délier un peu plus les cordons de leur bourse pour des produits verts. « Cela confirme qu'il y a un marché ici pour ce type de produits », a dit M. Giguère. « Il y a une sensibilité réelle à l'égard de la protection de l'environnement », mais pas à n'importe quel prix: 52 % des répondants se disent en effet ouverts à l'idée de payer en fonction de la quantité d'ordures qu'ils produisent, alors que 45 % y sont à l'inverse plutôt ou tout à fait opposés.
Néanmoins, pour CROP, le Québec compterait aujourd'hui 33 % de consommateurs verts prêts à agir pour l'environnement. Ce groupe est surtout composé de femmes, de personnes âgées de plus de 45 ans, avec un niveau de scolarité et un revenu élevés. « Ils veulent consommer vert, a dit M. Giguère, mais, pour cela, il faut leur apporter des solutions. » Par ailleurs, 35 % de la population peut être considérée comme composée de verts mous, selon lui, ouverts à l'écologisme, mais pas à des frais supplémentaires pour y accéder, alors qu'un autre tiers n'a finalement aucun intérêt pour la chose.
C'est du moins ce qui ressort d'un sondage CROP dévoilé hier à Montréal en exclusivité dans le cadre du colloque « Produire et consommer autrement » qui se tient encore aujourd'hui dans un hôtel de la métropole à l'invitation d'Éco Entreprise Québec et Recyc-Québec.
Dans les grandes lignes, les Québécois y exposent leurs penchants écolos en se disant favorables dans les deux tiers à payer des frais supplémentaires pour assurer le recyclage des produits électroniques qu'ils achètent, comme les téléviseurs ou ordinateurs. Par ailleurs, 80 % des répondants accepteraient de payer plus cher des produits dont la valeur bénéfique sur l'environnement est démontrée et 96 % voudraient forcer les industriels à utiliser des emballages faits de matières recyclées ou prêts à 100 % au recyclage.
Le coup de sonde a été envoyé partout au Québec dans un bassin de 1000 personnes entre le 17 et 27 septembre dernier. Sa marge d'erreur est de 3 %, 19 fois sur 20.
« L'environnement est devenu une vertu au Québec », a commenté Alain Giguère, président de CROP lors du dévoilement de ces données qui, selon lui, pourraient être teintées par ce phénomène. « Mais il n'en demeure pas moins que les gens sont de plus en plus conscients que si l'on ne fait rien pour l'environnement, il va se passer quelque chose. »
Dans cette optique, 97 % affirment donc réduire quotidiennement leur empreinte environnementale par de petits gestes, comme le recyclage ou une meilleure gestion de l'éclairage de leur maison, 90 % aimeraient trouver des produits moins emballés et 80 % se disent même favorables à délier un peu plus les cordons de leur bourse pour des produits verts. « Cela confirme qu'il y a un marché ici pour ce type de produits », a dit M. Giguère. « Il y a une sensibilité réelle à l'égard de la protection de l'environnement », mais pas à n'importe quel prix: 52 % des répondants se disent en effet ouverts à l'idée de payer en fonction de la quantité d'ordures qu'ils produisent, alors que 45 % y sont à l'inverse plutôt ou tout à fait opposés.
Néanmoins, pour CROP, le Québec compterait aujourd'hui 33 % de consommateurs verts prêts à agir pour l'environnement. Ce groupe est surtout composé de femmes, de personnes âgées de plus de 45 ans, avec un niveau de scolarité et un revenu élevés. « Ils veulent consommer vert, a dit M. Giguère, mais, pour cela, il faut leur apporter des solutions. » Par ailleurs, 35 % de la population peut être considérée comme composée de verts mous, selon lui, ouverts à l'écologisme, mais pas à des frais supplémentaires pour y accéder, alors qu'un autre tiers n'a finalement aucun intérêt pour la chose.
- » sondage
Haut de la page

