Montréal - Le développement durable est l'affaire de tous
« Il reste encore beaucoup à faire »
Pour Alan DeSousa, implanter le développement durable à Montréal, c'est avant tout changer les mentalités au sein des services municipaux ainsi que le fonctionnement même de l'administration municipale.
Peu après son élection au poste de conseiller municipal en 2002, Alan DeSousa a représenté Montréal au Sommet mondial du développement durable à Johannesburg, en Afrique du Sud. « C'était dix ans après le fameux sommet de Rio, raconte-t-il, et le commentaire que j'ai entendu partout a été que, après Rio, tout le monde a fait des plans mais qu'il n'y a eu que peu de réalisations. »
De retour, il se donne donc pour mission d'implanter le développement durable de façon concrète et mesurable. C'est ainsi qu'Alan DeSousa cumule à la fois les fonctions de maire de l'arrondissement de Saint-Laurent, de membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et de responsable du développement durable et du développement économique.
« Mon rêve, mon souhait, mon objectif, dit-il, c'est de changer la façon de faire à la Ville de Montréal: comment changer la culture et le fonctionnement en s'assurant que les valeurs du développement durable soient reflétées dans l'ensemble de nos actions, de nos projets et de nos prises de décision. »
Premier plan: le développement durable
Le développement durable a été défini en 1987 par la commission Brundtland comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations à venir de répondre aux leurs.
« Notre objectif, poursuit Alan DeSousa, a été d'élaborer une série de principes auxquels tout le monde pourrait adhérer, puis, en partant de là, établir des enjeux prioritaires, concevoir des stratégies et mettre de l'avant des mesures. Nous avons ensuite désigné des personnes responsables, alloué les budgets nécessaires et conçu des façons de mesurer nos progrès. On avait aussi pour objectif de maximiser nos efforts en faisant en sorte que le développement durable ne soit pas que l'affaire de la Ville mais bien de toute la collectivité. »
En avril 2005, Montréal se dote par conséquent d'un Premier plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise, couvrant la période allant de 2005 à 2009. Ce plan repose sur quatre orientations prioritaires: améliorer la qualité de l'air et réduire les émissions de gaz à effet de serre, assurer la qualité des milieux de vie résidentiels, pratiquer une gestion responsable des ressources et adopter de bonnes pratiques de développement durable.
Ce plan préconise en outre une série de 38 mesures concrètes, telles qu'éliminer la marche au ralenti inutile des véhicules, favoriser l'utilisation du vélo et de l'autopartage, réduire la présence d'îlots de chaleur urbains, favoriser des milieux de vie propres, calmes et paisibles, mettre en place une gamme de mesures de réduction et de récupération des matières résiduelles, améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, intégrer le développement durable aux pratiques de gestion, promouvoir l'économie sociale, protéger et restaurer les rives, etc.
Chaque année, les responsables du plan font le bilan du chemin parcouru, des progrès réalisés et de ce qui reste à accomplir. « L'objectif ultime de mon administration est de s'assurer que le développement durable apparaisse dans toutes les sphères de nos activités municipales et dans tous nos services », résume M. DeSousa.
Déjà, estime-t-il, diverses facettes du développement durable ont été intégrées dans la plupart des services municipaux. Par exemple, les services de lutte contre les incendies, de police et du transport en commun se sont chacun munis d'un plan de développement durable. « On le retrouve aussi dans la politique de la Ville en matière de bâtiments verts, qui exige que chaque nouvel édifice soit conçu selon des normes vertes, indique M. DeSousa. Le développement durable se retrouve également dans nos politiques de gestion de la flotte de véhicules, qui donne la priorité à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, etc. »
Néanmoins, comme chef d'orchestre du développement durable, Alan DeSousa se montre lui-même insatisfait: « Est-ce à dire que tout est complété?, demande-t-il. Non. Reste-t-il beaucoup à faire? Oui! Tout n'est pas encore fait, c'est un travail en continu. Mais je suis fier de ce que nous avons accompli à ce jour, même si j'admets qu'il reste encore beaucoup à faire... Je suis, voyez-vous, un homme impatient! », laisse-t-il filer en riant.
Deuxième plan: économie et société
Le premier plan de développement durable de la Ville de Montréal couvrant la période allant de 2005 à 2009, il arrive à terme. « Ce plan nous a permis de jeter les bases et de réaliser un certain nombre de choses, indique Alan DeSousa, mais maintenant il faut bâtir à partir de ces succès afin d'élaborer un deuxième plan stratégique, qui couvrira la période allant de 2010 à 2015. »
Confirmant que l'ébauche du plan est déjà avancée, il révèle que, à la différence du premier, qui se concentrait sur les questions écologiques, le suivant englobera en plus les enjeux économiques et sociaux. « Comme vous le savez, le développement durable repose sur ces trois piliers, dit-il. Au départ, lorsqu'on a conçu un premier plan, nous savions qu'on ne pouvait pas tout faire d'un coup. Mais nous savions aussi qu'on n'avait pas le luxe de ne rien faire non plus... On a donc commencé par se préoccuper de l'environnement. Dans le cadre d'un deuxième plan, on pense être en mesure d'élargir nos mesures afin d'englober les enjeux sociaux et économiques. »
M. DeSousa confirme que ce deuxième plan est déjà sur les planches à dessin. « Nous avons entamé le processus pour nous assurer que le plan actuel aura un successeur, dit-il. Nous avons rencontré nos partenaires afin de nous assurer que nous sommes sur la bonne voie... Mon souhait, c'est que, dès la nouvelle année, l'administration qui sera élue le 1er novembre bénéficiera de notre travail et qu'elle pourra rapidement entreprendre des projets concrets. »
Collaborateur du Devoir
Peu après son élection au poste de conseiller municipal en 2002, Alan DeSousa a représenté Montréal au Sommet mondial du développement durable à Johannesburg, en Afrique du Sud. « C'était dix ans après le fameux sommet de Rio, raconte-t-il, et le commentaire que j'ai entendu partout a été que, après Rio, tout le monde a fait des plans mais qu'il n'y a eu que peu de réalisations. »
De retour, il se donne donc pour mission d'implanter le développement durable de façon concrète et mesurable. C'est ainsi qu'Alan DeSousa cumule à la fois les fonctions de maire de l'arrondissement de Saint-Laurent, de membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et de responsable du développement durable et du développement économique.
« Mon rêve, mon souhait, mon objectif, dit-il, c'est de changer la façon de faire à la Ville de Montréal: comment changer la culture et le fonctionnement en s'assurant que les valeurs du développement durable soient reflétées dans l'ensemble de nos actions, de nos projets et de nos prises de décision. »
Premier plan: le développement durable
Le développement durable a été défini en 1987 par la commission Brundtland comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations à venir de répondre aux leurs.
« Notre objectif, poursuit Alan DeSousa, a été d'élaborer une série de principes auxquels tout le monde pourrait adhérer, puis, en partant de là, établir des enjeux prioritaires, concevoir des stratégies et mettre de l'avant des mesures. Nous avons ensuite désigné des personnes responsables, alloué les budgets nécessaires et conçu des façons de mesurer nos progrès. On avait aussi pour objectif de maximiser nos efforts en faisant en sorte que le développement durable ne soit pas que l'affaire de la Ville mais bien de toute la collectivité. »
En avril 2005, Montréal se dote par conséquent d'un Premier plan stratégique de développement durable de la collectivité montréalaise, couvrant la période allant de 2005 à 2009. Ce plan repose sur quatre orientations prioritaires: améliorer la qualité de l'air et réduire les émissions de gaz à effet de serre, assurer la qualité des milieux de vie résidentiels, pratiquer une gestion responsable des ressources et adopter de bonnes pratiques de développement durable.
Ce plan préconise en outre une série de 38 mesures concrètes, telles qu'éliminer la marche au ralenti inutile des véhicules, favoriser l'utilisation du vélo et de l'autopartage, réduire la présence d'îlots de chaleur urbains, favoriser des milieux de vie propres, calmes et paisibles, mettre en place une gamme de mesures de réduction et de récupération des matières résiduelles, améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, intégrer le développement durable aux pratiques de gestion, promouvoir l'économie sociale, protéger et restaurer les rives, etc.
Chaque année, les responsables du plan font le bilan du chemin parcouru, des progrès réalisés et de ce qui reste à accomplir. « L'objectif ultime de mon administration est de s'assurer que le développement durable apparaisse dans toutes les sphères de nos activités municipales et dans tous nos services », résume M. DeSousa.
Déjà, estime-t-il, diverses facettes du développement durable ont été intégrées dans la plupart des services municipaux. Par exemple, les services de lutte contre les incendies, de police et du transport en commun se sont chacun munis d'un plan de développement durable. « On le retrouve aussi dans la politique de la Ville en matière de bâtiments verts, qui exige que chaque nouvel édifice soit conçu selon des normes vertes, indique M. DeSousa. Le développement durable se retrouve également dans nos politiques de gestion de la flotte de véhicules, qui donne la priorité à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, etc. »
Néanmoins, comme chef d'orchestre du développement durable, Alan DeSousa se montre lui-même insatisfait: « Est-ce à dire que tout est complété?, demande-t-il. Non. Reste-t-il beaucoup à faire? Oui! Tout n'est pas encore fait, c'est un travail en continu. Mais je suis fier de ce que nous avons accompli à ce jour, même si j'admets qu'il reste encore beaucoup à faire... Je suis, voyez-vous, un homme impatient! », laisse-t-il filer en riant.
Deuxième plan: économie et société
Le premier plan de développement durable de la Ville de Montréal couvrant la période allant de 2005 à 2009, il arrive à terme. « Ce plan nous a permis de jeter les bases et de réaliser un certain nombre de choses, indique Alan DeSousa, mais maintenant il faut bâtir à partir de ces succès afin d'élaborer un deuxième plan stratégique, qui couvrira la période allant de 2010 à 2015. »
Confirmant que l'ébauche du plan est déjà avancée, il révèle que, à la différence du premier, qui se concentrait sur les questions écologiques, le suivant englobera en plus les enjeux économiques et sociaux. « Comme vous le savez, le développement durable repose sur ces trois piliers, dit-il. Au départ, lorsqu'on a conçu un premier plan, nous savions qu'on ne pouvait pas tout faire d'un coup. Mais nous savions aussi qu'on n'avait pas le luxe de ne rien faire non plus... On a donc commencé par se préoccuper de l'environnement. Dans le cadre d'un deuxième plan, on pense être en mesure d'élargir nos mesures afin d'englober les enjeux sociaux et économiques. »
M. DeSousa confirme que ce deuxième plan est déjà sur les planches à dessin. « Nous avons entamé le processus pour nous assurer que le plan actuel aura un successeur, dit-il. Nous avons rencontré nos partenaires afin de nous assurer que nous sommes sur la bonne voie... Mon souhait, c'est que, dès la nouvelle année, l'administration qui sera élue le 1er novembre bénéficiera de notre travail et qu'elle pourra rapidement entreprendre des projets concrets. »
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