Réchauffement climatique - Les discussions s'ouvrent sans éclat à Bonn
11 août 2009
Actualités sur l'environnement
Bonn, Allemagne — Les représentants de 180 pays se sont retrouvés hier à Bonn (Allemagne) pour quatre jours de discussions destinées à préparer le traité post-Kyoto sur la lutte contre le réchauffement climatique, qui doit être adopté en décembre prochain à Copenhague (Danemark).
Les délégués travaillent à un épais avant-projet de 200 pages, mais les pourparlers piétinent depuis de longs mois, chacun campant sur ses positions: les pays en développement exigent plus des principaux pays pollueurs, et ces derniers jugent que chaque nation doit partager le fardeau.
Le protocole de Kyoto, signé en 1997, fixait des objectifs de réduction des gaz à effet de serre d'ici à 2012. Mais le cahier des charges ne concernait alors que 37 pays riches.
Le nouveau traité mondial sur le climat — et surtout son programme de réduction des émissions d'ici à 2020 — doit être adopté lors d'une conférence plénière sous égide de l'ONU à Copenhague en décembre. L'accord devrait inclure des aides pour les pays pauvres, afin de leur permettre de s'adapter aux changements nécessaires pour réduire leurs émissions sans obérer leur émergence économique.
Hier, la Nouvelle-Zélande est devenue le dernier pays en date à annoncer ses objectifs pour 2020: elle s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 10 à 20 % par rapport aux niveaux de 1990.
Pas assez
Un niveau bien trop faible par le Fonds mondial pour la nature (WWF): l'organisation écologiste a jugé que Wellington avait cédé au lobby industriel et à sa «vision apocalyptique d'une économie néo-zélandaise à genoux» si elle tentait de limiter encore plus les énergies fossiles. «Les pays industrialisés échouent dans leurs objectifs et doivent se remettre à l'ouvrage», a estimé Kim Carstensen, directeur de l'Initiative globale pour le climat du WWF.
La conférence de Bonn est la dernière d'une série de six réunions cette année, sans compter plusieurs sommets entre principaux pays émetteurs, au sein du G8 et du «Forum des principales économies» (G 8 plus G 5 — Inde, Chine, Afrique du Sud, Brésil, Mexique — plus l'Indonésie, l'Australie et la Corée du Sud).
Cette nouvelle rencontre, informelle, se passera davantage en petits comités et séances privées qu'en grandes réunions plénières.
La semaine dernière, la Corée du Sud a annoncé son intention de se fixer des objectifs de réduction: c'est la première fois qu'un pays en dehors des 37 de Kyoto se fixe des objectifs nationaux, dont la teneur exacte doit être précisée plus tard dans l'année. Même si cet objectif est modeste, il aura en tout cas valeur d'exemple, car concernant une économie en croissance rapide.
Selon les scientifiques du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat de l'ONU), les pays les plus avancés devraient réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40 % par rapport aux niveaux de 1990 pour avoir au moins l'espoir d'empêcher que le réchauffement de la planète dépasse les deux degrés Celsius.
Les délégués travaillent à un épais avant-projet de 200 pages, mais les pourparlers piétinent depuis de longs mois, chacun campant sur ses positions: les pays en développement exigent plus des principaux pays pollueurs, et ces derniers jugent que chaque nation doit partager le fardeau.
Le protocole de Kyoto, signé en 1997, fixait des objectifs de réduction des gaz à effet de serre d'ici à 2012. Mais le cahier des charges ne concernait alors que 37 pays riches.
Le nouveau traité mondial sur le climat — et surtout son programme de réduction des émissions d'ici à 2020 — doit être adopté lors d'une conférence plénière sous égide de l'ONU à Copenhague en décembre. L'accord devrait inclure des aides pour les pays pauvres, afin de leur permettre de s'adapter aux changements nécessaires pour réduire leurs émissions sans obérer leur émergence économique.
Hier, la Nouvelle-Zélande est devenue le dernier pays en date à annoncer ses objectifs pour 2020: elle s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 10 à 20 % par rapport aux niveaux de 1990.
Pas assez
Un niveau bien trop faible par le Fonds mondial pour la nature (WWF): l'organisation écologiste a jugé que Wellington avait cédé au lobby industriel et à sa «vision apocalyptique d'une économie néo-zélandaise à genoux» si elle tentait de limiter encore plus les énergies fossiles. «Les pays industrialisés échouent dans leurs objectifs et doivent se remettre à l'ouvrage», a estimé Kim Carstensen, directeur de l'Initiative globale pour le climat du WWF.
La conférence de Bonn est la dernière d'une série de six réunions cette année, sans compter plusieurs sommets entre principaux pays émetteurs, au sein du G8 et du «Forum des principales économies» (G 8 plus G 5 — Inde, Chine, Afrique du Sud, Brésil, Mexique — plus l'Indonésie, l'Australie et la Corée du Sud).
Cette nouvelle rencontre, informelle, se passera davantage en petits comités et séances privées qu'en grandes réunions plénières.
La semaine dernière, la Corée du Sud a annoncé son intention de se fixer des objectifs de réduction: c'est la première fois qu'un pays en dehors des 37 de Kyoto se fixe des objectifs nationaux, dont la teneur exacte doit être précisée plus tard dans l'année. Même si cet objectif est modeste, il aura en tout cas valeur d'exemple, car concernant une économie en croissance rapide.
Selon les scientifiques du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat de l'ONU), les pays les plus avancés devraient réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40 % par rapport aux niveaux de 1990 pour avoir au moins l'espoir d'empêcher que le réchauffement de la planète dépasse les deux degrés Celsius.
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