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Qui décontaminera la nappe souterraine de Mercier?

Cinq groupes environnementaux réclament des engagements de la part des partis politiques

Cinq groupes environnementaux nouvellement coalisés ont réclamé hier des partis politiques québécois des engagements électoraux précis en ce qui a trait à la décontamination de la nappe souterraine de Mercier, qui est polluée sur 30 km2 depuis maintenant 35 ans!
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  • Maude Laberge - Inscrite
    1 avril 2003 10 h 44
    Il est temps d'agir!
    35e anniversaire de la nappe phréatique la plus contaminée au Québec!

    Lorsque je suis née en 1978, les écologistes fêtaient déjà le triste 10e anniversaire de la contamination des anciennes Lagunes de Mercier.

    À la base, le dossier des Lagunes de Mercier était plutôt simple : une très malheureuse autorisation gouvernementale, faite en 1968, avait permis des déversements de produits hautement toxiques sur un site sablonneux et avait provoqué, très rapidement, une contamination des puits artésiens des particuliers habitant autour de ce lieu.

    Déjà en 1971, on avait publiquement reconnu le problème et avait évalué les coûts liés à la décontamination à 2 millions de dollars...

    Si les études commandées à cette époque avaient débouché sur des actions pour régler ou, du moins, stabiliser le problème de pollution du sol et de l'eau, nous ne serions pas là à se battre en pleine campagne électorale pour avoir un peu l'écoute de nos dirigeants.

    Avec le temps, ce dossier environnemental, économique, politique et sociale s'est affreusement complexifiés. Les gouvernements se sont succédés sans débloquer les fonds nécessaires à cette décontamination et les chicanes d'experts, d'industriels et même de certains groupes de citoyens de différents clans ont créés une déchirure sociale qui n'est pas en voie de guérison.

    En 1994, le rapport du BAPE avançait désormais le chiffre de 80 millions de dollars pour faire ce qui aurait dû se faire en 1971 lorsque les contaminants n'avaient pas encore eu le temps de migrer sur plusieurs km2! Malgré que ce rapport ait fait consensus lors de son dépôt, aucune de ses recommandations, encore aujourd'hui, ont été traduite en action!

    Est-ce que nos dirigeants ont fait le choix politique de faire la sourde oreille advitam eternam sur ce dossier explosif, seulement parce que le « bassin électoral » n'est pas assez important pour eux ?

    Aujourd'hui, à 25 ans, je fais partie de la nouvelle génération qui doit lutter pour que le site contaminé des Lagunes de Mercier ne soit pas mis aux oubliettes pendant encore 35 ans!

    Maude Laberge, Montréal
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