Le PQ créerait un réseau de rivières protégées
Gatineau — C'est sur fond d'attaque du programme libéral que le Parti québécois a pris hier des engagements en matière d'environnement, promettant des investissements de 17,6 millions par année pour faire un Québec plus bleu mais aussi plus vert.
S'il est réélu, le gouvernement de Bernard Landry mettra en valeur quinze des plus belles rivières du Québec en assurant leur protection. Le PQ créera un réseau national de rivières protégées, comme il l'a fait quelques semaines avant le déclenchement des élections avec les rivières Moisie et Ashuapmushuan. La population d'une région pourra elle-même soumettre la candidature d'une rivière.
Concrètement, cela pourrait permettre de protéger la rivière Matapédia, en Gaspésie, en contrôlant les coupes forestières dans les environs et la construction d'édifices. Ce statut n'empêcherait toutefois pas la pêche sur cette rivière saumoneuse.
Au cours de la présentation de ces nouveaux engagements, M. Landry s'est interrompu à plusieurs reprises afin de vilipender le chef du Parti libéral, Jean Charest et son cadre financier. Pour M. Landry, il s'agit d'un «carcan» qui aurait un impact de 15 millions après cinq ans sur l'environnement. Le ministre responsable du dossier, André Boisclair, qui accompagnait M. Landry, a également parlé de sa «colère» face aux propositions du PLQ. «Jean Charest veut paralyser le ministère de l'Environnement», a-t-il lancé alors qu'il venait, lui, d'exposer sa volonté de sauver «les cathédrales d'eau» que sont les rivières.
Ce plan d'action prévoit l'injection de trois millions par année pour la constitution du réseau, 2,6 millions supplémentaires pour des infrastructures à coûts partagés avec les municipalités pour améliorer l'accès aux rivières, six millions annuels afin de reboiser les abords de certaines rivières de la plaine agricole (Chaudière, Nicolet, L'Assomption, par exemple) et trois millions par année pour la surveillance des cours d'eau.
Bernard Landry a assuré que les communautés autochtones pourraient également se prévaloir du statut de protection pour une rivière dans le nord du Québec. «Il n'y aura plus d'unilatéralisme avec les nations aborigènes. Paix et respect. Ça implique que ce n'est pas à partir de Québec que nous allons décider que telle rivière est développée ou pas», a-t-il assuré. L'objectif du Parti québécois est de protéger 10 % du territoire d'ici à 2010. Actuellement, le ministère de l'Environnement en protège 5,2 % et vise 8 % en 2005.
De plus, le PQ s'engage à augmenter de trois millions par année les budgets du programme «Renouveau urbain et villageois» du ministère des Affaires municipales.
S'il est réélu, le gouvernement de Bernard Landry mettra en valeur quinze des plus belles rivières du Québec en assurant leur protection. Le PQ créera un réseau national de rivières protégées, comme il l'a fait quelques semaines avant le déclenchement des élections avec les rivières Moisie et Ashuapmushuan. La population d'une région pourra elle-même soumettre la candidature d'une rivière.
Concrètement, cela pourrait permettre de protéger la rivière Matapédia, en Gaspésie, en contrôlant les coupes forestières dans les environs et la construction d'édifices. Ce statut n'empêcherait toutefois pas la pêche sur cette rivière saumoneuse.
Au cours de la présentation de ces nouveaux engagements, M. Landry s'est interrompu à plusieurs reprises afin de vilipender le chef du Parti libéral, Jean Charest et son cadre financier. Pour M. Landry, il s'agit d'un «carcan» qui aurait un impact de 15 millions après cinq ans sur l'environnement. Le ministre responsable du dossier, André Boisclair, qui accompagnait M. Landry, a également parlé de sa «colère» face aux propositions du PLQ. «Jean Charest veut paralyser le ministère de l'Environnement», a-t-il lancé alors qu'il venait, lui, d'exposer sa volonté de sauver «les cathédrales d'eau» que sont les rivières.
Ce plan d'action prévoit l'injection de trois millions par année pour la constitution du réseau, 2,6 millions supplémentaires pour des infrastructures à coûts partagés avec les municipalités pour améliorer l'accès aux rivières, six millions annuels afin de reboiser les abords de certaines rivières de la plaine agricole (Chaudière, Nicolet, L'Assomption, par exemple) et trois millions par année pour la surveillance des cours d'eau.
Bernard Landry a assuré que les communautés autochtones pourraient également se prévaloir du statut de protection pour une rivière dans le nord du Québec. «Il n'y aura plus d'unilatéralisme avec les nations aborigènes. Paix et respect. Ça implique que ce n'est pas à partir de Québec que nous allons décider que telle rivière est développée ou pas», a-t-il assuré. L'objectif du Parti québécois est de protéger 10 % du territoire d'ici à 2010. Actuellement, le ministère de l'Environnement en protège 5,2 % et vise 8 % en 2005.
De plus, le PQ s'engage à augmenter de trois millions par année les budgets du programme «Renouveau urbain et villageois» du ministère des Affaires municipales.
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