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Rivières vierges: une espèce menacée

Plusieurs s'étouffent quand ils entendent nos voisins étasuniens dire que l'hydroélectricité n'est pas une énergie verte et que la subvention fédérale de 1,5 ¢ du kilowatt-heure ne s'y appliquera pas, ce qui nuit à nos exportations.

Nos politiciens répètent pour leur part tous les stéréotypes mis au point au Québec depuis deux générations pour vendre l'hydroélectricité, une énergie plus propre que les combustibles fossiles mais moins que les énergies vertes (économies d'énergie, solaire, éolien et géothermie). Certains voient dans la philosophie étasunienne un relent de protectionnisme mais, par prudence, aucun n'a encore osé invoquer le traité de libre-échange pour contester cette politique. Probablement pour nous éviter une raclée historique qui rendrait inutilisable même au Québec cette idée reçue.

On se comporte en matière d'hydroélectricité comme des vendeurs de chars ou d'amiante. Nous en avons, donc c'est bon même si tout le reste de la planète pense le contraire.

Admettons que la pluie nous fournit de l'eau de façon régulière quoiqu'intermittente, comme le vent, ce qu'on oublie souvent. Mais on peut la capter et l'utiliser comme source d'énergie continue parce qu'on sait la capter, tout comme on le fait maintenant pour l'éolien couplé à l'hydroélectricité, ce qu'Hydro-Québec devrait cesser de nier avec démagogie.

Ce n'est certes pas demain que nos rivières vont se tarir, ce qui crée l'image — fausse! — qu'il s'agit d'une ressource inépuisable. En effet, ce ne sont pas toutes les rivières qui offrent des rapides et des chutes de haute valeur esthétique, biologique et récréative, des qualités qui leur confèrent une valeur de patrimoine naturel. Pour nos voisins du sud, c'est là que réside le problème que nous occultons au Québec: les rivières vierges sont de moins en moins nombreuses, au point de devenir assimilables à une espèce menacée. Voilà pourquoi plusieurs États entendent préserver au moins le tiers des cours d'eau, quitte à en restaurer.

La valeur que les États-Uniens attribuent à ce patrimoine témoigne d'une prise de conscience que notre indécrottable sentiment d'abondance mythique nous empêche de faire à notre tour. On en voit les résultats avec la morue, avec la forêt et bientôt avec nos dernières grandes rivières sauvages. C'est pourquoi le gouvernement fédéral des États-Unis et la plupart des États voient dans la construction des grands barrages et de leurs indispensables réservoirs un enjeu majeur de conservation.

Ils en tirent des conclusions concrètes. Ainsi, ils accordent aux barrages des autorisations limitées dans le temps — de 25 à 50 ans en général — afin de ne pas lier les mains aux générations futures. Ici, les permis sont éternels. À l'échéance des permis, nos voisins débattent de la pertinence de maintenir ces ouvrages, ce qui explique qu'ils vont en démolir 27 en 2009, dont plusieurs importants.

Une Côte-Nord en déclin

Le rapport de la récente commission d'enquête fédérale-provinciale sur le projet de la Romaine apporte un éclairage majeur dans ce débat au Québec. Il établit que le nombre de rivières bétonnées par des barrages et des centrales hydroélectriques est en croissance fulgurante. En 1996, il existait 106 centrales sur 30 rivières. Quatre ans plus tard, leur nombre était passé à 145, et le nombre de rivières touchées, de 30 à 50. L'an dernier, 162 centrales artificialisaient 115 rivières. Avec les projets en préparation, on aura bientôt 174 centrales installées sur 121 rivières! En clair, en 15 ans, le nombre de centrales aura augmenté de 64 % et celui des rivières harnachées, de 400 %.

La commission d'enquête a dressé une carte particulièrement inquiétante pour la santé biologique de la Côte-Nord. On y voit que les bassins versants aménagés, c'est-à-dire dont les rivières ont été transformées en lacs — ce qui constitue un profond changement de nature — vont bientôt occuper la moitié de toute cette région si Québec va de l'avant avec l'idée d'harnacher la Petit Mécatina, comme l'a annoncé le premier ministre Jean Charest cette semaine. Les commissaires ont calculé qu'avec ce dernier projet, 43 % de la Côte-Nord aura été artificialisée par ces projets qui fournissent des emplois temporaires et qu'il faut répéter pour soutenir l'économie locale, dans une inlassable fuite en avant économique qui n'est pas sans rappeler l'époque de la Grande Noirceur (voir la carte à la page 109 du rapport du BAPE sur la Romaine au www.bape.gouv.qc.ca).

La commission d'enquête fédérale-provinciale a proposé d'appliquer aux rivières l'engagement pris par le premier ministre Jean Charest lors de l'annonce de son plan Nord, le 15 novembre dernier, soit de protéger la moitié du territoire nordique. On pourrait décemment prétendre, si les cours d'eau sont les veines qui assurent la santé des écosystèmes terrestres que le premier ministre veut protéger, qu'il serait logique de protéger non pas la moitié, mais les deux tiers des cours d'eau de ce territoire presque vierge. Mais ce n'est clairement pas le cas et le plan Nord des libéraux vise à ajouter 3500 MW aux 4500 déjà en préparation. On parle même de plans pour détourner la tête de la Grande-Baleine vers les turbines de la baie James afin de moins mécontenter les Cris.

Jusqu'ici, Hydro et Québec ont morcelé le problème rivière par rivière, ce qui évite de débattre de la justesse de ce plan d'ensemble. Pourtant, la politique énergétique qu'endosse l'actuel gouvernement oblige le gouvernement à assurer la protection du patrimoine aquatique par des aires protégées. Neuf projets seulement sont sur la table et pas encore une seule aire aquatique n'a de statut permanent. On est loin du compte de la politique du 50 % de Jean Charest avec un bilan global en hydroélectricité qui frappe déjà 121 rivières.

n Lecture: L'Écologie pour les nuls, par Frank Courchamp, Éditions First, 427 pages. Un livre à offrir à votre politicien favori pour l'aider à acquérir les concepts de base en écologie. Mais il faut le lire avant de le donner! Bien fait et fort complet.
 
 
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  • lise jacques
    Abonnée
    vendredi 13 mars 2009 08h31
    Nous sommes en retard et de loin
    "La valeur que les États-Uniens attribuent à ce patrimoine témoigne d'une prise de conscience que notre indécrottable sentiment d'abondance mythique nous empêche de faire à notre tour."
    C'est bien malheureux mais la vérité c'est qu'ici au Québec nos dirigeants font partie de l'ancienne garde, on se permet n'importe quoi au nom de la piastre, c'est l'argent qui dirige leurs actions, point à la ligne.

    Il y a tellement plus...nos voisins le réalisent bien. Ici on utilise la nature comme si ces ressources étaient inépuisables; les forêts on ne peut que constater les dommages depuis trop longtemps... les rivières harnachées qui subissent une augmentation de 400% en 15 ans...il faut le faire... Et que dire des mégas-porcheries au Québec qui ont pollué et qui continuent de polluer et qui reçoivent les grosses subventions du gouvernement...tout çà pour l'exportation parce que les autres pays ont compris que c'est mieux d'importer le porc du Québec que de saccager leurs cours d'eau et leurs campagnes.

    Le Québec: Une république de bananes! En retard pas à peu près.

  • Robert Henri
    Inscrit
    vendredi 13 mars 2009 09h52
    Trop, c'est comme pas assez...
    L'hydroélectricité, c'est de l'énergie verte. Des barrages partout, sur toutes les rivières le moindrement d'importance, c'est une terrible nuisance. De la même façon, si parce que la géothermie est pus «propre», on se met à creuser des trous partout, on se retrouvera avec de nros problèmes. Il y a plein de façons de produire de l'énergie et aucune n'est magique ou complètement propre. Mais, avec les gouvernements qu'on a....

  • Sébastien Rioux
    Inscrit
    vendredi 13 mars 2009 10h03
    Efficacité énergétique, la solution
    Cessons de dilapider nos richesses au profit d'Hydro-Québec!
    Je vous invites à vous prévaloir des subventions Écoénergie avec le programme Rénoclimat qui vous permettent d'obtenir un montant pouvant aller jusqu'à 5000$ pour améliorer l'efficacité énergétique de vos maisons.
    Détails ici:
    http://www.equiterre.org/energie/devenez/index.php

  • jpz
    Abonné
    vendredi 13 mars 2009 10h46
    Prioriser les projets avec VISION d'AVENIR
    Mes opinions
    C'est dès maintenant que les emplois commencent à disparaître c'est dès MAINTENANT qu'il devient urgent de
    maintenir ou de créer des emplois. De plus, c'est important de tout tenter pour maintenir le pouvoir d'achat des
    citoyens de la classe moyenne et de trouver tous les moyens de diminuer les dépenses nécessaires et
    incontournables pour augmenter leur capacité de se procurer des biens essentiels. De plus, il faut diminuer autant
    que possible le chômage et le recours à l'aide sociale pour les travailleurs qui perdront leurs emplois dans l'industrie
    en faillite.
    Considérant le potentiel de divers projets structurants pour l'avenir, considérant les sommes disponibles et le
    financement nécessaire à la réalisation des nombreux projets et considérant la disponibilité de toute la main
    d'oeuvre qualifié pour exécuter ces projets, compte tenu du départ à la retraite des milliers de travailleurs qui vont
    dépasser la soixantaine très prochainement presque tous en même temps, il devient important de prioriser.
    La rénovation écoénergétique et la géothermie en priorité avec les infrastructures ensuite les CHU McGill et CHUM,
    les divers parcs éoliens autant privés que ceux qui devraient bientôt être faits sur les terres publiques et enfin le
    projet la Romaine.
    Notre proposition ( GÉOTHERMIE ET RÉNOCLIMAT ) a double fonction ; D'une part les << NÉGAWATTS >> "MW épargés"
    dégagés permettent de retarder d'une décennie les besoins de faire de nouveaux projets hydroélectriques. On peut
    remettre a 12 TWH d'énergie au bloc patrimonial pour un coût évité à la moitié du coût production transport du
    projet la Romaine. En plus, de ne pas avoir à "décorer" les paysages Québécois d'une nouvelle ligne 735 Kv 3000 pylônes. Enfin, malgré la hausse prévisible selon l'IPC des tarifs énergétiques, cette proposition en diminuant la consommation
    énergétique de 25 % ou plus, diminuera la facture mensuelle consacrée à l'énergie tout en procurant plus de confort
    aux citoyens. Pour plusieurs années les sommes issues de ces économies énergétiques par les consommateurs seront réinjecter dans l'économie québécoise pour une amélioration de la prospérité. Il faut aussi souligner que les expertises développées ici seront exportables, les travailleurs québécois pourront aller ailleurs en Amérique montrer leurs techniques pour combler les besoins annoncés par le président OBAMA pour diminuer la demandes et les pertes énergétiques.
    Jean-Paul Thivierge
    Analyste consultant énergie et environnement
    St Bruno de Montarville
    Le 9 mars 09

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 13 mars 2009 10h54
    La géothermie est inabordable Monsieur Smith
    Plusieurs parlent de géothermie sans savoir ce que coûte l'installation souterraine de conduits thermiques. Ainsi un sol rocailleux rend impossible son installation. On a pas tous des sources volcaniques proche de la surface comme en Islande pour envisager une telle option. Je me rappelle qu'une personne de Ste-Foy en a installé un pour 25,000$, il y a une dizaine d'années. C'est prohibitif et le sous-sol n'est pas toujours idéal.

    Quand à Mme Jacques adepte de la simplicité volontaire et de l'anticapitalisme, sa rage ne peut être facteur d'un avenir radieux. Pour elle, l'étatisme à l'extrême comme aux beaux jours de l'URRS est le nirvana. Entre temps, elle vomit sur l'état qui la nourrit...

    Je déplore que l'Hydro ne justifie pas l'apport immense de ces nouveaux barrages : La Rupert, Les Lower Churchill Falls et maintenant la Romaine en y ajoutant la remise en service de Gentilly II, les éoliennes, etc... Dans un contexte ou l'hydro favorise et subventionne le rationnement de l'électricité (rénoclimat, etc...), ce dernier n'a jamais justifié tous ces nouveaux ouvrages autre que d'exporter davantage pour supporter les programmes sociaux toujours de plus en plus lourds financièrement.

    Je demeure qu'on devrait réviser le filet social, il est devenu ingérable et prohibitif, au lieu d'arnacher tous nos cours d'eau pour avoir de l'argent pour financer Mme Jacques et ses amis écolos, accrocs à l'état providence tentaculaire.

  • Laval Chabon
    Abonné
    vendredi 13 mars 2009 11h51
    Ils sont insipides ces américains
    Un peu d'humour
    Elle a plus d'un sac dans ses tours. (L'Hydro-Québec)
    Je plaisante sur le can-can-tique des can-can-tiques.
    Et donnez de l'air à l'R dès notre ère, afin de vous faire une i-dée versi-versa votre tétée de bon thé dans votre tasse à anse, sous la théière.
    Soignez vos hères comme vos très chers qu'aiment toutes vos très chères, ne les oubliez point. Sous, mets t, vos écritures à la ligne de base du son où doivent rester cachées les racines.

    Conservation des aliments naturelle point du tout.
    À la lumière prolongée, les racines se dessècheraient et le plant de son pourrirait en entier. Voilà pourquoi vous devez entreposer vos légumes dans un endroit noir, comme nous aimons bien le faire. Mais l'endroit ne doit être ni trop humide, ni trop sec. À l'humidité, les contenants métalliques se corrodent ou s'oxydent et les contenants de plastique font exsuder les meilleurs légumes par évaporation, sans évacuer toute cette eau qui perle sur les contenants, puis retombe sur les légumes en les sur-hydratant. D'ailleurs, une fois que la porte est fermée, il ne reste presque plus de lumière dans votre frigo. Il est impérieux de pouvoir se procurer un réfrigérateur muni d'un contrôleur d'humidité.

    Du gros bouleau en perspectives
    Je suis resté baba devant la longueur de l'alphabet cyrillique. Il y a beaucoup de corrections encore à faire là-dedans. Et pour faire drôle, l'alphabet latin a été déployé en trois parties dont les bases sont minimes, mais les plus et les extensions sont plutôt volumineux.
    -- «Ah-Ah-Ah!» de croasser la corneille ou le mâle, de son cornet. Ils vous disent: --«Entendez-vous!--??»

    Des décisions irrévocables
    Alors, comme je me suis totalement enlevé tout pouvoir de tuer et aussi tout pouvoir sur le ou la tué(e), donc sur les cadavres des animaux ou bien des humains, demandons à la miséricorde d'Ève, la jeune Èse,de se l'enlever à elle-même, et aussi à son époux, Adam, ainsi qu'à tous leurs enfants et toute leur descendance. Mar, répare, et Par, rédémarre.

    Genre de l'humains, je te vous le répète, sous, mets t, vos écritures à la ligne de base du son dont vous faites des mousses croûtées que vous nommez du pain.

    Ingénieur(e)s et biologistes, à vos idées, je vous prie!
    ProjetNo 1:
    Dimanche, le dernier jour de la cépée à six branches, le septième, je demande à mon aînée Marielle, s'il est possible d'utiliser de la chlorophylle ou bien un ingrédient des champignons, des feuilles des herbes ou de celles des arbres qu'on trouve près de chez-nous pour fabriquer un nouveau prototype de cellule photo-électrique. Sa soeur cadette, Sarah, connaît bien les procédés de la photosynthèse organique. Elles pourront collaborer ensemble pour élaborer le schéma d'une pile dite «organique» qu'on pourrait nommer toute aussi bien «capillaire» et dont les surcharges potentielles de courant seraient dirigées dans un petit réservoir d'eau.

    Projet No suivant:
    Nos énormes barrages hydroélectriques pourraient servir d'alimentation pour l'éclairage intensif des cellules organiques ou dites capillaires du projet no.1 ci-dessus. De cette façon, d'énormes piles seraient rechargées selon un procédé de temps record, et seraient transportées par voie terrestre ou aérienne, et acheminées aux différents bâtiments de tout notre pays. Il y aurait des piles de ce genre au niveau résidentiel, hôtelier, fermier, commercial et institutionnel. Le réseau actuel pourrait servir d'alimentation en énergie pour l'éclairage nécessaire aux recharges ponctuelles de nos nouvelles piles, dont les dimensions appropriées à chaque utilité seraient décrites dans un code national de la pile, et dont la déontologie serait assurée par le secteur des électriciens (avec recyclage bien sûr). Le travail fastidieux occasionné par la construction de nouvelles lignes à hautes-tensions serait éliminé avec tous les dangers et eux aussi, qu'ils comportaient. Le réseau des éoliennes peut évidemment servir aux mêmes recharges.

    Conclusion
    Nous n'avons heureusement chez-nous que peu de centrales nucléaires. Nos voisins du sud ont de ces dangereux systèmes et en plus des systèmes polluants au charbon. Alors, si nous développons la pile «verte» rechargeable et transportable, nous pourrons vivre plus sainement et plus économiquement.

    Laval Chabot
    12 mars 2009

  • Katleen Rousseau
    Inscrite
    vendredi 13 mars 2009 12h02
    prêcher par l'exemple...
    «La valeur que les États-Uniens attribuent à ce patrimoine témoigne d'une prise de conscience que notre indécrottable sentiment d'abondance mythique nous empêche de faire à notre tour.»
    «C'est pourquoi le gouvernement fédéral des États-Unis et la plupart des États voient dans la construction des grands barrages et de leurs indispensables réservoirs un enjeu majeur de conservation. Ils en tirent des conclusions concrètes. Ainsi, ils accordent aux barrages des autorisations limitées dans le temps -- de 25 à 50 ans en général -- afin de ne pas lier les mains aux générations futures. »

    pfff... ils peuvent bien parler, eux, avec leurs centrales nucléaires!! et la valeur du sol dans lequel ils enfouissent leurs déchets radioactifs, ils en font quoi? et les générations futures, envahies par le nucléaire, ils en font quoi?

    104 réacteurs en 2007 aux États-Unis...
    «Les Etats-Unis ont actuellement [en 2007] 104 réacteurs nucléaires actifs qui peuvent produire un peu plus de 100000 mégawatts d'électricité, ce qui représente environ 20 % de la totalité de la capacité de production d'électricité des Etats-Unis.» [http://www.actualites-news-environnement.com/11004

    c'est le pays qui a le plus de centrales et qui utilise le plus cette énergie (20% de leur production d'énergie) ... ils ont même, maintenant, des centrales «mignatures» [http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/physique-

    Je ne veux pas dire que les centrales hydroélectriques ne sont pas néfaste pour l'environnement, et que le Québec est parfait en matière de sauvegarde environnementale... mais je crois que les États-Unis ne devraient pas essayer de nous donner des leçon d'environementalisme, eux qui prêchent si mal par leur exemple!

  • Réjean Hubert
    Inscrit
    vendredi 13 mars 2009 12h27
    Faussetés et idées préconçues (mais qui passent bien)
    Hydro-Québec, c'est nos médecins, nos routes et nos universités. C'est un levier de développement majeur. Certains devraient s'intéresser plus à la politique et à la gestion des sociétés d'État, plutôt que de dénigrer HQ comme si elle travaillait contre nous, contre notre volonté. N'oubliez pas qu'en démocratie, nous avons TOUJOURS les dirigeants que nous méritons...

    Par ailleurs, la rivière Romaine sera la 74e rivière québécoise sur 4 500 à être aménagée pour produire une énergie propre et renouvelable. C'est 2 % des rivières du Québec. Cessez de parler des dernières rivières, SVP. Il y a des limites à miser sur l'ignorance des gens pour faire passer des opinions.

    Le fait est que dans une perspective nord-américaine et même planétaire, le développement hydroélectrique du Québec améliorera l'environnement en offrant une énergie propre, réduisant ainsi la demande pour des énergies polluantes. Les impacts négatifs peuvent être très largement compensés par une amélioration subséquente ailleurs, comme ce sera le cas si les États-Unis réduisent la production au charbon et utilisent davantage d'hydroélectricité.

    L'éolien, la géothermie, le solaire ne sont pas les panacées que certains font miroiter. Ce sont des solutions d'avenir, certes, et il faut s'y intéresser dès maintenant. Mais jamais ça ne remplacera pas l'hydroélectricité en termes de puissance et d'énergie disponible. Et ça n'assurera pas des revenus à l'État Québécois pour aider ma génération à payer la dette et les pensions de retraite des boomers qui s'en vont. Permettons-nous alors de nous donner les moyens de le faire tout en ayant aussi un système de santé et d'éducation de qualité.

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    vendredi 13 mars 2009 14h08
    Appui Rioux
    Déjà 3.3 millions ont été dépensés pour ne pas développer cette petite centrale sur la rivière Trois-Pistolle.

    En appui, l'on ira les gens des régions manifester avec vous.


    N.B Sous l'égide de Monsieur Robert Tessier qui a amené le projet Rabaska à terme pour fournir du GNL au américains et Ontariens voici les conséquences : augmentation de 25 % des polluants, construction de centrale au gaz au USA et en Ontario = donner nos surplus et ouvrir les vacuateurs de crues.

  • Fannie Martel
    Abonnée
    vendredi 13 mars 2009 15h58
    Page de la carte
    Êtes-vous certain que la -page est la bonne pour la carte de la Côte-Nord (p. 109?).
    rapport:
    http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/La|#|?

  • Chryst
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 15h16
    Mais quel avenir ?
    Mais monsieur Trudel nous parle d'un avenir radieux, je ne le vois aucunement. S'il y a un gouvernement qui a trompé la population c'est bien l'actuel.

    Au lieu de décrier madame Jacques, monsieur Trudel y gagnerait à la prendre en exemple. Madame dit que nous sommes en retard et comment donc !

    Plutôt que de sauvegarder son environnement, le présent gouvernement fait comme de la fuite en avant.

    Alors que les américains restaurent leurs rivières nous nous comportons comme si la ressource était illimitée.

    Au même moment, nous ignorons des technologies d'avenir.

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