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Accord de Copenhague sur le climat - Le premier ministre suédois reste sceptique

29 décembre 2008  Actualités sur l'environnement
Stockholm — Le premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, estime, dans une entrevue accordée au quotidien suédois SvD publié hier, qu'il sera beaucoup plus difficile que prévu d'arriver à un accord sur le climat lors du sommet de l'ONU qui sera tenu à Copenhague en décembre 2009.

«Je ne suis pas certain qu'on arrive à un accord, dans la mesure où le monde s'est fixé un objectif que tous les pays aujourd'hui s'efforcent de ne pas respecter», estime M. Reinfeldt, dont le pays assurera la présidence de l'Union européenne au deuxième semestre de 2009.

«Une bonne partie de la volonté politique qui existait il y a deux ans a disparu», ajoute le premier ministre, notant qu'entre-temps la crise financière a changé la donne.

À la fin de décembre 2009, la communauté internationale doit se réunir à Copenhague pour mettre au point le traité qui devra déterminer la part d'efforts de chacun, pays industrialisés et en développement, pour réduire leurs rejets polluants sur la période postérieure à 2012.

«Il y a moins de pays qui sont prêts à adopter un rôle moteur dans le processus. Beaucoup d'entre eux prévoient à l'inverse des objectifs qui visent à ce que leur propre pays ait moins d'efforts à faire», juge M. Reinfeldt.

Le président élu des États-Unis, Barack Obama, s'est pourtant engagé à s'attaquer immédiatement au réchauffement climatique, tandis que la Chine, deuxième pollueur de la planète, a entamé un processus de réduction de ses émissions d'ici 2010.

À ce jour, seuls les 37 pays industrialisés (tous, sauf les États-Unis) qui ont ratifié le protocole de Kyoto sont soumis à des contraintes de réduction de leurs émissions polluantes sur la période 2008-2012.

Mi-décembre, lors du sommet international sur le climat tenu à Poznan, les dirigeants de l'UE avaient trouvé un accord pour mettre en oeuvre leurs objectifs ambitieux de protection du climat, prévoyant notamment une baisse de 20 % des émissions de CO2 d'ici 2020.
 
 
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