Vaudray-Joannès - Québec protégerait la forêt du chanteur
4 mars 2003
Actualités sur l'environnement
Québec — Devenue un symbole de la menace exercée par l'exploitation forestière sur l'environnement, la forêt abitibienne Vaudray-Joannès, chère au chanteur et cinéaste Richard Desjardins, obtiendra la protection reconnue aux aires protégées.
Le ministre de l'Environnement, André Boisclair, et le ministre des Ressources naturelles, François Gendron, devraient annoncer aujourd'hui que certains secteurs de la forêt et du lac Joannès pourront désormais bénéficier d'un moratoire contre l'exploitation forestière ou minière, ceux-ci étant candidats au statut d'aires protégées.
En devenant candidate au statut officiel d'«aire protégée», une région est automatiquement soustraite à l'exploitation, en attendant que le gouvernement ait fixé le type de protection dont elle a besoin: réserve écologique, parc, forêts anciennes, etc. Il y a au total six catégories.
Par contre, tout indique que le gouvernement n'aurait pas retenu deux sites jugés pourtant d'une grande importance aux yeux d'Action boréale, l'organisme que dirige M. Dejardins: la forêt Kanasuta et le mont Kékéko.
En novembre dernier, le fondateur d'Action boréale, Richard Desjardins, était intervenu personnellement auprès du ministre Gendron pour que la compagnie Norbord retire sa machinerie de cette forêt, où elle comptait effectuer des coupes. La forêt de Kanasuta est située près de Rouyn-Noranda et on y trouve de nombreux artefacts de campements indiens et une des plus vieilles cédrières au Québec.
Les deux ministres doivent annoncer ce matin, en Abitibi, une extension du réseau québécois des aires protégées en Abitibi et à la Baie-James. Du nombre, il faudra compter la rivière Harricana et une zone fréquentée par un troupeau de caribous.
Le concept des aires protégées remonte au Sommet de Rio sur la biodiversité, en 1992. On avait alors fixé à 12 % le pourcentage du territoire devant faire l'objet d'une protection. Le Québec a ramené l'objectif à 8 %, d'ici 2005, soit la norme de l'Union internationale de la nature (UICN). Cela signifie 85 000 kilomètres carrés qui seraient protégés contre l'industrie.
Le ministre de l'Environnement, André Boisclair, et le ministre des Ressources naturelles, François Gendron, devraient annoncer aujourd'hui que certains secteurs de la forêt et du lac Joannès pourront désormais bénéficier d'un moratoire contre l'exploitation forestière ou minière, ceux-ci étant candidats au statut d'aires protégées.
En devenant candidate au statut officiel d'«aire protégée», une région est automatiquement soustraite à l'exploitation, en attendant que le gouvernement ait fixé le type de protection dont elle a besoin: réserve écologique, parc, forêts anciennes, etc. Il y a au total six catégories.
Par contre, tout indique que le gouvernement n'aurait pas retenu deux sites jugés pourtant d'une grande importance aux yeux d'Action boréale, l'organisme que dirige M. Dejardins: la forêt Kanasuta et le mont Kékéko.
En novembre dernier, le fondateur d'Action boréale, Richard Desjardins, était intervenu personnellement auprès du ministre Gendron pour que la compagnie Norbord retire sa machinerie de cette forêt, où elle comptait effectuer des coupes. La forêt de Kanasuta est située près de Rouyn-Noranda et on y trouve de nombreux artefacts de campements indiens et une des plus vieilles cédrières au Québec.
Les deux ministres doivent annoncer ce matin, en Abitibi, une extension du réseau québécois des aires protégées en Abitibi et à la Baie-James. Du nombre, il faudra compter la rivière Harricana et une zone fréquentée par un troupeau de caribous.
Le concept des aires protégées remonte au Sommet de Rio sur la biodiversité, en 1992. On avait alors fixé à 12 % le pourcentage du territoire devant faire l'objet d'une protection. Le Québec a ramené l'objectif à 8 %, d'ici 2005, soit la norme de l'Union internationale de la nature (UICN). Cela signifie 85 000 kilomètres carrés qui seraient protégés contre l'industrie.
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