Le réchauffement touchera bientôt l'Antarctique
3 mai 2008
Actualités sur l'environnement
Washington — Les changements climatiques devraient provoquer un réchauffement de l'Antarctique d'ici quelques années, pendant qu'à l'autre bout du monde, la situation de l'Arctique demeurera précaire, préviennent des chercheurs.
Si l'intensité de la radiation solaire et la quantité de gaz à effet de serre sont similaires aux deux endroits, explique l'océanographe James Overland, de la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis, les deux régions réagissent jusqu'à présent fort différemment.
L'été dernier, la glace marine a fondu à un niveau sans précédent dans l'Arctique, une situation que plusieurs attribuent aux changements climatiques. Les chercheurs croient maintenant que les fluctuations naturelles de température y sont aussi pour quelque chose, les deux phénomènes se renforçant mutuellement pour créer un Arctique où on retrouve moins de glace que jamais.
M. Overland s'attend maintenant à ce qu'on ne retrouve dans l'Arctique qu'une quantité minime de glace marine en septembre, soit environ 40 % de moins qu'il y a 20 ans.
D'autre part, poursuit le scientifique américain, le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique a contribué à maintenir les températures basses pratiquement partout sur le continent. Mais au fur et à mesure que ce trou se réparera au cours des prochaines années, les effets des changements climatiques commenceront à être ressentis dans la région.
M. Overland, qui reconnaît avoir été jadis sceptique quant à l'impact du réchauffement planétaire, estime que ces conclusions sont «stupéfiantes».
De plus, ajoute le climatologue Gareth Marshall, du British Antarctic Survey, les changements climatiques ont renforcé les vents qui circulent autour du continent antarctique, emprisonnant de l'air froid à l'intérieur.
Mais l'intensité de ces vents diminuera au cours des prochaines années, prévient-il, permettant à de l'air chaud de s'infiltrer.
Si l'intensité de la radiation solaire et la quantité de gaz à effet de serre sont similaires aux deux endroits, explique l'océanographe James Overland, de la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis, les deux régions réagissent jusqu'à présent fort différemment.
L'été dernier, la glace marine a fondu à un niveau sans précédent dans l'Arctique, une situation que plusieurs attribuent aux changements climatiques. Les chercheurs croient maintenant que les fluctuations naturelles de température y sont aussi pour quelque chose, les deux phénomènes se renforçant mutuellement pour créer un Arctique où on retrouve moins de glace que jamais.
M. Overland s'attend maintenant à ce qu'on ne retrouve dans l'Arctique qu'une quantité minime de glace marine en septembre, soit environ 40 % de moins qu'il y a 20 ans.
D'autre part, poursuit le scientifique américain, le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique a contribué à maintenir les températures basses pratiquement partout sur le continent. Mais au fur et à mesure que ce trou se réparera au cours des prochaines années, les effets des changements climatiques commenceront à être ressentis dans la région.
M. Overland, qui reconnaît avoir été jadis sceptique quant à l'impact du réchauffement planétaire, estime que ces conclusions sont «stupéfiantes».
De plus, ajoute le climatologue Gareth Marshall, du British Antarctic Survey, les changements climatiques ont renforcé les vents qui circulent autour du continent antarctique, emprisonnant de l'air froid à l'intérieur.
Mais l'intensité de ces vents diminuera au cours des prochaines années, prévient-il, permettant à de l'air chaud de s'infiltrer.
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