Desjardins et l'environnement
« Changer le monde un geste à la fois »
Photo : Jacques Nadeau
Le premier projet environnemental entrepris chez Desjardins a consisté à réduire le plus possible sa consommation de papier.
Le Mouvement Desjardins a pris les moyens d'action pour s'engager véritablement dans la cause environnementale soutenue par le Jour de la Terre. La coopérative financière veut changer le monde un geste à la fois et pour y arriver, elle sensibilise ses membres et son personnel qu'elle convie à entrer dans la ronde du développement durable.
Patrice Camus a fait partie de la première cohorte des étudiants diplômés de la chaire en éco-conseil de l'Université du Québec à Chicoutimi. À titre d'éco-conseiller, il a joint Desjardins à la fin de 2003, là où il joue notamment, depuis ce temps, le rôle d'«allumeur du réverbère» de l'environnement. Il rapporte pourquoi le Mouvement s'est d'abord impliqué dans l'organisme Jour de la Terre, chapitre de Québec: «On voulait de la sorte sensibiliser non seulement le grand public, mais également le monde des affaires au dossier de l'environnement. En fait, ce Jour venait essentiellement interpeller les grandes entreprises pour qu'elles posent des gestes concrets et qu'elles mettent en oeuvre des initiatives en développement durable. En ce sens-là, Desjardins a été l'un des premiers partenaires du Jour en 2004.»
Au départ, le Mouvement a pris cette forme d'engagement: «Notre premier projet s'appelait le Défi papier Desjardins. Il se voulait la première initiative d'envergure pour l'entreprise puisque non seulement la Fédération a été impliquée, mais aussi parce que, par la suite, toutes les entités ont suivi; les filiales et les caisses ont emboîté le pas. L'objectif principal était de réduire de 15 % la consommation de papier sur trois ans, soit de 2005 à 2008. Les résultats sont plus que positifs et il est prévu que ce projet devienne permanent pour assurer le fruit des efforts réalisés jusqu'à maintenant.»
Dans un deuxième temps apparaissait à l'ordre du jour environnemental le Défi relevé vert. M. Camus cerne les contours de cet autre projet: «Les membres internautes ont été incités à passer des relevés en format papier à ceux sous forme électronique. À chaque fois qu'un membre effectuait ce changement, Desjardins s'engageait à planter un arbre. Jusqu'à maintenant deux campagnes ont été réalisées en 2006 et en 2007 et, sur une base de trois ans, on voulait atteindre l'adhésion de 100 000 membres. Dès la première année, on a atteint pas loin de 92 000 personnes et le même nombre d'arbres a été planté. Durant la deuxième année, 22 000 individus ont pris le virage durant la campagne et autant d'arbres seront mis en terre au cours de ce printemps-ci, en collaboration avec notre partenaire, la Corporation Saint-Laurent. Le Mouvement a déjà atteint 115 % de son objectif triennal.» Une troisième phase de ce projet sera enclenchée en novembre 2008.
L'approche globale
Desjardins poursuit, en parallèle à ses activités dans le cadre du Jour de la Terre, la réalisation d'un programme intégrateur en environnement qui est axé sur le développement durable. Patrice Camus en fournit la raison: «On voulait qu'il en soit ainsi pour passer nos messages plus facilement à l'interne et, à l'externe, pour sensibiliser les gens afin qu'ils soient en mesure de suivre les initiatives du Mouvement. Dans ce but, c'est bien la thématique de "changer le monde un geste à la fois" qui prédomine.»
Cette campagne de changement dans les comportements est réalisée en collaboration avec Équiterre: «Ils invitent la population à poser 12 gestes concrets pour justement changer le monde. Dans le cas de Desjardins, on a développé nos interventions autour des 12 gestes mais, éventuellement, on va inviter graduellement les employés à poser des gestes concrets qui correspondent à nos activités. En contrepartie, l'entreprise va poser des gestes qu'on appelle institutionnels.»
Là encore cette opération se déroulera par étapes ou de façon graduelle: «Premièrement, parce que nous sommes une structure d'envergure. Deuxièmement, on veut impliquer les directions, les vice-présidences concernées, et ce sont elles qui doivent prendre le leadership relativement à la réalisation de ces gestes-là.» Il situe l'intervention des responsables du dossier de l'environnement à l'intérieur de cet engagement, dont il fait partie à titre d'écoconseiller.
«Le secrétariat général pour lequel je travaille se situe en phase d'accompagnement. Nous avons assumé le leadership dans le déroulement du Défi papier, parce que c'était le premier projet. Par la suite, notre objectif, c'est d'impliquer toutes les composantes du Mouvement, de les responsabiliser et de leur faire gérer leurs propres projets.»
Vous êtes en quelque sorte devenus des «allumeurs de réverbères»? «J'aime bien l'expression et je vais vous donner un petit exemple sur les 12 gestes en cause: on commence à travailler en 2008 sur le transport alternatif. Il y a donc un groupe composé des différentes entités de Desjardins qui se penche sur les diverses solutions de rechange qu'on peut proposer à la voiture solo sur le plan des déplacements des employés entre le domicile et le lieu de
travail.»
Collaborateur du Devoir
Patrice Camus a fait partie de la première cohorte des étudiants diplômés de la chaire en éco-conseil de l'Université du Québec à Chicoutimi. À titre d'éco-conseiller, il a joint Desjardins à la fin de 2003, là où il joue notamment, depuis ce temps, le rôle d'«allumeur du réverbère» de l'environnement. Il rapporte pourquoi le Mouvement s'est d'abord impliqué dans l'organisme Jour de la Terre, chapitre de Québec: «On voulait de la sorte sensibiliser non seulement le grand public, mais également le monde des affaires au dossier de l'environnement. En fait, ce Jour venait essentiellement interpeller les grandes entreprises pour qu'elles posent des gestes concrets et qu'elles mettent en oeuvre des initiatives en développement durable. En ce sens-là, Desjardins a été l'un des premiers partenaires du Jour en 2004.»
Au départ, le Mouvement a pris cette forme d'engagement: «Notre premier projet s'appelait le Défi papier Desjardins. Il se voulait la première initiative d'envergure pour l'entreprise puisque non seulement la Fédération a été impliquée, mais aussi parce que, par la suite, toutes les entités ont suivi; les filiales et les caisses ont emboîté le pas. L'objectif principal était de réduire de 15 % la consommation de papier sur trois ans, soit de 2005 à 2008. Les résultats sont plus que positifs et il est prévu que ce projet devienne permanent pour assurer le fruit des efforts réalisés jusqu'à maintenant.»
Dans un deuxième temps apparaissait à l'ordre du jour environnemental le Défi relevé vert. M. Camus cerne les contours de cet autre projet: «Les membres internautes ont été incités à passer des relevés en format papier à ceux sous forme électronique. À chaque fois qu'un membre effectuait ce changement, Desjardins s'engageait à planter un arbre. Jusqu'à maintenant deux campagnes ont été réalisées en 2006 et en 2007 et, sur une base de trois ans, on voulait atteindre l'adhésion de 100 000 membres. Dès la première année, on a atteint pas loin de 92 000 personnes et le même nombre d'arbres a été planté. Durant la deuxième année, 22 000 individus ont pris le virage durant la campagne et autant d'arbres seront mis en terre au cours de ce printemps-ci, en collaboration avec notre partenaire, la Corporation Saint-Laurent. Le Mouvement a déjà atteint 115 % de son objectif triennal.» Une troisième phase de ce projet sera enclenchée en novembre 2008.
L'approche globale
Desjardins poursuit, en parallèle à ses activités dans le cadre du Jour de la Terre, la réalisation d'un programme intégrateur en environnement qui est axé sur le développement durable. Patrice Camus en fournit la raison: «On voulait qu'il en soit ainsi pour passer nos messages plus facilement à l'interne et, à l'externe, pour sensibiliser les gens afin qu'ils soient en mesure de suivre les initiatives du Mouvement. Dans ce but, c'est bien la thématique de "changer le monde un geste à la fois" qui prédomine.»
Cette campagne de changement dans les comportements est réalisée en collaboration avec Équiterre: «Ils invitent la population à poser 12 gestes concrets pour justement changer le monde. Dans le cas de Desjardins, on a développé nos interventions autour des 12 gestes mais, éventuellement, on va inviter graduellement les employés à poser des gestes concrets qui correspondent à nos activités. En contrepartie, l'entreprise va poser des gestes qu'on appelle institutionnels.»
Là encore cette opération se déroulera par étapes ou de façon graduelle: «Premièrement, parce que nous sommes une structure d'envergure. Deuxièmement, on veut impliquer les directions, les vice-présidences concernées, et ce sont elles qui doivent prendre le leadership relativement à la réalisation de ces gestes-là.» Il situe l'intervention des responsables du dossier de l'environnement à l'intérieur de cet engagement, dont il fait partie à titre d'écoconseiller.
«Le secrétariat général pour lequel je travaille se situe en phase d'accompagnement. Nous avons assumé le leadership dans le déroulement du Défi papier, parce que c'était le premier projet. Par la suite, notre objectif, c'est d'impliquer toutes les composantes du Mouvement, de les responsabiliser et de leur faire gérer leurs propres projets.»
Vous êtes en quelque sorte devenus des «allumeurs de réverbères»? «J'aime bien l'expression et je vais vous donner un petit exemple sur les 12 gestes en cause: on commence à travailler en 2008 sur le transport alternatif. Il y a donc un groupe composé des différentes entités de Desjardins qui se penche sur les diverses solutions de rechange qu'on peut proposer à la voiture solo sur le plan des déplacements des employés entre le domicile et le lieu de
travail.»
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