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Des lacs qui font rêver?

Photo : Agence Reuters
Même s'ils sont encore gelés, nos lacs commencent à faire rêver de pêche, de nautisme, de baignade ou de couchers de soleil se reflétant dans l'eau...
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  • Hubert Simard - Abonné
    27 mars 2008 23 h 46
    La valeur environnementale des élus de la MRC Memphrémagog
    Vous avez raison de dire que nous pourrons mesurer la valeur environnementale de nos élus cet été. À la demande des associations locales la MRC Memphrémagog a amorcé le processus de réglementation de l'obligation de renaturaliser les rives artificialisées au début de l'année. La proposition initiale était de nature purement symbolique. Le règlement se limitait à une profondeur de 3 mètres. À la consultation les participants, sauf exception, ont demandé qu'on respecte au moins la profondeur minimale de 10 mètres qui est la norme minimale de la politique provinciale de protection des rives. À l'assemblée suivante la proposition de règlement a été amendée pour augmenter la norme à 5 mètres avec la mention que la norme pourrait passer à 10 mètres au cours des prochaines années. Une proposition d'amendement en cours de séance a été adoptée pour fixer un délai de 5 ans. À l'assemblée suivante on a fait le constat que le règlement était rédigé sous la forme facultative «pourrait» et un nouveau projet d'amendement a été formulé pour introduire la forme obligatoire «devrait». Au cours de cette même assemblée les représentants des municipalités ont voté contre l'adoption d'un règlement de contrôle intérimaire qui aurait rendu le règlement applicable à l'ensemble de la MRC en attendant que les municipalités adoptent leur propre règlement local. Autonomie locale oblige. Au lac Memphrémagog la municipalité d'Ogden donne l'exemple en adoptant dès maintenant la norme de 10 mètres et il y a des chances qu'elle soit suivie par la municipalité d'Austin. On espère que le conseil de Magog aura assez de tonus pour adopter également la norme de 10 mètres. On est encore loin de l'application de la réglementation, mais on rapporte progrès.

    Au fait ne serait-il pas plus simple de modifier la politique provinciale de protection des rives qui interdit les travaux de construction à l'intérieur de la bande riveraine pour qu'elle interdise clairement les travaux de coupe de végétation?
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  • Gaëtan Bélisle - Abonné
    28 mars 2008 06 h 36
    Pluies acides!!
    Votre article est très intéressant. J'ai une maison de campagne au lac Ouimet, au Mont-Tremblant. J'ai lu durant l'hiver un article qui soulignait l'importance majeure des pluies acides dans ce problème. Pour le solutionner, il faudra impliquer les grandes industries canadiennes et américaines... Le municipalités, les MRC et le gouvernement provincial ont un rôle à jouer mais on passe souvent sous silence l'aspect international du sujet. Les gros pollueurs peuvent dormir en paix.

    Gaëtan Bélisle
    belsomca@yahoo.ca
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  • Tim Yeatman - Abonné
    28 mars 2008 09 h 01
    Des lacs, et des rivières
    Pour avoir vécu sur les rives de la rivière Richelieu pendant plus de 50 ans, les maux et les solutions mentionnés ici pour les lacs s'appliquent sur les rivières et leur bassin versant également.

    Les courants, rapides et bassins calmes apportent des variables additionnels avec leur faune et leur flore propres, mais les problèmes de sédiments contaminés, les intrants coliformes, bactériens et chimiques s'y retrouvent également.

    Pour avoir dénoncé les coupes d'arbres sur la rive pendant plus de 20 ans, la protection des rivages des rivières et tous ses affluents est loin d'être aquise. Considérer nos cours d'eau comme des égoûts à ciel ouvert, des récipients pour recevoir les trop pleins des terres agricoles et des trous pour se débarasser de nos branches et le contenu de nos sacs de tondeuse à gazon, c'est encore la façon de voir de trop de gens.

    J'étudie et essaye de faire appliquer la politique de protection des rives depuis son adoption en 1987. Sa principale faiblesse, c'est qu'elle n'est qu'une politique, pas une loi qu'on peut faire appliquer. Si elle l'était, je ne suis pas certaine qu'il y a assez d'inspecteurs et une volonté politique pour la faire appliquer.

    Bref, les blooms d'algues bleues-vertes de ces dernières années ne sont qu'un symptôme d'un mal plus généralisé et plus grave. Il y a beaucoup, beaucoup de travail à faire pour que je puisse me baigner sans crainte dans la rivière, comme dans les années '50.

    Johanne Dion
    Richelieu, Qc
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  • René Pigeon - Abonné
    28 mars 2008 11 h 50
    Masse critique de coercitions vs. masse critique d'actions libres
    Masse critique de coercitions vs. masse critique d'actions libres :
    Louis-Gilles Francoeur nous rappelle de façon concise que, dans tous les domaines de la vie en société, prêcher par l'exemple et les appels volontaristes ne sont pas des substituts des obligations partagées par tous. Car la poursuite réussie du bien commun exige que les gouvernants, les gouvernés et les leaders d'opinion (qui constituent les intermédiaires entre gouvernants et gouvernés, nos véritables parlementaires) cherchent, trouent et acceptent un équilibre entre d'une part, les choix réalisés librement par un nombre suffisant d'individus autonomes et, d'autre part, la coercition des lois, règlements, inspecteurs & amendes - sans lesquels le prêcher-par-l'exemple des gouvernés et les appels volontaristes des gouvernants ne peuvent atteindre leur masse critique d'actions. Sans une masse critique de coercitions, les actions libres et volontaristes ne peuvent pas atteindre leur masse critique. Le chacun-pour-soi et le je-m'en-foutisme prévalent alors. Il s'en suit stagnation, cynisme et attente d'une future génération ou acteurs extérieurs pour redémarrer la poursuite du bien commun. René Pigeon
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