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Dunière est-elle toujours une réserve nationale?

Le dossier que nous avons récemment publié sur le transfert de la réserve faunique Dunière à un organisme de gestion privé a fait couler beaucoup d'encre et de salive, un indice de l'intérêt marqué pour ce patrimoine. Depuis lors, des renseignements et des réactions de la plus haute importance se sont ajoutés au dossier, ce qui justifie un second regard, compte tenu des enjeux et du précédent en cause.
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  • Gaetan Saint-Pierre - Abonné
    15 février 2008 10 h 26
    Un patrimone protégé et menacé?
    Cet article me déçoit puisqu'il ne traite pas du statut problématique de nos réserves fauniques qui n'ont aucune protection contre l'exploitation des ressources naturelles et de l'appétit de grandes entreprises qui font l'exploitation de la forêt.Cette situation fut d'ailleurs soulevé par la SEPAQ devant la commission Coulombe. Les réserves fauniques ne font pas parties des aires protégées et les ressources naturelles qui s'y retrouvent sont exploitées sans considération pour la mise en valeur du territoire. Elles sont donc sans statut et demeurent des territoires patrimoniaux à la merci des exploitants.

    Pour ce qui est du mode de gestion, avant de contester la prise en charge d'un territoire par un organisme du milieu, je questionnerais le statut actuel des réserves fauniques et leur approche de gestion qui est définitivement axée sur la rentabilité des opérations commerciales. Nos régions réclament depuis longtemps leur implication dans la gestion du territoire et je ne vois pas pourquoi on ne leur donnerait pas cette opportunité.

    Une approche de gouvernance participative et endogène ne peut certainement faire pire que la gestion centralisée dont le plus grand mérite aura été de piller les ressources et le patrimoine naturel des régions sans leur donner les outils de développement dont elles ont tant besoins.

    Avant de monter aux barricades pour décrier une initiative locale de gestion intégrée et de mise en valeur du territoire, il faudrait peut-être envisager de donner une chance à ceux qui manifeste la volonté de vivre en région et de les développer.

    Quant à l'idée de pourvoiries exclusives pour gens riches, il suffit de vérifier la croissance des prix observées notamment pour la chasse à l'orignal sur les réserves fauniques depuis leur délégation à la SEPAQ pour constater que ce qui est appréhendé pour l'un est pratiqué par l'autre.
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  • Chryst - Abonné
    4 mars 2008 13 h 19
    Tirage au sort ...
    Monsieur Francoeur s'inquiète des possibilités de tricherie lors de ces derniers. Or, il est possible de vérifier à tout moment tous les noms d'une base de données, de les regrouper s'ils sont écrits de la même façon et par la même occasion de compter le nombre de données correspondant à une même entrée. Par exemple L G Francoeur, L-G Francoeur, L G Francoeur (2 espaces entre L et G) apparaîtraient sous trois noms différents si l'on devait procéder à des regroupements d'entités identiques. Pour chacune d'elles à la base de données, il est également possible de dénombrer le nombre total d'entrées. Il est aussi possible de vérifier s'il y a deux adresses différentes pour un même individu. Il est donc possible d'éliminer toute possibilité de tricherie avant le tirage au sort. Monsieur Francoeur peut donc être rassuré jusqu'à un certain point. Toutefois, il n'est pas certain que l'on fasse toujours ces vérifications avant le tirage au sort.
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