samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Moteur-roue: Volvo dans les traces d'Hydro

Detroit n'ouvre qu'une fenêtre sur l'automobile de demain

Chrysler a dévoilé hier à la presse la Jeep Renegade électrique qu’elle exposera au Salon de Detroit.
Photo : Agence France-Presse
Chrysler a dévoilé hier à la presse la Jeep Renegade électrique qu’elle exposera au Salon de Detroit.
Le Salon de l'automobile de Detroit, qui ouvrira officiellement ses portes samedi, soit le lendemain de celui beaucoup plus modeste de Montréal, ne reflète qu'en partie les percées technologiques à la base de l'automobile de demain.

Mais si les grands constructeurs automobiles vont y présenter une multitude de modèles hybrides, dont au moins huit pour General Motors, la perle entre toutes est sans contredit la Volvo hybride «ReCharge», équipée de moteurs-roues, qui préfigure vraiment les hybrides de la troisième génération.

Cette voiture-concept laissera toutefois un goût amer à bien des Québécois, car sa stratégie globale est à quelques détails près l'équivalent de ce que proposait il y a 20 ans le physicien Pierre Couture, un projet que l'équipe de ce chercheur proposait de mener à terme pour 1997 avec une trentaine de millions supplémentaires qu'Hydro-Québec leur a refusés.

La seule différence importante entre le concept de Volvo et celui de Pierre Couture est l'emplacement de la génératrice, que le constructeur suédois place à l'avant de la ReCharge alors que les prototypes québécois de l'équipe Couture la situaient à l'arrière pour réduire les séquelles d'une collision frontale.

Mais, essentiellement, cette Volvo hybride est, comme le projet de Traction-Couture des années 90, une voiture à quatre roues motrices qui abritent chacune dans leur jante de puissants moteurs électriques. Le groupe des batteries, situé à l'arrière sous le siège du passager, permet à la voiture de rouler 100 km sur ses seules réserves d'électricité. L'usager moyen peut ainsi faire des allers-retours au travail pendant toute une semaine en mode électrique uniquement et recharger sa voiture durant la nuit, alors que le réseau électrique est au ralenti et que, aux États-Unis, l'électricité coûte moins cher.

Contrairement à la Prius et à la plupart des voitures hybrides actuelles, la Volvo n'utilise absolument pas de moteur à essence pour sa traction. Son moteur à essence, pour l'instant véritablement surdimensionné avec ses 81 kWh et à terme disponible en version diesel, sert strictement à recharger les batteries lithium-polymère lorsque leur charge se réduit à environ 30 %. L'entraînement des roues se fait exclusivement grâce aux moteurs électriques qui, en version moteur-roue, sont beaucoup plus efficaces énergétiquement. Ce qui se reflète sur les performances de la voiture: elle peut atteindre 100 km en 9 secondes et rouler à 160 km/h avec une autonomie qui n'a rien à envier aux voitures classiques.

Pour Pierre Langlois, un physicien qui s'apprête à publier au début de l'été un livre intitulé Rouler sans pétrole aux Éditions Multimondes, Hydro-Québec a fait preuve «d'amateurisme et d'un manque de vision» étonnant en refusant de financer la poursuite du projet de traction Couture, «car le Québec avait alors 20 ans d'avance sur le reste de l'industrie». On répète aujourd'hui dans les corridors d'Hydro-Québec qu'en allant proposer le projet de traction Couture aux grands constructeurs automobiles pour les inciter à l'acheter, «c'était comme si l'inventeur de l'ampoule électrique était allé demander aux fabricants de lampes à l'huile ce qu'ils en pensaient». Ils ont boudé le projet, mais sont tous venus voir, et GM avec sa Volt, puis maintenant Volvo, qui travaille en synergie avec Ford, ont compris et lancent des projets similaires sans même tendre la main à TM4, la filiale famélique d'Hydro, chargée de développer l'héritage de Pierre Couture mais sans les idées que l'équipe avait en tête.

Selon le physicien Pierre Langlois, les hybrides «plug-in» , comme on les appelle aux États-Unis pour désigner notamment la nouvelle version de la Prius de Toyota, sont plus efficaces. Ces hybrides de deuxième génération, capables d'une certaine autonomie en mode tout électrique, rechargent leurs batteries avec leur moteur à essence uniquement lorsque la réserve d'électricité est trop basse. On recharge d'abord leurs piles la nuit sur le circuit électrique de la maison ou en partie le jour à l'aide de panneaux solaires.

Mais c'est, explique Pierre Langlois, avec une traction tout électrique, comme celle de la Volt ou de la Volvo que l'on arrivera à diviser par deux ou trois la consommation d'essence d'un véhicule classique. Et, ajoute-t-il, c'est avec le moteur-roue que l'on atteindra le sommet de l'efficacité énergétique de la filière hybride parce qu'étant plus puissants en mode de freinage, ces moteurs peuvent recharger les batteries avec des niveaux de puissance hors de portée des hybrides actuelles, qui peuvent récupérer tout au plus entre 15 et 20 % de l'énergie qui se perd au freinage, dit-il. C'est d'ailleurs ce niveau d'efficacité qui permet à la ReCharge d'atteindre un niveau d'efficacité de 12 kWh au 100 km, une dépense de 72 cents au Québec.

Volvo n'est pas le seul constructeur à travailler sur le moteur-roue, qu'il a perfectionné avec la société anglaise PML Flightlink. La firme hollandaise E-Traction produit déjà des autobus équipés de deux moteurs-roues, avec génératrice en appoint, qui réduisent de trois à quatre fois sa consommation de pétrole.

Une batterie révolutionnaire

Mais la grande révolution des voitures de demain semble se préparer en marge des percées technologiques présentées à Detroit, quoiqu'une hybride en apparence peu performante, l'utilitaire sport XH-150 de AFS Trinity, soulève le voile sur le remplacement des batteries classiques par des super-condensateurs.

Les batteries classiques n'aiment pas les recharges trop violentes ni les dépenses d'électricité trop subites. Elle chauffent alors et, dans certains cas, il y aurait même des risques d'explosion. Mais en utilisant des super-condensateurs, insensibles aux charges puissantes, AFS alimente et exploite des batteries classiques en ne leur imposant pas les surcharges ou décharges extrêmes, une tâche confiée au super-condensateur.

Mais c'est du côté de la société EEStor, une petite firme qui n'a même pas un site Internet et qui cache ses activités comme s'il s'agissait d'un secret militaire, que les yeux de la communauté scientifique se tournent depuis deux ans avec curiosité et scepticisme, c'est selon.

Cette société a breveté un super-condensateur qui pourrait tout simplement remplacer les batteries dans les voitures, mais avec un niveau de performance qui en ferait de véritables dinosaures technologiques, y compris les plus performantes actuellement.

À poids égal, ces super-condensateurs seraient capables de stocker de 1,5 à 2,5 fois plus d'électricité que les meilleures batteries actuelles pour 12 à 25 % du coût! Entre des plaques de céramique, cette société utilise des poudres qui contiennent un mélange de titane et de barium. Il n'y a donc aucune réaction chimique durant la charge ou la décharge, donc aucune possibilité de surchauffe. Et un pareil super-conducteur pourrait être rechargé entre 4 et 6 minutes. Selon Pierre Langlois, «la beauté de cette technologie, c'est qu'elle permet environ un million de recharges avant d'épuiser le super-condensateur, ce qui signifie que l'on pourrait l'utiliser tous les jours pendant 2740 ans! En somme, on vendrait son auto, mais on garderait son module d'énergie!»

EEStor a causé une énorme surprise en 2007 lorsqu'elle a annoncé avoir conclu une entente avec la ZENN Motor Co de Saint-Jérôme, le seul constructeur nord-américain d'une voiture tout électrique fonctionnelle, que Québec, soit dit en passant, n'a pas encore autorisée à rouler sur ses routes québécoises, attendant sans doute un autre pied de nez qui viendra d'un État américain ou de la Colombie-Britannique...

Mais ceux qui doutaient de l'intérêt des recherches en cours chez EEStor en ont pris un coup la semaine dernière quand Lockheed Martin, un des plus importants fabricants d'équipement militaire de pointe, a signé avec elle une entente de commercialisation.

Il est paradoxal de constater avec le recul du temps que la société Avestor, dans laquelle Hydro-Québec a investi beaucoup pour développer une batterie révolutionnaire, semble avoir un avenir fort limité sur le marché, du moins pour l'instant et par rapport à des filières comme celle des super-condensateurs.

Par contre, la filière abandonnée par notre société d'État, le projet de traction Couture, s'avère celle sur laquelle les plus grands constructeurs semblent miser pour la bataille commerciale des hybrides de troisième génération. On a presque le sentiment d'assister à un remake de l'aventure de l'AVRO CF-105, cet avion canadien qui était 20 ans en avance sur ses concurrents américains et que le gouvernement conservateur de l'époque Diefenbaker avait liquidé pour acheter plutôt les obsolètes fusées Bomark.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • martin grenier - Inscrit
    14 janvier 2008 23 h 42
    Bonne tète
    On a des bombardier au québec mais ceut qui on l'argent
    (comme nos gouvernements) c'est comme
    des mémoires a la derivent
    grenier.martin@videotron.ca
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Chayer - Inscrit
    15 janvier 2008 01 h 21
    AVRO
    Une reprise de la mésaventure de l'ARROW CF-105...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bertrand Leger - Inscrit
    15 janvier 2008 07 h 54
    Quoi de neuf au Québec ?
    Au Québec, on a les meilleures idées et parfois, elles réussissent à survivre, malgré l'acharnement de nos dirigeants à les étouffer dans l'oeuf (exemple: Cirque du Soleil].
    Le Projet du moteur-roue me fait pleurer à chaque fois que j'en entends parler. Comme vous le dites, GM et Volvo vont s'attribuer le mérite de cette invention québécoise à 100%, qui révolutionnera le monde de l'Automobile d'ici cinq ans.
    Que voulez-vous... les épais ont le droit d'exister et de faire des gaffes !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jean claude pomerleau - Inscrit
    15 janvier 2008 08 h 22
    L'indispensable stratégie d'état.
    La différence entre la Suède et le Québec, le premier est un état optimal, le deuxième est un demi état de province. Avec des politiciens provinciaux incapables de dégager des stratégies d'état d'envergures. La provincialisation des esprits vous connaissez; et dire que même M Bernard s est convaincre que le moteur roues n avait pas d avenir, quel manque de vision et d ambition.
    jcpomerleau
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Filion - Abonné
    15 janvier 2008 08 h 57
    Batteries, super-condensateurs, accumulateurs, pas sûr !
    Bonjour, J'aime bien vous lire, vous décrivé très bien ce qui se passe dans ce domaine,soit de la voiture électrique et vous êtes super renseigné. Je ne vous critique pas, je veux tout simplement vous exprimer m'a version ou ma vision sur l'idée des voitures électriques. L'idée des moteurs-roues est géniale, mais mettre un moteur électrique sur le 750 volts à 10 ou 15 cm du sol, pas sûr, surtout l'hiver en régions nordiques en tout cas. Ma version est le moteur-roue oui, mais hydraulique. L'hydrostatic est d'une simplicité sans pareil, je sais car j'ai déjà une machine appelée Refcon pour la réfection des routes des municipalités et ça marche très bien. (voir: Google "Jean Filion Refcon" et DES ÉCONOMIES MAJEURES À DUNHAM)Le rapport d'énergie entre le moteur source et la traction est de près de 97% soit de beaucoup supérieur aux systèmes d'entrainement conventionnels. Les moteur-roue électrique fait la même chose, je sais, à l'exception de l'énergie source. L'hydrostatique peut facilement utiliser un moteur à combustion à l'éthanol pur, donc très léger. L'hydrostatique tire la charge par elle-même, non pas par le moteur source, comme le système à piles d'ailleur. De ce fait la consommation est coupé de 50% et plus. etc., etc..
    Je vous ai déjà demandé s'il y avait possibilité d'une rencontre entre vous et moi et aussi un M. Boisvert qui aimerait bien vous parler. Le but est d'échanger nos connaissances sur ces nouvelles technologies.
    Merci de votre attention
    Jean Filion
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Guy Fafard - Inscrit
    15 janvier 2008 09 h 25
    De vrais Québéquois
    Hydro-Québec, hybrides, environnement, États-Unis (pays)

    Il n'est pas nécessaire d'être obtus pour diriger les gouvernement ou les entreprises para-gouvernementales ici, mais ça aide.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Véronneau - Inscrite
    15 janvier 2008 10 h 13
    Les automobiles de demain n'ont pas de future
    En 1996 dans un National Geographic Ford gloussait que son prototype de véhicule mu à l'hydrogène était pour demain.
    GM à totalement scrappé quelque chose comme 5,000 EV1 ( véhicules tout électrique (voir le film Who killed the electric car). Ils ont du faire venir la police a plusieurs reprises lorqu'ils tentaient de reprendre les EV1 aux gens à qui GM avaient "loués" ces merveilles de chars.
    Au dernier salon de l'Auto de Montréal le ti gars qui travaillait au pavillon de Honda expliquait avec beaucoup de sérieux que les véhicules hybrides de Honda se vendaient mal, sous le regard éberlué et incrédule d'un petit groupe de gars de char. Un des monsieurs lui a dit bien gentiment que Honda ne semblait pas vraiment vouloir les vendre ses hybrides.
    Tout le monde sais maintenant que le véhicule mu au moteur à air comprimé est 100% fonctionnel extrêmement peu polluant ( en fait, zéro émissions) et que la compagnie Indienne Tata viennent de sortir leur Nano (qui utilise cette technologie) cette semaine.....
    Conclusion? Fort simple; les pétrolières accoquinées avec nos vaillants élus et les fabriquants de chars vont faire en sorte de nous faire rêver de véhicules non polluants et encore et toujours sur des lendemains chantants sans jamais livrer la marchandise tant et aussi longtemps qu'il y aura du pétrole à bruler. Acceptez le; il n'y a rien que l'on puisse faire. Nous continuerons à nous faire remplir et à se faire mentir par ces monstres qui ne pensent qu'à eux et au diable les générations futures et la planète.
    Pour ce qui est du véhicule de Volvo eh bien bravo pour eux, ici, nous, on ben trop frileux, épais et ticoune. Mais quand même je me demande où, quand, et combien ils
    vont le vendre?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Claude L'Heureux - Abonné
    15 janvier 2008 11 h 37
    Vivement une commission d'enquête
    L'invention de l'équipe de monsieur Couture est certainement celle qui a ému le plus les québécois. Il fallait les entendre sur les lignes ouvertes! Et voilà que se confirme ce que tous les québécois imaginaient: invention révolutionnaire qui devait mettre le Québec des années en avance dans un monde où il est absent, avec, en prime une énergie produite par Hydro-Québec ! Je demande une commission d'enquête pour savoir qui étaient ces traîtres à la tête de la société et quel serait leurs réponses, d'experts, face à la progression du moteur-roue dans l'industrie aujourd'hui.

    J'imagine que le moteur-roue pourrait révolutionner le monde du tout-terrain car il peut se détacher de l'habitacle ce qui pourrait rendre indépendant le système de traction de sorte que, sur route, le véhicule aurait un profil bas moins versant et qu'en terrain vague toutes les roues pourraient maintenir le véhicule au niveau, invention québécoise qui serait utile en Afganistan...

    Claude L'Heureux, Québec
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvain Racine - Abonné
    15 janvier 2008 12 h 18
    Bravo à Volvo pour son courage et sa volonté d'agir!
    Je passe quotidiennement en tramway électrique (électricité pour beaucoup produite grâce à la récupération du méthane des matières animales et végétales) devant les installations de Volvo à Gothenburg en Suède.

    Dans la vie, il y a un moment où agir compte beaucoup plus que les idées. Depuis que je suis en Suède, je ne peux m'empêcher de faire des comparaisons entre mon Québec natal et ici. L'exemple aujourd'hui vient s'ajouter à beaucoup d'autres: le Québec n'agit pas et les gens qui rêvent, qui ont des idées sont méprisés.

    Le Québec aurait pu être un pays aujourd'hui avant-gardiste à plusieurs niveaux, mes le constat est que les idées et les gens avec des rêves sont diluées dans un pays (le Canada) non-fonctionnel... et ces gens partent en douce pendant que le bateau coule.

    C'est toujours un plaisir de vous lire Monsieur Francoeur.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • René Pigeon - Abonné
    15 janvier 2008 15 h 26
    Le fédéral a versé à Ballard 20 M$ pour piles-H2 mais rien aux 4 entreprises du QC
    Le gouvernement fédéral n'a financé ni ZENN Motor ni Avestor, ni TM4 ni Traction-Couture d'HQ (cela aurait excéder les budgets selon un DG de Ressources naturelles Canada) alors qu'il a versé à Ballard plus de 20 M$ en 20 ans pour développer des piles à hydrogène pour véhicules. Ballard s'éloigne des piles pour véhicules et se tourne progressivement vers les applications stationnaires et mobiles électroniques de sa pile.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    15 janvier 2008 15 h 40
    Aluminofluel d'hydrogène, pile à combustible avec super-condensateur et moteur-roue combinés!
    N'oublions pas que recharger sur le secteur n'est le moins dommageable quant à l'environnement que pour les quelques Arabie Saoudite de l'or bleu, par exemple le Québec seul du genre en Amérique du Nord. Ça ne fait que rendre tout le monde dépendant de la production d'énergie très centralisée et globale, sous contrôle étatique et donc, militaire. L'avenir de la sécurité d'approvisionnement est à la décentralisation généralisée. Il va falloir mettre au point des autos hybrides de dernière génération ainsi que des génératrices domestiques autonomes encore plus hybrides (solaire/éolienne/pile à combustible), par exemple. Des chercheurs de Vancouver ont mis au point en ce sens un nouveau type de fuel d'hydrogène, facile à produire par oxydation de l'aluminium avec de l'eau, peu coûteux à entreposer et à distribuer, et qui ne reviendrait qu'à 33 sous le litre pour faire le plein des piles à combustible. Lire le no de décembre de Science et Vie à ce sujet.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Arnaud ESTRADE - Inscrit
    15 janvier 2008 16 h 13
    Moteur roue et rendement
    bONJOUR,

    Je ne suis pas persuadé de l'excellent rendement du moteur roue:

    en effet voici quelques années Irisbus(ex Renault Véhicules Industriels) a la lancé sur le marché un gros autobus articulé équipé de moteurs roues.

    Or, les transporteurs européens qui l'ont testé(à Rouen) par exemple l'ont abandonnée rapidement à cause d'une consommmation excessive(plutôt celle d'un autorail de la S.N.C.F* que d'un autobus urbain)...

    *de l'ordre de 0,8 l à 1,2 l au km.

    Bon par contre l'énergie récupérée peut sans doute compenser les pertes dans la chaîne de traction à l'accélération ou à vitesse constante.

    Merci encore pour vos articles
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Fernand Trudel - Abonné
    15 janvier 2008 16 h 28
    Le nano-condensateur existe
    Naturellement l'idée du condensateur n'est pas nouvelle. Pour la voiture électrique ce serait un pas énorme car actuellement l'autonomie d'une batterie est de 200KM. En Europe ou la population est concentrée et les déplacements assez courts, il existe des voitures électriques sur le marché. Ce qui retardait leur venue en Amérique est que les distances étant plus grandes, il fallait trouver une plus grande autonomie et le condensateur EEStor semble pouvoir répondre à ce critère avec une autonomie de 800KM.

    Mais là ne s'arrête la recherche et d'autres découvertes me stimulent. Oui, la super batterie n'est pas du chiqué, mais bien une invention du Massachusetts Institute of Technologies (MIT). Le professeur Schindall a perfectionné cette batterie qui permet les plus grands espoirs automobiles.

    http://www.pcinpact.com/actu/news/30704-Nanobatter

    Je ris de voir ces écolos incrédules. Il est vrai que quand on prône le retour à l'âge de pierre, l'évolution technologique on en a cure...

    Pendant ce temps nos écolos fustigent l'exploitation des sables bitumineux, une source de richesse qui crée notre indépendance financière et qui supporte à bout de bras notre économie malmenée par les départs d'industries vers la Chine. Enlevez cette richesse et nous devenons très pauvre.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    15 janvier 2008 16 h 57
    Encore le p'tit pain !
    Quand on se rappelle ces décisions aberrantes des dirigeants d'Hydro-Québec, on comprend mieux pourquoi les Québécois n'ont pas le courage de faire le pas vers la souveraineté. Comme l'Église qui leur a lavé le cerveau, ils préfèrent laisser passer le train et tenter ensuite de le rejoindre. L'Histoire dira sans doute du Québec qu'il est mort d'une « overdose » d'attentisme.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Laflamme - Abonné
    15 janvier 2008 17 h 37
    La traction électrique
    Les surprises technologiques
    Votre article du 15 janvier sur le moteur-roue est très stimulant pour les inventeurs québécois. Le concept de traction générée par un moteur-roue aura un grand avenir avec cependant l'apport d'autres technologies afin de déplacer d'autres types de traction. En visant l'automobile comme première application Pierre Couture s'est attaqué à un marché gros et bien structuré. Il se devait de développer une automobile hybride série malgré la non disponibilité de batteries adéquates. Le saut technique à faire était énorme en comparaison de l'automobile hybride parallèle comprenant deux types de traction, une approche qui peut faire des gains discrets en termes de coût et de performance et se tailler une place sur le marché. L'apport de super-condensateurs pourrait bien faire la différence.
    Il faut se rappeler que l'automobile électrique a longtemps dominé sur les turbines à gaz ou à vapeur, des moteurs tournants puissants. C'est l'arrivée de la bougie électrique, avec sa décharge rapide, qui a remplacé la traction électrique par le moteur à explosion que personne n'a vu venir. Cette innovation a éliminé l'automobile électrique et a détourné vers les réacteurs thermiques toute la recherche en électrochimie et les accumulateurs performants se font encore attendre. De même que les condensateurs puissants à charges/décharges rapides. L'air comprimé et les systèmes hydrauliques répondaient aux besoins. Vers 1995, des collègues, qui désiraient déglaçer des structutres par des impulsions électromagmétiques, ont eu de la difficulté à trouver des condensateurs adéquats. Ils en ont trouvé dans le créneau des défibrilateurs, là où l'on faisait de la R&D dans le domaine. Les inventeurs ont souvent besoin d'une vision transversale pour faire une percée. Après le verglas de 1998, ils ont été nombreux à le faire. Au lieu d'utiliser le courant électrique, qui souvent n'est plus là quand on en a besoin, ils ont proposé la vapeur dans les postes et divers types de décharges mécaniques sur les conducteurs, celles d'explosifs ou d'air comprimé. Au début du XXième siècle, on n'a pas vu venir le moteur à explosions. Au début du XXIième siècle, qui prévoit une percée du moteur à air comprimé dans les transports? Il a pourtant encore une place de choix sur les chantiers!
    Je m'arrête ici afin de ne pas trop stimuler les inventeurs.
    Jean N Laflamme, Saint-Bruno.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Langis Gagnon - Abonné
    16 janvier 2008 10 h 56
    Les alternatives existe
    Les alternatives au moteur a explosion existe et ce depuis belle lurette mais tant que les compagnie pétrolière auront de l'argent a faire avec l'or noir et nous savons tous que ces temps ci ils en font de l'argent comme de l'eau et bien oublier de voir sur le marché des alternative fiable et a prix compétitif des moteur a essence.
    Je trouve aberrant que l'on contrôle de la terre des véhicules qui sont sur une planète comme mars et que l'on roule encore ici avec des moteurs à essence !!!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Beaulé - Abonné
    16 janvier 2008 17 h 02
    Rétablisssons les faits
    Pierre couture n'a pas inventé le moteur-roue. Ce moteur était déjà utilisé sur de gros camions utilitaires qui servent sur des chantiers.

    M. Couture a tout simplement essayé d'adapter ce moteur à l'automobile. Le fruit de son travail n'a pas été considéré utile aux constructeurs automobiles qui ont refusé de l'acheter.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Langlois - Abonné
    17 janvier 2008 01 h 20
    Volonté de commercialisation des moteurs-roues?
    Pour répondre au lecteur qui a répété ce que M. Dumas (Président de TM4) ne cesse de dire, à savoir que les fabricants d'automobiles ne voulaient pas du moteur-roue, il serait bon que les lecteurs du Devoir sachent ce qui suit.

    Tout d'abord, en novembre 1995, trois mois après la démission de Pierre Couture, un article très dénigrant sur le moteur-roue était publié dans la revue «Québec Science». Déjà le titre «Hydro-Québec n'a pas encore réinventé la roue» laisse entrevoir la teinte négative qu'on retrouve tout au long de l'article. Son auteur, Pedro Rodrigue, a dévoilé à l'émission radiophonique «Les affaire et la vie» du 11 novembre 1995, à Radio-Canada (j'ai écouté l'émission aux archives de Radio-Canada), que Jacques Germain, nouveau directeur de TM4 à l'époque, lui a fourni l'information nécessaire à la rédaction de son article et a même relu et approuvé le contenu technique de l'article. Pedro Rodrigue n'a jamais parlé à l'inventeur Pierre Couture, qu'il traite de patenteux dans l'émission «Les affaires et la vie».

    Pour mieux faire voir quel genre d'article Pedro Rodrigues a écrit dans ce numéro de novembre 1995 de Québec Science, voici quelques extraits:

    «Malgré toutes ses promesses de propreté environnementale et d'économie d'énergie, l'automobile électrique ne sera probablement jamais, hélas, autre chose qu'une curiosité»

    «Il reste encore plusieurs obstacles à surmonter avant de passer à l'étape de la chaîne de montage [du moteur-roue]! Lesquels? C'est un secret -extrêmement!- bien gardé. À première vue, le moteur-roue devra en affronter au moins deux. Et de taille: un problème de poids et un problème de refroidissement.»

    «L'expérimentation semble d'ailleurs être le volet orphelin de ce programme de recherche. Beaucoup de calculs, de simulations par ordinateur, mais très peu d'essais routiers»

    «le moteur-roue d'Hydro-Québec fonctionne peut-être de façon prometteuse, mais seulement en réalité...virtuelle!»

    Lorsqu'on lit des phrases pareilles et qu'on se dit qu'elles ont été lues par la direction de TM4, qui, aux dires de Pedro Rodrigue, était d'accord avec le contenu de l'article, on est en droit de se poser de sérieuses questions quant aux réelles intentions de TM4 face à la commercialisation du moteur-roue, dès le départ de Pierre Couture, en 1995!!

    Dans l'émission «Les affaires et la vie» du 18 novembre 2005, Pierre Couture vient rectifier plusieurs mensonges et erreurs techniques contenues dans l'article de Pedro Rodrigue, tout en déplorant l'attitude «inavouable» de TM4. Par exemple, dans l'extrait qui suit, Rodrigue fait allusion aux ailettes à la surface extérieure du moteur-roue (qui agissent comme ventilateur pour refroidir le moteur):

    «dans les bouchons de circulation, qui font sauter ceux des radiateurs, comment réagiront les ailettes «déventées» du moteur-roue?»

    Or cette préoccupation de Pedro Rodrigue est totalement non fondée, puisqu'à l'arrêt aucun courant ne circule dans les moteurs, qui ne peuvent donc pas chauffer! Et à basse vitesse très peut de puissance est dissipée dans les moteurs.

    Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les moteurs-roues de 1995 n'étaient que des prototypes de recherche, non encore optimisés, pas des moteurs commerciaux.

    L'événement «Québec Science» de 1995 n'est pas le seul qui démontre l'attitude équivoque de TM4 par rapport à sa volonté de commercialiser le moteur-roue. Le 21 septembre 2006, à l'émission radiophonique «Maisonneuve en direct» de Radio-Canada (http://www.radio-canada.ca/radio/maisonneuve/21092 M. Dumas, président actuel de TM4 déclarait en onde qu'il ne croyait pas au moteur-roue comme ceux de Pierre Couture pour les vingt prochaines années! En disant cela, M. Dumas a précisé que la particularité des moteurs-roues Couture à laquelle il ne croyait pas était le fait de mettre les convertisseurs tension-courant dans la roue. Mais, comme par hasard, les moteurs-roues de PML Flightlink (http://www.pmlflightlink.com) qui se retrouvent sur la Volvo ReCharge ont leurs convertisseurs intégrés dans la roue, de même que les moteurs-roues de l'autobus Whisper de la compagnie hollandaise e-Traction (www.etraction.com) qui ont également leurs convertisseurs dans la roue, comme le préconise Pierre Couture.

    Par ailleurs, monsieur Dumas déclarait à cette émission radiophonique, où j'expliquais les avantages du moteur-roue, que les fabricants d'automobile n'en voulaient pas du moteur-roue.

    Mais pour vendre quelque chose, normalement ça prend des gens qui y croient et un bon marketing. Nous venons de voir que TM4 agit comme s'ils ne croyaient pas au moteur-roue, et ce depuis 1995. Pour ce qui est du marketing, il faut savoir que TM4 n'a jamais publié les performances d'une voiture équipée de moteurs-roues, à savoir

    - son accélération: 0 à 100 km/h en combien de secondes

    - sa vitesse maximale = ?

    - sa consommation électrique = ?

    C'est pourtant ce que se sont empressés de faire les gens de PML Flightlink, lorsqu'ils ont convertit une BMW Mini en voiture à moteurs-roues. Résultat, leurs moteurs-roues sont sur la ReCharge de Volvo, et bientôt sur la Lightning (http://www.lightningcarcompany.com), une voiture sport anglaise. Lotus et ZAP (http://www.zapworld.com) prévoient également commercialiser une voiture électrique à moteurs-roues, la ZAP-X, avec les moteurs-roues de PML.

    En terminant j'aimerais dire aux gens pourquoi les moteurs-roues sont si importants, par rapport à un moteur électrique central. Principalement, parce qu'ils consomment de 30% à 40% moins d'électricité qu'un moteur central pour un même kilométrage, avec des performances très sportives en prime. Or, comme l'ont confirmé l'automne dernier Sada Al-Husseini, l'ex numéro deux de la plus grosse pétrolière, Saudi Aramco, et Christophe de Margerie, le président de la pétrolière française Total, nous avons atteint le maximum des capacités de production de pétrole à l'échelle mondiale. C'est également ce qu'a confirmé M. Wagoner, le président de GM, cette semaine à Détroit, en disant qu'il nous fallait remplacer le pétrole, que nous n'avions plus le choix. Certains experts évaluent qu'en 2030 nous pourrions avoir perdu de 30% à 50% de notre capacité de production actuelle. En tenant compte que la demande va croître d'environ 50% d'ici là, c'est comme si on se retrouvait aujourd'hui avec 2 à 3 fois moins de pétrole! Ça va venir très vite et nous n'avons pas beaucoup de temps devant nous.

    C'est pour ça également qu'il nous faut des moteurs-roues, car on va devoir diminuer la consommation d'énergie des véhicules au maximum, pour utiliser le moins d'électricité possible, le moins de biocarburants possible, et la plus petite batterie possible. N'oublions pas que l'électricité n'est pas partout aussi abondante qu'au Québec. Par ailleurs, les biocarburants demandent des surfaces de culture qu'il faut réduire au minimum. Pour ce qui est des batteries, on va bientôt dépasser le milliard de véhicules routiers à l'échelle mondiale et il faut économiser le plus possible l'utilisation des matériaux électrochimiques de la planète, tout en recyclant bien sûr.

    Tous les constructeurs d'automobiles vont réaliser l'importance des moteurs-roues pour atteindre tous ces objectifs simultanément, et sûrement plusieurs d'entre eux l'ont déjà réalisé.

    Oui Pierre Couture avait bien raison, c'est un visionnaire et un scientifique de haut niveau, de la trempe de Tesla. La technologie du moteur-roue, en plus de régler le problème de la pollution dans le transport, aurait pu générer des retombées économiques de plusieurs milliards de dollars par année pour le Québec. Ce que demandait Pierre Couture pour terminer son groupe de traction c'était environ 25 millions de dollars répartis sur deux années, environ 10% du budget de recherche d'Hydro-Québec à l'époque. On lui a refusé, en prétextant une saine gestion des finances publiques. TM4 a dû dépenser plus de 100 millions à ce jour, avec au bout de la ligne un moteur électrique central tout a fait ordinaire, alors qu'on avait une technologie révolutionnaire entre les mains?

    Pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur la technologie du moteur-roue, vous pouvez télécharger gratuitement un épisode de mon livre «Sur la route de l'électricité 2» à www.planglois-pca.com
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Beaulé - Abonné
    17 janvier 2008 17 h 03
    À quand la commercialisation de la Volvo à moteurs-roues?
    Le texte de Pierre Langlois renferme plusieurs éléments intéressants. Cependant, je ne crois pas qu'Hydro ait nécessairement fait un mauvais choix en abandonnant les travaux sur le moteur-roue.

    Si les avantages que M.Langlois révèle sont si probants, pourquoi les grands constructeurs sont-ils si lents à commercialiser une voiture munie de moteurs-roues? Dans le cas de Volvo, c'est un autre concept, la Efficiency, qui sera commercialisée. Cette voiture ne sera pas équipée de moteurs-roues.

    Il serait intéressant de savoir comment la compagnie qui a développé le moteur-roue pour auto a obtenu le financement nécessaire.

    Enfin, est-ce que Pierre Couture, en quittant Hydro, a essayé de convaincre des investisseurs ou un constructeur automobile de l'embaucher?

    M. Langlois ne répond pas au problème du poids du moteur-roue. Il faut savoir que l'augmentation de la masse non-suspendue d'une automobile peut avoir des effets très néfastes sur la tenue de route. Que vaut le concept Volvo Recharge à ce niveau?

    Toyota est la compagnie qui a mis le plus d'effort et d'argent pour développer des voitures hybrides. La nouvelle Prius 3 qui sera commercialisée bientôt innovera à plus d'un titre. Mais elle ne sera pas munie de moteurs-roues...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Langlois - Abonné
    18 janvier 2008 12 h 25
    Le poids des moteurs-roues
    M. Beaulé aimerait que je parle du poids des moteurs-roues, et leur incidence sur la voiture. Alors, pour le bénéfice des lecteurs, voici ce qu'on peut en dire, à la lueur de ce qu'on sait.

    Tout d'abord, la roue de la Volvo ReCharge (incluant le moteur-roue) a 16 pouces(40 cm) et elle est plus lourde de 2 kg par rapport à une roue ordinaire. Or aujourd'hui la tendance est aux roues de 18 po, 19 po voire 20 po, qui nécessairement sont plus lourdes qu'une roue de 16 po.

    Bien sûr les moteurs-roues ne sont pas faits pour rouler à 200 km/h, mais pour des viteses ordinaires de 130 km et moins, une bonne suspension peut très bien faire l'affaire. Et avec le déclin imminent de la production pétrolière, je parie que les limites de vitesses ne vont pas augmenter sur les autoroutes, bien au contraire.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Olivier Milette - Inscrit
    19 janvier 2008 15 h 07
    La Quasiturbine - L'invention boudée par nos gouvernement
    Bonjour,

    Je profite de l'occasion pour vous parler d'une invention formidable qui changera totalement le visage de nos voiture et de nos moteur de demain.

    Il s'agit de la Quasiturbine. La Quasiturbine, c'est un moteur rotatif qui utilise 4 pale identique confiné dans un profil en forme de patinoire.

    La Quasiturbine consomme 60% moins de carburant qu'un moteur conventionnel et elle ne produit aucune vibration. Ce qui a pour effet d'augmenter sa durée de vie. Elle produit 20 fois moins de bruit qu'un moteur conventionnel.

    Les gouvernement boudent encore la Quasiturbine et c'est bien dommage...

    Pour en apprendre plus sur la Quasiturbine: www.quasiturbine.com

    Et pour participer à son développement: www.apuqt.com

    Aurevoir
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Olivier Milette - Inscrit
    23 janvier 2008 15 h 51
    Les Flop Technologique du Québec et du Canada
    Je trouve bien dommage que l'on parle presque plus dans les médias de nos flop technologique que nos actuelles avancées dans le domaine particulier des moteurs.

    C'est bien dommage que le moteur roue d'hydro-québec ait subit un tel échec quand on voit que la concurence adopte le même principe 20 ans plus tard.

    J'aimerais aussi vous parler d'une invention Québécoise en émergence et dont en entendra de plus en plus parler dans l'avenir.

    Il s'agit de la Quasiturbine. Ce moteur est de type rotatif et offre beaucoup d'avantages. Il pollue beaucoup moins que les moteur conventionnel, 500 à 1000 fois moins de NOx que le piston. Il fait 20 fois moins de bruit qu'un moteur conventionnel, mais la cerise sur le "sunday" c'est qu'il consomme 60% moins de carburant lorsqu'il fonctionne à l'essence. Car ce moteur peut fonctionner sous une multitude de carburant allant de l'essence, en passant par l'éthanol, le diesel, l'huile végétale et même à l'hydrogène. Mais ce moteur peut aussi fonctionner à l'air comprimée ou la vapeur, et à l'inverse, ce même moteur peut servir de pompe ou de compresseur.

    Ce que je trouve le plus dommage dans le cas de la Quasiturbine, c'est que nos gouvernement ne font rien pour encourager cette technologie à émerger au Québec. Il y a là le potentiel pour créer des milliers d'emplois sans compter la reconnaissance liée à cette innovation partout dans le monde.

    Voilà c'est ce que j'avais à dire.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Francis Beaulieu - Inscrit
    16 juin 2008 11 h 53
    Bernard Landry
    J'avais écris une lettre à M. Bernard Landry alors premier ministre du Québec sur l'usine GM de BoisBriand qui fermait en lui soumettant l'idée de reprendre la traction Couture pour conserver les emploi et créer la première voiture électrique au monde en collaboration avec un gros joueur tel que Bombardier par exemple. On connait la suite, Bernard est allé lécher les bottes des bonzes de GM et est revenu bredouille... Le plus comique est que madame Pauline Marois décide maintenant de s'attaquer au problème en soumettant la voiture électrique made in québec. Madame Marois, elle est fermée là l'usine GM!!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Sibille - Inscrit
    22 juillet 2008 15 h 12
    Moteur roue
    Quel est le numeros du brevet initial de l'invention du moteur roue fait par Hydro Quebec. J'aimerais bien le consulter.

    Merci
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-Guy Lepage - Inscrit
    29 août 2008 22 h 39
    Moteur roue
    @Jacques Sibille

    Pour votre information au sujet du brevet du moteur roue, le numéro du brevet est le CA 2139118
    http://patents1.ic.gc.ca/details-f?patent_number=2

    Bonne lecture
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marc Letourneau - Inscrit
    4 octobre 2008 02 h 20
    Une moto ou un scooter avec motor roue
    Quel dommage! Et je crois même que Hydro-Québec a reçu des millions d'une compagnie américaine (Gm, Ford ou Chrisler) pour le dévelopment de la batterie de plastique à l'époque ou Hydro Québec a refusé les fonds à Couture pour son projet. Est-ce un pot de vin déguisé?
    Si on mettait des gens brillants au pouvoir au lieu de mettre des gens sans imagination.
    Une idée en passant: un moteur roue sur une moto ou un scooter, avec le super-condensateur fait par EEStor se vendrait très bien.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    15 décembre 2008 15 h 30
    Une patente ne suffit pas pour créer une industrie
    Comme le fait remarquer Mr. Beaulé, Couture n'a pas 'inventé' le moteur-roue, il n'a fait qu'adapter à plus petite échelle un concept déjà utilisé ailleurs. Donc, et de un, pas de propriété intellectuelle bien défendable, en partant.

    Par conséquent, pour monétiser sa technologie il fallait soit l'intégrer à une chaîne de valeur existante (celle de l'industrie automobile, qui ne s'est pas montrée interessée), soit créer à partir de zéro une nouvelle chaîne de valeur, ce qui aurait requis des sommes astronomiquement supérieures aux trente millions refusés par Hydro-Québec - dont la mission première n'est pas la production de moyens de transports.

    Une 'patente' ne suffit pas pour créer une industrie; pour cela il faut une vision, comme celle d'Armand Bombardier par exemple, de multiples essais et erreurs, comme ceux que Bombardier a surmontés en travaillant avec archarnement et sans rien attendre de personne, et une stratégie de financement en rapport avec les investissements requis.

    Sans tout cela, votre 'patente' ne peut servir qu'à entretenir les rêves immatures et le complexe de victimisation de ceux qui pensent que leurs erreurs et leurs échecs sont toujours la faute des autres, alors qu'ils refusent tout simplement de vivre dans la réalité.

    J'ai bien peur que cette histoire de moteur-roue n'aie rejoint la longue liste des 'excuses' toute prêtes qui servent de justification à certains au Québec pour rester à geindre sur leur c..., au lieu de se le grouiller, and try, and try, and try again.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Patrick Lépine - Inscrit
    19 mai 2010 18 h 37
    Un éteignoire n'a jamais semblé lumineux que pour ceux qui rognent les chandelles...
    Plutôt que de sérieusement s'interroger sur les bienfaits que peuvent apporter les débouchés d'une invention, on la dénigre. On n'a ainsi plus l'opportunité d'en mesurer les apports à l'humanité. Les faits et gestes des différents présidents de TM4 sont plus explicatifs que n'importe quel palabre réthorique. Un psy n'a jamais produit quoi que ce soit, il ne fait que mieux se sentir le malade.

    Vite rapaillons Clotaire, ce n'est pas que la Capitale qui est névrosée, mais bien tout le Québec!

    @ monsieur Pau, vous avez raison, ainsi une révolution ne se fait jamais dans la tranquilité... Sauf lorsqu'on achète le silence...
    J'ai hâte d'avoir ma part!!
    Toujours à monsieu Pau:Avant que de se grouiller le cul, mieux vaux en voir les conséquences, parceque lorsqu'on se grouille plus le cul que la tête, bien au final, il n'y a que pour celui-ci que l'on est reconnu...Êtes-vous déjà allé dans les bars de danseuses(rs)?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
28 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Dépêches
éditoriaux
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012