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GES: prendre l'avion sans remords

Les voyageurs peuvent désormais effacer leur «empreinte écologique»

Virgin Atlantic a adopté un comportement écologique exemplaire en intégrant l’effacement des GES de chaque voyage dans le prix du billet.
Photo : Agence France-Presse
Virgin Atlantic a adopté un comportement écologique exemplaire en intégrant l’effacement des GES de chaque voyage dans le prix du billet.
Les grands de l'industrie du transport aérien se sont tous lancés avec intensité mais avec plus ou moins de rigueur sur le marché de la «compensation» en 2007 en offrant à leurs clients toutes sortes de formules destinées à effacer leur «empreinte écologique» sur le climat.

«Difficile de dire si c'est pour améliorer leur image sur le plan du marketing ou par culpabilité pour avoir été "oubliés" dans le protocole de Kyoto que les grands transporteurs aériens de la planète se lancent sur le marché de la compensation, qui explose littéralement depuis un an», a expliqué Karel Mayrand, de la fondation Unisfera, à Montréal. «Mais en renvoyant la balle uniquement à leurs clients, certains transporteurs omettent carrément d'assumer leur responsabilité comme entreprises dans ce domaine. Pis encore, certains poussent très marginalement la vente de ces compensations ou crédits d'émissions auprès de leurs clients, de sorte qu'au grand total, ce sont seulement 2 % des voyageurs internationaux qui, volontairement, vont ajouter un peu plus de 100 $ au prix de leur billet d'avion pour financer un projet écologique qui va soustraire de l'atmosphère terrestre l'équivalent en CO2 des gaz à effet de serre qui ont été émis pour les déplacer d'un endroit à un autre.»

Les formules de compensations varient énormément d'un transporteur aérien à l'autre. Dans le cadre d'une «offre spéciale» lancée à l'automne et toujours en vigueur pour le temps des Fêtes, Air Canada propose à ses clients de doubler leurs achats compensatoires.

Un autre exemple: cette semaine, Aéroplan, qui gère les points accumulés par des milliers de voyageurs, a lancé son propre programme de compensations volontaires. L'année dernière, l'empreinte écologique de ses milliers de clients a dépassé le million de tonnes de dioxyde de carbone (CO2), soit un million de tonnes pour les primes-voyage, 3391 tonnes pour les voitures louées par ses clients et 253 tonnes pour les déplacements de ses employés, qu'Aéroplan prend entièrement à ses frais. Aéroplan ajoutera 20 % de sa poche aux compensations achetées par ses clients pour les GES émis lors de leurs déplacements.

Le transporteur le plus exemplaire, a précisé Karel Mayrand, d'Unisfera, c'est Virgin Atlantic. En effet, cette société intègre l'effacement des GES de chaque déplacement dans le prix du billet vendu à chacun de ses clients. Tous les vols de cette société aérienne affichent donc, en principe, des bilans carbone neutres.

«C'est à ça qu'il faudrait en venir partout», a dit M. Mayrand, car ailleurs, on parle plutôt de 2 % d'achats sur une base volontaire. Mais néanmoins, a-t-il dit, la tendance est amorcée, ce qui explique qu'aux fondations environnementales du début, on voit se joindre dans ce marché de grandes entreprises attirées par l'odeur des gros profits.

Une vision en évolution

Vendredi dernier, au dernier décompte réalisé chez Unisfera, pas moins de 380 joueurs de hockey avaient signé un chèque pour effacer les quelque dix tonnes de GES émises en cours de saison à l'occasion de leurs nombreux déplacements par avion. C'est le défenseur des Bruins de Boston Andrew Ference, militant de la Fondation David Suzuki, qui a lancé ce mouvement d'achat de crédits ou de compensations géré par Unisfera, une fondation fortement mobilisée dans le dossier des changements climatiques. Mais la LNH aurait tenté de contrecarrer le projet d'Andrew Ference car une grosse entreprise privée, qui offre de devenir un commanditaire de la ligue, s'est pointée pour obtenir le monopole sur les compensations de l'ensemble des clubs.

Si, de nos jours, de plus en plus d'entreprises intègrent dans leur budget l'effacement des GES associés aux voyages pour des congrès ou des conférences internationales, l'industrie du transport aérien évolue rapidement sur ces questions elle aussi. On lui a reproché d'avoir été «oubliée» par le protocole de Kyoto, car aucun pays n'intègre dans son bilan les émissions de l'aviation civile, qui comptent pour 2 % du grand total annuel de la planète. Par contre, le pouvoir radiatif de ces émissions est supérieur du fait que celles-ci sont relâchées directement dans la haute atmosphère. Elles sont ainsi responsables de 3,5 % du pouvoir radiatif des émissions humaines, selon le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC).

En 2005, l'aviation civile internationale a transporté plus de deux milliards de passagers, selon le rapport de l'OACI, dont 704 millions de passagers intercontinentaux. Grosso modo, un déplacement intercontinental génère de deux à trois tonnes de GES par passager, soit l'équivalent des émissions d'une voiture intermédiaire pendant un an. Les adeptes du transport aérien ignorent aussi que 80 % de leur empreinte écologique en voyage résulte du transport à lui seul. Il n'y a que deux moyens de diminuer cette empreinte: voyager moins, ce que plusieurs envisagent désormais, ou acheter des crédits, aussi appelés compensations d'émissions, qui vont retirer par des projets concrets les GES émis à l'occasion de ces déplacements.

Un fouillis

Toutefois, le consommateur qui veut compenser ses émissions se retrouve devant des choix difficiles. Il peut le faire en visitant les sites Internet des grandes fiducies environnementales: c'est là qu'on trouve les meilleurs prix, mais on sait rarement ce qu'on achète vraiment.

Depuis peu, presque tous les grands transporteurs offrent eux-mêmes ce service, mais là encore, la qualité et l'origine du «produit» varient énormément. Par exemple, Lufthansa, Swiss International et Virgin Atlantic achètent leurs compensations de Myclimate à des prix qui, curieusement, varient de 19,50 à 29 $CAN la tonne. Mais il s'agit généralement de crédits garantis par la norme internationale Gold Standard, mise au point par de grands groupes écologistes internationaux comme le WWF. Cette norme est encore plus exigeante que les crédits émis sous le régime du protocole de Kyoto car elle tient compte des impacts sociaux des projets de compensation et non seulement des aspects environnementaux et financiers.

De son côté, Air Canada offre des compensations émises par Zerofootprint, qui finance des projets de plantation d'arbres en Colombie-Britannique. British Airways vend autour de 15 $ la tonne des compensations émises par Climatecare, qui ne sont pas certifiées Gold Standard. Pour le moment, on ne compte que deux sociétés américaines à offrir ces produits, soit Delta et Continental. Leurs compensations sont moins chères, peut-être parce qu'il s'agit de «crédits volontaires» vendus sur le Chicago Stock Exchange. En Amérique du Nord, en effet, les gouvernements fédéraux états-unien et canadien, ne font pas partie du marché international d'échanges de crédits régi par le protocole de Kyoto. Résultat: il n'existe pas de registre ni de normes formelles pour déterminer ce qu'est une tonne de GES et empêcher qu'on vende des crédits ou des compensations qui n'existent pas.

«Paradoxalement, on nous réclame en général des compensations qui vont servir à financer des projets au Canada alors que, faute de véritable norme de calibre international ici — Kyoto ou Gold Standard —, c'est ici qu'il y a probablement le plus de flottement, a expliqué Karel Mayrand. Il n'y a pas de registre officiel pour enregistrer les compensations. La vérification par les tiers n'obéit pas à des normes réglementaires, et bien malin qui pourrait dire qu'on ne lui vend pas des crédits qui n'ont jamais été achetés. Chacun dit s'inspirer des normes les plus exigeantes, mais quand on y regarde de près, tout ne se vaut pas.»

Par ailleurs, le prix des compensations reflète ces exigences, car ce sont les crédits certifiés par l'ONU sous l'empire de Kyoto qui sont les plus chers, suivis des compensations Gold Standard, puis par un peu tout le reste. Mais il y a des différences parfois si énormes et à ce point inexplicables qu'elles justifieraient une véritable enquête...

Karel Mayrand estime qu'il faudra bien un jour que les vérificateurs soient eux-mêmes certifiés, comme l'exige l'ONU pour les crédits Kyoto. Il reconnaît que les acheteurs de compensations devraient avoir accès aux vérificateurs pour savoir s'ils n'ont acheté que des bouts de papier ou s'ils ont vraiment contribué à extraire de véritables tonnes de carbone de l'atmosphère en finançant un vrai projet, validé selon autre chose que des normes maison plus ou moins crédibles.
 
 
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  • Jean Filion
    Abonné
    samedi 29 décembre 2007 09h05
    Émissions des GES dans la haute atmosphère ?
    Bonjour M. Francoeur, J'aimerais savoir, d'après votre article, pourquoi les GES relachés par ces avions dans en haute altitude, sont plus dommageable que sur terre ?
    Jean Filion
    rotoroc2@sympatici.ca

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 29 décembre 2007 11h20
    La religion a de ces effets pervers...
    La religion kyotiste a de ces effets pervers qui remontent à des millénaires, que dire à 5,000 ans. La religion, peut importe son origine, a toujours mené le monde et le mène encore...

    C'est pour ca qu'ici au Québec on a un théologien, Steven Guilbault qui nous enseigne ce qui est bien et ce qui est mal. Je l'écoute prêcher sur la montagne ce discours dogmatique. Nous somems revenus à l'époque du : «Crois ou meurt,»

    Voici le sermon qu'on adresse à l'homme moderne, sermon qui ressemble à s'y méprendre à de vieilles histoires plusieurs fois millénaires:

    Homme, tu as voulu t'élever au rang des dieux. Tu as commencé dès l'origine, en faisant usage de cet objet abominable: ta raison. Ce fut ton péché originel. Car tu le sais, depuis le début tout est écrit (cycle oblige).

    En faisant usage de ta raison, tu as voulu percer les mystères de l'univers, orgueilleux! Tu as voulu créer, sacrilège! Machines à laver, avions, ordinateurs, centrales nucléaires, automobiles et chauffage central, autant de monstres mécaniques singeant la nature et troublant l'ordre divin. Tu as troublé trois des éléments composant l'univers et tu seras puni par le quatrième: tu as souillé l'Eau des fleuves et des océans, l'Air du ciel, et jusqu'à la Terre elle-même. Le châtiment est connu, c'est le Feu éternel. Tous les livres sacrés te le disent depuis des millénaires, ô homme imprudent. N'as-tu pas lu l'Apocalypse? Ne redoutes-tu pas le feu du ciel? Dernier d'une interminable série de prêtres et de prophètes, Al Gore s'est levé pour te le rappeler: c'est la fournaise qui t'attend, et c'est à ton individualisme, à ton égoïsme que tu la dois.

    Est-il trop tard? Oui, bien sûr, il est trop tard. Depuis longtemps, depuis toujours. C'était écrit: l'homme est pervers et vicieux, quoiqu'il ait été créé pur et sans tâche. Les conséquences sont consignées dans les vieux livres: tempêtes, incendies, désolations; aridité par ici, inondations par là. Tout est dans Saint-Jean, avec les détails! L'ordre cosmique est bouleversé. Les saisons, champ réservé de l'empire du Soleil, tu les a détruites, ô homme égoïste et avide! Mais le feu ne tardera plus. Puisqu'on te le dit!

    Alors, que faire? La réponse, tu la connais, homme pécheur: voilà cinq mille ans qu'on te la susurre, qu'on te l'administre, qu'on te l'enfonce dans le crâne et dans les veines: le sacrifice!

    Renonce à ton individualisme, communie dans la solidarité. Renonce au profit et aux richesses, préfère la pauvreté et la décroissance (tu es né poussière et tu retourneras à la poussière). Renonce à façonner la nature, car c'est là le domaine du dieu Soleil, qui seul a pouvoir de vie et de mort sur elle. Préfère le recyclage, à l'image des dogmes éternels.

    Renonce à cet apanage de Satan, la division dans l'opinion (à propos du réchauffement climatique, par exemple) et dans le mode de vie. Renonce à penser par toi-même: fusionne dans la masse, car le consensus est la vérité, relayée pour ton bien par les grands prêtres de l'audiovisuel et de la politique, de la même manière qu'ils la relayent depuis cinq mille ans. Renonce à ta raison, et ouvre ton coeur à la foi - bien aveugle, si possible. Abandonne le raisonnement et entre dans le domaine du symbole, car c'est celui des dieux. Ne trouve pas absurde, par exemple, qu'au nom de la lutte contre le CO2, on te demande de couper ton électricité pendant 5 minutes, alors que les groupes électrogènes nécessaires à la remise en route du circuit dégagent massivement du CO2: c'est le symbole qui compte. Pour le reste, les dieux et leurs prêtres s'en occupent. Ne t'offusque pas non plus de ce qu'Al Gore dans son palais consomme à lui tout seul trente fois plus d'énergie que toi, ni de ce que Nicolas Culot émette joyeusement du CO2 du haut de son hélicoptère: ces prêtres ont des exemptions délivrées par les dieux. Renonce à ton confort, aux avancées de la science durement réalisées par tes pères. Renonce à ton bonheur sur cette Terre. Renonce à toi-même car tu es une immondice (un « virus » ou un « cancer » selon les grands prêtres).

    Alors, et alors seulement, tu pourras peut-être infléchir les dieux. Tu retrouveras l'âge d'or si bien décrit par Platon, celui d'avant la corruption, celui auquel tu penses - car tu as été formé à penser cela -, lorsque tu dis: « Autrefois, il n'y avait pas tous ces OGM, toute cette pollution, toutes ces voitures, et on n'était pas plus malheureux ». Ou encore: « C'est vrai qu'il n'y a plus de saisons: regardez comme il pleut! En plein mois de juillet »!

    Ah! Autrefois, c'était mieux... comme on dit depuis cinq mille ans. L'homme détruit la nature... comme on dit depuis cinq mille ans. C'est son individualisme qui le perdra... comme on dit depuis cinq mille ans. L'homme doit renoncer à son mode de vie... comme on dit depuis cinq mille ans. Le feu sera sa punition... comme on dit depuis cinq mille ans.

    Devant cette histoire intemporelle qu'on nous raconte pour la millième fois, la question se pose: qui propage ces mythes? Y a-t-il encore aujourd'hui des hommes partageant des savoirs ancestraux remontant aux égyptiens et à leurs pyramides, fondés sur des symboles de la vieille cosmogonie, des symboles au service du pouvoir? Des hommes haut placés qui occuperaient les arcanes de ce pouvoir, tiens, à l'ONU, par exemple, ce holding du GIEC? Et qui propageraient les vieux mythes sans cesse adaptés et recyclés avec lesquels leurs prédécesseurs ont si efficacement asservi le monde entier pendant cinq mille ans, afin de jouir grandement de ses richesses pendant que les autres, esclaves naïfs, se serraient la ceinture pour les servir, au nom du sacrifice?

    Que nos ancêtres aient pu se laisser berner par des contes pendant des millénaires, c'est bien possible, mais nous! Il paraît que nous avons grandi et que nos yeux modernes se sont ouverts sur les mécanismes implacables du pouvoir. Pour ma part, je n'en suis pas si sûr.

    Quant aux avions, Al Gore les utilise fréquemment pour faire son show sur le climat aux quatre coins du globe. Quel paradoxe...

  • Serge Bernier
    Abonné
    samedi 29 décembre 2007 13h04
    Des mesures inefficaces
    La réduction des GES est un bien public et les actions individuelles de ce type ont un effet marginal. En général, les consommateurs ont très peu d'incitatifs à poser des actions individuelles pour acquérir un bien public parce qu'ils n'ont aucune garantie que les autres consommateurs accepteront de payer pour acquérir ce bien public. Pourquoi les clients de compagnies aériennes accepteraient-ils de payer plus cher leurs billets d'avion si les autres passagers n'en font pas autant? A preuve, seulement 2% des passagers des vols internationaux acceptent de payer 100 $ de plus pour réduire leur empreinte écologique.

    Si tous les passagers ne sont pas tenus de payer un supplément pour réduire les émissions de GES, les mesures volontaires n'auront que très peu d'impact et ne produiront jamais des réductions de GES significatives.

    Pour vraiment réduire les GES, les gouvernements doivent adopter des mesures, telles des taxes sur le carbone ou un régime d'échange de droits d'émission, qui permettent d'inclure le coût d'émission de GES dans les prix des biens et services. En utilisant le mécanisme des prix pour envoyer un signal à l'ensemble des entreprises et des consommateurs, tous seront incités à réduire leurs émissions de GES.

    Par exemple, en imposant une taxe qui ferait augmenter le coût du carburant des avions, les compagnies aériennes seraient incitées à acquérir des avions qui consomment moins de carburant et qui émettent moins de GES. Les passagers qui payeraient leurs billets plus cher seraient incités à moins utiliser l'avion et cela aurait aussi un effet à la baisse sur les émissions de GES.

  • Serge Manzhos
    Inscrit
    samedi 29 décembre 2007 22h50
    fatiguants, ces vendeurs de films d'horreur
    Je me demande où l'on a pris le chiffre de 2-3 tonnes de GES par passager par déplacement intercontinental?
    Sur Wikipedia on trouve qu'un Boeing 747-400 (qui prend en moyen 450 passagers dépendamment de la version) pèse au décollage env. 377 tonnes et la masse vide est de 178 tonnes. Ce qui fait env. 200 tonnes reparties entres les passagers, les bagages, les repas etc. Or, 450 passagers pèsent env. 36 tonnes; prenons 20 kg - pas beaucoup - de bagages pour chaque - un autre 9 tonnes. Alors le carburant devait prendre d'habitude 150 tonnes ou moins. (on lit « max fuel capacity 199,158 L »). 150/450 donne a peu près 333 kilos de déchets du combustible MAX par personne. Ça fait presque 10 fois moins que ce qui est écrit dans l'article ! On peu mal imaginer que la différence soit dû au service au sol etc.
    Alors on constate que l'on fait face à un autre exemple des très simples mais puissants mensonges dont on est gavé 7 sur 7 de nos jours par ces "environnementalistes". Pourquoi la rédaction laisse-t-elle passer ces choses-la sans vérifier?
    Ces gens-la réclament l'imputabilité de tous: des sociétés, des politiciens, des payeurs de taxes... Pourquoi est-ce qu'on ne parle jamais de leur propre responsabilité? On va bientôt nous tous payer les changements qu'ils réclament. Et s'il s'avère que ce qu'ils prêchent ne soit pas bon, est-ce qu'ils, eux, vont payer quoi que ce soit? Est-ce qu'ils vont payer par leurs hauts postes, ou par leurs subventions de recherche? Je ne crois pas. Alors il y une déséquilibre très sérieuse dans la répartition des responsabilités. Pensez-y messieurs..

    Serge Manzhos
    Longueuil

  • Maurice Monette
    Abonné
    samedi 29 décembre 2007 23h25
    Le manque de maturité de l'humanité
    Si l'humanité avait eue la MATURITÉ de se contenter de ce que la BIOSPHÈRE offre pour survivre, sans plus, on n'en serait pas rendu LÀ...

    Mais, comme l'argent est devenu son seul objectif, plus aucune NOTION de SATIÉTÉ n'a permis de LIMITER cette SUR-EXPLOITATION des BIOMES pour faire du LUCRE. De sorte que, dorénavant, NOUS devons toutes et tous subir la DÉCHÉANCE de notre MÈRE, cette TERRE qui était encore d'ÉMERAUDE il y a moins d'un quart de siècle.

    L'argent étant devenu en juin 1989 le seul et UNIQUE OBJECTIF de NOS PASSAGES INCARNÉS(ES), à cause de la DÉCISION PERVERSE de KAROL WOJTYLA alias j. p. II de cesser la $aine RÉPARTITION de celui-ci, après chaque période de quatre années d'évolution et de ne plus LIMITER la CUPIDITÉ humaine comme CELLE-CI l'était avant cette date fatidique, TOUT a eu un prix ($, $, $,) et la BIOSPHÈRE s'est faite DÉTRUIRE à cause d'ELLE.

    La gent humaine est totalement IMMATURE et a DÉTRUIT le seul SUBSTRAT qui lui permettait de CROÎTRE en SAGESSE, apprendre à LIMITER son AVIDITÉ des RICHE$$E$ et à MAÎTRISER sa SATIÉTÉ. Donc, ces échanges d'argents pour pouvoir continuer à DÉTRUIRE la PLANÈTE jusqu'à MORT s'ENSUIVE, c'est la plus gro$$e ARNAQUE dont l'humanité a été VICTIME depuis que l'humanité a découvert l'activité du COMMERCE.

    Plutôt que de se restreindre dans son AVIDITÉ d'ARGENT$ INUTILE$, la DESTRUCTION de notre MÈRE est devenu le "MODU$ VIVENDI" de tous ces COMMERÇANT$(E$) et ce sont ces gens qui seront à BLÂMER pour tous les TROUBLES qui surviennent et surviendront dans les temps futurs...

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 30 décembre 2007 12h20
    Une remise en question de nos acquis
    L'avion est cette invention de l'homme pour se mouvoir d'un point à l'autre du globe en moins de temps qu'avant. Voilà qu'on remets en question son existence même et qu'Hubert Reeves dans sa chronique d'aujourd'hui rêve du retour du cheval au centre-ville. Avancez en arrieère comme dit le chauffeur d'autobus. Revenons au temps de nos ancêtres, les coureurs des bois...

    Pourtant Huvbert Reeves, cet astrophysicien, pourrait nous éclairer sur le phénomène du réchauffement de tous les astres du système solaire et de leur température extrême y compris l'absence de végétation dans des endroits où il n'y a pas de CO2 ... Est-ce par le trou de la couche d'ozone que l'on contamine Mars, Jupiter, Platon, Mercure, etc...

    Hubert Reeves nous parle des écosystèmes urbains alors que ce phénomène documenté depuis des décennies que dire, des siècles, par de nombreuses études scientifiques n'a pas fait broncher d'un poil la position du GIEC. Comme quoi, le GIEC nous sermone un discours écrit d'avance.

    Oui, les «ilôts de chaleur urbains» existent mais ne font pas partie des priorités du GIEC. La température des zones urbaines et péri-urbaines est supérieure à celle des zones rurales environnantes. Cette différence peut atteindre une amplitude de 10°C dans les cas extrêmes. Elle est particulièrement marquée en hiver et la nuit, ce qui correspond à la tendance observée du réchauffement global (hausse des températures minimales plus que maximales). Le GIEC a écarté d'un revers de la main l'importance de ces "îlots de chaleur urbains" (ICU), en estimant leur éventuelle contribution à la hausse séculaire des températures à 0,05°C seulement. Or, de nombreuses études récentes ont montré que l'amplitude des ICU n'a fait que croître, que bon nombre de zones considérées comme "rurales" dans les enregistrements sont en fait péri-urbaines, que l'essentiel du réchauffement global moyen s'est concentré sur une part limitée du globe, la plus industrialisée. L'ensemble de ces travaux récents conduit à deux hypothèses : a) le réchauffement de 0,6°C peut être dû à une surestimation de la température urbaine dans la température globale ; b) quelle que soit la valeur du réchauffement réel du globe, la responsabilité des gaz à effet de serre est sans doute moindre que prévu. Ce qui invalide du même coup la plupart des modèles attribuant aux seuls GES un effet majeur sur la hausse des températures. L'équipe de J. Hansen (NASA, Goddard Institute for Space Studies) a proposé que 20 à 30% du réchauffement récent serait dû aux villes .

    Références

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    Gonzalez J.E. et al. (2005), Urban heat islands developping in coastal tropical cities, Eos, 86, 42, 397-403

    Hansen J. et al. (2001), A closer look at United States and global surface temperature change, J. Geophys. Res., 106, 23947-23963.

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    Pielke R.A., T. Matsui (2005), Should light wind and windy nights have the same temperature trends at individual levels even if boundary mayer averaged heat content change is the same ?, Geophysical Research Lettters, 32, 21, doi:10.1029/2005GL024407

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    Ren, G.Y. et al. (2007), Implications of temporal change in urban heat island intensity observed at Beijing and Wuhan stations, Geophys. Res. Lett., 34, L05711.

    Hinkel K.M. et al. (2003), The urban heat island in winter at Barrow, Alaska, International Journal of Climatology, 23, 1889-1905.

    Pourtant Al Gore utilise l'avion à satiété et possède une maison qui utilise vingt fois plus d'énergie que la maison moyenne. À celà Gore répond: qu'il a acheté des crédits de carbone pour compenser. Sûrement avec l'argent de son "edge fund generation". Et si tout le monde s'achetait des crédits comme Al Gore, est-ce que la terre se porterait mieux ???

    L'impérialisme climatique fait son effet. Payez bande de caves...

    Quant à Monsieur Francoeur, il est un haut-parleur de cette propagande insidieuse. Voici une déclaration étonnante de James Spann, météorologue de la chaîne de télévision ABC en guise de commentaire à l'action de ce chroniqueur.

    "Je travaille dans la Météorologie depuis 1978, et je connais des dizaines de météorologues de la radio et de la télévision dans tout le pays. Notre travail essentiel est d'étudier une masse de données brutes, pour déterminer des prévisions météo pour la semaine suivante. Je ne connais pas un seul spécialiste de la Météorologie à la télévision qui ait gobé cette théorie du réchauffement provoqué par l'activité humaine. Je sais qu'il doit y en avoir quelques-uns, mais je n'ai pas réussi à les trouver. Des milliards de dollars de crédits tombent dans les poches de tous ceux qui défendent cette théorie. Si vous n'adhérez pas à ce mensonge, les crédits sont coupés. Ne vous y trompez pas, il s'agit de sommes colossales. Suivez toujours où va l'argent, et vous comprendrez ce qui se passe ! Même la présentatrice télé sur la chaîne Météo reçoit probablement un bon salaire pour animer une émission en prime time sur les changements climatiques. Si vous ne défendez pas les causes humaines du réchauffement, on vous supprime votre émission, et votre salaire avec. Il n'y a rien de mal à gagner de l'argent, mais quand l'argent permet d'acheter des conclusions scientifiques, alors là nous avons un problème. Pour beaucoup, le réchauffement global n'est qu'une grosse pompe à fric. Depuis que Dieu a créé cette planète, le climat de notre terre n'a pas cessé de varier. Il va toujours varier, et le réchauffement auquel nous assistons depuis dix ans n'est pas très différent du réchauffement des années 30, ou de toute autre période antérieure. N'oublions pas que nous sommes à la fin d'une période glaciaire, au cours de laquelle la glace couvrait presque toute l'Amérique du Nord et l'Europe du Nord."

    Oui le Global Warming est une dûperie qui pompe des $$$ tout comme le bogue de l'an 2000...

  • Stéphane Blais
    Inscrit
    dimanche 30 décembre 2007 19h03
    Quel passion !
    Pourquoi est-ce que à chaque fois qu'il est question des enjeux environnementaux, l'on retrouve plusieurs personnes prêtes à déchirer leurs chemises ? Que se soit les pro-environnementaux ou les autres, que l'on peut appeler les incrédules.

    Tout d'abord, contrairement aux religions qui demandent une foi incontestable envers un dieu et ses principes intangibles qui ne peuvent se voir, se mesurer ou se quantifier, les bouleversements climatiques et le réchauffement de la planète, par l'émission des CO2, est mesurable et indubitablement quantifiable.

    Aurions-nous idée, aujourd'hui de dire que fumer la cigarette n'augmente pas les chances de développer le cancer ? Pourtant, les incrédules d'aujourd'hui, qui se tuent à démentir les faits des changements climatiques font, par analogie, exactement cela. Les changements climatiques sont là, sont mesurés et la cause est très bien connue et ce, depuis longtemps. Cependant, il est vrai que certains tentent de profiter de cet éveil collectif pour s'enrichir. Au final, c'est à chacun de poser des gestes quotidiens concrets afin de réduire ces émissions de CO2 et la quantité de gestes simples pouvant être fait est très important.

    Au passage, la combustion d'1 tonne métrique (1000 kg) de kérosène génère environ (tout dépendamment de la sorte de kérosène) chimiquement 3,14 tonnes métriques de CO2.

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    lundi 31 décembre 2007 14h45
    Passion vous dites ?
    On, en espérant ne froisser personne, constater que l'état de la planète laisse à désirer.
    On peut revenir avec le discours du "tout est comme ça depuis le début de l'humanité".
    L'être humain est né pour gaspiller les ressources et exploiter ses semblables et cela est bon.
    Les guerres pour se divertir et étendre ses territoires, Cultiver l'ignorance et abrutir le bon peuple. Un être évolué sait abuser de son milieu et de ses semblables jusqu'à ce que mort s'en suive. Grand bien lui fasse. Personnellement, je n'aime pas cette façon de vivre et de moins en moins de gens adhèrent à cette pensée, Si on suit la logique de tout ce qui se passe actuellement sur la planète. Oui, il y a de quoi faire une piasse. Mais rien n'oblige à le faire, on peut au moins reviser notre façon de vivre sans retourner à l'âge des cavernes.
    On peut consommer intelligemment et penser aux conséquences de nos gestes plus loin que le bout de nos nez. L'économie nous incite à vouloir plus et à vivre dans la surabondance et toujours à la pointe de la nouveauté. Et pis après ? Où je vis une industrie déverse des produits cancérigènes dans la rivière non-détectables par notre nouvelle usine de filtration. La compagnie est un gros payeur de taxes dans notre petite ville assez pauvre, Les cancers augmentent, qui paiera la facture au bout du compte ? La loi du silence est lourde de conséquence à long terme, la survie est précaire mais c'est la vie. Les écologistes et les militants des droits humains sont sans doute emmerdants aux yeux de certains mais au moins ils essaient de vivre en assumant leurs actions. On crache dessus mais c'est propre à l'humain de dénigrer ses semblables. C'est dans la logique de l'évolution. On verra bien ce que 2008 réserve à notre climat tendu et pour Kyoto-Bali, on espère que les éclairs de conscience et solidarité veilleront sur les bons peuples !

    Marie-Claude Leclerc
    Trois-Pistoles

  • Piquet Oliver
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 09h10
    en réponse à Serge Manzhos et Fernand Trudel
    Bonjour,

    pour ce qui concerne les chiffres des émissions de GES (gaz à effet de serre). Je vous conseille ces deux sites Internet français :
    - www.manicore.com/documentation/aeroport.html
    - www.aviation-civile.gouv.fr/eco-calculateur/index.

    Le problème des chiffres dans l'article vient du fait que le journaliste s'est mélangé les pinceaux entre les équivalents CO2 et équivalent carbone.

    1) www.manicore.com/documentation/aeroport.html
    C'est le site Internet de M.Jean-Marc Jancovici, un polytechnicien qui a développé la méthode du Bilan Carbone pour l'ADEME (Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie).
    Il y a déjà 8 ans qu'il s'était amusé à faire le même petit calcul que vous M.Manzhos, mais en plus détaillé. Et puis les commentaires qui vont avec sont intéressants.

    2) Le site des Autorités de l'aviation civile en France, qui n'ont pas franchement à "tromper le public" avec des chiffres bidonnés :
    www.aviation-civile.gouv.fr/eco-calculateur/index.

    Pour M.Trudel : entièrement d'accord avec vous sur le problème des religions et sur le problème du "fais ce que je dis pas ce que je fais".
    De tous temps, on a eu bien des exemples de manipulations, d'exploitation et d'incohérence. Cependant, là n'est pas la question ! On parle ici de sciences, de données, de faits.
    Effectivement, c'est leur interprétation, leur manipulation qui peut poser problème. Mais, en l'occurrence, ce n'est pas parce qu'un mec vraiment peu recommandable type Al Gore ou qu'un "Bobo enfant gâté" comme Nicolas dit quelque chose de juste qu'il faut tout rejeter en bloc.
    Si à l'époque de l'Egypte ancienne, un pharaon et ses grands-prêtres (qui exploitaient sans scrupule leurs concitoyens) avaient dit à leur peuple "euh, vous savez les gars, la bière à base d'orge c'est vachement bon, mais vaut mieux pas abuser, ça va vous bousiller le foie", je ne vois pas pourquoi il n'aurait pas fallu les écouter, même si c'était de sinistres individus.
    Bref, il faut savoir faire la part des choses.

    Aujourd'hui, nous sommes clairement manipulés en masse, les systèmes démocratiques n'étant que des belles supercheries (venez faire un tour en France, venez voir comment les gens sont décérébrés, comment l'argent de nos impôts sert à entretenir tous ces politicards - sénateurs, députés, conseillers généraux, conseillers régionaux, élus locaux, etc.-, ces hauts fonctionnaires, ces dirigeants d'agences internationales, etc., les voyages touristiques de Sarkozy et Carla...).
    Cependant, c'est bien un phénomène global. Les questions écologiques (réchauffement climatique d'origine humaine - sûr à 99%-, la diminution de la biodiversité- avérée -, augmentation des surfaces urbanisées -elle aussi avérée-, augmentation du nombre de bagnoles -aussi avérée -...) ne sont qu'un des problèmes de la mauvaise organisation des sociétés humaines.
    Pour les résoudre, je suis bien d'accord avec vous, il faudrait revoir pas mal de choses dans la façon dont nous acceptons d'être menés par le bout du nez.
    Soyons plus autonomes, réfléchissions en nous basant sur des faits, des données scientifiques brutes, essayons d'être cohérent (en étant conscient de la part d'irrationnel qu'il y a en tout être humain.)

    Vaste programme.
    Cordialement,
    FP

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