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Bali consacre l'échec de la stratégie de Bush

Circulation lourde sur l’autoroute par une journée estivale de vacances à San Francisco. À Bali, les États-Unis ont enfin reconnu que tout délai dans les réductions d’émissions de GES réduit les chances de l’humanité de stabiliser le clima
Photo : Agence France-Presse
Circulation lourde sur l’autoroute par une journée estivale de vacances à San Francisco. À Bali, les États-Unis ont enfin reconnu que tout délai dans les réductions d’émissions de GES réduit les chances de l’humanité de stabiliser le clima
Ce qu'il est désormais convenu d'appeler la «feuille de route de Bali» trace la voie à des négociations générales entre pays développés et en développement sur une première bataille mondiale pour enrayer la hausse du climat afin d'élargir à compter de 2012 les efforts consentis à Kyoto par les 36 principaux pays industrialisés. Pour l'administration Bush, se rallier à cette stratégie consacre l'échec d'une stratégie vieille de dix ans.

Quand les pays en développement regroupés au sein du G77 ont découvert samedi matin le résultat des pourparlers à la table de négociation sur le renouvellement du protocole de Kyoto, les leaders du groupe, principalement la Chine et l'Inde, n'ont pas accepté que les pays industrialisés ne soient pas plus ambitieux alors qu'on leur demande de participer activement à la bataille du climat malgré leurs impératifs de développement.

Depuis 12 jours, les Européens avaient maintenu le cap pour orienter la deuxième phase de négociations des réductions de gaz à effet de serre (GES) du protocole de Kyoto sous le scénario le plus exigeant proposé par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). Ce scénario précise qu'il faudra une réduction de 25 à 40 % des GES d'ici 2020 si l'humanité veut avoir une chance raisonnable, sans en avoir la certitude, de stabiliser la hausse du climat d'ici 10 à 15 ans pour éviter son emballement. Finalement, le texte convenu à la table Kyoto se limitait, notamment en raison de l'obstination du Canada, à une simple référence au rapport du GIEC.

En riposte, l'Inde et la Chine ont réclamé in extremis des garanties plus claires sur les transferts technologiques et les fonds pour l'adaptation, ce que les États-Unis ont refusé tout net. Le fossé s'est creusé malgré l'heure anormalement tardive. Le G77 a retiré ces premières demandes, mais les a remplacées par l'inclusion dans le texte final du principe le plus honni par l'administration Bush, soit celui de la «responsabilité commune mais différenciée».

On se souviendra que c'est parce qu'il refusait aux pays en développement de contribuer moins et autrement que par des réductions mesurables et quantifiables de GES que le Sénat américain avait refusé de ratifier le protocole de Kyoto au début de la décennie. Et depuis, autant le président Bush que le premier ministre canadien, Stephen Harper, ont entonné en choeur que tous les grands acteurs économiques doivent se plier aux mêmes règles, réclamant comme la Chine et l'Inde de ne pas devoir se plier à des réductions absolues de leurs émissions.

Samedi matin, près de 18 heures après la clôture officielle de la rencontre de Bali, la conférence s'acheminait sur un véritable cul-de-sac. Yvo de Boer s'était retiré en larmes, incapable de supporter davantage la pression. C'est alors que Kevin Conrad, le négociateur de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, a lancé au micro aux États-Uniens: «Si pour quelque raison vous ne voulez pas avancer, laissez-nous aller de l'avant. S'il vous plaît, tassez-vous de notre route.»

Jamais depuis le début des pourparlers sur le climat les États-Unis n'ont été hués comme à ce moment précis. Leurs négociateurs, qui ont l'habitude de crâner et de tenir tête obstinément, ont brusquement constaté qu'ils avaient franchi le seuil de l'isolement total en montant contre eux la totalité de la planète. La porte-parole, Paula Dobriansky, a alors cédé devant cet échec diplomatique total et a accepté de rallier le consensus auquel son pays, à lui seul, empêchait d'aboutir.

Mais en acceptant alors d'entériner explicitement le principe de la «responsabilité commune mais différenciée» inscrite au coeur du protocole de Kyoto si honni, les États-Unis ont ouvert la voie à plusieurs choses, dont la réconciliation d'ici 2009 des deux tables de pourparlers actuelles, y compris à un éventuel face-à-face en 2009 à Copenhague entre pays développés et pays en développement, mais sur des programmes d'action différents, voire des échéanciers différents.

La phase 2 de Kyoto venait de commencer à cet instant. Le pas était si déterminant et capital qu'Yvo de Boer a alors comparé ce moment unique à l'effondrement du «Mur de Berlin», qui séparait jusque-là la planète en deux.

Un objectif plus politique

Quand on regarde rétrospectivement ces deux semaines de négociations, il apparaît assez clairement que l'Europe visait sans doute en priorité à isoler l'Amérique du Nord et le tandem Bush-Harper. Tout s'est déroulé en réalité comme si les objectifs chiffrés de réduction de GES, qui ont drainé l'attention médiatique pendant deux semaines et qui ont finalement été abandonnés par l'Europe, n'avaient été mis là que pour forcer les Américains à avouer qu'ils ne veulent pas vraiment faire la part qui leur revient historiquement dans la bataille du climat.

Les Américains, comme les conservateurs canadiens, répètent qu'ils en font «beaucoup» pour sauver le climat. Mais à Bali, ils ont dû avouer que beaucoup n'est pas assez, car ils ont rejeté sans équivoque le scénario de stabilisation du climat du GIEC parce que trop contraire à leurs intérêts. Mais, en réalité, que ce scénario ait été ou non inclus explicitement dans la «feuille de route de Bali» a peu d'importance, car le rapport du GIEC est là, incontournable, toujours aussi clair et péremptoire par son autorité.

Mais le débat sur son inclusion a isolé l'Amérique du Nord avec le Japon et la Russie, et renvoyé, solidaires dans le même camp, l'Europe et le G77, qui regroupe l'essentiel des grandes forces émergentes d'Amérique latine, comme le Brésil et le Mexique, ou asiatiques, comme la Chine et l'Inde.

L'isolement des États-Unis a d'ailleurs été tel que l'on a même vu le ministre canadien de l'Environnement, John Baird, oser dire en conclusion de la conférence qu'il regrettait que la communauté internationale n'ait pas été plus loin, lui dont les écologistes ont stigmatisé l'obstruction à tout engagement chiffré à la table de Kyoto, où siégeait le Canada. Mais le ministre préparait sans doute le terrain pour l'an prochain alors qu'une nouvelle présidence états-unienne risque d'isoler davantage le Canada dans ce dossier.

Des avancées réelles

La conférence de Bali aura permis plusieurs avancées tangibles sur la question de l'adaptation aux changements climatiques et sur la responsabilité des pays développés envers ces petits pays qui vont subir l'essentiel d'un réchauffement dont ils ne sont pas responsables. D'autres progrès ont aussi été enregistrés sur la question des transferts technologiques et sur la reforestation.

Mais c'est à la table des pourparlers qui se déroulaient non pas sur la phase 2 de Kyoto mais sur les engagements à venir des Parties à la convention de Rio sur les changements climatiques que la vraie partie s'est jouée.

C'est à cette table en effet, où siègent 187 pays dont les États-Unis, que l'on a convenu que tout délai dans les réductions d'émissions réduit les chances de l'humanité de stabiliser le climat. C'est aussi à cette table que l'on a écrit dans la décision finale qu'il est urgent de convenir de «réductions draconiennes» des émissions globales pour atteindre les objectifs de la convention.

Et c'est là qu'on y a écrit — ce que les États-Unis ont entériné pour la première fois — que les pays développés, dont ils sont, devront convenir de «limites quantifiables des émissions et d'objectifs de réductions» mesurables et vérifiables.

C'est aussi à la table de la convention, et non à celle de Kyoto, que, pour la première fois, les pays en développement ont convenu d'adopter des plans d'action nationaux «dans un contexte de développement durable», ce qui ouvre la porte pour eux à des réductions en intensité des combustibles fossiles. Cela les autoriserait à se développer tout en améliorant leur performance énergétique. L'énorme différence avec le passé réside dans le fait que les États-Unis ne pourront plus revendiquer, comme le Canada d'ailleurs, un régime de réductions en intensité de leurs émissions comme le réclament les pays en développement. Cette fois, des règles différentes pour les deux groupes de pays ont été formulées et acceptées, ouvrant la voie à une négociation adaptée aux besoins et à la responsabilité de chacun.

Reste à voir ce qui en sortira d'ici deux ans, ce qui est bien court pour un mandat de négociation qui remet en question, en réalité, la base énergétique de l'économie de chaque pays et région du monde.

Mais, au moins, et on pourrait dire enfin, la table est mise.
 
 
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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 18 décembre 2007 07h14
    Un instant de honte en silence s.v.p.
    Ça fait que, continuons d'avoir honte pour Messieurs Bush et Harper en choeur qui s'en foutent royalement parce qu'ils croient dur comme fer que les scientifiques et les environnementalistes, "c'est toute des ignorants communistes qui sont jaloux de l'ouest et de son économie".

    Preuve supplémentaire que n'importe quel cave peut être élu en autant qu'il ait le cash requis, principalement aux État-Unis et c'est aussi le cas au Canada. Malgré qu'ici, le cash peut être emprunté "voir le cas Stéphane Dion et la dette qu'il lui reste à payer" pour sa candidature à la chefferie du pari Libéral du Canada.

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    mardi 18 décembre 2007 07h17
    Une question me chicote l'esprit...et elle concerne les deux projets de port méthanier québécois
    Je lis attentivement chacune de vos chroniques et essaierai ici de relier la dernière à ce que je comprends des deux projets de port Méthanier prévus pour les régions de Lévis et de Cacouna.

    En relation avec "Kyoto", vous écrivez "(...) pour un mandat de négociation qui remet en question, en réalité, la base énergétique de l'économie de chaque pays et région du monde".

    Je sais bien qu'il y a "encore beaucoup de la coupe aux lèvres", mais se pourrait-il que ce qui vient de se passer à cette conférence influence ainsi nos deux projets de port méthanier. Je m'explique.

    Sauf erreur de ma part, la base industrielle nord-américaine repose sur l'utilisation d'énergies fossiles dites à bon marché, par exemple sur l'utilisation du gaz naturel et du pétrole...et sur le gaspillage de ces mêmes énergies.

    Sauf erreur de ma part, les avantages environnementaux de ces projets de port méthanier supposent que les nord-américains utiliseront désormais le gaz naturel au lieu du charbon pour faire de l'électricité. Ils supposent également que l'on parviendra économiquement et socialement à réellement capter et utiliser les émissions de CO2.
    Alors, se pourrait-il que ces projets deviennent maintenant environnementalement satisfaisants? Je l'ignore. Qu'en pensez-vous?

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    mardi 18 décembre 2007 08h44
    La nature ne négocie pas
    Le rapport du GIEC est le produit d'un consensus (lisez les quelques deux cents représentants gouvernementaux doivent l'entériner), tout comme toute entente négociée de Kyoto à Copenhague doit l'être.

    Avec comme conséquence, prenons un exemple, que sur la base d'études scientifiques prévoyant la fonte estivale de la banquise arctique pour 2040, le rapport du GIEC parle de sa disparition pour d'ici la fin du siècle... alors que les plus récentes études sur le sujet l'annonce pour 2013!

    Les humains se font les chamnpions non pas de réductions de la charge de GES dans l'atmosphère, mais de la réduction des objectifs de réduction. Déjà le protocole de Kyoto qu'on est en voie de sanctifier était largement insuffisant (il aurait fallu 10 «Kyotos» pour que ce protocole ait un impact réel), et en plus ses objectifs ne seront pas atteints.

    Comme tous ces beaux engagements ne sont pas contraignants pour personne (si vous vous demandez pourquoi les USA ont fini par fléchir à Bali, pensez qu'il n'ont rien ratifié, leur Congrès ne s'étant pas prononcé), seule la réalité deviendra contraignante car on ne négocie pas avec la nature, on s'y adapte ou on disparaît!

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    mardi 18 décembre 2007 09h28
    Du réchauffement à la stabilisation climatique
    Je dois d'abord lever mon chapeau à M. Francoeur qui fait un travail remarquable dans ce dossier pour le moins complexe et difficile pour ceux qui ne se sont jamais vraiment renseignés sur les données scientifiques impliquées. D'où la tentation pour certains de réagir de façon épidermique en nous servant «ad nauseam» la thèse du méchant Bush et de son tapis de porte Harper.

    Je vois que le langage a évolué dans ce domaine. On parlait jusque tout récemment de «réchauffement de la planète» comme effet de l'augmentation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère terrestre. Est-ce l'influence de scientifiques comme Hubert Reeves, le terme consacré est maintenant celui de «changements climatiques» et de «bataille du climat». Je vois là une belle façon de contrer les «sceptiques» du premier degré qui rigolent en voyant notre hiver canadien commencer en force dès la mi-décembre. Oui des hivers plus froids pourront encore avoir lieu chez nous, et même en Europe, surtout si le «Gulf Stream» continue de perdre de son intensité, ce qui est prévisible si les pays développés continuent de se traîner les pieds en environnement.

    J'ai quand même un bémol sur l'acceptation à l'arraché par les États-Unis de mesures différenciées pour les pays en voie de développement. Leur raisonnement jusqu'ici n'était pas complètement farfelu. Oui, il est vrai que ce ne sont ni la Chine ni l'Inde qui ont causé ce dérèglement climatique issu principalement de l'industrialisation massive depuis plus d'un siècle. Il serait donc normal que les responsables du dérèglement climatique actuel soient mis à plus forte contribution que les pays en émergence qui ne font que commencer à polluer. Mais nous sommes tous dans le même bateau. Et bientôt ce seront l'Inde et la Chine les plus grands pollueurs de la planète. À trop chercher les coupables du passé, ne risque-t-on pas de manquer le tournant du présent et de l'avenir ? J'avoue que cette question me turlupine. Et je ne vois pas comment le fait de vouer Bush et Harper aux gémonies pourrait régler le problème de demain. Allons-y donc de mesures différenciées, mais sachons éclairer suffisamment les décideurs chinois et indiens, pour qu'ils se sentent motivés de faire leur part qui devra être à la mesure de ce qu'ils font de plus en plus subir au climat de notre planète.

  • Jean-Pierre Aubry
    Abonné
    mardi 18 décembre 2007 10h09
    Ce dont je me souviendrai
    Je me souviendrai de la conférence de Bali comme d'une rencontre
    · où plusieurs dirigeants mondiaux n'ont pas cru qu'il y avait péril dans la demeure. Ceux-ci ne croient pas qu'il faudra une réduction de 25 à 40 % des GES d'ici 2020 pour stabiliser la hausse du climat d'ici 10 à 15 ans pour éviter son emballement;
    · où ces dirigeants ne veulent pas que l'imposition de contraintes environnementales ne ralentisse en aucune façon la croissance économique de leur pays sur cet horizon;
    · où il n'est pas question que les pays, qui sont de grands utilisateurs per capita de produits dont la production et la consommation génèrent de GES, réduisent leur demande pour ces produits de façon à laisser un peu plus de place pour le développement d'autres pays plus pauvres;
    · où les États-Unis se sont fait monter la porte, laissant présager que ce sera également le tour du Canada dans quelques années;
    · où on est forcé de croire que croissance de GES se poursuivra tant qu'il n'y aura pas quelques grandes catastrophes; et
    · où les représentants du Canada ont manqué de vison à long terme et de leadership.

    Jean-Pierre Aubry

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 18 décembre 2007 10h48
    @ M. Charbonneau...La signature des Saigneurs...
    Monsieur Charbonneau vous n'êtes pas pessimiste, vous êtes lucide. Poutine et consorts ont aussi signé des documents garantissant la démocratie et autres bonne intentions. Nous allons même bientôt aller dans une des plus grandes prisons du monde, la Chine. Il paraît même que c'est bon pour la jeunesse et que ça peut aider. Pourtant, les jeunes chinois participent depuis fort longtemps à des « challenge » sportifs. Rien n'y fait. Il y a des centaines de pays qui signent en même qu'ils saignent leurs peuples. Il y a une culture très enracinée dans l'homme, c'est celle de l'argent et du pouvoir que cela donne. Rien n'y fait.
    On aura tout de même nos 4X4 plutôt que les bons 4 quarts, excellent gâteux bretons. On aura ceux qui brûlent la lumière rouge tout en étant conscient qu'ils savent conduire même s'ils écrasent quelques petites vieilles en passant. Avoir conscience ce n'est pas prendre conscience. Est-ce qu'on a dit que nous allons interdire la Junk Food parce que ça pollue nos estomacs? Est-ce que nos politiciens vont aller prendre des cours au titre de la formation continue, sur le climat, la santé et l'éducation? On dit que la viande rouge offre en prime le cancer? Chais pas moi, mais il y a tout lieu de croire que nous ne sommes pas sortis de l'auberge à pollution garantie. Les signatures ne protègent guère de saigneurs qui ont signé.

  • Olivier Nguyen
    Inscrit
    mardi 18 décembre 2007 11h15
    Quant aux limites quantifiables
    Il est certain que le Canada, ayant ses propres normes pour une série de biens, et que ceux-ci peuvent être couverts par la loi de l'approvisionnement à la mise en marché et après, cette quantification n'est pas qu'utopique.

    Il convient habituellement de restreindre le développement de ce qui est trop hasardeux (hazardous? en anglais) sur le plan énergétique. Prenons, pour M. Lusignan, l'exemple de cette nouvelle technologie, celle des ports méthaniers. La question d'objectifs quantifiables est-elle celle qui doit prédominer sur les recherches scientifiques? Le rapport reçu en août (ou juin?) par la commission chargée d'observer le dossier m'avait semblé la plus sensible à ce sujet.

    La dialectique nous invite cependant à voir, en plus d'éventuels impacts locaux sur le bien-être des habitants, le côté durable de cette technologie. On pourrait d'abord évaluer l'efficacité énergétique du carburant (car c'est un carburant) en mesurant le pro-rata des coûts de transformation, de l'obtention de matière première (je suppose que c'est du poisson, le genre qu'on utilise en engrais, d'où le nom "port méthanier") jusqu'au produit fini, probablement en bombonnes de méthane. Ensuite, le nombre de joules obtensibles par litre dudit produit, comparés à d'autres carburants obsolètes comme le charbon ou la bûche, qui peuvent servir de référence malgré que les écarts doivent être assez larges.

    Évidemment, pour ce qui est de la durée de vie prévue d'une telle "percée", il faut comparer selon l'usage qui en serait faite... va-t-on construire des véhicules au méthane? Quel inventeur se penchera sur un tel moteur? Ou est-ce simplement pour convertir en électricité?

    À une micro-échelle, les normes quantifiables ont donc un avantage (n'en déplaise au commentaire sur les "communisses [sic]"), qui est celui d'aider, (comme depuis toujours) à ne pas se faire avoir. Exemple: si un rouleau de pâte à papier coûte x dollars, et que là-dessus 10% du coût est en électricité, quels seraient les avantages pour le fabricant à reconvertir une partie de son usine si les frais encourus épongeraient à peine une réduction, disons, de 0,5%? Et s'il y a augmentaton des coûts, quel en est l'intérêt? Notez bien que mes observations ici sont basées sur une approche idéologique, et qu'elles ne s'appuient aucunement sur la valeur scientifique, car je n'en ai pas sous les yeux.

    À une plus vaste échelle, on comprend aussi, en ce qui a trait aux émissions, et eût respect avec certaines recherches glanées cet automne (voyons le Monde Diplomatique, spécial environnement, qui sous des aspects de dithyrambe cache de solides avancées dans l'écologie traditionnelle: paraît-il que le climat s'est effectivement réchauffé de 2 à 3 Celcius dans le nord de l'Alberta, par rapport à 1973, ce qui laisse perplexe), on comprend que les efforts des scientifiques pour mesurer les objectifs de développement en accord avec le maintien d'impacts minimaux sur le climat aient difficilement pu faire l'objet d'un meilleur consensus!

    Reste donc à voyager pour voir... bonne vacances!

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 18 décembre 2007 11h47
    Les écolos se trompent et trompent le monde
    D'abord pour l'interrogation de Monsieur Lusignan, les écolos ont biaisé le problème du gaz naturel. Nos industries lourdes qui chauffent au mazout lourd et au charbon, seront invités à se convertir au gaz naturel moins polluant. Enfin, nous ne dépendrons plus de l'Alberta pour notre approvisionnement. Ils cachent qu'il existe 297 navires de GNL qui sillonnet les mers et aucun n'a été construit à la Davie Shipbuilding. Ca aurait été une hérésie envers ces pas-dans-ma-cour.

    Le débat sur le "global warming" incite les gouvernements à réaligner leurs sources énergétiques et le Canada n'y échappe pas. La course à L'eau potable et aux énergies propres est amorcée quoiqu'en disent les écolos portes parole subventionnés du GIEC cet organisme onusien politiquement orienté vers une globalisation des problèmes.

    Le Canada a des ressources en pétrole qui font l'envie des autres pays: les sables bitumineux. Et il faudrait répudier cette richesse économique pour endosser la religion kyotiste prêchée par des théologiens comme Steven Guilbault et des politiciens véreux comme Al Gore. Au fait dans le bilan de départ qui a servi de base pour la signature du protocole de Kyoto, les libéraux et les écolos avaient oublié d'y inclure les débuts subséquents des opérations des sables bitumineux de l'Alberta et des plate-formes "off shore" au large de Terre-Neuve et qui sont à l'origine de l'accroissement de notre bilan énergétique et qui rendent impossible malgré tous les efforts consentis de respecter l'emntente kyotiste. Voilà pourquoi les écolos veulent fermer les opérations dans les sables bitumineux avec l'argent qui leur a été consenti grâce aux profits de ces opérations.

    Harper est réaliste et a déclaré l'utopie kyotiste au grand dam des écolos "Don Quicotte" qui croient encore à ces sornettes. Récemment un groupe d'experts scientifiques publiait un manifeste sur le climat qui dénonce les énoncés du GIEC et de ses adeptes aveugles. Voici le lien internet, où plus de 200 savants dui monde sont les signataires en septembre 2007. Allez le consulter et vous verrez que le consensus n'est qu'illusion entretenue par des arrivistes. http://www.klimamanifest-von-heiligenroth.de/klima

    Le gouvernement Harper a fait beaucoup et il s'agit dse consulter le site du gouvernement du Canada pour savoir qu'il ne se passe pas une semaine sans que le fédéral investisse dans la dépollution. Si nos écolos mettaient autant d'effort à diffuser les bonnes nouvelles du fédéral et à encouyrager les canadiens a emboiter le pas aux élus, on serait beaucoup plus avancés que nous le sommes actuellement. À force de tenter de nuire à ce gouvernement, les écolos retardent eux-même le processus de dépollution. Ils ont un parti vert qui ne récolte que des miettes des électeurs, Harper a agi dans les liites de nos capacités financières et a avancé la cause environnementale en 2 ans plus que ses prédécesseurs en 30 ans...

    Tout comem l'erreur boréale qui a créé 12,000 chômeurs et l'aventure de l'Éthanol qui brise la chaine alimentaire et met en péril l'approvisionnement en céréales pour le tiers-monde tout en créant une inflation indésirable. Les écolos se trompent de cibles et trompent tout le monde et font ainsi gaspiller de précieux $$$ de nos taxes chèrement acquises.

  • M. Kayal
    Abonné
    mardi 18 décembre 2007 13h26
    L'homme de Cro-magnon
    L'homme de Cro-magnon habite sur Terre, s'y promène et y vit normalement comme l'homo sapiens sapiens. Pourtant, bien qu'il ressemble physiquement à l'homme moderne, il n'arrive pas à saisir les enjeux et leur importance cruciale. Malheureusement, une concentration de ces êtres peut nuire aux avancées écologiques que l'homo sapiens sapiens tentent de réaliser!

  • François Beaulé
    Abonné
    mardi 18 décembre 2007 16h57
    la politique et le mode de vie
    Pour être en mesure de réduire de façon importante les émissions de GES, il faudra développer un tout autre mode de vie et d'habitat que celui pratiqué en Amérique du Nord.

    Il faut donc des cités-modèles pour orienter le développement tant dans les pays riches que dans les pays en voie de développement.

    Ce sont les ingénieurs, les urbanistes et les architectes qui ont le potentiel pour mettre au point les cités de l'avenir. Malheureusement, pour l'instant, ces cerveaux sont soumis au marché et sont centrés sur le court terme et le local.

    Pour rêver un peu à un avenir possible, il faut lire dans «Popular Mechanics» de janvier 2008, un texte sur Treasure Island près de San Fransisco en Californie.

    Il est plus que temps que les Américains se donnent un président progressiste.

  • Michel Chamoun
    Inscrit
    mardi 18 décembre 2007 17h09
    à fernand trudel
    Un consensus n'implique pas que tous les habitants de la planète adhèrent à une théorie, simplement que celle-ci soit suffisament solide pour convaincre la majorité des scientifiques et du public. En l'occurence, seule une minorité de gens nient tout réchauffement climatique du à l'activité humaine, et si vous observez les signataires du manifeste que vous nous proposez, vous remarquerez que ce ne sont pas vraiment 200 scientifiques, mais plutot 200 particuliers. Très peu d'entre eux ont spécifié un domaine d'études, et les rares qui l'ont fait n'ont souvent aucune autorité pour s'exprimmer sur de telles questions (étudiant, apoticaire, ingénieur, professeur de philo... trop peu de spécialistes de l'environnement)

    Pour autant, cela n'implique pas que les modèles prédisant un réchauffement soient des vérités absolues. D'ailleurs, le propre d'un bon modèle sientifique, c'est qu'il soit possible de le réfuter, et qu'il ne se transforme jamais en dogme. Cependant, considérant qu'il est fort probable que la planète se réchauffe à cause de l'activité humaine, nous devrions agir maintenant plutot que d'attendre de convaincre les récalcitrants, ou de recevoir des preuves contredisant celles que la communauté scientifique possède en faveur de la théorie du réchauffement climatique du à l'activité humaine.(ce qui risque d'être long, puisque certains nient encore que les dinausores aient existé)

  • Émilie Cloutier-Morin
    Abonnée
    mardi 18 décembre 2007 18h35
    j'ai peur...
    je viens de lire la manifeste contre-écolo, je ne suis pas scientifique mais je vois qu'il n'y a pas de base à ces arguments, ca me semble réactionnaire et non-fondé. bref, si les gouvernements ont les doigts dans le nez pour ce qui est des protocoles sur les changements climatiques, il n'en revient qu'au peuple, principal concerné, de se bouger, de se mobiliser et d'agir selon ses convictions. si on croit qu'on coupe trop d'arbres et que c'est mauvais pour l'environnement, alors il serait bien d'utiliser, de réduire sa consommation de papier, d'utiliser du papier fait de fibres recyclées, et ou d'utiliser les 2 côtés des feuilles et ne pas avoir peur des feuilles brouillons. ce n'est qu'un exemple.
    ce que je veux annoncer, c'est que c'est bien beau parler, mais il faut agir aussi, et ces agissements commencent dans la population. alors mobilisez vous et agissez au lieu de chialer!

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    mardi 18 décembre 2007 21h32
    Mettons de la science avant de faire de la politique
    Après tant de courriels approbateurs, j'imagine que Louis-Gilles doit être fier de son coup... pour une entreprise illusoire de contrôle du climat alors qu'il n'est nullement démontré que les gaz anthropiques sont la cause du réchauffement, somme toute mineur, observé depuis un siècle.

    Même si les rationalistes (que l'on surnomme dans la presse gauchiste des négationnistes) parlent présentement dans le désert, voir une lettre envoyée au secrétaire général de l'ONU au lien suivant : http://www.nationalpost.com/most_popular/story.htm en marge de la foire tenue à Bali. Le lien pour les signataires est indiqué sur la même page et c'est http://www.nationalpost.com/most_popular/story.htm

    Yvon Dionne
    http://www.yvondionne.org/NRH_juil07_Rechauffement

  • Roch Langlois
    Abonné
    mardi 18 décembre 2007 22h55
    Ma Vérité sur la planète (Claude Allègre) Plon -Fayard
    Claude Allègre, scientifique de grand calibre, géologue et ancien ministre de l'Éducation en France, regarde avec beaucoup de recul et réalisme,toute cette agitation verte. Un bouquin que je recommande à la secte verte. Je vous cite un passage du chapitre, justement, sur "La secte verte". "Mais il faut hélas classer aussi dans dans cette catégorie ceux qui ont bâti une secte verte contre la science et le progrès et dont l'activité menace désormais les fragiles économies de nos sociétés avec leur programme dangereux et irréalistes (kyoto !!!!)qui sont autant de régressions scientifiques, humaines et économiques. Toutes les religions, toutes les sectes s'appuient sur de bons sentiments ainsi que sur des préceptes moraux irréfutables. Sinon, comment parviendaient-elles à convaincre". Contre les campagnes de catastrophes annoncées, je cite "Or, c'est exactement le contraire qui est souhaitable pour développer l'écologie. Il faut en faire le moteur d'une croissance vigoureuse, un élément essentiel du progrès économique et social". Un message pour les gourous de la fin du monde.

  • Ma. H.
    Inscrit
    mardi 18 décembre 2007 23h27
    Une petite solution! au lieu d'une argumentation.
    Je vous invite à consulter ce lien : http://www.aci-multimedia.net/bio/voiture_air_comp

    Ce n'est pas tous les jours qu'on voit un ingénieur « Guru » de la F1, faire sa petite contribution à notre humanité.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 18 décembre 2007 23h31
    Un sceptique est quelqu'un qui fait avancer les choses
    Je suis sceptique et pourquoi pas. N'est ce pas du choc des idées que jaillit la lumière.

    Quand je cite des autorités en la matière, je suis un hérétique. Quand je montre que plusieurs autres cerveaux manifestent leur écoeurite aigüe par une déclaration commune, je suis un homme des caverne.

    Mais les écolos qui veulent nous imposer leur simplicité volontaire sont quoi eux ?

    Al Gore a parlé dans son film que les mers hausseraient de 6 pieds et nous engloutiraient. Qui a mis en doute cette allégation non fondée ??? Pas ceux qui m'accusent, mais des scientifiques et même ceux du GIEC.

    Qui a pris la peine d'écouter «The great global warming swindle» où plusieurs scientifiques de renom n'hésitent pas à contredire le film d'Al Gore, le politicien véreux.
    http://video.google.fr/videoplay?docid=-4123082535

    Qui a pris la peine de consulter les sites suivants au lieu d'essayer de me ridiculiser:

    http://www.climat-sceptique.com/

    http://www.newscientist.com/article.ns?id=dn4321

    http://www.worldclimatereport.com/index.php/2006/1

    http://www.friendsofscience.org/

    http://virtedit.free.fr/article.html

    http://www.cato.org/

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=vie

    http://www.institutmolinari.org/editoriaux.htm

    http://www.envirotruth.org/516.html



    Qui a lu les articles de Claude Allègre dans l'Express

    http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/alle


    Alors cessez de me traiter d'ignare quand je sais pertinemment que le GIEC est un organisme politique, pas une organisation scientifique. Ses proclamations sont donc purement destinées à permettre d'atteindre des objectifs politiques. Le document qu'il a publié le 2 février dernier, et qui a fait l'objet, pendant des journées entières, d'une couverture intense et dévote de la part des médias officiels, n'était qu'un manifeste politique s'appuyant sur un projet scientifique qui n'a même pas été mené à bien. Que vaut une "expérience scientifique" dont les conclusions ont été publiées avant même que les tests aient été réalisés ? Le document affirme qu'une "recherche scientifique" est en train d'être menée pour confirmer des conclusions politiques déjà établies à l'avance. Les Nations Unies ont déjà décidé que le réchauffement global des températures était dû à l'activité humaine, car ils ont publié un rapport inachevé qui ne fait que refléter leurs conclusions décidées à l'avance. Peut-on être plus "indépendant" que cela ?

    C'est l'ONU elle-même et des hommes comme Ted Turner, ardent défenseur des causes humaines du réchauffement, et partisan d'une réduction draconienne de la population mondiale, qui ont financé l'étude du GIEC. Ted Turner a même fait don d'un milliard de dollars à l'ONU à cet effet. N'est-ce pas faire preuve de partialité ? N'est-ce pas la preuve que des scientifiques ont été grassement payés pour produire des "preuves" permettant d'étayer une opinion préconçue ? Une "taxe carbone" imposée par la crainte du changement climatique ira directement dans les caisses d'organisations dépendant des Nations Unies. N'est-ce pas la preuve que l'ONU joue un rôle majeur pour faire croire que le réchauffement global est causé par des facteurs humains ?

    En outre, Greenpeace a recruté des "organisateurs pour la campagne du réchauffement global," chargés d'agir auprès des hommes politiques, afin de les convaincre des causes humaines du réchauffement. Si vous pensez donc que vos dons à cette organisation permettront de sauver les baleines ou de protéger les forêts tropicales, vous vous trompez lourdement ! Ils serviront en partie à financer des manoeuvres qui finiront par se retourner contre vous, sous la forme de lourdes taxes sur les émissions de dioxyde de carbone. Ces taxes ne serviront à rien pour éviter le réchauffement global, mais iront remplir les poches des Nations Unies et du gouvernement mondial sous prétexte de vouiloir aider les pays pauvres.

    Enfin je vous laisse avec un interview avec le professeur Thimoty Ball, le seul canadien qui possède un doctorat en climathologie.

    http://www.geocities.com/zacherle_hoag/tball

    Pour ceux qui manquent d'argument, j'ai des tonnes de documents à leur expédier sure le sujet...

    Les écolos ont crié trop souvent au loup, ils ne sont plus crédibles surtout avec 6 pieds de neige et un froid sibérien à notre porte.

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