Lettres: Juste au cas...
J'ai récemment pris connaissance d'une décision étonnante de l'agence canadienne d'évaluation environnementale concernant le port méthanier de Cacouna. Le BAPE l'a dit: le projet du port méthanier n'aura pas d'effets négatifs importants sur l'environnement. Le gouvernement en est tellement sûr qu'il vient d'autoriser la création d'un programme de suivi d'une durée de 50 ans, juste au cas. Son mandat sera de vérifier les évaluations environnementales et de surveiller les mesures d'atténuation des rares impacts négatifs.
Si j'ai bien compris, lorsque la construction débutera à Cacouna, on engagera des experts pour surveiller pendant un demi-siècle l'évolution de l'environnement autour du port méthanier. Un diplômé de 22 ans en environnement trouvera ainsi un emploi et, le 3 juillet 2062, lorsqu'il aura 72 ans, il viendra déposer son rapport final démontrant scientifiquement qu'on s'était trompé en 2007 et que le port méthanier de Cacouna a effectivement contribué à la disparition des bélugas et autres espèces menacées du fleuve Saint-Laurent.
Andrew Pelletier d'Énergie Cacouna l'a déclaré: dans des projets d'une telle ampleur, «ce qui est présenté au BAPE n'est qu'un concept, il est normal qu'il y ait des changements». Le promoteur vient justement de le prouver en annonçant que son quai de transbordement sera déplacé plus à l'Est, en face du site archéologique et qu'il sera construit à 150 mètres de la rive plutôt qu'à 350 mètres tel que prévu. Pour les promoteurs, la vérité est que les audiences du BAPE sont un incontournable contretemps qu'il faut supporter avec patience.
J'aimerais proposer une économie de nos impôts en abolissant le BAPE ainsi que le registre canadien d'évaluation environnementale étant donné que ces deux organismes ne gèrent que des concepts sujets à changements sans préavis.
Si j'ai bien compris, lorsque la construction débutera à Cacouna, on engagera des experts pour surveiller pendant un demi-siècle l'évolution de l'environnement autour du port méthanier. Un diplômé de 22 ans en environnement trouvera ainsi un emploi et, le 3 juillet 2062, lorsqu'il aura 72 ans, il viendra déposer son rapport final démontrant scientifiquement qu'on s'était trompé en 2007 et que le port méthanier de Cacouna a effectivement contribué à la disparition des bélugas et autres espèces menacées du fleuve Saint-Laurent.
Andrew Pelletier d'Énergie Cacouna l'a déclaré: dans des projets d'une telle ampleur, «ce qui est présenté au BAPE n'est qu'un concept, il est normal qu'il y ait des changements». Le promoteur vient justement de le prouver en annonçant que son quai de transbordement sera déplacé plus à l'Est, en face du site archéologique et qu'il sera construit à 150 mètres de la rive plutôt qu'à 350 mètres tel que prévu. Pour les promoteurs, la vérité est que les audiences du BAPE sont un incontournable contretemps qu'il faut supporter avec patience.
J'aimerais proposer une économie de nos impôts en abolissant le BAPE ainsi que le registre canadien d'évaluation environnementale étant donné que ces deux organismes ne gèrent que des concepts sujets à changements sans préavis.
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