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Algues bleues: de mal en pis

Le nombre de lacs et rivières touchés dépasse le cap des 70

L'épidémie d'algues bleues-vertes qui frappe le Québec ne cesse de prendre de l'ampleur, alors qu'on a atteint hier le chiffre de 71 plans d'eau touchés, soit le même nombre que le total des cas recensés à la fin de l'été 2006. C'est donc dire que 2007 détiendra assurément un triste record en la matière. Uniquement hier, six lacs ont été ajoutés à la liste de surveillance dressée par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).

Le problème prend à ce point de l'ampleur, jour après jour, que la Fédération québécoise des municipalités presse maintenant le premier ministre Jean Charest de s'engager de pied ferme dans la lutte contre les cyanobactéries. Le président de la Fédération, Bernard Généreux, estime que Québec doit absolument dépasser l'étape des initiatives volontaires pour imposer des mesures plus sévères afin de freiner la propagation galopante des algues bleues.

Selon lui, la sensibilisation des riverains est loin d'être suffisante. L'urgence d'agir est d'autant plus évidente, selon M. Généreux, que 80 % des Québécoises tirent leur eau de sources de surface et que, dans ce domaine, les problèmes qu'on connaît pourraient avoir des conséquences désastreuses sur l'approvisionnement de la province.

Malgré cet appel pressant, pas question pour le gouvernement d'y aller de mesures coercitives. On préfère encore miser sur la sensibilisation et l'éducation pour inciter les citoyens à changer leurs comportements. «Le coercitif, je n'y crois pas», a laissé tomber hier Marc Simoneau, analyste en milieux aquatiques au MDDEP.

«Les gens espèrent toujours que le ministère de l'Environnement va sortir le gros règlement et va l'imposer à tout le monde», a-t-il poursuivi. Or, «on ne peut pas toujours sortir le bâton et faire des menaces pour dire aux gens : "Si vous ne respectez pas la réglementation, on va vous mettre à l'amende"», juge-t-il. Pas question de mettre éventuellement en place un système de contraventions. «Une amende de 500 $ pour quelqu'un qui coupe des arbres, ça veut dire quoi si la maison en vaut un demi-million?, a demandé M. Simoneau. Dans certains cas, les amendes ne sont pas suffisantes pour que ce soit dissuasif.»

Le porte-parole du MDDEP a tenu à souligner que l'implantation de mesures juridiques strictes ne réglerait pas le problème à court terme. «C'est sûr que si demain matin on avait une grosse police qui faisait le tour de tous les lacs et qui vérifiait chaque fosse septique et qui ordonnait de mettre des arbres partout, oui, peut-être qu'à terme ça changerait les choses, croit-il. Mais même si tout le monde le faisait en même temps, il faudrait calculer plusieurs années avant qu'il y ait un impact. Ce qui est rendu dans le lac, ce qui a été transporté là depuis 15 ou 20 ans ne va pas disparaître du lac.»

Il a ainsi tenu à rappeler que la situation que connaît actuellement le Québec est le fruit d'années de négligence. «Dans la plupart des cas, la présence humaine se traduit trop souvent par le déboisement, l'envahissement des rives, la mise en place de pelouse et la fertilisation de tout ça», a expliqué l'analyste du ministère. On a donc transporté beaucoup de matière fertilisante dans nos cours d'eau.»

Selon lui, la pression sur les lacs de villégiature est encore plus grande depuis que plusieurs personnes, qui utilisaient auparavant leur résidence riveraine comme chalet, en font maintenant leur résidence principale. «On assiste à un virage complet, a dit Marc Simoneau. On a des gens retraités qui vont s'installer à leur chalet, qui en font leur résidence permanente, on installe une laveuse et un lave-vaisselle. Si les installations septiques à l'époque n'étaient pas à niveau, à l'époque c'était tolérable, parce qu'on les utilisait seulement deux mois par année. Maintenant, si on a cette pression autour des lacs qui devient de plus en plus permanente», les apports d'éléments susceptibles de favoriser la prolifération d'algues bleues-vertes vont augmenter.

Et avec un été 2007 marqué par de nombreux épisodes pluvieux, les fertilisants comme le phosphore ont été plus facilement drainés vers les cours d'eau. Maintenant, si on connaît une période plus ensoleillée, et donc également plus chaude, le nombre de plans d'eau touchés devrait croître rapidement. Hier, six lacs ont été ajoutés à la liste du ministère. Parmi ceux-ci, quatre ont connu leur premier épisode d'algues bleues-vertes cette année seulement. Les régions les plus touchées sont les Laurentides (23 lacs), l'Estrie (11), Lanaudière (10), Chaudière-Appalaches (8) et la Montérégie (6).

Les municipalités interpellées

Le porte-parole du MDDEP renvoie du même coup la balle dans la cour des municipalités. «Les municipalités ont des moyens de faire des règlements», a-t-il indiqué. «Le ministère a confié un mandat aux municipalités, celui de gérer la problématique des installations septiques des résidences isolées, a-t-il rappelé. Encore faut-il que les municipalités l'appliquent et fassent en sorte de vérifier les installations septiques des citoyens qui ont des propriétés riveraines.»

À elles de faire en sorte «qu'on respecte davantage les bandes riveraines, qu'on fasse en sorte de laisser tomber la fertilisation des terrains en façade de lacs et qu'on fasse en sorte de changer nos comportements». De cette façon, «c'est sûr qu'on va améliorer le sort de nos cours d'eau», a prédit M. Simoneau. Il n'a pas été possible d'obtenir la réaction de la Fédération québécoise des municipalités hier, à ce sujet.

«Il ne faut pas qu'on demande toujours au gouvernement de parer aux mauvais coups que les gens font. Je pense qu'on est tous des adultes, on est tous des gens responsables», a ajouté Marc Simoneau. Selon lui, règle générale, «les gens sont assez conscientisés». Et si certains continuent d'adopter des comportements dommageables pour l'environnement, comme le fait de déboiser la rive d'un lac, «je pense qu'il y a une espèce de pression sociale qui va apparaître, a affirmé l'analyste du MDDEP. Elle va faire en sorte que les gens qui vont adopter ces comportements vont se faire regarder de travers par l'ensemble des citoyens autour du lac.»

Le milieu de l'industrie agro-alimentaire, reconnu pour être une source importante de phosphore, n'est pas non plus dans le collimateur de Québec, selon ce qu'a répété hier Marc Simoneau.

Bonne nouvelle au lac Saint-Jean

Par ailleurs, le MDDEP a fait savoir hier que les algues bleues signalées un peu partout autour du lac Saint-Jean ne comportaient pas de risque pour la santé humaine. Les mises en garde concernant la consommation de l'eau et la baignade sont maintenues, mais ce n'est qu'une question de prudence, a dit une porte-parole du ministère, Raymonde Harvey.

L'industrie touristique régionale est évidemment soulagée. La présence de cyanobactéries aurait mis en péril la Traversée internationale du lac Saint-Jean à la nage, qui doit se tenir dans cinq jours.
 
 
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  • Benoit gagnon - Abonné
    24 juillet 2007 01 h 49
    Résoudre ou gérer... par Benoît Gagnon
    Le ministère(MDDEP) se trompe en voulant gérer le probleme des algues bleues. Le ministère de toute évidence doit RÉSOUDRE le problème, c`est à dire utiliser la répression pour sauver nos lacs. En effet si le danger est moins grand que celui prévu, ce n`est pas grave, nous conservons notre environnement. Si le danger est bien réel, alors ne rien faire est un crime.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    24 juillet 2007 07 h 48
    UN QUÉBEC SENSIBILISÉ
    Notre ministère de l'environnement pense qu'il faut seulement sensibiliser la population pour avoir du succès dans la lutte aux algues bleues à la place de sortir le bâton et faire des menaces genre "Si vous ne respectez pas la réglementation, on va vous mettre à l'amende"».

    Ça veut dire que notre gouvernement n'a plus besoin de passer des lois sur ça ou autre chose. Qu'il enlève donc les limites de vitesse sur nos routes du Québec et remplace ça par une sensibilisation de la population genre : LA VITESSE TUE. Il va économiser sur la police "dans le texte : grosse police" bien qu'il n'aurait plus ainsi de revenus de billets de contravention.

    VIVE LE QUÉBEC SENSIBILISÉ LIBRE D'AMENDES ! "AVEC QUELQUES ALGUES NOCIVES QUI DEVRAIENT TENIR LE PRIX DES CHALETS PAS TROP ÉLEVÉS POUR LES NOUVEAUX ACHETEURS."
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  • andré michaud - Inscrit
    24 juillet 2007 09 h 19
    Citoyens irresponsables
    Dans les années 90 j'étais dans un comité de citoyens vivant autour d'un lac. Devant la détérioration constante de notre lac, nous avons fait venir un biologiste du ministère de l'environnement pour évaluer la situation et donner de l'information aux citoyens.
    Le biologiste avec plein de preuves à l'appui a démontré l'importance essentielle de à la fois reboiser nos rives et s'assurer de l'efficacité de nos fausses septiques.La majorité des citoyens ont dit au biologiste qu'il ne viendrait pas les "baver" sur leur terrain et qu'il n'était pas question de reboiser et bla bla bla Ces citoyens n'avaient absolument aucune compétence pour remettre en cause les arguments du biologiste. Ce qu'ils voulaient c'est NE RIEN FAIRE et obliger le gouvernement à agir à leur place...sans dire comment!!! Plus irresponsable que cela tu meures!!! Depuis lors je ne fais plus partie d'associations qui essaient d'aider des citoyens qui ne le veulent rien faire et qui critiquent ceux qui veulent agir...

    Ce sont les citoyens irresponsables qui détruisent leurs lacs et c'est à EUX d'en assumer les conséquences.Sinon ils auront ce qu'ils méritent; une propriété sans valeur devant un marécage plein de moustiques.Y'a des limites à materner des enfants gâtés irresponsables...
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  • Amadeus Olivier - Inscrit
    24 juillet 2007 09 h 38
    Des mesures volontaires ? Et quoi encore....
    Suis-je le seul à penser que les mesures volontaires n'auront que peu d'effet, sinon aucun ? Suis-je le seul à penser qu'on ne peut PAS se fier à la conscience sociale ou environnementale du québécois moyen pour obtenir des résultats concrets dans une cause comme celle-ci ? Le gouvernement enverra de jolis petits dépliants aux riverains les enjoignant à reboiser leur terrain, à ne plus utiliser de fertilisants et à faire inspecter/remettre aux normes leur fausse sceptique (à leur frais), et on pense que demain matin le gens vont s'y mettre de façon volontaire et par conscience environnementale ? C'est ça le plan ? Laissez-moi rire...Il n'y a plus que le bâton qui fonctionne dans notre belle société distincte. La conscience des gens, je n'y crois plus, alors vive les mesures coercitives.
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  • Roland Berger - Abonné
    24 juillet 2007 13 h 04
    Qui rêve encore ?
    Qui peut encore penser que les politiciens ont d'abord à coeur le bien-être de leurs commettants ?
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • Florian Jutras - Inscrit
    24 juillet 2007 18 h 08
    Lac St-Jean et Lac Taureau
    A-t-on mis le doigt sur les véritables facteurs de pollution aux cyanobactéries? Quand on me dit qu'il y en a dans le lac Taureau alors qu'à ma connaissance il y a peu de riverains autou de ce lac, j crois qu'il y a d'autres facteurs que les fertilisants, le déboisement des rives ou les savons lave-vaisselle.,
    Et quand on me dit qu'on hériote de 20 à 30 ans de laisser-aller et qu'on en aura pour autant d'années à digérer cette pollution je doute que les mesures incitatives suffisent. Ne faut-il pas une action déterminante des gouvernements pour dépoluer ces lacs usines de cyanobactéries!
    Et pleins feux sur la recherche. Pas de filtre pour bloquer les cyanobactéries? Hola! il faut en trouver coûte que coûte.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    24 juillet 2007 19 h 08
    Algues bleues ou Kyoto
    Algues bleues ou Kyoto, quelle est la priorité ? Faudrait se brancher. Moi j'opte pour lutter à endiguer les algues bleues qui tarissent nos sources d'approvisionnement d'eau potable. C'est le phosphore dans le savon à lessive et les engrais chimiques qui sont responsable... On a laissé déboiser nos abords de lac sans que Desjardins ne fasse une chanson...

    Pour une fois ce n'est pas le réchauffement de la planète qui est ebn cause mais je suis sûr qu'un scientifique bien arrosé de $$$ arrivera à cette conclusion. Je vous garanti que les alarmistes n'ont pas fini d'alarmer car ils ne saventr que faire cà...

    C'est comme la grêle qui est tombée en plein mois de juillet, elle est d'origine humaine apparamment. Coudon, ces gens là disaient que nos GES réchauffaient et là ils refroidissent... C'est quoi ce virage bout pour bout dans leur hypothèse kyotiste ? Ils s'en vo<nt où avec leurs skis en plein été...

    On t'ils mal prévu les événements ou, tout simplement la nouvelle science environnementale connait des erreurs de débutante. Car cette science est nouvelle et basée sur des hypothèses par toujours réalistes et des projections pas toujours correctes. Mais le message asse et on ameute le globe...

    Ces écolos de la secte kyotiste ne savent plus quoi invoquer pour convaincre le monde, faudrait qu'il arrêtent de chialer et qu'il nous aident à nettoyer notre perron. À ce chapitre, le plan Baird est plus efficace que leur chimère kyotiste globalisante qu'il nous déclament depuis deux décennies en laissant couler le savon plein de phosphore dans nos points d'eau. Ah ces écolos, ils rêvent mais n'agissent pas...
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  • Roberpierre Monnier - Inscrit
    25 juillet 2007 00 h 27
    La valse des algues bleues, la bassin s'en balance
    INTRODUCTION

    Notre gouvernement provincial vient de déclarer la guerre aux cyanobactéries, bravo! 90% du budget sera alloué à traiter l'eau potable et les moyens de détection seront accrus, santé publique oblige! Les mesures préventives de revégétalisation, de réglementation, d'inspection demeureront les parents pauvres de cette manne récente, si bien que le message est clair pour tous : Continuez comme avant et notre gouvernement aura désormais les moyens de détecter et il nettoiera! Tout dans le curatif rien dans le préventif. C'est toute une vision!

    Voici le premier d'une série de points de vue qui tenteront d'exposer la complexité des liens qui doivent s'établir entre les riverains d'un lac et tous les occupants du bassin versant qui l'alimente. Bien que présentés succinctement, il met en relief plusierus aspects qui sont présentement absents du débat actuel entourant ce sujet.
    Au contraire de ce qu'on lit et entend, la situation n'est pas simple du tout et comporte des enjeux sociologiques, géo-politiques, économiques, d'urbanisation, d'architecture et d'aménagement territorial complexe où le patrimoine passé et les projets futurs se heurtent de plein front.


    Volet 1: Les faits qui expliquent des causes connues et des effets observés.

    Aspect : Occupation riveraine
    Le lac Magog est un lac populaire et populeux, c'est un superbe lac habité par près de 1000 riverains issus en majorité de la classe moyenne. De façon saisonnière, il est envahi par beaucoup de plaisanciers, hiver comme été. Il est sillonné en tout temps par des embarcations de plus en plus puissantes et polluantes à tous égards (hydrocarbure, bruit, érosion, vitesse excessive, etc...) Malgré les efforts soutenus et constants de l'Association pour la préservation du lac Magog (APLMagog), de ralentir la cadence, la patrouille nautique est souvent ailleurs, occupée qu'elle est, à desservir d'autres lacs plus prestigieux. C'est presqu'une lutte de classe!
    Suite à un sondage mené par l'APL Magog en 2006, nous observons que les aménagements riverains les plus artificialisés appartiennent surtout aux gens les plus nantis. Les caractéristiques typiques sont connus :Gazon rasé, enrochement des rives, etc... la mission qui consiste à changer cette conception de l'esthétisme paysager est loin d'être acquise.

    Au lac Magog, le combat contre les cyanobactéries risque d'être pour longtemps encore qu'un coup d'épée dans l'eau. Nous croyons que l'ensemble de la population du bassin versant n'y contribuera pas, comme on le souhaiterait.

    La réponse à ce cul de sac est multiple, comme on tente de le démontrer dans les points qui suivent parce que

    Aspect :Urbanisation
    La Ville de Magog en amont ( 25,000 habitants et plus), se sert depuis toujours de la rivière pour faire cheminer ses eaux traitées et toutes celles qui ne peuvent l'être vers le lac Magog

    Le système de traitement des eaux usées de Magog ne suffit pas à la tâche lors de la fonte des neiges et de pluies abondantes. Le système d'égout pluvial déverse des centaines de kilolitres d'eau non traitée qui passent par dessus bord et se retrouvent dans la rivière et dans le lac.

    Le développement de son parc industriel a été implanté et étendu en bordure de la rivière, lieu de passage privilégié du chemin de fer, principal outil du développement économique jusque dans les années 70.
    Ce type de développement se continue. Le tout récent WalMart s'y est installé en bordure du ruisseau Rouge qui s'y déverse. On y a tout rasé pour accommoder son vaste stationnement
    Tous ces rejets sont si importants que la sédimentation au bout de la rivière a créé au fil des ans un haut fond d'où surgissent plantes et quenouilles au beau milieu du lac!! C'est dans ce trajet aussi qu'on retrouve souvent les premières constatations de cyanobactéries qui affectent le lac

    Bien que l'APLMagog sache que le taux de salinité au sortir du panache provenant de la montagne artificielle des neiges usées (le Mont brun) est plus élevé que ce qu'on retrouve même dans la mer, la norme établit que le taux de dilution de la rivière est suffisant pour réduire cette pollution qu'à des traces et c'est comme ça pour plusieurs sources de polluants qui se déversent dans la rivière.
    La municipalité de Ste-Catherine-de-Hatley est petite en terme de population (sans grand pouvoir à la table des élus) mais très grande en superficie d'occupation. De plus elle doit se scinder entre une partie qui se mouille dans le lac Massawippi et son bassin versant et une autre qui baigne dans le lac Magog et son bassin versant. Le lac Massawippi source d'eau potable aura toujours un traitement prioritaire sur celui du lac Magog,

    La Ville de Sherbrooke elle, est loin, au bout du tuyau. Le lac, c'est un peu leur fosse septique, leur bassin de sédimentation. Quel intérêt la Ville de Sherbrooke a-t-elle à vouloir changer cette situation?

    Aspect : Pratique agricole
    Cette activité contribue largement en apport de phosphore, en nutriments divers et en sédiments dans nos lacs et nos rivières.

    L'urbanisation et la pratique agricole ont déjà été estimés à plus de 75% de tous les apports en nutriments dans le lac et la rivière.

    Volet 2 Politique et géopolitique

    Magog
    La population résidentielle riveraine le long de la rivière Magog entre le barrage de Magog et le lac, y est insignifiante en nombre ; elle n'offre que très peu d'intérêt politique pour les élus de la Ville de Magog. On peut présumer que les intérêts du parc industriel le long de la rivière pèsent très lourds dans les critères de décision du conseil municipal

    Sherbrooke
    Depuis les fusions, Sherbrooke est forcément devenue responsable des arrondissements de Rock-Forest et Deauville toutes deux riveraines, elle doit s'y attarder un peu plus mais le gros de la population Sherbrookoise demeure au centre de la Ville, autour du lac des Nations; elle profitera de la manne pour nettoyer tout ça avant le lac des Nations déjà très pollué et la Cité-des-rivières

    Ste-Catherine-de-Hatley.
    Le Massawippi est habité par des gens plus nantis que les riverains du lac Magog y compris l'actuel premier ministre, peut-on croire que leurs voix soient plus fortes là ,qu'ailleurs ?. Le lac Magog n'étant pas une source d'eau potable pour tous, les priorités deviennent claires lorsqu'on doit distribuer des sous et des ressources.

    Chacune de ces municipalités, lorsqu'elle daigne accorder une aide financière, oblige l'Association des riverains à s'assurer que l'aide n'ira qu'à ses propres résidants, surtout pas aux autres, ce qui complique la tâche puisque le lac lui, ne connaît pas ces frontières, et l'eau coule comme le vent, sans demander de permission à quiconque !

    Nos lacs dans la région sont pour la plupart accessibles que par la propriété privée riveraine, bien qu'il y ait parfois des accès publics, ils sont souvent sans contrôles et laissent passer plein de délinquants ignorants et indifférents aux problèmes des résidents. Les conséquences néfastes sont multiples et complexes. Dans ce bassin versant, un résidant un peu éloigné de la rive, ne ressent aucun impact des inconvénients dénoncés. Que le lac soit sale, propre, baignable ou potable, etc... il n'y va pas souvent et à quelques exceptions près, il s'en fout pas mal.

    Tant que nos lacs auront à ce point un caractère privé, cette attitude demeurera.

    Pratique agricole
    S'attaquer à l'activité agricole est une bataille difficile à livrer, puisque que depuis des siècles elle est perçue comme une activité noble et vitale, défendue becs et ongles par des organisations corporatistes et politiques importantes ainsi que par le gouvernement lui-même. Qui veut s'attaquer à l'UPA marche sur des oeufs. On se retrouve alors avec un soi-disant partenaire qui freine toute action jugée urgente par tous sauf par lui.

    La pollution directe du lac ne les affecte pas à court terme, nous sommes pour eux leur fosse septique et elle ne pue pas! L'hiver encore moins! Alors dites-nous où se trouve leur intérêt à vouloir régler ce problème?

    Nos gouvernements municipaux sont dépassés par l'ampleur du phénomène.

    Plus la municipalité est petite, pire est la situation. A Ste-Catherine-de-Hatley, l'inspecteur doit agit à la fois comme directeur général, secrétaire général et secrétaire d'assemblée, le budget l'y obligeant.
    Ils sont accaparés par l'état lamentable des routes, l'émission payante des permis de construire, l'inspection des champs d'épuration, etc.. ils répondent aux urgences, aux commandes politiques, aux pressions du pognon, aux exigences du conseil et sont blâmés de toute part si bien que les fossés mal taillés, les terrains dénudés, les bandes riveraines artificialisées et les riverains qui trichent quotidiennement à enrocher leur rive, à couper les arbres, à enrichir leur pelouse d'engrais, de pesticides, à faire des vagues, de la vitesse, sont autant d'activités qui leur échappent forcément.

    A Magog, on a embauché une personne dédiée à l'environnement si bien que les budgets qu'on accordait jadis à l'Association sont drainés maintenant par ce nouveau poste.

    A Sherbrooke, c'est un peu la même situation, puisque l'organisme CHARMES de la Ville a pour mandat de veiller au grain, si bien que les argents qui étaient donnés à l'Association sont maintenant remis à cette organisation para municipale.


    Volet 3 Pistes et hypothèses de solutions qui devront être débattues.
    Ce volet mérite des actions et des réactions du groupe avant qu'il ne soit publié.
    C'est une proposition initiée par M. René Bellerose et il nous demande d'ajouter et de bonifier certains des aspects qu'il met sur la table.
    Merci R.Monnier

    Selon nous, les budgets (peut importe d'où ils viennent) devraient prévoir 3 cibles :
    Ce budget pourrait être créé en établissant un fonds du bassin versant et les gouvernements devraitent y contribuer, les pollueurs identifiés en fonction de leur surface d'occupation identifiée comme polluante et dommageable. Les municipalités qui ajoutent au bassin des eaux non traitées en fonction des quantités de litres déversés., etc...
    1. Détection et traitement 50% (ce % pourrait diminuer au fur et à mesure des retombées positives du volet prévention)
    2. Prévention 40%:
    a. Identification des sources de polluants; pas juste la détection des symptômes.
    b. Élimination et corrections dans des délais précis (au frais des pollueurs); riverains ou non, individus ou sociétés, privé ou public
    c. Aide au réaménagement de rives (planification, arbustes, prêts sans intérêt,...) L'association du lac Magog a produit un plan de revégétalistion très modulé en fonction de la réalité de ce plan d'eau. Ce programme est disponible en ligne au site officiel de l'APLMagog. (www.aplm.ca) D'autres associations ont élaboré des initiaves spécifiques à leur environnment.
    3. Réglementation et application des conséquences 10% (Modifier et uniformiser la réglementation) : Cette règlementation devrait prévoir en plus des modulations en fonction des caractéristiques de la propriété comme le font les différents règlements de zonage municipaux en tenant compte de quelques facteurs dont la surface d'occupation, de la densité, des pentes, et autres aspects spécifiques à chaque propriété afin d'éviter qu'une mesure uniformisée devienne inapplicable. En clair, on ne peut pas traiter une propriété qui s'inscrit sur une surface de 100 pi.par 100pi de la manière qu'une propriété qui s'incrit sur une surface de 1000 pi. par 1000 pi.
    a. Réaménagement obligatoire des rives (finis les droits acquis) pour tous les riverains , dans un délai maximum de 5 ans; bien nantis ou non
    b. Réaménagement immédiat + amendes pour les riverains qui aménagent leur terrain de façon non-conforme (parce qu'il y en a encore qui font ce qu'ils veulent sachant que personne ne les obligera à réparer après le fait).

    Voilà quelques pistes de réflexion qui font conclure que la bataille sera longue et complexe et qu'on n'a pas fini de voir des cyanobactéries dans nos lacs et rivières et que le lac Magog parmi d'autres, sera celui qui sera le plus pénalisé par l'urgence des autres et l'indifférence des nôtres.

    Cosignataires et riverains du Lac Magog, Gaétan Morin, Élisabeth Têtu, Jocelyne Giraldeau, présidente de l'APLM de 1999 à 2003.Roberpierre Monnier, vice-président sortant de l'APLMagog de 2004 à 2007, Denis Dubois, président de l'APLM de 2003 à 2005.,Jacqueline Hallé, Paul Beauregard, René Bellerose, Jean-Guy Latulippe, Pauline Lafrance
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    26 juillet 2007 18 h 05
    Comment?
    Le Québec est un grand irresponsable en matière d'environnement avec ses politiques du tout-à-l'auto qui permet l'achat de résidences le long des cours d'eau. C'est la classe moyenne inférieure qui paye pour les résidences inondées qui lui coupent l'accès à ces mêmes plans d'eau. La plage Saint-Laurent, à Québec, en est un bel exemple.

    Comment réagir?

    1- En proclamant qu'à partir de telle année les résidences de lieux donnés ne seront plus dédommagées lors de crûs.

    2- En achetant les terrains des résidences dont les propriétaires acceptent la relocalisation.

    3- Réactiver la réserve des trois chaines en interdisant la localisation le long de plans d'eau déterminés pour en redonner l'accès au public.

    4- Québec doit passer par dessus les incompétences des municipalités, sa chose, rivées sur le seul compte de taxe et sévir sur les exactions des riverains par des amandes proportionnelles à leur valeur.

    Claude L'Heureux, Québec
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  • PAUL-EMILE FORTIN - Inscrit
    16 avril 2010 11 h 47
    Municipalitée
    Les municipalités sont les responsables des problèmes de qualité des cours d'eaux. Ils ont construits des barrages durant les années 60, sans avoir évaluée les conséquences d'élever le niveau plus haut que le niveau naturel. La majorité du temps durant la période estival, rien coule au barrage, l'eau devient stagnante. L'eau haute affecte les champs d'épuration, la nappe phréatique étant dans le champ de filtration.
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