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Libre-Opinion: On ne brûle pas d'essence sans émettre de GES !

Andrew J. Pelletier - Directeur des communications Aval, Est du Canada Petro-Canada  13 juillet 2007  Actualités sur l'environnement
Récemment était rendu public un tout premier inventaire des sources d'émissions de gaz à effet de serre (GES) sur l'île de Montréal. «Le but premier de cet inventaire, peut-on y lire, est essentiellement d'estimer le poids relatif de chacune des sources.» On y apprend ainsi que les déplacements automobiles quotidiens dans la métropole sont à l'origine de 25 % des GES. La part attribuable aux raffineries, quant à elle, est de 6 % moins élevée, soit 19 %, ce qui leur a néanmoins valu d'être montrées du doigt.

Cela étant, de la perspective s'impose. La question des GES est un phénomène de «vases communicants» qu'il faut considérer plus globalement et non à la pièce, ville par ville. C'est ce que font les accords de Kyoto et c'est ce principe qui sous-tend les bourses de carbone. Dans cette optique, la part des deux raffineries montréalaises ne correspond qu'à environ 2 % des émissions de la province. Au demeurant, leur production est destinée à toutes les villes du Québec et non seulement à Montréal.

Par ailleurs, l'inventaire ne fournit qu'un instantané de la situation, puisque les données compilées se limitent à l'année 2002, soit il y a cinq ans déjà... C'est donc à juste titre que ses auteurs ont écrit qu'il est «difficile de suivre les progrès, d'une année à l'autre, avec cet outil». De fait, si on s'attardait à une telle évolution, on pourrait sans doute constater que la situation s'est améliorée depuis. Comme c'est le cas pour la raffinerie de Petro-Canada dans l'est de Montréal.

Petro-Canada est en effet soucieuse de ses devoirs en tant que citoyen corporatif par rapport aux émissions de GES, au Québec comme dans l'ensemble du pays. Non seulement nos installations de Montréal respectent toutes les normes gouvernementales, mais elles vont au-delà. De 2000 à 2005, par exemple, nos émissions annuelles de GES ont diminué de 50 000 tonnes, même si durant cet intervalle le nombre de barils raffinés a augmenté de 110 000 à 130 000 par jour et que deux unités de traitement ont été installées afin de respecter les nouvelles normes fédérales sur la qualité des essences et du diesel.

Petro-Canada prévoit sous peu la construction d'une nouvelle unité de cokéfaction, ce qui haussera la production de GES de 106 000 tonnes par année. Afin de compenser pour cette augmentation, deux initiatives seront mises en place. D'une part, des modifications à l'opération de la raffinerie permettront de retrancher 33 000 tonnes additionnelles. Nous avons d'autre part récemment conclu un partenariat à long terme qui fait de nous l'acheteur exclusif de toute la production des nouvelles installations d'Éthanol GreenField à Varennes. Mélangé à l'essence dans une proportion de 10 %, ce produit sera vendu dans nos stations-services du grand Montréal, ce qui contribuera à une réduction annuelle supplémentaire de 180 000 tonnes.

En calculant tous ces chiffres, on en arrive à une réduction nette depuis l'année 2000 de près de 160 000 tonnes, et ce, malgré l'augmentation du nombre de barils de pétrole raffiné, l'installation de deux unités de traitement des essences et du diesel et l'ajout d'une nouvelle unité de cokéfaction. C'est une amélioration considérable pour une seule raffinerie!

Soyons réalistes. Le raffinage est une activité génératrice de rejets dans l'environnement, au même titre que d'autres activités industrielles. Nous en sommes très conscients chez Petro-Canada. C'est justement pourquoi nous sommes résolus à poursuivre nos efforts environnementaux, comme en témoignent nos réalisations, tout en offrant aux Canadiens les produits pétroliers qu'ils réclament de nous à la pompe.

Sans vouloir donner de leçons, il importe de se rappeler qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs, comme le soulignait récemment, dans un grand quotidien, le porte-parole d'un important groupe montréalais de protection de l'environnement. «D'un autre côté, soulignait-il, on ne peut pas rejeter la pierre uniquement aux raffineries parce qu'elles travaillent pour alimenter nos moyens de transport qui, eux-mêmes, émettent la moitié des GES à Montréal.»

Une considération qu'il faut garder à l'esprit le moment venu de faire le plein...
 
 
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