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Marché du carbone: la Colombie-Britannique montre la voie

Photo : Agence Reuters
Si Québec décide d'étoffer son plan de lutte contre les changements climatiques pour devenir le premier État nord-américain à atteindre les objectifs de Kyoto, pourrait-il s'allier directement avec ses voisins états-uniens dans un marché de crédits d'émissions sans attendre le feu vert d'Ottawa? Deux autres provinces lui disent que oui.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    29 mai 2007 10 h 33
    Le Canada à la solde des américains !
    La remontrance d'Al Gore envers le plan du gouvernement Harper n'avait qu'un but : ouvrir le marché du carbone international aux États-Unis qui n'ont pas signé Kyoto. Donc, qui ont besoin d'un pays signataire pour faire reconnaitre leurs échanges à Chicago. Aller sur la bourse de Chicago ou la lier à celle projetée de Montréal permettrait aux américains de pouvoir échanger en dehors de leur pays qui est le plus pollué de la planète. Les échanges internes américaines ont plafonné assez vite dans ce contexte. Alors Gore est venu ébranler le Canada pour s'en sortir en se servant tout simplement des canadiens. Je me demande où est l'intérêt du Canada dans un tel marché de dupes. Encore une fois le Canada sera le serviteur des américains.

    Il est paradoxal que les écolos qui fustigent les américains et accusent le gouvernement Harper d'être la marionnette des États-Unis veulent se mettre à plat ventre devant eux pour respecteur leur foutu protocole. La Colombie Britannique a tendance à faire des affaires nord-sud et ma visite à Vancouver m'a permis de constater un flot de trafic entre Seattle et Vancouver plus important qu'avec le reste du Canada. Alors je ne suis pas surpris de leur attitude autonomiste envers Ottawa. Faut-elle l'étendre à tout le Canada ??? Je suis rébarbatif à cette idée.

    Le Ministre Baird croit plutot que si des entreprises canadiennes ont des crédits à vendre, ils doivent nécessairement les vendre à des entreprises canadiennes sinon c'est fausser les données réelles des améliorations du bilan de pollution par le CO2 au Canada. Si les écolos sont sérieux, ils appuieront leur gourvernement avant celui des autres.

    La bourse du carbone pour quoi ???

    Mais que font les profits du carbone dans les pays du tiers-monde comme le souhaite Yvo de Boer qui rêvait de transférer 100 millions par année dans ces pays y compris la Chine, l'Inde, et le Brésil. Imaginez vous qu'on va financer l'exode de notre économie vers des pays en expansion qui ne sont pas signataires de Kyoto et en plus vont bénéficier de notre argent pour nous polluer davantage...

    Récemmenet 43,6 millions fut octroyé au Maroc pour construire une centrale électrique mue à 90% par le gaz naturel et 10% par des capteurs solaires de Ain Beni Mathar. À première vue ca semble une oeuvre humanitaire mais il n'en est rien. Le Maroc fait partie du cartel du gaz naturel et dans ses terres circule l'oléoduc magrébin (Tunisie-Algérie-Maroc).
    http://www.algerie-dz.com/forums/archive/index.php

    L'Algérie peut fournir la planète pour 100 ans en gaz naturel et récemment on vient de découvrir du pétrole qui intéresse l'Europe insatisfaite des approvisionnements soviétiques de plus en plus erratiques. Or, ces pays bornent tous la méditerranée et un pacte d'échange méditerranéen existe au point où l'Espagne a construit une ligne électrique souterraine sous le détroit de Gibraltar pour alimenter le Maroc, l'Algérie et la Tunisie en échange d'un prolongement de l'oléoduc. Elle projete d,en construire une autre.(http://www.afrik.com/article6426.html) On parle d'un plan bleu médoterranéen. http://www.dauphine.fr/cgemp/Publications/CahiersC

    Alors à quoi va servir la centrale électrique du Maroc qui se trouve sur le parcours de l'odéoduc?

    Je viens de découvrir que le Maroc dans son plan de développement énergétique veux construire une usine de GLN. Le groupe AKWA investit dans le gaz naturel à travers la création d'un terminal GNL d'une capacité de 3 milliards de m3 de gaz naturel, ce terminal serait basé probablement au port de Tanger. Selon les porte-parole d'AKWA, Le recours à l'Algérie, comme fournisseur, est envisageable. Loin de diminuer les GES, on réaligne l'approvisionnement des ressources fossiles entre les continents. On sait que le gaz naturel dégage du méthane qui produit 24 fois plus de GES que le CO2.

    Oui, l'Europe ne peut se fier à l'oléoduc russe pour s'approvisionner et compte en partie sur le pacte méditerranéen pour alimenter une partie du continent européen. L'un des grands problèmes identifiés en Afrique est la qualité et l'efficacité des raffineries utilisées par de nombreux pays. L'interconnexion permettra l'accès à des raffineries plus performantes ce qui permettra aux pays les plus pauvres de faire de substantielles économies.

    Et vlan , pour les louables intentions car on déplace les problèmes sans les régler et on veut financer ca par de l'argent canadien...





    En avril dernier la bourse du carbone européenne s'effondrasit à 0,48 euros (0,60$). Les entreprises ont vite flairé la bonne affaire pour ne pas dépolluer à vil prix etr commencé à réclamer la venue d'une bourse canadienne. Payer 2$ la tonne pour avoir un beau certificat vous évitant de réduire vos GES c'est plus intéressant que de payer la pénalité du Ministre Baird à 15$ la tonne ou tout simplement de dépolluer. Voyez-vous le monde de la finances n'a pas une âme de sauveur du monde et ce serait angélique de penser que les hommes d'affaires sont tous des philantropes humanitaires. Leur seul Dieu est la $$$.

    Les écolos errent dans le dossier de la Bourse du Carbone et mus par l'impulsion d'un Al Gore visant la prochaine présidence américaine, ils oublie que le gouvernement Harper a stabilisé le taux d'émission des GES en moins d'un an et meêm commencé à les baisser car de 34 % plus que Kyoto on est rendu à 32% donc une légère baisse de 2%. Il est paradoxal de voir les défenseurs de Kyoto qui ont échoué dans leur plan vouloir faire la leçon au gouvernement Harper. Ce n'est pas Stéphane Dion qui a réglé le pire désastre écologique sur la coté atlantique mais Stéphen HJarper quand il a annoncé la mise-en-route de la dépollution du site de Sydney Steel au Cap-Breton au coût de 400 millions sous les huées du Groupe écologiste Sierra. Le plan Baird n'est pas timide mais efficace et moins dispendieux que les simagrées de Kyoto que le Canada aurait jamais dû signer.

    Le plan Baird fairt des progrès plus vite que prévu

    Le piégeage et le stockage du dioxyde de carbone (CO2) émanant des centrales électriques et des usines avant qu'il ne pénètre dans l'atmosphère pourraient contribuer dans une large mesure à limiter les changements climatiques. «Si l'efficacité énergétique et des sources d'énergie plus propres demeurent la solution la plus adéquate au problème du changement climatique, ce nouveau rapport démontre que le piégeage et le stockage du dioxyde de carbone peuvent constituer une mesure complémentaire», a déclaré Klaus Töpfer, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

    Selon diverses études, les technologies qui seraient mises en oeuvre dans ce contexte pourraient abaisser de 30 % ou plus le coût de la lutte contre les changements climatiques. En outre, le piégeage et le stockage du CO2 dans des formations géologiques pourraient représenter 15 à 55 % de la totalité des réductions d'émissions requises (entre 220 et 2 200 gigatonnes de CO2) d'ici à 2100 pour pouvoir stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

    Or, que fait le gouvernement Harper pendant qu'on le conspue ? Voici le communiqué émis le 12 mars dernier.

    Le nouveau gouvernement du Canada investit dans la recherche sur la capture du carbone et produit des résultats concrets sur les réductions des gaz à effet de serre

    CALGARY - Le ministre des Ressources naturelles, l'honorable Gary Lunn, de concert avec les partenaires d'Innoventures Canada (I-CAN), a annoncé aujourd'hui, à l'Economic Club de Calgary, le financement d'un projet de création du Centre I-CAN pour la conversion du dioxyde de carbone (CO2).

    Sous la direction de l'Alberta Research Council, du Saskatchewan Research Council, de l'Industrial Technology Centre du Manitoba et du Centre de recherche industrielle du Québec, le Centre I-CAN pour la conversion du dioxyde de carbone (CO2) permettra de mettre au point des réseaux de microalgues qui auraient la capacité de capter jusqu'à 100 millions de tonnes de CO2 provenant des industries, telles que les usines alimentées au charbon et les projets d'exploitation des sables bitumineux. L'algue, une source précieuse de biomasse, pourra ainsi être transformée en une gamme de produits industriels et de sous-produits comme le gaz naturel renouvelable, l'hydrogène et les biocombustibles.

    « Ce projet est un exemple probant de l'engagement de notre gouvernement à trouver des nouveaux projets prometteurs qui aideront le Canada à acquérir une meilleure compréhension de la capture, du stockage et de l'utilisation du carbone, de déclarer le ministre Lunn. Il prend appui sur nos initiatives écoÉNERGIE, dont le Groupe de travail annoncé par le premier ministre la semaine dernière. Nous sommes résolus à fournir des résultats concrets aux Canadiens et à réduire les émissions de gaz à effet de serre. »

    Ressources naturelles Canada (RNCan) verse des fonds de 100 000 $ pour la première phase du projet. Le financement de RNCan appuiera les principales fonctions de recherche et développement et les études de définition, contribuant ainsi à l'élaboration d'une analyse de rentabilisation pour une installation pilote intégrée.

    « En réunissant un groupe important d'experts venant de partout au Canada, I-CAN est le véhicule choisi pour entreprendre des projets complexes de grande envergure qui aideront l'économie canadienne à innover, à se développer et à prospérer, d'affirmer John McDougall, président-directeur général de l'Alberta Research Council et président du conseil d'administration d'I-CAN. Nous sommes très heureux de voir le gouvernement fédéral se joindre à nous dans cet important projet, qui constituera un progrès de plus pour trouver des façons innovantes de réduire les émissions de gaz à effet de serre. »

    I-CAN est le mécanisme qui allie les ressources de l'industrie, des gouvernements et des organismes de recherche pour diriger de grands projets de recherche et développement au Canada. Les partenaires financiers d'I-CAN pour ce projet comprennent : Shell Canada Limitée, Epcor Utilities Inc., Graymont, RNCan et le gouvernement de l'Alberta.
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