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Yvo de Boer préfère encourager le mauvais élève canadien

Plutôt que de traiter le Canada de «loser» parce qu'il n'atteindra pas les objectifs fixés par le protocole de Kyoto, le grand patron de la lutte contre les changements climatiques à l'ONU préfère encourager l'élève récalcitrant.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    24 mai 2007 10 h 22
    Le plan Baird va plus loin
    Non seulement il s'attaque aux GES mais aussi à la qualit.é de l'air responsable du SMOG et des pluies acides, ce que Kyoto ne fait pas.

    Le smog est le résultat de la condensation de l'eau (le brouillard) sur des poussières en suspension et de la présence d'ozone dans la troposphère. La fumée est produite en grande partie par la combustion de combustibles fossiles et est composée de gaz sulfureux (comme le dioxyde de soufre) en plus de poussières sur lesquelles se condense la vapeur d'eau contenue dans le brouillard. Dans le cas de l'ozone, il s'agit plutôt d'une réaction impliquant les rayons du soleil, la chaleur et des polluants: les oxydes d'azote et les composés organiques volatils.On nomme ce smog le smog photochimique ou encore smog de Los Angeles. Il ne faut pas confondre l'ozone de la troposphère qui produit ce smog avec celui de la stratosphère qui nous protège des rayons ultraviolets du soleil.

    La troposphère est la partie de l'atmosphère terrestre située entre la surface du globe et une altitude d'environ 8 à 15 kilomètres, selon la latitude et la saison. Elle est plus épaisse à l'équateur qu'aux pôles. La frontière entre la troposphère et la stratosphère s'appelle la tropopause.

    Cette couche atmosphérique contient 90% de la masse totale de l'atmosphère, elle est importante car on y trouve l'air qu'on respire.

    En moyenne, la température diminue avec l'altitude, à peu près de 6,4°C tous les 1000 mètres. On trouve dans cette couche la plupart des phénomènes météorologiques. C'est donc dans cette couche que le cycle de l'eau peut se développer, on y trouve une masse importante de vapeur d'eau (H2O).

    C'est également elle qui récupère les gaz issus de l'activité terrestre :

    dioxyde de carbone (CO2), en grande quantité
    méthane (CH4)
    oxyde nitreux (N2O)
    monoxyde de carbone (CO)
    ozone (O3)
    sulfates (SO4)
    dioxyde d'azote (NO2)
    radical hydroxyle (OH)

    Oups, il n'y a pas seulement du CO2 dans ce mélange. Est-ce que Kyoto à mal identifié la cause du réchauffement, sûrement car elle vient sdu soleil. Devrait-on enlever l'atmosphère dans lequel nous vivons ou devons nous l'épurer ? Si on se fie sur Mars l'absence d'atmosphère a asséché la planète.

    Les gaz à effet de serre (GES)

    Les gaz à effet de serre, une fois dans l'atmosphère, n'y restent pas éternellement. Cela signifie aussi que même si on arrêtait complètement d'émettre des gaz à effet de serre, les gaz déjà émis continueraient d'agir pendant encore plusieurs années voire plusieurs siècles. Ils peuvent en être extraits de plusieurs manières :

    par un phénomène naturel (la pluie et la condensation retirent la vapeur d'eau de l'atmosphère) ;
    par une réaction chimique intervenant dans l'atmosphère (le méthane, par exemple, réagit avec les radicaux hydroxyle naturellement présents dans l'atmosphère pour créer du CO2) ;
    par une réaction chimique intervenant à l'interface entre l'atmosphère et la surface du globe (le CO2 est réduit par photosynthèse par les végétaux, ou est dissout dans les océans pour former des ions bicarbonate et carbonate (le CO2 est chimiquement stable dans l'atmosphère) ;
    par des rayonnements : par exemple, les rayonnements électromagnétiques émis par le Soleil et les rayonnements cosmiques « brisent » les molécules dans les couches supérieures de l'atmosphère. Une partie des halocarbones disparaissent de cette manière (ils sont généralement chimiquement inertes, donc stables lorsque introduits et mélangés dans l'atmosphère).
    Hormis la vapeur d'eau, qui est évacuée en quelques jours, les gaz à effet de serre mettent très longtemps à quitter l'atmosphère. Étant donné la complexité du système atmosphérique, il est difficile de préciser la durée exacte de leur séjour. Voici toutefois quelques estimations de leur durée de séjour, c'est-à-dire le temps nécessaire pour qu'ils disparaissent de l'atmosphère.

    Durée de séjour et potentiel de réchauffement des principaux gaz à effet de serre gaz à effet de serre formule durée de séjour (ans)

    dioxyde de carbone CO2 200 ans(variable)
    méthane CH4 12 ans,2±3
    protoxyde d'azote N2O 120 ans
    dichlorodifluorométhane (CFC-12) CCl2F2 102 ans
    chlorodifluorométhane (HCFC-22) CHClF2 12,1 ans
    tétrafluorure de carbone [4] CF4 50 000 ans
    hexafluorure de soufre SF6 200 ans

    Donc, peu importe les efforts de Kyoto, on ne verra pas les effets en 2100.

    Par contre, Monsieur Dew Boer en octobre 2006 donnait le bilan de la période 1990-2004 en ces termes :

    «Globalement, les émissions de ces gaz à effet de serre (GES), dont le principal est le dioxyde de carbone (CO2), ont diminué de 3,3% dans les pays industrialisées de 1990 à 2004. Pour ce qui concerne les 35 pays parties au protocole de Kyoto, les émissions de GES ont globalement baissé de 15,3% entre 1990 et 2004. Malgré la croissance des émissions de certains pays de 2000 à 2004, les parties au protocole de Kyoto ont de bonnes chances d'atteindre leurs objectifs. »

    Voilà pourquoi Monsieur De Boer n'a pas réprimandé l'élève Baird. Le plan Baird a une approche plus globale du problème et ne se limite pas seulement au CO2 comme Kyoto le fait.

    Il est clair que nos façons de vivre sur une planète plus densément peuplée doit changer. Mais doit on changer aussi radicalement en si peu de temps alors que l'on sait maintenantt que nos efforts ne changerons pas significativement le phénomène du réchauffement qui selon certains scientifiques retarde une nouvelle ère de glacification (Richard Lindzen, Timothy Ball et Brigitte Van Vliet-Lanoë). Voici un extrait d'Une reportage de Mme Vliet-Lanoë «Attention, un Petit Âge Glaciaire peut en cacher un autre : après un pic de réchauffement millénaire, va-t-on vers un nouvel épisode du Petit Âge Glaciaire ou vers une vraie glaciation ? La calotte antarctique semble aujourd'hui avoir quelques velléités de croissance. Les nations développées de l'hémisphère Nord sont de grosses consommatrices d'énergie et d'eau : qu'adviendra-t-il de leur consommation si le climat se refroidit et s'aridifie, la probabilité étant loin d'être nulle - comme nous venons de le voir - de part et d'autre de l'Atlantique ? Qu'adviendra-t-il des pays en cours de développement économique très énergivore et polluant, comme la Chine et l'Inde ? Il serait injuste de leur interdire d'évoluer.

    Notre planète a des capacités d'autorégulation remarquables, notamment par les échanges convectifs au sein de l'atmosphère, de l'hydrosphère en dialogue permanent avec la biosphère. L'homme, ce grand perturbateur, est un peu présomptueux de croire qu'il va tout modifier, même si son impact sur la biosphère est aussi destructeur pour la biodiversité qu'une chute d'astéroïde. Même si notre interglaciaire joue la prolongation pour un siècle ou un millénaire, comme le suggère certaines modélisations couplées au forçage orbital (MOBIDIC), c'est en fait, à notre humble échelle, l'érosion des sols, devenue chronique, et la réduction de la recharge des aquifères qui restent et resteront, quoi qu'il advienne du climat, le facteur préoccupant pour le devenir de l'humanité. Quant à la réduction des terres cultivables et à la pollution, conséquences des modifications anthropiques du milieu et du climat, elles peuvent, à brève échéance, poser plus de problèmes économiques et politiques que le réchauffement potentiel censé faire fondre les calottes polaires et créer un déluge d'origine anthropique. La guerre de l'eau est un phénomène sociétaire cyclique au cours de l'Holocène. La dernière est commencée depuis plus de cinquante ans et, si le prochain glaciaire s'annonce, elle risque de durer longtemps. L'eau reste malgré tout le premier des gaz à effet de serre !

    Le Global Warming nous a fait prendre conscience de la fragilité des équilibres à la surface de notre planète et, grâce à lui, de nombreuses études ont apporté leur lot d'informations à la fois sur notre passé et sur la géoprospective. Il nous a fait prendre conscience du caractère limité des ressources énergétiques fossiles. Et si ce Global Warming était surtout politique, une peur latente des nations économiquement riches de manquer d'énergie en cas de refroidissement climatique ? Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid, il est important d'optimiser notre consommation énergétique et de limiter la pollution pour que les générations futures puissent continuer à se développer équitablement. Quant à voir pousser le maïs en Laponie, il existe d'autres facteurs limitant que la température. »


    Timothy Ball parlait en ces termes: « Mais ceux qui ont de la mémoire et encore assez de nerfs pour penser par eux-mêmes se rappellent qu'en matière de climat, les prophètes de malheur ont prouvé depuis des décennies qu'ils s'étaient trompés. A la fin des années 60 et au début des années 70, l'hystérie à la mode, en matière de changement climatique, qui prédisait aussi la fin de l'humanité comme à présent, tournait autour du concept du refroidissement global ! Déjà, on avait négligé la prise en compte des fluctuations à long terme des températures, ainsi que le fait que la terre venait d'achever un cycle appelé "petite époque glaciaire."

    Un écrivain, John Bender, a excellemment compilé les citations faites depuis les dernières décennies par des spécialistes environnementaux, qui nous prédisaient que le ciel allait nous tomber sur la tête, et qui ont été par la suite complètement discrédités. Gardez ces citations en mémoire, quand vous entendrez quelqu'un répéter inlassablement les slogans qui lui ont été endoctrinés par les pouvoirs dominants.

    "Le refroidissement continuel et rapide de la terre depuis la seconde guerre mondiale est en rapport avec l'augmentation de la pollution de l'air associée à l'industrialisation, à la mécanisation, à l'urbanisation et à l'explosion de la population" (Reid Bryson, "Global Ecology ; Readings towards a Rational Strategy for Man" - 1971).

    "La bataille pour nourrir l'humanité est perdue. Dans les années 70, le monde va connaître des famines. Des centaines de millions de personnes vont mourir de faim, en dépit de tous les programmes d'urgence déjà entrepris. La seule solution est le contrôle démographique" (Paul Ehrlich, "The Population Bomb" - 1968).

    "Je suis prêt à parier de l'argent que l'Angleterre n'existera plus en l'an 2000" (Paul Ehrlich en 1969).

    "Dans dix ans, toute vie animale importante dans les mers aura disparu. Des zones côtières importantes devront être évacuées en raison de la puanteur provenant des poissons morts" (Paul Ehrlich, "Earth Day" - 1970).

    "Avant 1985, l'humanité va entrer dans une époque de raréfaction des ressources. On ne pourra presque plus faire face à l'approvisionnement de nombreuses ressources minérales de base" (Paul Ehrlich en 1976).

    "La tendance actuelle au refroidissement réduira la productivité de l'agriculture pour tout le restant de ce siècle" (Peter Gwynne, Newsweek, 1976).

    "De nombreux signes évidents prouvent que le climat de la terre a commencé à changer de manière radicale. Ces changements peuvent occasionner une réduction draconienne de la production alimentaire. Presque toutes les nations de la terre devront en subir les répercussions politiques. Cette chute de la production alimentaire pourrait commencer très prochainement... Les preuves de ces prédictions ont commencé à s'accumuler de manière tellement massive que les météorologistes ont beaucoup de mal à suivre" (Newsweek du 28 avril 1975).
    "Le refroidissement actuel a déjà tué des centaines de milliers de personnes. S'il continue, et si personne ne prend des mesures énergiques, il provoquera une famine mondiale, un chaos généralisé et même une nouvelle guerre mondiale. Tout cela pourrait survenir avant l'an 2000" (Lowell Ponte, "The cooling" - 1976).

    "Si la tendance actuelle se poursuit, le monde sera confronté en 1990 à un refroidissement moyen des températures d'environ quatre degrés, et même de onze degrés d'ici l'an 2000... C'est environ le double de ce qui serait nécessaire pour nous plonger dans un nouvel âge glaciaire" (Kenneth E.F. "Watt on Air Pollution and Global Cooling, Earth Day", 1970).

    L'IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) est un organisme politique, pas une organisation scientifique. Ses proclamations sont donc purement destinées à permettre d'atteindre des objectifs politiques. Le document qu'il a publié le 2 février dernier, et qui a fait l'objet, pendant des journées entières, d'une couverture intense et dévote de la part des médias officiels, n'était qu'un manifeste politique s'appuyant sur un projet scientifique qui n'a même pas été mené à bien. Que vaut une "expérience scientifique" dont les conclusions ont été publiées avant même que les tests aient été réalisés ? Le document affirme qu'une "recherche scientifique" est en train d'être menée pour confirmer des conclusions politiques déjà établies à l'avance. »

    Comme quoi le monde n'a rien inventé et ne contrôle rien...
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  • Anne-Marie Bischoff - Abonnée
    24 mai 2007 10 h 27
    Amenez-en des protocoles!
    Le Canada montre l'exemple en ce qui concerne les nouvelles règles pour le respect des engagements liés aux protocoles:
    "le pays ne s'est pas retiré de Kyoto" mais "Il n'amènera pas le Canada à atteindre Kyoto, dont les objectifs sont pourtant des obligations juridiques".

    Alors, moi-aussi, je veux en signer des protocoles, je suis prêt à signer tous les protocoles que vous me proposerez, surtout, si je n'ai pas à les respecter par la suite!

    Éric Perreault
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  • Alain Brunel - Abonné
    24 mai 2007 18 h 30
    La désinformation continue
    Fernand Trudel trompe encore son monde! Mais reconnaissons qu'il le fait avec un certain talent et c'est d'autant plus pernicieux. Des informations erronées ou des insinuations fallacieuses sont distillées dans une trame de chiffres, de références et d'informations réelles, qui donne ainsi une certaine crédibilité à sa thèse négationniste.

    Parmi celles-ci,

    Il dit:
    "C'est le soleil qui cause le réchauffement actuel". C'est faux. Tout le monde constate que le soleil chauffe mais sans les gaz à effet de serre (GES) la température moyenne de la Terre serait de 35° inférieure aux 14°C moyens actuels. La température sur Vénus, dont l'atmosphère est composée à 96% de CO2, est de 470°C. Une température qui fait fondre le plomb. Sur Mercure qui est pourtant deux fois plus près du soleil, la température maximale est de 430°, donc moins chaude que sur Vénus, parce qu'il n'y a pas de GES.
    Ne pas tenir compte du rôle de l'accroissement actuel des GES dans les évolutions climatiques à venir représente un aveuglement criminel pour les générations futures et mène droit à l'écocide de la biodiversité.

    Il insinue que le protocole de Kyoto ne chercherait à réguler que le dioxyde de carbone et pas les autres GES. C'est faux.
    Il est mentionné à l'article 3 paragraphe 1,que le protocole concerne "les émissions anthropiques agrégées exprimées en équivalents CO2". Les gaz concernés par cette agrégation sont:
    le dioxyde de carbone
    le méthane
    les oxydes nitreux
    les hydrofluorocarbones
    les hydrocarbures perfluorés
    l'hexafluorure de soufre

    Il laisse entendre en citant des scientifiques que l'on pourrait bientôt entrer dans une nouvelle ère glaciaire (sous-entendant que le réchauffement serait alors un bienfait). C'est faux. Du moins pas avant une dizaine de milliers d'années (voir l'article "les archives glacées du climat" dans le magazine "Pour la Science" de mai 2007). L'étude de 800 000 ans d'archives glaciaires, du programme de recherche EPICA, montre que les paramètres astronomiques qui déterminent le cycle des glaciations sont aujourd'hui similaires à la période chaude interglaciaire d'il y a 400 000 qui dura quelque 23 000 ans. Nous sommes donc au mitan de la durée de la période interglaciare en cours. Donc il y a bien plus de temps qu'il n'en faut pour rendre la planète inhabitable... D'autant que ce programme de recherche démontre la grande sensibilité du cycle du carbone à de faibles variations des facteurs astronomiques. Autrement dit, les facteurs d'amplification de l'accumulation du CO2 dans l'atmosphère pourraient être sous-estimés...

    Il dit que les scientifiques du GIEC font un travail qui n'est pas scientifique mais serait politique. C'est évidemment faux et insultant pour les milliers de scientifiques de haut niveau qui participent à cette incroyable aventure internationale cherchant à comprendre et synthétiser la complexité des interactions air-océans-biosphère. Et qui obtiennent néanmoins certains résultats...

    Par contre ce qui est bel et bien politique c'est de refuser d'agir, ou de le faire mollement, à l'image du plan Baird, quand les constats scientifiques sont aussi accablants, aussi forts, aussi dramatiques. La raison en est simple: La puissance de l'industrie pétrolière, dont le gouvernement Harper cherche à "conserver" les intérêts alors qu'il faudrait les contraindre et les réduire.

    Mais M. Trudel a raison quand il dit que le protocole de Kyoto ne réglera pas le problème et que les GES feraient longtemps effet même si l'on stoppait toutes émissions maintenant. Il en tire la conclusion qu'il ne sert à rien d'en faire de trop, bref c'est la position "après moi le déluge" (et c'en serait un vrai! Un déluge planétaire qui engloutira New York, Londres, Shanghai, Mumbay et combien d'autres villes ?! ). Moi j'en tire la seule conclusion qui peut nous donner un certain espoir pour l'avenir: il nous faut individuellement et collectivement mettre le "turbo" pour changer notre logiciel de "développement" qui induit quelque chose de profondément destructeur sur toute la planète. Car une voiture plus petite, qui consomme moins, qui roule moins, voire qui ne roule pas, c'est une voiture qui diminue ou supprime l'émission de tous ses gaz... du jour au lendemain...

    Alain Brunel
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  • Fernand Trudel - Abonné
    25 mai 2007 10 h 52
    Je continue malgré les alarmistes
    Yvo De Boer a bel et bien déclaré à Bonn en octobre dernier que la baisse de 3,3% était réelle et que les 35 Pays du protocoles réussiront à respecter kyoto. Ce que Monsieur Brunel oublie de dire c'est que le gouvernement Chrétien savait très bien qu'il ne pouvait atteindre logiquement les objectifs fixés par Kyoto et il l'a signé quand même. C'est pas moi qui dit ca mais Eddy Goldenberg dans une conférence devant le Canadian Club de London, Ontario et une entrevue au journal Le Devoir. Il ne peut affubler ce journal de donner de la désinformation. Je vais aller plus loin car les émissions de CO2 par habitant ont diminué. Or, tous les modèles de l'ONU sont basés sur une croissance exponentielle du CO2, croissance qui s'est stabilisée il y a déjà 25 ans. Certains scénarios de l'ONU font l'hypothèse qu'en 2100, des pays tels la Corée du Nord, la Lybie, la France, l'Argentine, auront un PIB per capita supérieur à celui des États-Unis! La projection la plus réaliste que l'on a de la température moyenne dans cent ans est une hausse de 1,7°C. Inutile de tenir compte des effets de l'Accord de Kyoto car ils seront minimes sur le climat; toutefois, ils seront coûteux sur le plan économique.

    Cette affirmation est coroborée par le professeur en climatologie à l'Université de Winnipeg, Tymothy Ball. "Croyez-le ou non, le réchauffement global n'est pas dû au fait que l'homme produise du dioxyde de carbone (CO2). Il s'agit là du plus grand mensonge organisé de toute l'histoire de la Science ! Nous perdons beaucoup de temps, d'énergie et de milliards de dollars, tout en provoquant inutilement la crainte et la consternation, à propos d'un problème qui ne repose sur aucune base scientifique."

    "Aucun être humain sensible ne cherche le conflit, surtout avec des gouvernements. Mais si ne nous ne recherchons pas la vérité, nous sommes perdus, en tant qu'individus ou en tant que sociétés. C'est pour cela que je continue à dire qu'il n'existe aucune preuve que l'activité humaine soit responsable du changement climatique. Récemment, Yuri A. Izrael, Vice-Président de l'IPCC, panel intergouvernemental commandité par l'ONU, a confirmé cette affirmation. Comment donc la monde entier en est venu à croire ce mensonge ? "

    Et je continue, à l'époque les activistes comme Monsieur Brunel on habillement caché ca : Huit experts en climatologie se sont réunis à Ottawa le 13 novembre 2002 pour mettre en garde le gouvernement sur la ratification du Protocole de Kyoto. Ils ont bien sûr été décriés par des médias qui n'aiment pas entendre autre chose que leur point de vue. En résumé, ce qu'ils ont dit (le résumé est un extrait de «Climate experts call for Kyoto delay», Globe and Mail): «Humanity is not the primary cause of global climate change, computer models do not show catastrophic warming in the future, there is no reason to believe that current rates of temperature change are in any way different from what one would expect from entirely natural causes, and variations in the Sun's brightness, not CO2 levels, (are responsible) for most of Earth's climate change.»

    Pour un autre son de cloche, je vous réfère à l'article de Jean-Luc Mingué, Senior Fellow de l'Institut Fraser.
    http://www.quebecoislibre.org/021012-14.htm

    J'ai trouvé dans ma paperasse cet article du National Post, signé Kenneth Green, et intitulé «Kyoto's bad Canadian science should be Martin's major concern». Voici un extrait: «Skeptics of catastrophic climate change theory such as myself have long complained that the way governmental agencies conduct science is badly politicized. We have also complained about a lack of consultation--although some of the world's most reputable climate scientists work in Canada, they have rarely been consulted or asked to advise the government on the science of climate change.» (National Post, 12 décembre 2003).

    Kyoto n'est pas un cathéchiste et la recette n'est pas universelle ni globale. Des actions locales sont faites et apportent des résultats cncrets ici au Canada. Mais quand on e fait une religion oubliant tous les autres aspects de la vie d'un peuple, on a un problème. Ici au Canada on nettoie notre perron de façon efficiente et Monsieur De Boer ne peurt que s'en rendre compte que ce gouvernement a agi.

    Malgré tout ce gouvernement Harper que vous décriez avec tant de hargue a fait plus en un an que les autres et les écologistes en 17 ans. Voici la nomenclature de ses actions, bonne lecture Monsieur Brunel.
    http://www.ecoaction.gc.ca/news-nouvelles/index-fr

    Capter les CO2 des pétrolières est ce que le GIEC recommande alors Monsieur Brunel pourra m'expliquer comment il se fait que le Ministre Baird a lancé ce programme!!!
    _________________________________________________________________________________
    Le nouveau gouvernement du Canada investit dans la recherche sur la capture du carbone et produit des résultats concrets sur les réductions des gaz à effet de serre

    Le 12 mars 2007
    CALGARY - Le ministre des Ressources naturelles, l'honorable Gary Lunn, de concert avec les partenaires d'Innoventures Canada (I-CAN), a annoncé aujourd'hui, à l'Economic Club de Calgary, le financement d'un projet de création du Centre I-CAN pour la conversion du dioxyde de carbone (CO2).

    Sous la direction de l'Alberta Research Council, du Saskatchewan Research Council, de l'Industrial Technology Centre du Manitoba et du Centre de recherche industrielle du Québec, le Centre I-CAN pour la conversion du dioxyde de carbone (CO2) permettra de mettre au point des réseaux de microalgues qui auraient la capacité de capter jusqu'à 100 millions de tonnes de CO2 provenant des industries, telles que les usines alimentées au charbon et les projets d'exploitation des sables bitumineux. L'algue, une source précieuse de biomasse, pourra ainsi être transformée en une gamme de produits industriels et de sous-produits comme le gaz naturel renouvelable, l'hydrogène et les biocombustibles.

    « Ce projet est un exemple probant de l'engagement de notre gouvernement à trouver des nouveaux projets prometteurs qui aideront le Canada à acquérir une meilleure compréhension de la capture, du stockage et de l'utilisation du carbone, de déclarer le ministre Lunn. Il prend appui sur nos initiatives écoÉNERGIE, dont le Groupe de travail annoncé par le premier ministre la semaine dernière. Nous sommes résolus à fournir des résultats concrets aux Canadiens et à réduire les émissions de gaz à effet de serre. »

    Ressources naturelles Canada (RNCan) verse des fonds de 100 000 $ pour la première phase du projet. Le financement de RNCan appuiera les principales fonctions de recherche et développement et les études de définition, contribuant ainsi à l'élaboration d'une analyse de rentabilisation pour une installation pilote intégrée.

    « En réunissant un groupe important d'experts venant de partout au Canada, I-CAN est le véhicule choisi pour entreprendre des projets complexes de grande envergure qui aideront l'économie canadienne à innover, à se développer et à prospérer, d'affirmer John McDougall, président-directeur général de l'Alberta Research Council et président du conseil d'administration d'I-CAN. Nous sommes très heureux de voir le gouvernement fédéral se joindre à nous dans cet important projet, qui constituera un progrès de plus pour trouver des façons innovantes de réduire les émissions de gaz à effet de serre. »

    I-CAN est le mécanisme qui allie les ressources de l'industrie, des gouvernements et des organismes de recherche pour diriger de grands projets de recherche et développement au Canada. Les partenaires financiers d'I-CAN pour ce projet comprennent : Shell Canada Limitée, Epcor Utilities Inc., Graymont, RNCan et le gouvernement de l'Alberta.

    Alors Monsieur Brunel ce gouvernement fait rien ???

    Monsieur Brunel devrait regarder le rapport de 66 pages du GIEC sur le piégage des CO2 et en particulier le graphique RT.2a en page 28 qui nous montre les sources fixes de CO2 où le Canada est presqu'absent démontrant que 81% de la planète ne souffre pas d'excès tant décrié par des gens comme lui. Pour son information, voici le lien internet, qu'il pourra consulter à sa guise. http://arch.rivm.nl/env/int/ipcc/pages_media/SRCCS

    Oui le rapport du GIEC est silencieux sur les autres sources de pollution. Les pluies acides de Mulroney sont encore là, n'en déplaise à Monsieur Brunel fidèle alarmiste de service.

    Quand a Mme Vliet-Lanoë, je vais citer un passage de son livre «La planète des glaces» pour enfoncer encore plus le clou sur votre alarmisme injustifié : «L'environnement de surface de la Terre est contrôlé par une série d'influences internes et externes. Le facteur externe dominant est l'énergie apportée par le Soleil, au travers de l'atmosphère. Son importance augmente, sur le long terme, avec le vieillissement de notre étoile et, à plus court terme, avec les changements de géométrie de l'orbite de la Terre autour du Soleil». Ainsi débute le chapitre 4 intitulé «Les mécanismes d'englaciation». Mme Van Vliet-Lanoë remarque que la glaciation d'il y a 500 000 ans s'est produite malgré une teneur en CO2, 14 fois plus élevée qu'aujourd'hui.

    Alors le CO2 n'a pas une très grande influence si ce n'est de retarder quelque peu le cycle glaciaire qui va sûrement suivre la période actuelle et ni Monsieur Brunel, ni moi n'en pouvons rien. Y a pas de quoi paniquer comme certains le font allègrement.

    Ce que Monsieur Brunel et bien d'autres oublie c'est qu'en science, il faut d'abord faire soi cette maxime qui dit que le doute est le commencement de la sagesse, que la recherche d'un consensus ne peut qu'être nuisible à la recherche elle-même car un consensus suppose que l'on met fin à la critique. C'est ce qu'écrit avec raison Yves Lenoir, dans son livre «Climat de panique», pour qui les changements climatiques sont aussi vieux que la Terre elle-même !

    «Vouloir, écrit-il, discuter science dans ce contexte est assez malaisé car cette même institution, l'IPCC, qui coopte et met en forme la science officielle du climat, est aussi celle qui organise et contrôle le lourd processus d'évaluation des impacts futurs (de moins en moins hypothétiques et de plus en plus prophétisés...) et qui a largement contribué à définir le contenu des traités internationaux, la Convention Climat (Rio 1992) et le Protocole de Kyoto (1997) dont la ratification et la mise en oeuvre entérineraient pour l'Histoire le succès d'une stratégie d'influence engagée depuis plus de quinze ans. La crédibilité d'une telle entreprise requiert à l'évidence un consensus scientifique officiellement inoxydable. L'idée de ce consensus constitue en effet le socle de l'édifice socio-économico-politique dont la construction a débuté au milieu des années 80 et se poursuit depuis de conférence en conférence,...Berlin, Genève, Buenos Aires, Bonn, Kyoto, La Haye, Marrakech...

    Consensus... ce mot n'a pas sa place en science, une activité impliquant un inlassable exercice du doute méthodique et la recherche des défauts des cuirasses théoriques.»

    Yves Lenoir, qui n'est pas le seul sceptique, souligne que la pseudo-science a proclamé l'année 1998 la plus chaude du millénaire, et pourtant, écrit-il, l'Asie du Nord et de l'Est a été frappée par «deux hivers successifs les plus longs et les plus rudes de l'Histoire». Comment expliquer que nous avons de la neige à Rimoski en fin de mai 2007 et le 23 mai à Calgary alors que notre planète se réchauffe...

    Tous savent que, malgré l'effet de serre de certains gaz (pas tous), la Terre reçoit sa chaleur du Soleil et en génère aussi de son noyau magnétique en fusion. La Terre reçoit aussi des poussières stellaires et du rayonnement cosmique. Tous les autres effets dérivent de ceux-ci, sans oublier la chaleur cinétique découlant de la rotation de la Terre et de la Lune. De plus, le soi-disant effet de serre ne se produit pas en vase clos, puisqu'il y a échange entre l'eau et l'air, entre la Terre et l'espace. Or, nous sommes vers la fin d'une période intense d'activité solaire, laquelle varie selon le nombre de taches solaires.

    Mme Vliet-Lanoë nous a transmis une présentation MS-PowerPoint d'un séminaire produit par The Institute of Physics Energy Management Group et WeatherAction.Ltd sur les prévisions climatiques à long terme. Le séminaire a été présenté à Londres en février 2005 et a pour titre : «It's the Sun!» Voici ma traduction de la diapositive résumant les derniers 425 000 ans :

    AU COURS DES DERNIERS 425 000 ANS :

    * Le climat a été surtout caractérisé par des périodes de glaciation.
    * Les derniers 10 000 ans ont été, relativement, une période chaude, mais cette période se classe seulement au cinquième rang des cinq périodes brèves de chaleur des derniers 425 000 ans.
    * Les derniers 1 000 ans ont été la période la plus froide depuis 10 000 ans.
    * Le réchauffement depuis 80 ans n'est qu'une anomalie dans une tendance, lente mais certaine, de refroidissement.
    * Sur une échelle temporelle exprimée en siècles, les niveaux de CO2 succèdent aux changements de température, non pas l'inverse.
    * Le CO2 lui-même n'est pas le principal gaz à effet de serre. La vapeur d'eau a un effet au moins deux fois supérieur. Le méthane, l'ozone et l'oxyde d'azote sont aussi importants. L'impact total sur la température de tous les gaz à effet de serre est d'environ 30 °C de réchauffement.
    * Le CO2 est absorbé et rejeté constamment de la biosphère et des océans. La contribution de l'activité humaine n'est que de 4%. Le CO2 représente moins du quart de l'effet de serre total.
    * Le Protocole de Kyoto implique la réduction de ce 4% d'un autre pourcentage, disons de 10%. 10% de 4% de ¼ donne 0,1%. Ce 0,1% équivaut à une diminution du réchauffement d'environ 0,03 °C. Même des diminutions plus radicales, ruineuses pour l'économie, disons de 60%, réduiraient la température de seulement 0,2 °C.

    «The argument that man's CO2 in the present decades has a causal link to World temperatures while 'natural' CO2 has not had such a role either over the last two hundred, two thousand or two million years is quasi-mysticism which is more suggestive of divine intervention or climate-homeopathy than science.» (Source: «It's the Sun !»).

    Cette réduction de 0,2 °C est néanmoins celle qui est escomptée de la diminution prochaine du nombre de taches solaires. Depuis plusieurs décennies nous vivons dans une période d'activité solaire et magnétique intense, lesquelles durent de 50 à 100 ans. Quand l'activité solaire baisse subitement, la température terrestre baisse aussi, comme cela s'est produit à la fin du 17e siècle. C'est ce qu'on appelle le minimum de Maunder. La NASA a reconstitué, à l'aide de son modèle de circulation générale, les écarts de température entre l'année 1680 (au milieu du minimum de Maunder) et l'année 1780 (quand l'activité solaire est revenue à la normale). Voir au lien earthobservatory.nasa.gov l'image des écarts de température durant cette période montrant un refroidissement quasi général dans l'hémisphère nord. Quoique l'énergie venant du Soleil n'a diminué que d'une fraction, la NASA explique que ceci a généré un ensemble de réactions, à commencer par une diminution de l'ozone dans la stratosphère.

    Quand on entend des gens dirent, et je cite «Est-ce qu'on veut vraiment une planète couverte d'êtres humains? » (Louis Fortier, océanographe, Université Laval, 30 juin 2006 à l'émission Vu du large, diffusée à RDI), il faut se demander si l'étatisme actuel n'est pas en train d'enfanter son monstre, le totalitarisme, au nom du Salut de la Planète. C'est pourquoi le bénéfice du doute revient à ceux qui doutent.

    Tout ce que souhaite l'ONU, c'est de devenir un gouvernement mondial qui imposera ses volontés par dessus les nations. Le phénomène du réchauffement n'est qu'un prétexte parmi quelques autres à instaurer ce totalitarisme.

    Selon les connaissances actuelles, les partisans de Kyoto nous demandent de faire un acte de foi. C'est peut-être pour cette raison, qui incite à la déraison, que les politiciens et certains gourous se sont emparés du sujet. Par la peur, il est plus facile de manipuler l'opinion. Il est inquiétant de voir certains scientifiques se comporter comme des gourous alors que normalement le scepticisme doit animer toute recherche. Mais l'histoire des sciences, y compris l'économie politique, foisonne d'exemples similaires. Par contre quand l'ONU cherche à gérer aux dessus des nations, ca s'explique...

    Soyons réalistes au lieu d'être alarmistes. Une couple de degrés de plus dans notre climat aurait des conséquences positives: moins d'accidents sur les routes et économies de carburant, de sels sur les routes, économie de chauffage, de vêtements, saison allongée pour l'agriculture. Le petit réchauffement observé depuis un siècle s'est surtout manifesté en hiver... Tout n'est pas mauvais en ce bas monde.
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