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Pas si vertes, les ampoules fluocompactes dites écologiques

À compter de 2012, les bonnes vieilles ampoules à filament n’auront plus le droit de briller au Canada, au profit des fluocompactes.
À compter de 2012, les bonnes vieilles ampoules à filament n’auront plus le droit de briller au Canada, au profit des fluocompactes.
Le compte à rebours est amorcé. À compter de 2012, les bonnes vieilles ampoules à filament, celles qui éclairent nos maisons depuis que Thomas Edison y a pensé, un jour de 1879, n'auront plus le droit de briller au Canada, contrairement aux ampoules dites fluocompactes, moins chaleureuses mais aussi moins énergivores, qui sont censées les remplacer.

C'est en tout cas ce qu'a décidé la semaine dernière le gouvernement fédéral, qui espère ainsi faire baisser la consommation d'électricité au pays tout en affichant publiquement son souhait de s'attaquer à la production de gaz à effet de serre (GES), ces gaz qui donnent des chaleurs à la planète.

À une époque où le réchauffement climatique préoccupe, l'idée est bien sûr pleine de bon sens... principalement pour le gouvernement conservateur, dont l'image environnementale n'est pas très jojo par les temps qui courent. Et c'est là le problème.

En fondant bien des espoirs sur une mise au ban du filament pour se refaire une virginité, Ottawa pourrait bien faire fausse route, les modèles fluocompacts n'étant finalement pas des solutions vertes idéales pour tous les Canadiens. Sans compter que ces produits soulèvent une foule de questions auxquelles l'administration Harper, sans doute trop pressée, a oublié de répondre. Mais l'image était trop belle pour ne pas être exploitée...

Si les 13 millions de foyers canadiens de Halifax à Vancouver en passant par Montréal, Toronto et même Estevan, en Saskatchewan, décidaient de se mettre sous la clarté bleuâtre et franchement blafarde — disons-le! — des fluocompactes, ils pourraient économiser en huit ans, soit la durée de vie d'une ampoule, près de quatre milliards de dollars, indiquent les autorités fédérales. Comme dirait l'autre, c'est de l'argent en titi, ça.

Mieux, au cours de la même période de temps, ce virage permettra même de réduire de 48 millions de tonnes la production de GES du Canada. Et ce, en raison de la baisse de la demande en électricité qui devrait accompagner la mise au rancart du filament. Rien de moins.

Solution miracle ?

L'impact positif sur l'environnement des nouvelles générations d'ampoules est bien réel. Mais il est aussi un peu exagéré par l'équipe de Mister Harper qui, comme d'autres, aimerait bien voir dans ces tubes fluorescents miniatures montés sur douilles à vis la solution miracle pour faire mentir les prévisions climatiques du moment. Mais bien sûr, en matière de lutte contre le réchauffement comme pour le reste, les miracles n'existent pas.

Dans les faits, en matière de guerre aux polluants, la déferlante de fluocompactes que nous souhaite Ottawa risque d'avoir une portée minime puisque l'éclairage sous toutes ces formes est responsable de la production de... 1,5 % des GES au pays. Sans plus.

Pis, au Québec, où la source énergétique est principalement tirée de l'hydroélectricité, les avantages d'un engouement pour les fluocompactes n'a finalement pas les mêmes implications puisque le secteur électrique, ici, n'est pas un gros producteur de GES, contrairement à l'Ontario, par exemple. En plus, l'ampoule à incandescence trouve toute sa signification dans les foyers d'ici, surtout en hiver.

Explications: l'ampoule à filament est à bannir, dit-on, car elle transforme l'électricité en lumière dans une proportion de 5 %. Les 95 % restants, eux, partent en... chaleur. Du pur gaspillage qui fait fonctionner des centrales électriques pour rien. Sauf par temps froid, où nos environnements ont justement besoin de cette chaleur.

Conséquence: avec les fluocompactes, qui, selon les modèles, économisent 75 % de l'énergie en concentrant leurs efforts sur l'éclairage plutôt que sur le chauffage, les ménages du Québec vont forcément devoir se priver, d'octobre à avril, d'une source non négligeable de chaleur avec, de façon prévisible, des plinthes électriques et des fournaises qui devront compenser cette perte, annulant du même coup les économies et les bienfaits écologiques escomptés.

Le seul avantage risque toutefois de se présenter pendant les deux semaines (non consécutives) de canicule en été, où les fluocompactes, de par leur nature, devraient mettre moins de pression sur les appareils de climatisation. Toutefois, cela se produira sur une période de temps trop restreinte pour pouvoir parler d'une véritable révolution verte.

À manipuler avec précaution

Ampoules fluocompactes et écologiques semblent d'ailleurs être deux concepts pas toujours évidents à concilier lorsqu'on regarde l'objet fluorescent de plus près. Sans filament, certes, ce type d'ampoule contient en effet du mercure. Les quantités sont faibles: 5 mg à peine, alors que la pile de montre en contient environ 25 mg (l'amalgame dentaire en compte 500 mg), ce qui toutefois fait en sorte qu'après sa vie utile, le produit doit être manipulé comme un déchet dangereux plutôt que comme un déchet ordinaire.

Or, à l'heure actuelle, aucun programme fiable et facile d'accès pour le recyclage des ampoules fluocompactes n'a été mis en place par les provinces ou par le gouvernement fédéral. Et cette carence risque de faire en sorte que, tout comme dans le cas des piles domestiques, ces ampoules vont certainement finir leur existence, certes dix fois plus longue que celle d'une ampoule à incandescence, dans une décharge publique pour y polluer le sol. Triste destin pour un produit qui devait sauver la planète...

Cela n'est d'ailleurs qu'une tare parmi tant d'autres. C'est qu'avec son filament de tungstène dans un globe contenant un gaz inerte, l'ampoule d'Edison relève finalement d'une technologie bien simple et surtout éprouvée depuis plus d'un siècle. L'ampoule fluocompacte ne peut certainement pas revendiquer cela: en plus de son mercure, elle contient aussi des condensateurs électroniques, dont la fabrication demande beaucoup d'énergie et dont le recyclage est pour le moment impossible à envisager.

Si on tient compte aussi du fait que ces ampoules sont produites à l'autre bout du monde, bien souvent en Asie, qu'elles empruntent donc des modes de transport polluants sur de longues distances pour se rendre à nous et qu'elles sont emballées dans des plastiques pas toujours recyclables — plutôt que dans du carton pour les ampoules à incandescence, souvent fabriquées en Amérique du Nord —, le vert foncé du développement durable que le gouvernement Harper veut nous vendre en parlant d'interdiction prend forcément quelques nuances un peu plus claires par endroits.

Pis, sur ce tableau, la peinture pourrait même lever dans certains coins. En effet, en offrant un éclairage bleu et froid, les ampoules fluocompactes ne font certainement pas l'unanimité chez tous les consommateurs. Plusieurs ne voudront d'ailleurs pas se faire imposer si facilement ce type d'éclairage livide en l'état.

Ottawa a sans doute prévu le coup en parlant de cas d'exception dans son projet d'interdiction dont le cadre formel doit être posé d'ici la fin de cette année, a annoncé le gouvernement la semaine dernière. L'éclairage extérieur, la lumière des cuisinières et de certains équipements médicaux ainsi que les couvoirs pourraient faire partie de ces exceptions. Pour commencer, puisqu'il y a fort à parier qu'au cours des cinq prochaines années, les mouvements de contestation contre ce type d'éclairage pourraient bien se faire entendre de plus en plus un peu partout au pays.

conso@ledevoir.com
 
 
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  • Richard M. Bégin - Abonné
    5 mai 2007 01 h 51
    Faire la lumière... sur les ampoules fluocompactes
    Un article vraiment très intéressant et instructif... qui "fait bien la lumière" sur la solution-miracle des ampoules fluocompactes! J'ajouterais que les ampoules fluocompactes produisent un éclairage plus froid, de type néon, qui est beaucoup moins chaleureux, voire même désagréable. Un éclairage d'atelier... et un éclairage de chambre à coucher ou de salon, ce n'est pas la même chose! Va-t-il falloir revenir au fanal et à la chandelle pour retrouver cette atmosphère? Je doute que ça ralentisse le réchauffement de la planète!

    Pour certaines personnes, les néons provoquent même des maux de tête. Mon épouse appartient à cette catégorie de gens et ne peut absolument pas fonctionner pendant de longues périodes de temps avec un éclairage de type néon.

    Je crois que les deux types d'éclairage (à incandescence et à néon) ont tous deux leur place dans notre monde et j'utilise les deux, mais qu'il faut le faire avec discernement.

    Il serait vraiment irresponsable et absurde de la part d'un gouvernement de vouloir pénaliser toute une population pour permettre aux gros pollueurs du pays de continuer à le faire juste pour le profit à court terme. C'est inacceptable.

    De toute manière, à moins que les États-Unis et le reste des Amériques adoptent ce même principe, il y a fort à parier que l'on pourra continuer d'utiliser des lampes incandescentes comme bon nous semblera...

    Richard M. Bégin
    beginrm@magi.com
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  • Monique Cloutier - Abonné
    5 mai 2007 09 h 09
    Ampoules fluocompactes
    J'ai changé toutes les ampoules de mes lampes pour des fluocompactes. La doublure des abats-jour ne résiste pas au ampoules à filaments à moins d'employer des 25w. J'en ai fait refaire 3 il y a une vingtaine d'années et celà m'a coûté 150.00$. Il faudrait les refaire aujourd'hui, à quel prix? Et si c'est possible. Alors je cache les petites déchirures du côté du mur. Le mal n'a pas progressé.
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  • David Germain - Inscrit
    5 mai 2007 09 h 37
    Que de binarité
    Et les ampoules LED elles ? Bien qu'elles ait leur défauts également, elle durent 60 000 heures, utilisent moins de la moitié d'électricité que les fluocompacts, sont disponibles dans plusieurs couleurs, et peuvent être installées à l'extérieur...

    Plus dispendieuses à l'achat, plus rentables à long terme. Tant qu'à faire des plans pour 2012... Je possède pour ma part des fluorocompact depuis 2 ans, et je compte faire un essai LED très bientôt. Certains pays ont adoptés des lois pour fixer une efficacité minimum pour l'éclairage sachant très bien que d'autres technologies plus efficaces existent. Je n'ai pas lu le projet de loi, mais pourquoi ne parler que de fluocompact ?
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  • CIVETTA 65 - Inscrit
    5 mai 2007 10 h 37
    Encore un peu d'irréalisme, Messieurs les Politiques!
    Tous les gens au fait du réchauffement climatique et de ses causes probables diront que cette décision "politique" n'est en rélité qu'un cautère sur une jambe de bois ou pour les anglophones "just hot air", du vent quoi! Même dans les Etats où l'electricité provient de centrales thermiques, l'économie potentielle "réalisée" (?) est immédiatement compensée par la mise en veille des divers appareils électoniques. A croire que nous sommes tous des demeurés encore naïfs. L'une des solutions est tout autre: payer le juste prix pour l'énergie, interdire les transports longue distance, et surtout réduire notre train de vie, en revenant aux années 50 par exemple! Qui l'acceptera?
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  • Fernand Trudel - Abonné
    5 mai 2007 11 h 49
    Faudrait se décider, on dépollue ou pas...
    Les écolos en ont fait la promotion et maintenant ils doutent de la mesure. Faudrait se décider et pas tout laisser tomber en chemin, dépollution oblige.

    Cette semaine, le GIEC vient de passer l'alarme du rouge au jaune sans crier gare. On parle maintenant de 2015 pour simplement stopper la progression des GES et 2050 pour en diminuer le niveau. C'est pas la même chose que Kyoto ca. On ne vise plus le Canada mais les pays non signataires qui sont les plus grands pollueurs de la planète. Enfin le GIEC s'est ouvert les yeux et nous invite à dépolluer tout en constatant que l'influence homme sur le réchauffement climatique peut être moindre que ce que les alarmistes ont annoncé. Leur nouvelles exigences sont de beaucoup moins que celles de Kyoto et encore moins que celles proposée par le gouvernement Harper. En tout cas le cri d'alarme de Baird a porté, les écolos sont devenus moins exigeants qu'avant et plus réalistes. Pollution et climat ne sont pas nécessairement cause à effet. Le volet du rapport du GIEC sur les ressources en eau potable en est un exemple frappant car la pollution des cours d'eau n'a rien à voir avec le climat mais avec la négligence de l'homme. La lutte aux GES n'est donc, qu'une facette de la pollution de l'homme.

    La réduction de la consommation de l'énergie est aussi importante dans ce contexte car certains scientifiques prévoient un refroidissement dans une trentaine d'année ce qui va ramener une nouvelle course à l'énergie. Il est temps de chercher des solutions pour emmagasiner l'électricité. Nos chercheurs devraient s'orienter dans cette voie. Les éoliennes et les barrages ne suivent pas nécessairement la demande en énergie et fonctionnent 24 heures sur 24, 365 jours par année. Voilà une recherche positive et innovatrice qui permettrait, dans les périodes de pointe, d'utiliser nos stocks emmagasinés au lieu d'exiger de nouvelles constructions de plus en plus contraignantes pour l'environnement.

    Dépenser moins d'électricité peut être assimilé à de la récupération d'énergie propre. Ici au Québec, on peut se servir des surplus pour les exporter vers des provinces ou états qui ménageront de l'énergie électrique moins propre

    Peu importe les décisions que ce gouvernement prendra pour améliorer notre performance énergétique et par le fait même écologique, les alarmistes onusiens les critiqueront toujours. Il ne peut en être autrement car ils sont unidimensionnels, ces gérants d'estrade. La pollution a plusieurs facettes, pas seulement les GES, ceux-ci l'avait oublié. Pourtant le GIEC vient de leur rappeler que ce ne sont pas les GES qui ont pollué nos cours d'eau mais bien la négligence de l'homme. Comme quoi pollution n'est pas toujours associé au réchauffement climatique. Moi j'appelle ca nettoyer notre perron et Harper va dans ce sens là aussi. Comme quoi ce gouvernement a une vision plus globale du problème de pollution et que leur plan vert est plus susceptible de réussir.

    Je constate que le gouvernement Harper a fait en 14 mois plus de progrès à la lutte à la pollution qu'en 8 ans du régime libéral avec Dion et ses amis écolos. Il me semblait que le plan Baird était pas assez vert maintenant il l'est trop !!!
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  • Jean-Michel Laprise - Abonné
    5 mai 2007 12 h 12
    Affreuse lumière...
    Si le gouvernement en vient à interdire les ampoules traditionnelles, il faudra alors en faire large provision pour éviter la déprime hivernale... Leur température chaude qui rappelle un éclairage à la chandelle est tellement plus agréable que la froideur des fluos.

    C'est comme pour les fromages au lait cru, c'est pas parce que c'est pas bon pour nous qu'on n'en veut plus...
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  • Alain Senécal - Abonné
    5 mai 2007 13 h 09
    Les ampoules
    Bien vu, M. Deglise.
    Il y a aussi un autre problème dont je n'entend jamais parler à propos des ampoules fluocompactes. La plupart des maisons sont équipées de gradateurs sur certaines sources d'éclairage de façon à diminuer l'intensité de la lumière soit par souci d'économie, soit pour l'ambiance. Or, les gradateurs ne fonctionnent pas avec les ampoules fluocompactes. L'intensité de la lumière vicille et est toujours au maximum. Cela est d'ailleurs bel et bien écrit sur l'emballage. Cependant, cela est écrit à l'endos de l'emballage dans des caractères tellement petits que j'ai le sentiment qu'il a une volonté de cacher ce fait. Carrément.
    Pour ma part, ce n'est qu'après avoir acheté ces ampoules que j'ai découvert ce problème.
    Alain Senécal, Montréal.
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  • André Chamberland - Inscrit
    5 mai 2007 17 h 53
    Vrai problème, fausses solutions
    Les GES posent vraiment problème à notre planète.

    Certains décideurs, ayant des agendas cachés, appliquent et imposent de fausses solutions qu'ils béatifient. Par exemple remplacer les avions, élicos, les camions, les chars désuets de l'armée canadienne par des nouveaux moins polluants comporterait des vertus contre les GES. C'est du moins ce que le gouvernement tente de nous faire croire, tout comme le remplacement des ampoules incandescentes par des fluocompactes.

    Et si la vrai solution était simplement de cesser de participer aux guerres et à la course à l'armement ! S'il s'agissait d'éteindre les éclairages des édifices gouvernementaux le soir et la nuit ! S'il suffisait de cesser de penser à éclairer le pont de Québec si laid ! Et pourquoi pas essayer de réfléchir un peu avant de vouloir briller de tous nos feux à chaque décision politique !

    André Chamberland, artiste peintre et philosophe temporel
    Lévis (Québec)
    andre.cham@sympatico.ca
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  • Paul-André Lebrun - Abonné
    5 mai 2007 19 h 38
    Enfin; on dit la vérité.
    Le pourcentage d'énergie utilisé pour l'éclairage d'une maison est de 4%. Il n'y a pas grand économie à faire la-dessus. Lorsque l'on sait que 99 % de l'énergie de l'ampoule incandescente ordinaire va en chaleur et que seulement 1% va en lumiere, il ne faut pas sauter aux conclusions hâtives. On doit considérer ces ampoules comme des plynthes de chaffage miniatures qui donnent de la lumière.
    Effectivement cette chaleur dissipée dans votre maison va la chauffer quelque peu. Si vous mettez une fluocompacte, le peu d'énergie sauvé fera que votre système de chauffage sera activé quelque seconde de plus pour compenser l'énergie manquante. Comme au Québec on chauffe 9 mois sur 12 et que durant la période d'été le soleil nous donne de la lumière jusqu'à 21h00; ne vous surprenez pas de ne rien sauver sur votre compte électrique.
    Ce qui me fait peur, c'est les kilogrammes de mercure qui seront jeté dans l'environnement. Lorsque l'on sait que cela ne prend seulement que les 2/3 d'une cuillère à thé de mercure pour contaminer pour longtemps un lac de 8 hectares.
    Les fluocompactes comme indiqué sur leur emballage doivent être considérés comme des déchets dangereux. Seulement, 95% de celles-ci se retrouveront dans les ordures ménagères.
    Donc, la solution de remplacer les vieilles ampoules à filament de tungstène par des compactes est une abomination.

    Paul-André Lebrun
    Technologue professionnel en électricité.
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  • Richard Labbé - Inscrit
    6 mai 2007 00 h 57
    Il y a encore des points à éclairer
    Laissez-moi user de mes lumières :P

    1- Un gradateur ne fais pas baisser la consommation d'électricité de façon considérable... la résistance à l'intérieur du commutateur crée presque autant de pertes que la diminution de puissance de l'ampoule... Avez-vous remarqué que lorsque la lumière est diminuée au minimum, le commutateur peut devenir brûlant? Au mieux on peut parler d'une économie d'énergie de 33% lorsque le radateur est à mi-chemin... mais l'ampoule fluocompacte utilise 5 à 8 fois moins d'énergie.

    2-Le syndrome hyvernal est relié à la quantité de lumière reçus dans une journée, mesurée en lux ou lumens, donc il faut normaliser la puissance d'émission de l'ampoule par la courbe de réponse de l'oeil et l'absorption de la peau... Ces courbes ont leurs pics dans le vert pour l'oeil et dans l'UV pour la peau, ce qui veut dire qu'une ampoule floucompacte émettant une lumière blanche (même intensitée à toute fréquence du rouge au violet) corrige mieux le syndrome que l'amouple incadescente qui émet dans le orangé (là où la réponse de l'oeil est à 50% de son maximum) et émet peu ou pas de violet...

    3-La durée de vie de l'ampoule fluocompacte n'est pas comparable à celle de l'ampoule incandescente... peut-être que la fluocompacte est plus poluante, mais si on réduit le nombre d'ampoules que l'on jette par un facteur 10, on réduit considérablement la polution... Sortez de vos paragdimes...

    4-Je citerais "La politique" de Platon pour celle-ci. N'est-ce pas que justice que chacun fasse ce qu'il est le mieux accompli comme métier? Laissons l'éclairage aux ampoules et le chauffage aux calorifères, franchement... Est-ce qu'un spot au plafond qui chauffe plus le mur que l'air ambiant va empêcher mes pieds de geler? Seules les maisons équipées de systèmes d'échange d'air modernes peuvent utiliser cette chaleur de l'ampoule pour chauffer. Et combien de ces maisons en sont équipées au Québec? 20%-15%?

    5-Si vous êtes nostalgiques de la couleur jaune, il se vend des filtres de lumière pour ne pas avoir un éclairage d'hopital à la maison... et même certaines ampoules fluocompacte viennent teintées, où est le problème? Si vous ne les avez pas chez-vous, exigez-les de vos marchands... Faites votre devoir de consomateur averti et laissez-moi tranquille avec ces remarques d'enfant gâté...

    Je crois que c'est assez pour le moment, je suis content que les incandescentes soient banies, ça va faire économiser une publicité d'hydro-québec qui maintenant est rendue innutile, donc une économie de notre argent...
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  • Véronique Blanchard - Abonnée
    6 mai 2007 07 h 50
    fluocompactes "jaunes"
    En Israel nous avons trouvé des fluocompactes "jaunes" qui donnent une lumière chaude plus agréable que les "bleues". Peut-être y en a-t-il aussi au Canada.
    Geneviève Blanchard
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  • nilo - Inscrit
    6 mai 2007 14 h 18
    tout nouveau tout beau!
    1- Les fluocompactes sont inutilisables avec le gradateur d'intensité. Gros défaut qui échappe aux penseurs de ce monde... Donc, vous n'êtes plus maître de régler l'intensité et l'ambiance de chaque pièce à chaque moment du jour ou de la soirée.
    2- De plus, les fluocompactes au moment de l'allumage, éclairent d'une teinte rosée qui diffuse à peine la moitié de leur intensité. Donc, toute lumière d'appoint fluocompacte dans un placard ou un atelier ou garage pour y aller quelques instant vous procurer un outil, un plat, un balai n'éclaire pas suffisamment. Il faut donc compenser en installant une ampoule d'au moins 13 watts, ou deux ampoules, sinon attendre 30 secondes pour y voir clair...
    3- De plus, il ne semble pas conseillé d'installer ces ampoules dehors parce que le froid les rend frigides.
    4- Et si c'est une fluocompacte qui orne le plafond de votre cuisine, ne vous surprenez pas que la belle que vous avez invitée à dîner ait le goût de déguerpir en se retrouvant sous un éclairage qui s'amplifie digne d'un commissariat de police
    5- Les fluo compactes sont peu recyclables en raison du mercure qu'elles contiennent, du condensateur électronique qui allume le gaz et du fait que la porcelaine qui relie l'ampoule à la culasse est tout à fait non bio-dégradable et non recyclable, ce qui en fait un monstre écologique. Pourquoi alors ? Il faudrait voir quels joueurs économiques sont avantagés par cette mesure qui cherche à être planétaire et quels agents économiques poussent dans ce sens absurde.
    6- Outre le fait que la chaleur des incandescentes est presque entièrement récupérée au Canada en raison de la froide température ambiante pendant plus de 8 moins par an, ces ampoules ne sont que verre, filament de tungstène et culasse de métal peu oxydable, trois produits recyclables. La fluocompacte présentée comme une solution écono-logique est en fait un poison autant économique (coûts), écologique (mercure) que socio-économique (non possibilité de concurrencer pareil agencement de mercure, condensateur, et porcelaine).
    7- Pour contrer la dépression saisonnière, je suggère d'aller jouer dehors plus souvent pour bénéficier du soleil.
    8- Pour ce qui est des gradateurs versus le gaspillage d'énergie, la plupart des quincaillers à qui j'ai posé la question précise m'ont assuré que tous les récents gradateurs domestiques d'intensité ne dissipent plus la différence d'énergie en chaleur. L'argument de Richard Labbé est donc vrai, mais seulement pour les anciens gradateurs qui ne sont pas électroniques. Les petits gradateurs de marque Leviton que l'on trouve partout à 7 dollars sont donc éco-énergétiques, puisque la consommation d'énergie d'éclairage diminue quand vous diminuez l'intensité de l'éclairage.
    9- Le poids d'une ampoule fluo-compacte est sensiblement plus élevé. Il faut donc tenir compte des coûts de production nécessairement beaucoup plus élevés. Il faut prendre en compte également les frais de manutention, transport et entreposage plus élevés de ces nouvelles ampoules.
    10- Si deux tiers d'une cuillère à thé de mercure peut contaminer un lac moyen entier de 8 hectare, comme le mentionne le technologue en électricité monsieur Paul-André Brun, combien de cuillères à thé de mercure représenteront d'ici 2012 la somme des ampoules achetées et virtuellement lâchées dans le décor, dans le panier d'ordure. Cela ressemble de beaucoup à la problématique des piles rechargeables et non rechargeables. Après les piles au mercure que nous avons abandonnées, se pourrait-il qu'il y ait un surplus de mercure à écouler par dumping sur le marché. Je pose la question aux technologues et scientifiques.
    11- L'ampoule classique à incandescence est loin d'être détrônée. Ce qui manque le plus, ce sont des ampoules à incandescence de 3, 5, 10, 15, 20 et 25 watts à coût modique. J'en ai souvent fait l'expérience dans un camp forestier. J'arrivais à m'éclairer facilement et efficacement avec, tenez vous bien, des petites ampoules de console de véhicule automobile de 1 watt de puissance opérant sur le 12 volt d'un accumulateur d'appoint, sans même recourir à une génératrice. L'oeil s'adapte et en vient à voir parfaitement avec une ou deux de ces petites ampoules qui existent par milliards dans le domaine automobile... En plus de ne pas attirer les moustiques, ces petites merveilles ont le mérite de ne pas attirer l'attention des visiteurs inopportuns qui sont perdus dans ce qu'ils croient eux être le noir....
    12- Le fluorescent classique en tube de 4 pieds est loin aussi d'être sorti du marché. Surtout que la raison pour laquelle les consommateurs ont sorti leurs néons dehors est que ces néons diffusaient en blanc froid et aveuglant... La même raison pour laquelle la fluocompacte est si déplaisante. Aujourd'hui, on trouve à un prix dérisoire des néons aux couleurs chatoyantes pour toutes occasions, y compris le fameux fluorescent growlight pour les plantes d'intérieur.
    13- Pour tout dire, j'ai déjà commencé à me faire une toute petite provision de ces belles d'autrefois. Je souhaite voir ajouté sur le marché des ampoules à culasse standard de 3 à 15 watts. Mon oeil n'en sera que plus heureux. Sans compter qu'hier soir, dans mon patelin, on pouvait voir environ 3 à 5 mille étoiles parce que mes voisins me font la gentillesse, que je leur retourne, de fermer toutes les lumières domestiques extérieures absolument non indispensables.
    14- Et je rêve que la municipalité, les gouvernement québécois et canadien, les grandes entreprises, les sièges sociaux, les édifices à bureaux, les autoroutes et les rues, les patinoires extérieures à deux heures du matin, trouvent de nouveaux moyens pour moduler, selon l'heure et la saison, la quantité et le degré d'intensité des luminaires que nous payons par nos taxes, de façon directe et indirecte. Mais commençons par faire la preuve qu'il y a moyen d'y voir clair en protégeant notre vue d'abord, exactement comme nous le faisons lorsque nous protégeons nos oreilles du bruit ambiant quand nous le gérons à la source.

    Oneil Bouchard
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  • Fernand Trudel - Abonné
    6 mai 2007 21 h 33
    Emmagasinons l'électricité
    Il est temps que faire des recherches pir emmagasiner l'électricité.

    Nos barriages et nos éoliennes marchent sans arrêt. On ne peut arrêter le vent ni le cours des eaux. Alors trouvons une super pile capable d'emmaganiser l'électricité produite en surplus dans la nuit par exemple, période de peu de consommation. La période de pointe serait moins prononcée avec cette énergie emmagasinée en renfort.

    N'oublions pas que les barrages et les éoliennes sont rendus au maximum du développement. Plus que ca pourrait nuire à l'éco-système. Déja les régions au sud enregistrent des hivers plus rigoureux. Que penser des bordées de neige dans l'Étatd e New-York et à Terre-Neuve...

    Mon idée mérite qu'on s'y intéresse. Ne fabritque t'on pas une batterie pour les automobiles. Oui, la Cleanova II est en vente en Europe, produit par le consortium Hydro-Québec, Dassault (fabricant d'avion francais) et Heuliez.

    http://www.clean-auto.com/article.php3?id_article=
    http://www.techno-science.net/?onglet=news&new
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  • Richard Labbé - Inscrit
    7 mai 2007 17 h 51
    L'incandescente, ce frein, doit disparaitre
    Mon point était qu'il est inutile de vouloir conserver l'incandescente et que certains arguments en faveur des vieilles ampoules étaient mal fondés. Personellement, je me fout des gradateurs parce que quand je veux avoir un éclairage tamisé, j'utilise une lampe... De plus, il n'y a pas que les fluocompactes comme solution, mais l'argument de la couleur de sa lumière est franchement dépassé.

    Pour l'incandescente: on parle d'une technologie qui date du siècle avant le siècle dernier, qui remplit les étalages de nos magasins enpêchant les solutions comme les LEDS de faire une apparition (la technologie des LEDS est mature, mais n'ayant par de place sur le marché saturé des incandescente devra attende 30 ans avant d'être sur les rayons). Si les incandescentes disparaissent, je suis certain que des companies comme GE vont être heureuse de sortir des solutions comme les LEDS pour le marché canadien (ils ne laisseront pas tomber leur part de marché). Diminuant le coût de transport et d'importation.

    On parle d'une vague mondiale, l'Australie et la Californie ont aussi voté une loi d'efficacité minimale pour l'éclairage. Je me réjouirais mieux d'une telle loi chez-nous que seulement d'un banissement.

    Il est certain que les fluocompactes ne remplaceront jamais les tubes fluorescents M.Bouchard, les fluocompactes sont faites comme solution simple de remplacement des incandescentes. Pour l'éclairage extérieur, rien ne bat les petites ampoules halogènes. Pour le garage, pourquoi pas un puit de lumière? Il ne reste que la lampe d'appoint à régler, mais je suis certain que led LEDS vont être disponible d'ici 2012 pour combler ces lacunes.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    7 mai 2007 23 h 47
    L'Électricité s'emmagasine...
    Je suggérais de faire des recherches sur l'emmagasinage de l'électricité qui permettrait de fournir en période de pointe de l'électricité emmagasinée en période de relâchement de la demande, la nuit par exemple.

    Euréka, Un bond technologique pour le stockage de l'énergie électrique : les nanocondensateurs !

    Le problème du développement des véhicules hybrides, comme des véhicules tout électrique, repose en effet entièrement sur le développement de moyens de stockage d'électricité qui représente un saut technologique par rapport aux batteries que nous connaissons, trop lourdes et coûteuses. Supposons en effet que nous trouvions un moyen de stocker l'électricité léger performant et peu coûteux. On peut imaginer que le problème des émissions de CO2 dans l'activité de transport et de son accoissement permanent serait résolu sur la base du développement de voitures électriques alimentées par de l'électricité produites par des énergies faiblement émettrices de CO2.

    Or, un chercheur du célèbre MIT, Massachussets Institute of Technology, le professeur Joël Schindall, travaille sur un autre procéde de stockage de l'électricité, le condensateur, en y incorporant une technologie nouvelle prometteuse, celle des nanotechnologies. Car la capacité à stocker de l'électricité d'un condensateur dépend de la porosité du matériau dans lequel s'effectue ce stockage. Celui utilisé est un carbone, certes de forte porosité, mais sans commune mesure avec la capacité de stockage de la pile ou de la batterie.

    L'idée de Joël Schindall est d'utiliser un type de carbone infiniment plus poreux que tout ce qui était connu jusqu'à encore récemment, les nanotubes de carbone, des fils de carbone microscopiques d'un diamètre 30 000 fois inférieur à celui d'un cheveu. Plus léger d'un tiers qu'une batterie Lithium-Ion, et rechargeable en quelques minutes voire quelques secondes au lieu d'heures rendrait possible l'augmentation considérable de l'autonomie des voitures, l'allègement des véhicules, et en permettre la recharge dans le même temps que celui d'un plein de carburant dans des stations services d'électricité à haute intensité. En d'autres termes, on ferait son plein d'electricité au lieu de carburant !!

    En plus, le recyclage des nanocondensateurs ne devrait pas poser les problèmes rencontrés pour les batteries.

    Il reste à Monsieur Joël Schindall et au MIT à passer au prototype à partir de l'idée, ce sur quoi ils travaillent activement.

    Souhaitons leur bonne chance pour réussir ce saut technologique. Quant à moi, je me réjoui d'avoir découvert cette recherche car un bond de la science vient d'être franchi. Il pourrait peut-être s'adapter à notre réseau de distribution d'électricité. pourquoi pas !!!
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  • paul dansereau - Inscrit
    8 mai 2007 12 h 08
    ampoules fluocompactes
    Après avoir lu l'article de Fabien Deglise, Je suis contre les ampoules fluocompactes

    de Paul Dansereau , Sherbrooke
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  • albert koju - Inscrit
    2 mai 2010 08 h 21
    nouvelle technologie LED
    Actuellement la Chine commence à produire des spot et des ampoules de forme classique à technologie LED qui éclaire vraiment et peuvent être comparer à des ampoules à incandescence de 50 à 150 watts, grâce à de grosses LED montées en nombre réduit sur ces ampoules. Ainsi 1 Watt par LED au nombre de 5 = 5 Watts qui éclaire comme une 60 Watts à incandescence et donnant 330 lumens en blanc chaud 3000 °K, longévité 50 000 heures.
    Les puissance existent de 3,5 jusqu'à 15 Watts. L'ampoule de 100 Watts à incandescence correspond à une ampoule de 8 Watts à LED.

    Coté inconvénient, la fluo-compacte émet un rayonnement électromagnétique plus violent que le téléphone GSM si on l'approche à moins d'un mètre. Il n'est donc pas recommandé d'approcher une fluo-compacte.
    Les inconvénients des LED:
    Les DEL bleues ainsi que les DEL blanches contiennent un spectre bleu de forte intensité dangereux pour la rétine si elles entrent dans le champ de vision, même périphérique. Ceci est bien sûr proportionnel à leur puissance, et devient de plus en plus préoccupant alors que des DEL toujours plus puissantes sont mises sur le marché. Le problème se pose par exemple avec les flashs à base de DEL, ou encore leur utilisation prochaine dans les phares de véhicules individuels.

    Si les ampoules à LED protégées par un globe dépoli ne sont pas dangereuses pour les yeux , cela mérite de prendre des précautions lorsque l'on utilise des spots à LED apparentes. La solution est de les enfoncer plus profondément dans leur support ou de rajouter un ruban de papier, un cylindre adapté ou un dépoli de manière à ne pas être ébloui même en levant la tête au plafond.

    Pour en acheter il faut chercher sur eBay, il y a des boutiques qui en vendent, les prix sont raisonnables et la qualité semble très bonne. Tout les culots sont disponibles et toutes les applications, éclairage diffus ou concentrique. Ces ampoules ne sont pas comparables au LED de première génération que l'on trouve actuellement sur le marché, qui sont simplement décoratives et ne permettent pas de s'éclairer.
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