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En bref: Un brave citoyen aimerait bien que son gouvernement l'écoute

19 novembre 2002  Actualités sur l'environnement
Le militant écologiste Mikael Rioux a préféré, hier, refuser un prix du civisme et les 500 $ qui l'accompagnent pour pouvoir dénoncer plus à son aise le «manque d'écoute» du gouvernement québécois dans le dossier d'une mini-centrale sur la rivière Trois-Pistoles.

M. Rioux, âgé de 26 ans, a contribué à sauver de la noyade un homme et trois enfants, en juillet 2001, aux Îles de la Madeleine. Lors d'une cérémonie à l'Assemblée nationale, lui et 26 autres citoyens qui ont sauvé la vie d'une ou plusieurs personnes devaient, hier, recevoir une médaille ou une mention d'honneur du civisme en hommage à leur bravoure. Or, lorsque son tour est venu, M. Rioux a refusé la mention d'honneur qui lui était destinée. «Le gouvernement me rend honneur ce matin, mais le plus grand honneur qu'il pourrait me faire serait de nous écouter, en cette semaine de la citoyenneté», a-t-il lancé à voix haute aux gens qui assistaient à la cérémonie. M. Rioux, originaire de Trois-Pistoles, a ajouté qu'il ne reviendrait chercher sa mention d'honneur et le chèque de 500 $ qui l'accompagne que lorsqu'on aurait prêté l'oreille à ses doléances, puisqu'il s'agit selon lui d'une question de «démocratie et d'écoute de ce que les citoyens ont à dire». Le militant écologiste, porte-parole des Amis de la rivière Trois-Pistoles, dénonce le projet de mini-centrale hydroélectrique privée de 3,5 mégawatts que le promoteur Jean-Marc Carpentier, un ancien journaliste scientifique de Radio-Canada, voudrait installer sur la rivière. Depuis le 19 octobre, M. Rioux s'oppose à la construction de cette centrale — «qui ne créerait pas d'emplois, alors que la rivière a un fort potentiel écotouristique», a-t-il souligné — en occupant le site depuis un bivouac suspendu à 20 mètres dans les airs, au milieu de la rivière.
 
 
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