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ONU - Ban Ki-Moon pourrait convoquer un sommet mondial du climat

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, en visite dans un quartier pauvre de Nairobi, au Kenya, hier. Il a déclaré qu’il discuterait de la pertinence de tenir un sommet mondial sur le climat vers le mois de septembre.
Photo : Agence France-Presse
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, en visite dans un quartier pauvre de Nairobi, au Kenya, hier. Il a déclaré qu’il discuterait de la pertinence de tenir un sommet mondial sur le climat vers le mois de septembre.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, entend évaluer rapidement la possibilité de convoquer un sommet mondial des chefs d'État de la planète en septembre afin de faire redémarrer sur des bases plus dynamiques la lutte contre les changements climatiques, a confirmé hier de New York son attachée de presse, Michèle Montas.
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  • Suzann Méthot - Abonnée
    31 janvier 2007 09 h 17
    Mobiliser la planète, une utopie? Suzann Méthot
    Il est indéniable que la lutte contre les changements climatiques doit apparaître au sommet des priorités gouvernementales à l'échelle de la planète. L'argument économique rassemblera sans doute la communauté internationale, à la mesure des intérêts de tous et chacun. L'Utopie ne réside pas dans cet argument, mais plutôt dans la pérennité des décisions au gré des partis qui se succèderont au pouvoir. La situation qui prévaut présentement au Canada en est un éloquent exemple. À cet effet, le remède à la catastrophe annoncée ne peut être concocté qu'indépendamment des partis au pouvoir. Lorsque le protocole de Kyoto ou tout traité contraignant la planète à se mobiliser pour réduire les gaz à effet de serre est ratifié, c'est un comité apolitique international, composé de divers intervenants nationaux sans attaches partisanes, qui devrait être chargé de cette question. Plutôt qu'un parti dont les décisions pourraient tomber au bout de 4 ans, c'est tout le pays qui endosserait l'entente. Est-ce utopique ou tout simplement naïf de croire qu'un jour, aucun Parti, Premier Ministre ou Président ne sera en mesure de remettre en question d'aussi importantes décisions prises à l'échelle planétaire?
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  • Fernand Trudel - Abonné
    31 janvier 2007 13 h 04
    Kyoto se fait hara-kiri
    Les politiciens trouvent que les scientifiques piétinent et le gouvernement mondial dont a toujours rêvé l'ONU devient une urgence.

    Il est clair que le protocol;e de Kyoto qui déshabille Paul pour habiller Pierre n'est pas la solution surtout que la cible, le CO2, n'est pas la bonne...

    Comment expliquer que Kyoto n'oblige pas à s'y conformer la Chine, l'Inde, le Brésil et certains pays asiatiques. Ils sont en émergence et deviennent les principaux pollueurs de la planète en plus de permettre aux entreprises de s'y installer en fuyant les pays trop exigeants environnementalement.

    Mais à t'on besoin de réunir la planète pour un réchauffement qui n'est pas nécessairement de source humaine mais du rayonnement du soleil.

    Serait-il l'occasion de cautionner la théorie du climatologue russe Budyko ?

    Budyko a proposé d'injecter des oxydes de soufre dans la stratosphère, pour donner naissance à des aérosols d'acide sulfurique qui réfléchiraient le rayonnement solaire, mais laisseraient passer les rayons infrarouges émis par le sol. Ainsi, on pourrait refroidir la Terre artificiellement. Le prix de cette opération serait d'environ 50 milliards de dollars par an. Cette idée a été reprise récemment par Paul Crutzen, qui eut le prix Nobel de chimie pour avoir prévu la destruction de la couche d'ozone par les composés chlorés. Dans une récente interview, Edouard Bard, professeur au Collège de France, montre tous les dangers d'une telle opération, au nom des relations physiques et chimiques complexes entre atmosphère-hydrosphère et biosphère qui font que le changement d'une partie du système risque de le dérégler tout entier, d'une manière imprévisible. Déjà, un partisan de cette théorie s'est fait connaître, l'ex-ministre Claude Allègre...
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