Changement climatique - L'inaction menace la planète d'une crise économique
Londres — Ne rien faire pour lutter contre le changement climatique risque d'entraîner une crise économique de l'ampleur de celle de 1930, affirme un rapport britannique sur le coût du changement climatique.
Le rapport de Nicholas Stern, économiste du gouvernement britannique, dont Reuters a pu obtenir un résumé de 27 pages, affirme que les bénéfices de mesures prises dans le monde entier pour lutter contre le changement climatique dépasseront nettement les coûts.
Le rapport de 700 pages, qui doit être publié aujourd'hui, dit que quoi que nous fassions maintenant, il est déjà presque impossible de maintenir les gaz à effet de serre à un niveau qui, selon les scientifiques, permettrait d'éviter les pires conséquences du changement climatique. Il affirme que, contrairement à ce qu'a fait valoir le président américain George Bush, qui s'est retiré du protocole de Kyoto en partie parce que cela coûterait selon lui des emplois, le monde n'a pas à choisir entre la lutte contre le changement climatique et la croissance économique.
«Les données relevées par l'étude mènent à une conclusion simple: les bénéfices d'une action forte et rapide dépassent considérablement les coûts», dit le rapport préparé pour le premier ministre, Tony Blair, et le ministre des Finances, Gordon Brown.
Invité hier de Sky News, le ministre britannique de l'Environnement, David Milliband, a insisté sur l'importance d'une «réponse globale et non nationale» au problème. «Il est vital que les principaux émetteurs de gaz à effet de serre comme les États-Unis et les économies croissantes comme la Chine ou l'Inde participent aussi à la solution», a-t-il ajouté.
Le post-Kyoto
L'ONU doit ouvrir le 6 novembre, à Nairobi, des discussions sur le climat qui ont pour but de trouver une suite au protocole de Kyoto, qui expire en 2012.
Blair plaide pour un accord post-Kyoto qui inclurait les États-Unis — premier émetteur mondial de gaz à effet de serre — ainsi que les principaux pays en développement tels que la Chine et l'Inde.
Kyoto engage 35 pays riches à réduire d'ici à 2008-2012 leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % par rapport aux niveaux de 1990. Mais beaucoup de signataires du protocole sont loin de cet objectif.
Selon Stern, si la tendance actuelle se maintient, les températures moyennes augmenteront de deux à trois degrés centigrades au cours des cinquante prochaines années. Si les émissions continuent d'augmenter, la Terre pourrait se réchauffer de plusieurs degrés supplémentaires avec de graves conséquences qui frapperaient avant tout les pays pauvres.
Selon Stern il faudra faire payer la pollution au moyen de taxes ou d'une réglementation.
Le rapport de Nicholas Stern, économiste du gouvernement britannique, dont Reuters a pu obtenir un résumé de 27 pages, affirme que les bénéfices de mesures prises dans le monde entier pour lutter contre le changement climatique dépasseront nettement les coûts.
Le rapport de 700 pages, qui doit être publié aujourd'hui, dit que quoi que nous fassions maintenant, il est déjà presque impossible de maintenir les gaz à effet de serre à un niveau qui, selon les scientifiques, permettrait d'éviter les pires conséquences du changement climatique. Il affirme que, contrairement à ce qu'a fait valoir le président américain George Bush, qui s'est retiré du protocole de Kyoto en partie parce que cela coûterait selon lui des emplois, le monde n'a pas à choisir entre la lutte contre le changement climatique et la croissance économique.
«Les données relevées par l'étude mènent à une conclusion simple: les bénéfices d'une action forte et rapide dépassent considérablement les coûts», dit le rapport préparé pour le premier ministre, Tony Blair, et le ministre des Finances, Gordon Brown.
Invité hier de Sky News, le ministre britannique de l'Environnement, David Milliband, a insisté sur l'importance d'une «réponse globale et non nationale» au problème. «Il est vital que les principaux émetteurs de gaz à effet de serre comme les États-Unis et les économies croissantes comme la Chine ou l'Inde participent aussi à la solution», a-t-il ajouté.
Le post-Kyoto
L'ONU doit ouvrir le 6 novembre, à Nairobi, des discussions sur le climat qui ont pour but de trouver une suite au protocole de Kyoto, qui expire en 2012.
Blair plaide pour un accord post-Kyoto qui inclurait les États-Unis — premier émetteur mondial de gaz à effet de serre — ainsi que les principaux pays en développement tels que la Chine et l'Inde.
Kyoto engage 35 pays riches à réduire d'ici à 2008-2012 leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % par rapport aux niveaux de 1990. Mais beaucoup de signataires du protocole sont loin de cet objectif.
Selon Stern, si la tendance actuelle se maintient, les températures moyennes augmenteront de deux à trois degrés centigrades au cours des cinquante prochaines années. Si les émissions continuent d'augmenter, la Terre pourrait se réchauffer de plusieurs degrés supplémentaires avec de graves conséquences qui frapperaient avant tout les pays pauvres.
Selon Stern il faudra faire payer la pollution au moyen de taxes ou d'une réglementation.
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