samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 01h25
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Greenpeace lance une campagne de boycottage contre la pétrolière Esso

Huit militants de Greenpeace ont été arrêtés hier à Montréal, Toronto et Vancouver en rapport avec des incidents symboliques planifiés visant à attirer l'attention sur le lancement d'une campagne nord-américaine de boycottage des produits de la multinationale Exxon et sa filiale canadienne, l'Impériale Esso.

À Montréal, deux des cinq militants en habit orange arrêtés ont été accusés de méfaits pour s'être enchaînés à des pompes à essence à une station-service située à l'angle Sherbrooke et Saint-Laurent. Les trois autres militants, dont le porte-parole national dans le dossier des changements climatiques, Steven Guilbeault, qui était là pour informer les médias, ont été accusés de s'être trouvés sans permission sur ce terrain à vocation plutôt publique...





D'abord en Europe


La campagne de Greenpeace contre Exxon a démarré à la fin de la dernière année en Europe, tout particulièrement en Grande-Bretagne, mais c'était hier la grande attaque à l'échelle nord-américaine, offensive que la multinationale de l'environnement entend mener contre la multinationale du pétrole dans son fief principal, les États-Unis.


Greenpeace accuse Exxon — et l'Impériale — d'être «la pétrolière la plus rétrograde dans le dossier des changements climatiques», de tenter avec des fonds de dix millions par année de saper avec une armée de lobbyistes le protocole de Kyoto dans tous les coins du globe, de financer les pires réactionnaires environnementaux en finançant notamment l'élection du président Bush et en allant jusqu'à lui mâcher ses déclarations publiques sur la question.


Au Canada, Greenpeace a de plus accusé Esso de vendre l'essence affichant les plus hauts taux de soufre, ce qui ajoute au smog urbain et aux pluies acides. À l'opposé, les tests d'Environnement Canada indiquent qu'au Québec, c'est l'essence d'Ultramar qui est la moins polluante sous ces deux rapports.





La réponse d'Esso


Sur la question du soufre, le porte-parole d'Esso, Pierre Desrochers, répond que la multinationale a toujours respecté la norme de 1000 parties par million, qu'elle respectera la nouvelle norme de 150 ppm à compter du 1er juillet prochain et qu'elle devancera dès l'automne 2003 la norme de 30 ppm imposée par Ottawa pour 2005 grâce à des investissements de 500 millions dans ses quatre raffineries canadiennes.


La pétrolière, poursuit Pierre Desrochers, contribue au débat public sur le réchauffement du climat en tentant de démontrer que les avantages de la ratification de Kyoto, toujours incertains à son avis, «vont être minimes alors que les coûts vont être excessivement élevés».


Le porte-parole d'Esso reconnaît cependant que cette pétrolière n'investit pas massivement dans les énergies «renouvelables», comme Shell et BP. Cependant, dit-il, Esso investit dans les énergies «alternatives», dont de nouvelles piles à combustibles qu'il faudra alimenter... avec du pétrole.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012