mercredi 23 mai 2012 Dernière mise à jour 16h02
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Écocitoyenneté pour tous !

Un 22 avril donné pour changer le monde

Le XXIe siècle, c'est l'ère de la mondialisation des marchés, de l'accroissement de la consommation, du développement à la fois des télécommunications et des technologies de pointe. Tous ces développements technologiques et humains ont eu des effets certes positifs sur la qualité de vie de l'être humain, mais les disparités entre les individus et les pays se sont aussi accentuées. La société de la surconsommation et du gaspillage épuise les ressources naturelles et augmente le niveau de pollution.

«Soyons de bons écocitoyens!», s'exclama Jacques Languirand, porte-parole du Jour de la Terre Québec, aux côtés de ses consorts, les portes-voix K, Josée Blanchette, Isabelle Hudon et Phyllis Lambert, lors du lancement médiatique du Jour de la Terre.

C'est sous la thématique de l'écocitoyenneté que sera lancée officiellement la 36e édition de cet événement mondial, le 22 avril prochain. Non seulement cette manifestation écologique tend-elle à sensibiliser la population aux défis environnementaux, mais elle réussit à réunir plus de 500 millions de personnes dans 184 pays. C'est peu dire qu'au fil des ans, le Jour de la Terre est devenu l'événement participatif en environnement le plus important de la planète.

Surutilisation des sols

Un rapport préparé pour la Fédération canadienne des municipalités indique qu'il faut présentement 7,25 hectares de sol et de mer dans le monde entier pour soutenir le niveau de vie de chaque Canadien. Or, la Terre ne compte que 1,9 hectare de terre et de mer utilisable pour répondre aux besoins de chaque personne. Ces données, loin d'être réjouissantes, n'en sont pas moins abordées de façon positive. En effet, l'heure n'est pas au blâme des responsables! Il faut au contraire trouver des solutions. «On ne peut pas changer du jour au lendemain cette situation. Il faut donc employer une approche préventive», affirme Claude Villeneuve, directeur de la Chaire de recherche et d'intervention en éco-conseil de l'UQAC. Selon lui, le développement durable est tributaire de l'application des principes de précaution, de responsabilité et d'équité intergénérationnelle.

Haro sur les pays industrialisés

Il ne faut pas attendre la preuve absolue d'un drame écologique pour poser des gestes concrets. Pour éviter une catastrophe, rien ne sert de vérifier chaque jour l'évolution des dommages. Le principe de précaution démontre qu'il faut travailler hebdomadairement à la réduction de la pollution avant qu'il ne soit trop tard. Le principe de la responsabilité, quant à lui, est l'étape de l'acceptation.

Les pays industrialisés sont les grands responsables de la situation actuelle. Ils doivent donc réparer les erreurs du passé et donner l'exemple aux générations futures. Ce qui mène directement au principe d'équité intergénérationnelle. La génération actuelle doit prendre en charge les dommages du passé ainsi que les dommages en cours et, par le fait même, prévoir des marges de manoeuvre pour les générations futures. «Si l'on pense que des produits aussi anodins que le béton entraînent à eux seuls plus de 800 kg de gaz à effet de serre par tonne de béton fabriquée, ajoute Claude Villeneuve, il est grand temps d'employer une approche préventive pour le climat.» Pour ce faire, il a mis sur pied un projet, «Zéro déchet, zéro carbone». Cette entreprise sert à compenser en double les émissions de gaz à effet de serre produites lors de la tenue d'événements. Cette technique sera présentée devant public lors de la tenue des diverses activités du Jour de la Terre.

Au menu d'avril

Au menu cette année, plusieurs activités plus vertes les unes que les autres, le tout présenté pour la première fois par différents porte-parole. Outre le très connu et apprécié Jacques Languirand, des personnalités telles que K, Josée Blanchette, Isabelle Hudon et Phyllis Lambert ont été invitées à se joindre à l'événement. L'objectif: toucher divers groupes afin de faire passer le message de façon diversifiée.

Parmi les activités proposées au mois d'avril, nous avons retenu le Piknic electronik, présenté le samedi 29 avril à l'érablière Constantin Grégoire. L'invitation à ce danse-o-thon est lancée pour un rendez-vous en nature décoiffant! Info sans frais: 1-877-839-2305

Aussi, le Centre de compostage communautaire Tourne-Sol ouvrira ses portes aujourd'hui même. Deux ateliers d'une heure seront gracieusement offerts aux citoyens de l'arrondissement Plateau-Mont-Royal. Ils traiteront des secrets des différentes pratiques du compostage communautaire et domestique. Info: 514-288-1402

De plus, le Musée des beaux-arts de Montréal invite la population à un exercice de création d'une oeuvre fantaisiste composée de divers matériaux de récupération. Cette activité sera bilingue et gratuite. Info: 514-285-1600, poste 440

Pour ce qui est du dossier chaud du mont Orford, les citoyens sont invités à se rendre aujourd'hui à 13h30 à la Place du Canada (métro Peel) afin de participer à une marche qui se rendra jusqu'au parc Jeanne-Mance. Info: 514-278-7627

Pour les sportifs et les curieux, l'Éco-quartier Jeanne-Mance et Mile-End s'est donné pour mission de faire découvrir aux citoyens les ressources environnementales du quartier, tout en prenant le temps de leur faire poser quelques gestes concrets pour l'environnement. Le tout prendra la forme d'une grande chasse au trésor sur le thème de l'écocitoyenneté. Ainsi, les citoyens participants sillonneront aujourd'hui le Plateau à la recherche d'indices et suivront la piste d'un précieux trésor caché au coeur de notre environnement urbain! Info: 514-288-1402

Ce bref échantillonnage d'activités vous a mis l'eau à la bouche? Visitez aussi le site officiel du Jour de la Terre pour connaître l'horaire complet des activités dans les différentes régions du Québec: www.jourdelaterre.org

Pour calculer votre empreinte écologique, rendez-vous au www.ecoprint.ca

Et comme l'a si bien écrit Victor Hugo: «Je lisais. Que lisais-je? Oh! le vieux livre austère, le poème éternel! La Bible? Non, la Terre»... Bonnes activités!

Collaboratrice du Devoir
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012