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L'organisme réévalue sa présence au Québec - Le Fonds mondial pour la nature pourrait fermer son bureau de Montréal

Le bureau montréalais du Fonds mondial pour la nature (WWF) est en péril.

L'organisme international de conservation a en effet décidé de fermer son actuel bureau du centre-ville en juin prochain parce qu'il estime que les «campagnes» entreprises sur les thèmes prioritaires de l'organisation sont arrivées à terme. Le groupe environnemental international a été particulièrement actif dans le dossier de la forêt avec la campagne Aux arbres citoyens, lancée avec Nature Québec et le Regroupement québécois des groupes écologistes (RQGE). Le Fonds mondial, qui a été un allié des écologistes québécois pour protéger la forêt boréale et la création d'aires protégées, n'en continuera pas moins à l'échelle canadienne à faire campagne dans ces dossiers.

«Nous réévaluons notre présence au Québec mais nous ne nous retirons pas du Québec où nous avons beaucoup de membres et des donateurs importants», précisait hier au Devoir le président du WWF, Mike Russil. Ce dernier a déclaré que le Fonds mondial maintiendrait une partie du personnel en poste dans les secteurs où le groupe entend maintenir la pression au Québec. Ceux dont le contrat se termine, ajoutait-il, ne seront pas réembauchés.

Mais M. Russil n'a pas pu confirmer si le personnel, dont il retiendra les services pour le Québec, serait logé ailleurs au Québec ou si ces interventions se feraient à partir de Toronto ou d'une autre ville à l'extérieur de la province.

Le Fonds mondial maintient présentement à Montréal une équipe de cinq personnes avec un budget de fonctionnement de près d'un demi-million. Le Fonds mondial s'est installé à Montréal il y a une douzaine d'années, ce qui lui a permis d'accentuer sa présence au Québec et de développer des stratégies conjointes avec des groupes d'ici tout en se dotant d'une politique de communications en français. Pour l'actuel président du WWF, ce groupe n'entend pas revenir sur la question du français en raison de l'importance du Québec dans l'ensemble canadien. Mais au siège montréalais, et dans d'autres groupes avec qui le Fonds travaille, on doute de la qualité et de la rapidité des interventions futures en français si le personnel n'est pas implanté à Montréal.

Parmi les hypothèses à l'étude au Fonds mondial, précisait M. Russil, il y a la possibilité de partager des locaux et des services avec d'autres groupes québécois afin de réduire le budget de fonctionnement.
 
 
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